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  • Dimanche midi liquide

    Lors d'un petit repas du dimanche en famille, lorsqu'on n'a pas trouvé de champagne de vigneron, un ami conseillait de se rabattre sur Bollinger. Et puis quoi ? Un petit test ne fait pas de mal, je n'y avais jamais goûté (34 euros chez Vénus Vins à Metz, une grosse poignée d'euros de plus à Paris). Encore une fois, il faut attendre quelques minutes que les bulles aient fini de s'exciter pour laisser entrevoir un joli vin au caractère assez fin. Dommage qu'il soit presque deux fois plus cher qu'un extraordinaire André Beaufort (dont on devrait reparler d'ici peu) mais qu'on ne trouve pas partout.

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    Pour doper le gigot, je me suis dit qu'il fallait inaugurer la saison du rosé. Désirant me retaper toute la gamme de Jean-Christophe Comor que j'ai tant aimé à la Crémerie il y a de cela quelques années, j'ai dégoté une bouteille de sa cuvée L'Apostrophe (9 euros aux Caves de l'Insolite). Très pâle, j'adore. Même si j'adore aussi les très rouges comme ceux de Pfifferling. Donc très pâle là, un poil encore sur la réserve normal pour un 2009 dégusté en mars - mais un beau vin prometteur pour cet été, à un prix dérisoire pour un si beau travail de vigneron (et d'intello). La preuve, il a vite été vidé.

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    Enfin, une note absolue. Pas de la vodka, merci. Non, de l'eau-de-vie de lie-de-vin (SGN 1998) de chez Binner. Une folie quand on y réfléchit vraiment. Le paradis des eaux de vie quand on l'a eu une fois en bouche. Le genre de choses qui nous fait dire "après ça, je ne boirai plus d'eau-de-vie", comme on dit "je ne boirai plus de champagne après Selosse". Un alcool à 40° fruité comme un raisin de grand cru. J'en avais déjà bu une rasade à Noël, après un plus gros repas, ce qui ne m'avait pas mis dans les meilleures dispositions. Ce dimanche par contre, cette bouteille était fulgurante. J'en ai abusé sans doute, mais que celui qui n'a jamais abusé de Binner me jette la première bouteille...

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  • Bonne nouvelle, Grande Sendrée

    Manu a fêté son diplôme à verres de Grande Sendrée 2004 de chez Drappier. S'il n'y avait pas assez de lumière pour prendre les photos, il y en avait bien assez pour admirer la couleur du champagne et le boire.

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    La cuvée tient son nom d'une parcelle recouverte de cendres après un incendie qui ravagea le bon village d'Urville en 1838. Une faute d'orthographe sur le cadastre plus tard, elle nacquit Sendrée. Cuvée supérieure de Drappier à base de pinot noir et de chardonnay (un poil plus du premier que du second), elle est surtout confidentielle. Ce qui explique son prix (autour de 45 euros chez Lavinia) mais surtout sa finesse. Le vin parfait pour les grandes occasions : on en reparlera en juillet et décembre prochains, mois d'anniversaires tout ronds.

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  • Marcel et Jean-Louis Deiss, l'Alsace en force

    Pour commencer la dégustation des vins alsaciens du domaine Marcel Deiss (ce qui pourrait vite m'amener à la ruine), j'ai préféré la base à l'exceptionnel. Mais ce qui est génial avec les vins que produit aujourd'hui son fils Jean-Michel, c'est que la base est déjà exceptionnelle.

    Le riesling 2008 est un pur joyau de complexité, celle qui fait les grands vins. Bu en apéro avant un dîner classique, il écrase tout. Le bourgogne blanc avalé pourtant plusieurs heures après, un saint-romain de belle facture, était atomisé.

    La famille Deiss devrait ajouter cette mention sur ses bouteilles : "Nuit gravement aux autres vins, tellement c'est bon"

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    Domaine Marcel Deiss, 15 route du Vin, 68 750 Bergheim, 03 89 73 63 37.
  • Napoléon à boire

    Au château de Malmaison (92), on sait comment appâter le visiteur. Jusqu'au 22 avril, on y fait une descente dans la cave de Napoléon.

    L’exposition s’attache en premier lieu à montrer l’évolution de la production vinicole et sa commercialisation. Celle-ci bénéficie des progrès de l’industrie du verre dont l’incidence est particulièrement sensible sur l’évolution de la forme des bouteilles. La richesse et la diversité des commandes de l’impératrice sont révélées par des documents iconographiques et des livres de comptes des maisons auprès desquelles Joséphine se fournissait. Le tout resitué dans le contexte de l'époque. Rappelant combien Napoléon trinquant avec un simple soldat ("Après vous, Sire") fut utilisé à des fins de propagande. Ou l'histoire du cognac Napoléon.

    Et quelques pièces originales, comme ce pichet un peu blasphématoire.

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    La Cave de Joséphine, le vin sous l'Empire à Malmaison, Musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau (92), du 18 novembre 2009 au 22 avril 2010.
  • Enième chez Zen

    Je ne donne plus l'adresse de Zen, j'en ai déjà tant parlé. Suffit de chercher ce resto japonais un peu planqué, mais que je cite bien trop sur ce blog. Je ne peux pas faire autrement j'adore.

    Revenu avec Olivier rue de l'Echelle, j'ai flashé sur le tataki (boeuf mi-cuit en français). Avec une sauce soja agrumée, un délice. Et une Kirin bien fraîche. Juste pour mettre l'eau à la bouche.

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  • Au Cambodge, du champagne Drappier à 10 000 km d'Urville

    Après un petit mois d'absence du à un beau voyage au Cambodge, c'est enfin le retour du Morgon. On va d'ailleurs parler un peu de ce pays ces jours-ci...

    ***

    Le Cambodge recèle de surprises gastronomiques. Ainsi cette bouteille de mon bien-aimé Drappier à la carte d'un restaurant de Siem Reap, la grande ville à côté des temples d'Angkor. Un Carte d'Or à 68 dollars, un Rosé à 85. Bien sûr il y a l'export, la douane, l'inflation... mais cela reste peu excessif. Sauf à considérer que c'est un smic de Cambodgien...

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    Au vu de son nom qui trône partout, ce restaurant L'Escale des Arts et des Sens semble tenu par un chef français Didier Corlou. Une petite recherche en aval montre qu'il en est simplement le "consultant" car il possède un restaurant à Hanoi, au Vietnam, à près de 1 000 kilomètres. Passons.

    Hormis Drappier, la carte des vins fait pâle figure. Aucun pinard ne semble buvable et d'ailleurs je n'ai retenu aucun nom. Cap sur la bière, le bilan carbone sera moins lourd et le porte-monnaie encore fourni.

    Côté carte, c'est bien mieux. En apparence. Le boeuf cuisiné de sept façons différentes, à la manière de ce qui se faisait pour le tigre, est tout à fait appréciable et peu commun. Goûtu et coloré.

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    Le dessert est déjà plus sur la réserve. Pourtant l'intitulé me parlait. Glace au sésame et mousse de thé. Si, si, c'est le genre de choses que j'apprécie. Mais pourquoi encore et encore (et Angkor) des verrines ? Ici gelée d'orange, de coco, de passion. Stop. Entre le plat compartimenté et le dessert je n'en peux plus, j'ai l'impression d'avoir les doigts qui rétrécissent.

    C'est bizarre ces "grands" restaurants d'un pays étranger chez qui on réserve une table. Entre la volonté de se croire riche, de revenir à une nourriture un peu connnue ou tout simplement d'éviter les microbes, on en arrive à ingurgiter une nourriture snob et bling-bling donc sans rapport avec la réalité du pays. L'étape en trop.

  • Un poil de poésie non bachique

    C'est à l'aéroport de Phnom Penh, au retour de trois semaines denses à travers le Cambodge que j'ai appris la disparition de Jean Ferrat. Certains couplets ne s'oublient pas.

    Mais ma môme elle a vingt-cinq berges
    Et je crois bien que la Sainte Vierge
    Des églises
    N'a pas plus d'amour dans les yeux
    Et ne sourit pas mieux
    Quoi qu'on dise.

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