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  • Les meilleures pâtes fraîches de ce côté des Alpes

    Ce minuscule coin de paradis en bas de la maison s'appelle Osteria dell' Anima. Ce resto "vous n'en entendrez pas parler à la télé, vous ne le verrez pas à la radio" : très peu de guides le mentionnent. Et c'est tant mieux, je me le garde. Déjà que la salle n'est pas grande, qu'il faut réserver sauf si on se pointe à deux à 20h un lundi. C'est vrai que la façade est minuscule, mais toute bleue elle détonne à côté d'un autre italien sans intérêt. A l'intérieur tout jaune, des serveuses souriantes et des assiettes souriantes. Des lasagnes aux trois viandes (13 euros) à se damner.

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    OK la photo ne leur fait sans doute pas honneur. Sinon une ribambelle d'autres pâtes fraîches moulinées minute sur la grande table près de l'entrée. Plus fraîches tu meurs ! Pour gaver ma soif de fruits de mer, ben ce sera pasta aux fruits de mer (17 euros). Rien à redire, un fumet enivrant. Quant au tiramisu, on avait déjà bien tapé dedans. D'ailleurs c'est incroyable : ici pas de tiramisu aux fruits rouges, ni à l'abricot, ni à la mangue. Encore moins au pop-corn, alors que c'est devenu la spécialité d'un resto pseudo branché à quelques arrondissements de là. Non juste un tiramisu classique, poudré, italien. Un tiramisu quoi !

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    Le seul souci c'est côté vin, ça pèche un peu. Une jolie carte, les régions italiennes assez bien représentées. Faut dire que je n'ai goûté que les blancs. Le soave du Piémont (4 euros le verre) se laisse bien boire, les autres sont moins tranchants.

    Osteria dell' Anima, 37 rue Oberkampf, 75 001 Paris, 01 43 38 40 03. Comme c'est en bas de la maison, on y va rarement. On a tort, d'autres le font pour nous, ils ont raison.

  • C'est de la daube. Effectivement.

    Et de la bonne. Car je n'ai pas suivi la recette officielle du grand Yves Camdeborde. "Daube de joue de boeuf au vin rouge et ses coquillettes". Ici, ces dernières sont bio. Marrant.

    La première fois, j'avais fait exactement comme rédigé dans le bouquin de recettes du maître. Résultat, sauce trop nappante, rien à voir avec ce morceau de paradis goûté un samedi béni au Comptoir du Relais. Mais ce soir, ça allait déjà mieux, ça s'en approchait. Evidemment et heureusement, ce n'était pas encore ça. Y a comme qui dirait un gouffre entre lui et moi. Heureusement bis. Mais je progresse.

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    Quant au vin... Pas celui qui servait de sauce à la daube. Celui là était parfait, le Pape Noir (en rouge), cette cuvée du Verre Volé, 7 euros qui ne sont jamais volés. Non, on a bu celui que j'avais ramené d'Algérie. La fameuse Cuvée Monica. Coteaux de Tlemcen. "Le top du top de l'Algérie" m'avait-on dit. Le verdict est dur : aucun intérêt. 13,5°C : j'imagine le soufre, le mal au crâne le lendemain quand on en abuse. Et je connais ça. Mais pourtant il semble léger, trop facile à descendre. La finale en bouche n'existe pas, on ne sent pas passer ce vin. "Il a l'air de rien, ben il est rien" : l'une des meilleures répliques de Coluche. Ce vin, c'est une comédie romantique à la fin débile, un gâteau plein de crème qui ne tient pas ses promesses. Qu'on oublie aussi vite qu'on l'ingurgite.

    Mais la soirée était heureuse. Au menu Alger, ses lieux inoubliables et ses mauvais restos. Paris, ses arnaqueurs et ses gens hors du commun. Et les plans pour le week-end prochain ou les considérations sur le métier. La vie quoi... et qui s'écoule, sereine.

  • Ma Mecque à moi

    Alors qu'il pleut en Arabie Saoudite et qu'on n'entend plus parler de Patricia Kaas, à Paris comme tous les six mois, c'est la fête au pinard de péquenot. Et c'est pas une injure. Un compliment par rapport aux grands châteaux détenus par de grandes familles, de grands groupes, degrands financiers...

    C'est le salon des Vignerons Indépendantsporte de Versailles, à côté de mon boulot. Plus facile que le salon de mars, porte de Champerret, à l'autre bout de Paris.

    Cette jolie association fédère près de 10 000 vignerons. Or course, y a du bon et du mauvais. C'est pas parce qu'il n'est pas coté au CAC 40 que le pinard est forcément bon. C'est plus compliqué. En tout cas, il y a une belle brochette de mecs qui présentent certaines de leurs cuvées que l'on ne trouve pas partout.

    Petit aparté : un membre de ce groupement m'a récemment expliqué qu'un petit stand sous l'immense hall coûte au vigneron 1 500 euros HT. Je rajoute le voyage, cinq nuits d'hôtels, le convoyage du pif... Bref il faudrait vendre près de 600 bouteilles pour rentrer dans les frais.

    Audrey, Christian et Jo Binner n'ont pas ce genre de problèmes. Je leur ai laissé 150 euros. Le client d'avant en a fait autant. Et on est que jeudi.

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    Pêle-mêle, j'ai dégoté des magnums de riesling (à 14,5°... comme quoi il fait chaud dans l'Est), des demi-bouteilles de blanc de noirs moelleux, des vendanges tardives d'un bel été 2003, une eau-de-vie de lie-de-vin... Je donne pas de prix, parce que de ce stock je vais tirer des cadeaux. De Noël, de pendaison de crémaillère, de paëlla. Et puis ce sont les prix producteur, ça ne voudrait rien dire.

    PS 1 : Les photos du salon, c'est pas maintenant, mais bientôt.

    PS 2 : Vous avez remarqué combien le titre est drôle ? Copyright, merci.

  • Le Laouzil, c'est qui, c'est quoi ?

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    Je cherche un petit rouge du Languedoc-Roussillon pour boire à Noël parce que mon oncle Gaston adore. Donc je goûte, je défriche le terrain. J'avais déjà bu du Thierry Navarre. Il vinifie déjà un muscat extraordinaire et remet en bouteille des cépages oubliés comme le ribeyrenc. Ici, sa cuvée de base au nom bizarre, Le Laouzil. Un assemblage de pas mal de cépages (à dominante grenache et carignan) goûtu, croquant. A 8,90 euros la bouteille (au Verre Volé), c'est peut-être pas assez cher pour Noël ? C'est pas ça le souci. En fait, j'ai déjà un truc en tête, à deux euros près : La Nine, de Jean-Baptiste Sénat. A suivre donc.

  • Du Médoc mais pas de photo

    Nous avons débouché le médoc acheté au Bon Marché. J'en avais déjà parlé dans cette note. Je rafraîchis les mémoires. Il s'agit d'un Château Tour-Haut-Cassancru bourgeois, 2003 (17 euros). Sur le romazava, ce superbe pot-au-feu malgache aux feuilles et fleurs de brèdes mafane, il est totalement flingué. Mais tout vin serait flingué par un tel plat. Non pas que l'assiette soit épicée, mais un picotement caractéristique des papilles (qui vient des brèdes) empêche de se concentrer sur tout liquide qui l'accompagnerait. A Madagascar on se fait pas chier, on le mange avec de la bière.

    Sur le plateau de fromages, le médoc peut enfin se révéler. Il est extra, concentré mais digeste. En tout cas pour les amateurs. Mais voilà, c'est pas pour moi. Le bordeaux, je n'y arrive pas. Hormis un ou deux (autres) producteurs. C'est plus fort que moi. Désolé.

  • Le test du champagne de caviste

    Les cavistes franchisés ont parfois la taille suffisante pour vendre leur propre cuvée de champagne. La maison-mère demande à un négociant ou à un vigneron, souvent dans la Marne, de leur créer leur bouteille sur laquelle on retrouvera le logo de la chaîne de cavistes. Je prends ici l'exemple du Repaire de Bacchus, groupement bien connu de caves parisiennes. La boutique en bas de chez moi ne m'a vu qu'une fois en plus de deux ans.

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    "Cuvée Evénement", ça ne veut rien dire, c'est du marketing. La base du vin est tout à fait intéressante, rafraichissant. Mais la bulle est trop présente. Un mauvais champagne se reconnaît quand on a l'impression de boire du Perrier, lisais-je ces jours-ci. C'est un peu le souci. La bouteille est à 21 euros : trop cher si on compare aux domaines qui travaillent mieux et au même prix.

  • Le beaujolais, vite fait

    Comme chaque année et comme beaucoup d'autres, j'ai gouté le beaujolais nouveau 2009. Dire qu'il est bon ou mauvais est aussi con que de dire que, cette année, les pommes sont bonnes ou mauvaises. Tout dépend de la nana ou du mec qui a travaillé le produit. Celui que j'ai goûté ce soir avec Olivier, aux Caves Augé, était bon, fruité, assez concentré.

    Par contre, il faut juste rappeler quelque chose. On oublie de dire que le troisième jeudi de novembre correspond au lancement officiel de TOUS les vins primeurs. Or, la fédé du beaujolais s'est débrouillée pour faire croire à tout le monde que ce jour-là il ne fallait boire que du beaujolais.

    Donc aujourd'hui, nous avons aussi goûté un vin de Loire primeur. Le "vin nouveau" des frères Puzelat, aux Montils, près de Cheverny. Sa folle richesse pour un simple primeur confirme que le Clos du Tue-Boeuf est actuellement un des cinq meilleurs domaines de France.
  • Devant Algérie-Egypte

    Un match de foot pour moi, c'est pas avec la bière ni de la pizza. A la rigueur je pourrais, parce que j'en regarde un tous les dix ans. Là c'est Algérie-Egypte. On en est à la 80ème minute, ça sent bon pour les Fennecs. Mais samedi ils ont perdu à la dernière seconde.

    Pour fêter ce match de foot, j'ai cherché du blanc. L'Edelzwicker de Bruno Schueller m'a redonné envie de tester une autre bouteille. Que bizarrement j'ai trouvée au Verre Volé, en bas de la maison (8,9 euros pour un litre). Tant mieux, c'est le 2008 du Domaine Barmes Buecher. Tout le monde en parle. On dirait presque que ce sont les successeurs des Binner. A goûter donc.

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    Mais voilà, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. A ce domaine qui semblait prometteur, je préfère le côté root de Schueller, sans aucun doute. Son côté trouble, fruité, en gestation, qui ne respecte rien sauf le goût. Le Barmes Buecher est clair, très aromatique, semble très digeste... bref un bon vin d'Alsace. Mais il n'a pas ce côté "vin paysan" que j'aime tant. Ce genre de vin qu'on a honte de servir. "Dites donc mon bon monsieur, il est opaque votre jaja". Et alors ?

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    Barmes Buecher travaille bien, en biodynamie. Et ne se prive pas de le dire. Il faudra goûter les autres cuvées pour se faire une vraie idée. Mais, côté Edelzwicker, je crois vraiment que ça ne vaut pas Schueller, deux euros moins cher.

  • Vincent Delerm et moi. C'est pas une chanson ça ?

    Ok, aucun rapport avec le vin. M'en fous. C'était ce lundi à la Fnac des Halles. Au lieu de s'ennuyer sous ce ciel gris, mieux vaut échanger quelques mots avec Vince. Vous pouvez critiquer aussi, m'en fous encore. En fait, la photo est un peu floue je crois. Je l'assume aussi.

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    Lien permanent Imprimer Catégories : Clin d'oeil 1 commentaire
  • Perlant ? frizzante ? pétillant ? Dissertez... moi je le bois !

    Ce fut la révélation de mon retour d'Alger. Je comptais beaucoup dessus. J'avais attendu Olivier et Manu qui passait son concours le lendemain. Donc attention, on ne boit pas beaucoup, et que des bonnes choses. Ce sera plus facile de se lever tôt et d'avoir la tête reposée.

    On a commencé avec un Morgon de Lapierre. C'est le genre de vins qu'on oublie, tellement il fait partie de la famille. Il est là, il ne parle pas beaucoup avec des olives (oui je sais, c'est la cata l'alliance vin-olives), mais on lui servirait presque à boire à lui aussi. Puis avec le risotto aux cèpes un malbec argentin ramené par Manu. Pas con comme idée en fait. Si on considère que le malbec est le cépage des vins de Cahors et que le cèpe tire ses origines de par là en-bas, on peut penser qu'on est plutôt raccord question terroir... Ok, c'est un peu tiré par les cheveux.

    Puis vint ma star, celle à laquelle j'ai pensée toute la semaine de l'autre côté de la Méditerrannée. On m'avait dit "Attention, c'est plutôt un truc de dessert because les sucres résiduels". J'avais répondu "Ouais, ou un vin de fin d'après-midi, de lever de sieste, de goûter". C'est donc la cuvée Maria Bonita des Foulards Rouges, alliance muscat-macabeu (14,5 euros à la Crémerie, mon dealer).

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    Capsule + bouchon. Aucune effervescence. L'arnaque ? Non, en fait il est très peu pétillant, la bulle très fine qui s'ouvre une fois dans le verre. Je vais pas faire le dégustateur à deux balles, car c'est pas l'objet de ce blog. Mais franchement, une douceur, une suavité qui renvoient nombre de champagnes, nombre de liquoreux dans les 22. Pour un dessert, pour un goûter, à 3h du matin, après l'amour (ou avant, voire pendant), ce vin est une évidence.

     

  • Un dimanche soir, à Alger

    On n'était pas venu là pour cela. Le lendemain fut une journée noire. Le taux de soufre dans le cabernet-sauvignon algérien a provoqué une belle barre dans la tête. Et il titrait à 13,5° le coquin.

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    Tout avait commencé facilement, autour de la Tango, la bière locale.

    "Vous connaissez un resto dans le quartier ?
    - ah ouais, y a l'Asiatique...
    - ah non, non, on en a assez à Paris des restos asiatiques...
    - oui, mais il est pas asiatique en fait. Il l'était il y a dix ans et on continue à l'appeler comme ça.
    - et il fait quoi à manger ?
    - des grillades, du poisson, des spécialités algéroises.
    - parfait. Il s'appelle comment ?
    - euh ici, on ne retient pas les noms des restos. C'est l'Asiatique simplement
    ."

    Et puis on est arrivé à la table d'Ahmid, Ahmed, Kader et Bachir. Les bouteilles se sont multipliées. Le camembert algérien (au lait de vache algérienne) était sublime. L'addition, je ne sais pas, on n'a pas payé. Enfin je crois.

    L'adresse ? Bah, il faut demander l'Asiatique, à côté de la Taverne du Parc, rue Didouche-Mourad, à Alger.

  • Demain, Alger

    Demain, décollage pour une grosse semaine à Alger. Que reste-t-il du vin algérien ? Est-il vraiment de retour ? Et surtout, est-il bon ? On va essayer d'y répondre et on vous tient au jus (de raisin).

  • Deux autres tests, mais pas dans le coup

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    Avant de partir une semaine en Algérie, j'ai fait des réserves. Une cuvée "Glaneurs" 2008 des Foulards Rouges, alors que je cherchais le "Glaneuses". Et le Chinon rouge 2007, un peu jeune, des Lenoir, dont on me parle tellement. Dans les deux cas, je n'ai pas été subjugué sur le moment. Pensais-je trop à la ville blanche pour boire du rouge ? La vie est dure, mais il va falloir essayer à nouveau.

  • Sept euros le litron : le meilleur rapport qualité-prix de Paris ?

    La rumeur dit qu'à une certaine époque Bruno Schueller écrivait "pur jus de raisin" sur ses bouteilles d'Edelzwicker ("noble assemblage"). Pour les gens de l'Est comme moi, ce sont des vins qui ne sont bons qu'à parfumer la choucroute. Sauf quand de vrais vignerons prennent le truc en main. C'est une gourmande alliance de cépages alsaciens bien connus (gewurztraminer, pinot blanc, riesling, etc) ; mais les proportions (et le choix des cépages aussi) changent d'une année sur l'autre et d'un producteur à l'autre. Là on a donc du vrai jus de fruits, trouble bien sûr, un régal vendu 7 euros --- en bouteille d'un litre.

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    A l'époque, on en trouvait chez Lavinia. Celle-là je l'ai dégotée aux Caves de l'Insolite (la cave qu'un jour je rachèterai), 30 rue Folie Méricourt, 75011. 01 53 36 08 33.

  • A regoûter

    Il me faudrait un vrai amateur (et connaisseur) de bière avec qui goûter à nouveau la Cantillon, joyau de la dernière brasserie artisanale bruxelloise. Un 100 % lambic, bio de surcroît. Parfum acide-amer, couleur soleil trouble. Déroutant pour le palais habitué aux lager mais tout à fait plaisant ce sentiment de toucher à quelque chose d'élitiste. A ré-essayer et à se documenter pour mieux comprendre. (4,5 euros les 37 cl chez Caves à Bulles, 45 rue Quincampoix, 75 001, 01 40 29 03 69).

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