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Petit luxe anti crise #1 : une burrata aux figues

Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.
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Pour simplifier, disons que la burrata est une grosse mozzarella au coeur crémeux. Pour compliquer les choses, disons qu'il s'agit d'un fromage au lait de vache originaire des Pouilles, le talon de la botte italienne : son enveloppe extérieure assez rigide rappelle effectivement la mozzarella et son coeur renferme une crème fromagère absolument exceptionnelle.

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Son prix ne va pas grever le budget du mois : 5 euros et c'est pour deux personnes. Ensuite, il suffit de quelques filets d'une bonne huile d'olive, de poivre en grains concassés avec le dos d'une cuillère, de gros sel et de quelques tranches de pain de campagne pour tartiner la burrata. Autre "gros" poste de dépense : les figues. Rendons à César ce qui lui appartient : j'ai piqué l'idée au Café de la Nouvelle Mairie. Deux figues bio à couper en lamelles fines : 1 euro.

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Ne pas oublier de sortir la burrata du réfrigérateur au moins 45 minutes avant dégustation sinon elle serait trop compacte et pas assez crémeuse. Et d'ailleurs pour expliquer le coeur crémeux aux convives, fendez la boule blanche en deux avec bon couteau avant de servir.

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La burrata entre bien dans la catégorie des petits luxes anti-crise : produit d'exception peu onéreux, elle est aussi largement inconnue. Faites le test autour de vous, demandez ce qu'est une burrata. Hormis les fous de fromages italiens et les habitués de La Crémerie (là où je l'ai découverte), personne ne saura répondre.

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Remontons la filière, de la vache à l'assiette. Cette burrata onctueuse vient d'une laiterie de Putignano, au sud de Bari en Italie donc. Le distributeur, dont la jolie vache orne l'emballage, se cache à Itri, un bled sur la Via Appia à mi-chemin entre Rome et Naples. Et le produit, nous l'achètons à la coopérative italienne Latte Cisternino à Paris. J'ai déjà essayé la burrata d'autres traiteurs italiens bien plus chers : le résultat n'a jamais été aussi savoureux. Sans doute les très bonnes fromageries en proposent-elles aussi, selon les arrivages.

Coopérative italienne Latte Cisternino, plusieurs adresses à Paris dans les V, IX et XIe arrondissements.

Commentaires

  • Je croyais que c'était au lait de bufflone, mais je dois confondre avec la mozzarella di buffala, alors, non?
    En tout cas, je suis une amoureuse de la burrata, même si pour plein de raisons (non liées à son coût, toujours inférieur à celui d'une viande par exemple!) je ne peux plus vraiment en consommer, et ça me fait bien plaisir d'en voir une aussi belle ici. L'idée de lui adjoindre de la figue est extra. Miam.
    Bonne journée.

  • C'est vrai que la burrata est à la mode ces temps ci, on la trouve dans plusieurs restaurants dont l'annexe du Dirigeable (rue Dantzig) et au 22 (rue Desnouettes), par exemple.

    Les figues sont une possibilité, mais il y a certainement plein d'autres mariages étonnants à inventer avec cette joile crème.

    Merci pour l'adresse de Latte Cisternino !

  • Effectivement Flo, la mozzarella di buffala (au lait de bufflonne) dispose de sa propre AOC dans la région de Naples (Campanie). Erix, certains la cuisine avec des pâtes en émiettant la burrata par dessus, avec un coulis de tomate, j'ai entendu parlé d'agrumes aussi pour l'accompagner... Mais moi, attaché aux produits bruts, je la préfère telle quelle

  • à la place de la figue, je peux mettre quoi ? au Café de la nouvelle mairie à Paris, ils l'a font avec une salade de fenouil, ce qui sur le papier ne m'a pas attiré l'autre soir... Je regrette.

  • Pas obligé de mettre quelque chose non plus... juste huile, poivre et gros sel. Une petite salade en accompagnement pour avoir un peu de verdure. Malheureusement, celle du Café de la Nouvelle Mairie n'est pas aussi bonne que celle de cette coopérative italienne.

  • En effet, on n'est pas obligé d'accompagner avec quelque chose de compliqué en plus.
    Je pensais plus à jouer sur des épices (piment d'espelette peut-être ?) ou jouer sur l'assaisonnement de la salade d'accompagnement (échalottes ou je ne sais quoi...), pour faire ressortir la douceur du produit.

    Dans tous les cas il vaut mieux utiliser un bon sel et du bon pain :-)

  • Oui, du bon sel et du bon pain, partout, à chaque fois, avec tout... Mais ça c'est l'objet d'un autre post ou d'un débat...

  • Forcément du (très) bon sel, forcément pas raffiné, mais pour ce qui est du pain (et pourtant dieu sait -et d'autres aussi ;) !) que je suis plus qu'amoureuse du bon pain (au levain naturel), je crois qu'il vaut mieux éviter avec du fromage si on veut bien digérer : le fromage contient en effet du lait donc du lactose qui est un sucre et pour que nos organismes digèrent bien les sucres, évite les pics d'insuline, il est conseillé de les consommer avec des fibres, c'est-à-dire par exemple des fruits (d'où l'association extra avec la figue) ou des aliments comme la salade, riche en cellulose. Vive le pain, mais seul et avec une grande modération... Mais c'est un autre débat, oui...

  • Je suis assez d'accord avec cette remarque sur le pain même si je suis un obsédé du bon pain. Effectivement, pourquoi ne pas varier avec du pain enrichi en fibres ou à base de céréales plus rustiques ?

    Mais vous citez tous le sel et le pain... Très bien. Et le poivre ? On l'oublie ? Ou alors êtes-vous tous comme le chef dijonnais David Zuddas qui dit que le poivre tue le goût de beaucoup d'aliments ? Pour ma part, je suis plutôt de l'école Gérard Vives : le poivre est l'épice la plus extraordinaire qui soit car aucune autre n'est aussi variée... Evidemment, il faut là aussi que le poivre soit de très bonne qualité : pour ma part et pour cette burrata, ce fut un poivre rouge de Kampot acheté sur place, au Cambodge. J'ai l'impression que son fruité met en valeur le fromage, sans le tuer. Le poivre blanc aux saveurs là encore rustiques marcherait très bien aussi à mon avis.

    Mais c'est encore un autre débat ;-)

  • Et l'huile ? d'olive ? de pistache ? de noisette ?... Si d'olive, une italienne ? une grecque ? une espagnole ?...

  • Oui, le poivre!!!
    Le pain, non, même 100% levain et petit épeautre complet (mon pain maison)...
    L'huile : d'olive!!! Et peu importe son origine du moment qu'elle est fine et subtile...
    Les autres huiles (pistache, noisette etc) sont fabuleuses, mais pas avec ce fromage-là, si?
    Bon, c'est malin tout ça, mais moi je ne dois pas consommer de fromage du tout car je ne tolère pas la caséine, et tout ceci me donne trop envie. Je me tais désormais ;)

  • Ok. Le poivre, en effet, c'est très important, surtout quand on pense que dans le moulu premier prix il doit y avoir des trucs autres que du poivre...
    Par contre, sur l'huile de noix ou de noisettes, la digestion est parfois aléatoire ou alors entraîne des trucs désagréables, qui du coup, freine l'envie de recommencer... C'est pourquoi, même si je suis curieux sur l'huile, c'est huile d'olive partout. Sauf dans l'eau des pâtes (hyper salée et filet d'huole de tournesol).

  • Je ne sais pas si concernant l'huile de noix, noisette, pistache, argan, pin etc le souci concerne la digestion... Mais avant tout le fait qu'effectivement elles se marient mal avec ce genre de fromage. Un huile d'olive fruitée, voire un peu amère pour répondre au gras de la crème, est sans doute la meilleure solution...

  • bon, tu m'emmènes avec toi la prochaine fois que tu vas à la coopérative !?

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