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  • Comment je convertis (facilement) la Lorraine à Olivier B.

    Au moment où toute la bloglouglou picole du ventoux à Paris, je me suis retiré en Lorraine pour fêter les 30 ans de ce coquin de Manu qui n'a rien trouvé de mieux que naître un 1er février. Qu'importe... Laissons les buveurs de la capitale à leurs mondanités et prenons notre bâton de pèlerin. Oui, j'ai décidé de convertir la Lorraine à Olivier B.

    Manu nous convie à un before chez lui, à la veille du grand repas de mardi soir. Et vlam ! sur la table je pose mon Olivier B. à 20h04 pile. Les Amidyves rouge 2007. Je raconte un peu l'affaire et on goûte. Réaction unanime, tout le monde adhère. "Ah ouais c'est vraiment bon". Au moment où Paris boit, Metz trinque aussi.

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  • Je m'emmerde un peu avec les bordeaux, même ceux de mon année de naissance

    C'est un comble tout de même pour moi qui ne bois que quelques centilitres de bordeaux par an : hormis le bas-armagnac de ce week-end, je n'arrive pas à trouver de millésimes 1981 ailleurs que dans le bordelais. Car il me faut l'avouer : avec un bordeaux, je m'emmerde bien souvent.

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    Le Savoyard, petite boutique résistant à la "mono-activité" du quartier Sedaine-Popincourt à Paris, offre quelques vieux millésimes plus ou moins bien conservés. J'ai fait un test avec ce saint-estèphe Château de Pez 1981, c'est-à-dire avant qu'il soit racheté par la maison de champagne Louis Roederer. Bu en deux fois dimanche soir puis lundi midi avec Pauline et Gex. Bouchon complètement effrité, robe rubis superbe, nez plus présent à l'ouverture que le lendemain, bouche soyeuse et goût plus pointu le lendemain que le jour de l'ouverture. C'est plutôt pas mal, assez fin, les tannins ont bien fondu mais y a pas de quoi se relever la nuit. Il faut dire aussi qu'on est bien plus habitué aux vins jeunes et que, soyons honnête, 1981 n'est pas une année hors-du-commun question pinard. Pour en profiter pleinement, il aurait sans doute fallu boire cette bouteille il y a quelques années. Bref pour 28 euros, on s'emmerde un peu.

  • Olivier B. est à Paris ce soir : mobilisez-vous !

    Pour ceux qui prendraient le train en route, pour ceux qui habitent Paris ou qui ont la chance d'y être ce soir, pour ceux qui veulent égayer leur lundi, pour ceux qui aiment le vin, pour ceux qui ne l'aiment pas mais qui vont aimer celui de ce soir c'est sûr, pour ceux qui aiment les femmes et les hommes qui font le vin, pour ceux qui veulent rencontrer les mecs à tomber et les filles canons qui seront présents, pour ceux qui aiment les bonnes actions, pour ceux qui aiment d'autant plus les bonnes actions quand il s'agit de boire un coup... à tous, viendez rencontrer Olivier B. et boire un coup ! Grâce à Eva, c'est ce soir de 18h à 22h à L'Hédoniste, au 14 de la rue Léopold-Bellan du côté de Montorgueil.

    Pour ma part je n'aurais pas la chance d'y être, mais j'ai prévu un tout petit hommage en Lorraine.

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  • Les mecs de 1981 ont 30 ans, la la la la, la la la la

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    Il devait être quelque chose comme minuit ou une heure du matin quand on a décidé d'ouvrir cette bouteille de bas-armagnac 1981. Ce fut sans doute le plus froid moment de ce week-end au pied du rocher de Dabo, en Moselle. La terre du grand écrivain Gérard Oberlé. Tous réunis ici par Thomas et Manu pour fêter leurs anniversaires.

    Donc après la raclette, ni une ni deux, on se lève de table. De notre refuge perdu dans la forêt, on marche dix petites minutes en pleine neige et on dégoupille. Evidemment par - 5°C, les conditions de dégustations ne sont pas optimales, mais je pense avoir réconcilié pas mal de personnes avec le bas-armagnac (domaine du Miquer 1981, chez Lavinia). Une bonne surprise, pointu, bien buvable et surtout pas trop lourd ni trop fort. Enfin de ce que je me souviens ; mais ce n'est pas le plus important. Car entre deux batailles nocturnes de boules de neige, ce fut un moment parfait avec tous les copains soudés contre le froid et contre tout le reste.

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  • Vendredi du Vin n°32 : La bouteille pour la fin du monde

    Je ne pouvais pas passer à côté de la 32ème édition des Vendredis du Vin chapeautée par Hub l'Oenothèque... Comme je l'explique par ailleurs, l'expression Du morgon dans les veines n'est pas sortie de mon cerveau (peu) fécond mais de celui de René Fallet, un des plus grands écrivains du siècle dernier, aujourd'hui mort et enterré.

    Bon, après avoir dit ça, je suis bien emmerdé. Parce qu'au départ, je n'avais aucune idée. Je me voyais bien faire un jeu de mots à la con du genre... euh non, même pas de jeux de mots. J'aurais pu me la jouer docteur en lettres et parler des vins de Catherine Marin-Pestel (domaine de la Treille-Muscate) entièrement dédiés à Colette. Oui mais voilà, ce n'est pas à force de boire du Corbières blanc que j'apprends des choses sur l'écrivain.

    Ah il y avait aussi cette bouteille de Mark Angeli ouverte il y a deux ans. En vidant le Rosé d’un Jour, on arrivait à lire par transparence cette phrase de E.E. Cummings : "Tant que nous aurons des lèvres et des voix pour embrasser et pour chanter, qu’importe qu’un fils de pute invente un instrument pour mesurer le printemps."

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    Et puis, regardant ma bibliothèque, j'ai trouvé. Un écrivain trop peu célébré : Jérôme Leroy. Et  des titres évocateurs : A vos Marx, prêts, partez !, La Minute prescrite pour l'assaut... Et surtout cette phrase que j'avais griffonnée sur un carnet, un extrait de son recueil de poésie Le Déclenchement muet des opérations cannibales. En faisant quelques recherches dans ma mémoire, je l'ai retrouvée. C'est Sébastien Lapaque qui la cite dans la première édition du Petit Lapaque des vins de copains.

    "Je boirai la dernière bouteille de Pur Sang
    De Didier Dagueneau
    Quand je ne sais qui, je ne sais quoi, aura
    Empoisonné les derniers points d'eau"

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    A quoi peut ressembler une bouteille que l'on garde pour la fin du monde ? Ceux qui en ont tâté parlent d'explosions au nez, en bouche, dans la gorge, dans le ventre. Un peu comme l'apocalypse du sauvignon : après avoir bu cette bouteille, les autres n'existent plus. Comme disent les journalistes, plus rien ne sera jamais (bu) comme avant. Pour ma part, j'ai décidé de prendre Jérôme Leroy au pied de la lettre et j'ouvrirai ce Pur Sang une heure avant la fin du monde. Mais bon, qu'elle prenne son temps... De toute façon, ce Pur Sang est taillé pour la garde. Et grâce à Manu qui m'en a dénichée une 2005, je l'attends désormais plutôt sereinement, la fin du monde.

    Pouilly Fumé Pur Sang Didier Dagueneau 1995

  • L'inauguration du bal des trentenaires

    Au début du mois de mars 1951, Jackie Brenston et Ike Turner enregistrent la chanson Rocket 88 rapidement considérée comme le premier succès de l'histoire du rock. C'est-à-dire qu'en 2011, le rock'n'roll a 60 ans et nous la moitié. Happy Birthday Thomas et Manu et Happy Birthday rock'n'roll !

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  • Le syrah 2007 du domaine Haut-Musiel

    Concernant le mercredi 2 février, Olivier a soumis l'intelligente idée de retourner manger un morceau chez Alfred. Si Thomas répondait aux mails, on pourrait valider et réserver. Toute cette agitation (il ne m'en faut pas beaucoup) m'a fait penser à cette bouteille de rouge bue dans le restaurant du Palais-Royal. Le Haut-Musiel 2007 cuvée 100 % syrah. Encore une fois, on est dans les bouteilles bien élevées : concentrées sans être lourdes et au jus bien épicé. Une trouvaille mais aussi une rareté.

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    Dieu que c'est bon ! Olivier confirme, Mathilde aussi. Jean-Marie Popelin que j'ai contacté pour savoir où m'en procurer à nouveau m'a répondu nulle part, hormis à la propriété à Domazan dans le Gard (juste à côté d'Avignon). Quand j'en ai trouvé deux chez O Gré du Vin, un caviste dijonnais (14 euros l'une), je me suis précipité.

    P.S. : le grenache blanc du Haut-Musiel est formidable !

  • Petit luxe anti-crise #13 : une sauce soja chez Workshop Issé

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

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    Hier dimanche, cours de cuisine japonaise dans les cuisines du super resto Zen. Au menu : l'art et la manière de travailler miso (pâte de soja fermenté), mirin (un genre de saké doux utilisé essentiellement en cuisine) et shôyu (la fameuse "sauce soja"). Au sujet de la sauce soja justement, revenons sur la question qu'a posée une blonde au début du cours : "ah oui, c'est comme la sauce soja sucrée avec les sushis ?" Le regard énervé et la réponse du cuisinier japonais ont coupé court à toute discussion. "Non, au Japon, ça n'existe pas la sauce soja sucrée !". Sous-entendu : ce sont encore les Chinois déguisés en Japonais, ceux qui vendent de mauvais sushis, qui vous ont fait gober ça. Et le saké ne fait pas 40°. Et il n'y a jamais de filles à poil dans les verres nippons.

    Tout cela m'a donné envie de déboucher une sauce soja achetée il y a deux semaines chez Workshop Issé (un tout petit peu moins de 10 euros les 20 centilitres). Parfumée au yuzu, elle a enchanté ma soupe de carottes de dimanche midi. Une finesse qui n'a rien à voir avec Kikkoman et je ne parle même pas de Suzi-Wan ou des autres marques de la grande distribution. Je me souviens que Franckie avait reçu un joli cadeau provenant du même endroit : un shôyu non pasteurisé. Miam miam... Workshop Issé est une adresse rare pour connaisseurs : le patron est un fou de bouffe et de vin. Je me souviens d'une dégustation de saké avant d'enchaîner sur une dégustation de sauces soja justement, tout en parlant du "révolutionnaireWilliam Ledeuil. Par contre, le portefeuille doit être bien accroché car selon les produits, on est dans le luxe, du petit au très grand.

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    Workshop Issé, deux adresses désormais à Paris, la meilleure restant celle de la rue Saint-Augustin. Evidemment on peut acheter sur internet, mais c'est moins jouissif. Dans la même famille c'est-à-dire dans le groupe Issé, existe la superbe cantine Momonoki.

  • Juveniles : il manque un petit truc

    Je n'ai jamais tellement compris l'engouement pour cette adresse. Bon d'accord, on y mange bien, de belles bouteilles ornent l'étagère et l'ambiance sympathique. Mais il y manque quelque chose je trouve. J'y ai déjà fait un repas il y a pas mal d'années. Notre avis n'a pas changé : de bons produits, de bonnes idées (ces lasagnes endives-noix-stilton) mais une carte de vins en demi teinte (très orientée Nouveau Monde, il y a beaucoup d'étrangers il faut dire) et des prix bien parisiens. Ce samedi-là, saucisse Conquet purée et ces belles lasagnes donc : j'aimerais adhérer à 100 % mais je n'arrive pas.

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    Juveniles, 47 rue de Richelieu, 75 001 Paris, 01 42 97 46 49.
  • Rendez-vous est pris avec Olivier B. à Paris

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    Après les mots, passons à l'acte. Eva d'Oenos nous a organisé une chouette soirée autour des vins d'Olivier B. et surtout autour d'Olivier B. himself. Malheureusement, je ne pourrai pas être dans le coin à ce moment-là et c'est bien con... J'espère que quelqu'un pourra me mettre de côté deux cartons.

    Pour les Parisiens chanceux, rendez-vous est pris le 31 janvier de 18h à 22h à L'Hédoniste, sis au 14 de la rue Léopold-Bellan du côté de Montorgueil. Prenez et buvez-en tous...

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  • La reine des quiches (lorraines)

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    Y a-t-il une académie de la quiche lorraine qui veille au respect de la recette originelle ? J'en doute. D'ailleurs y a-t-il une recette originelle ? Il y a celle que j'ai trouvée sur le site de l'INA, il y a celle du Conseil Régional de Lorraine qui me semble pas mal du tout. Et puis il y a la mienne qui viendra enrichir dans les prochains mois un recueil de recettes pour les djeunes.

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    L'important est de faire sa pâte brisée soi-même et d'avoir un bon lard. Ici il vient de Forêt-Noire, la Romanée-Conti du cochon fumé destiné à cette usage. Puis 3 bons oeufs, 20 centilitres de lait entier et autant de crème épaisse. On bat bien le tout et on ajoute de la muscade fraîchement râpée pour un régiment. Point barre. 200°C durant 40 minutes : c'est pas très compliqué, si ? Et puis surtout ça ressemble à quelque chose.

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    Et on boit quoi ? Alors là, mon pote, c'est à toi de voir. On peut taper dans le blanc local, l'A.O.C. Moselle, mais j'avoue qe si le château de Vaux n'est pas mal, on n'y fait pas encore de grands vins. L'aligoté nouveau de Frédéric Cossard ou plus rond le Marestel de Dupasquier. Et puis allons-y pourquoi pas un beaujolais bien naturel ou l'anjou-villages Brissac 2001 de Montgilet ?

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  • Le Ballon d'Or du pinard est à Saumur et j'ai honte...

    J'apprends via Iris que Thierry Germain a reçu le Ballon d'Or du pinard, le César du jaja, la Légion d'Honneur du pif : il a été couronné vigneron de l'année par la R.V.F., institution que je moquais ce matin même. L'info a une semaine, comme quoi je ne suis pas vraiment calé sur l'agenda de la R.V.F... Jolie petite interview dans Saumur Kiosque, il faut cliquer sur l'image, ça leur fera des visites.

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    Je m'en veux car voici encore une pointure que je n'ai jamais bue. Et pourtant, on fait à Saumur des vins que j'adore : les Guiberteau évidemment et ceux de Thierry Chancelle. Quant à Thierry Germain, j'en entends parler beaucoup depuis des années. Et je lis beaucoup de très bonnes choses à son sujet comme dans le dernier numéro du Rouge et le Blanc consacré au saumur-champigny. Et je passe souvent devant ses bouteilles au Bon Marché qui est bien fourni en ce qui concerne le domaine des Roches Neuves. Le Bon Marché, ça peut faire snob mais je l'ai déjà dit, c'est l'une des caves les moins chères de Paris. Où peut-on trouver à Paris le Brut Nature de Drappier à 25 euros sinon au Bon Marché ? Pour une fois, il porte bien son nom. Tout ça pour dire qu'il faut que j'y retourne pour en acheter et en boire du Thierry Germain... Enfin...

  • Petit luxe anti-crise #12 : une bouteille de côtes-du-ventoux

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

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    Ce traditionnel petit luxe anti-crise du lundi n'est pas du luxe et s'annonce véritablement anti-crise : il s'agit de tenter d'aider un vigneron à sortir de la panade. C'est toujours d'Olivier B. dont on parle ; j'ai à mon tour raconté toute l'histoire hier et tout le web du vin bruisse de l'affaire. Pour les Parisiens, il suffit d'un billet de 10 euros pour commander une bouteille auprès d'Eva. Le côtes-du-ventoux 2007 syrah-grenache titre à 15° mais on lui en donnerait facilement deux de moins tant il coule joyeusement. Soyeux, rond et puissant, un beau vin de cet appendice des côtes-du-rhône. Et un soutien de poids à un vigneron.

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    Et pour ceux qui commencent à railler les vinternautes qui se mobilisent pour Olivier B. je dirais ceci. Vous avez peur du feu de paille, d'une mobilisation sans lendemain ? Moi aussi. Mais cela aura au moins eu le mérite (pour combien de temps, je ne sais pas) de faire un peu respirer Olivier B. Et cela aura surtout eu le mérite de faire parler de lui, pour que son nom soit désormais bien connu de Google ; sans doute cela n'amène-t-il pas directement des commandes par cartons de 12 mais aujourd'hui c'est une nécessité. Une autre critique qui revient : pourquoi lui et pas un autre ? Là aussi, ça peut paraître fondé. Au moment où la blogosphère du vin commençait à se perdre en débat stérile sur sa propre utilité, quelques bloggeurs qui connaissaient Olivier B. ont été touchés par la tournure de son entreprise. Et c'est tant mieux : en réalité, mieux vaut l'aider lui que n'aider personne et continuer à palabrer. Et comme le suggère Franck avec Diaspowine, il faut mettre en place une sorte de veille pour aider, pour faire parler de tous les vignerons qui rencontrent des problèmes. On ne va sans doute pas régler grand-chose à la crise du vin mais on peut au moins essayer. Le Français râleur enterre trop vite certaines initiatives. A mon tour de poser une question : si la blogosphère du vin ne le fait pas, qui le fera ? La R.V.F. ? Enfin, moi ce que j'en dis de tout ça... Je suis juste là pour boire un coup et tenir ce journal de bord qu'est Du Morgon Dans les Veines pour quelques lecteurs et surtout pour moi-même. Alors si parfois on peut relayer un message ou aider quelqu'un, pourquoi on se priverait ? Et d'ailleurs qu'a-t-elle fait de si particulier la blogosphère du vin ? Elle a parlé de la situation complexe de ce vigneron, elle a acheté quelques-unes de ses bouteilles et elle a griffonné quelques mots sur ses blogs. C'est-à-dire que la bloglouglou, elle a seulement fait son job.

  • Apprenez le geste qui sauve les vignerons

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    Accrochée dans mon couloir, cette affiche vantant les vins de Loire de Catherine et Pierre Breton date d'il y a quelques années maintenant ; elle a toujours été un cri de ralliement des adorateurs du dieu sobrement appelé Vin Naturel. Aujourd'hui encore, elle continue à prendre tout son sens. Ainsi l'histoire d'Olivier B. qui a enflammé la blogosphère du vin moins sobrement appelée "bloglouglou".

    Il faut avouer ici qu'avant cette affaire, je n'avais jamais entendu parler de ce vigneron travaillant dans ce coin du Vaucluse. Jamais non plus je n'avais croisé les bouteilles d'Olivier B. chez un caviste, parisien ou non. J'essaye de récapituler la chronologie pour moi-même. Premier acte : Olivier B. annonce la fin de son activité pour diverses raisons, mais surtout pour une : il est aujourd'hui difficile de vendre du vin. Deuxième acte : il lance un appel à la bloglouglou traversée par des débats existentiels pour l'aider à faire connaitre ses vins. 3ème acte : poussé par la bloglouglou, Olivier B. envisage tout un scénario et pleins de possibilités pour retrouver un peu de souffle. Reste à savoir si le quatrième acte va se traduire en actes et avoir une vraie influence sur la (bonne ?) marche de l'entreprise d'Olivier B. Et si oui, on aura notre réponse : oui, la bloglouglou sert à quelque chose.

    Commençons par suivre les dernières consignes d'Olivier B. Direction la rue Saint-Martin près du centre Pompidou et le caviste La Note Rouge que je ne connaissais pas non plus. Décidément... Tiens un Quattuor à 43 euros ? Sans doute le meilleur prix de Paris. Les autres bouteilles tendance nature me parlent assez mais on n'est pas là pour ça, on est là pour les Amidyves, le domaine d'Olivier B. Même pas besoin du mot de passe "bloglouglou" comme mentionné sur les posts du vigneron... Le caviste : "Olivier B. m'a appelé et m'a dit que si des gens venaient et s'intéressaient à ses bouteilles, il fallait que je leur fasse goûter ses vins..." Mon attention se porte tout de suite vers le blanc 2009 (grenache et roussanne). Nez explosif et bouche ronde où on sent bien le grenache. J'en suis baba de ce genre de vins : le grenache blanc peut parfois être bien supérieur à certains chardonnays. Côté rouge, ouverture du 2007 qui titre à 15° mais on lui en donnerait deux de moins tant il coule gaiement, toujours avec ce côté "concentré sans être lourd'' des vins sans chimie. Prenons un blanc et un rouge (autour de 15 euros pièce), on va les boire à la maison, à gorge reposée.

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    A ce moment précis, à l'instant où je paye le caviste, je reçois un mail d'Olivier B. qui m'annonce qu'une commande groupée est en train de s'organiser sur Paris. En voilà une idée qu'elle est bonne... A suivre. Et l'autre bonne idée du soir, c'est d'associer le blanc 2009 des Amidyves avec mes lasagnes maison (bon sauf la pâte, j'avoue j'ai pris des De Cecco). Et là on passe un bon moment. Mission remplie pour Olivier B. qui écrit sur la bouteille : "Trinquez, buvez, échangez, rigolez et mon but sera pleinement atteint !"

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  • Pur Jus de raisin

    Qu'est-ce qui peut me mettre autant l'eau à la bouche que goûter un beaujolais nature que je ne connais pas ? Je réfléchis. Je ne sais pas... Le Pur Jus de Xavier Bénier (même pas 9 euros chez Versant Vins), je l'ai ouvert hier avec les pizzas d'Al Taglio : ce genre de repas, c'est vraiment quand j'ai la flemme de faire à bouffer. Bouche sur les fruits rouges comme attendu mais finale un peu rêche. Bon il est midi, on va se faire un ciné après, on ne va pas siffler toute la bouteille, on pourrait mais on va pas, on va en laisser pour ce soir. Bonne idée : le soir même, le côté rêche s'est fait la malle, on est bien sur le fruit. Pas de publicité mensongère donc. J'ai hâte de goûter les cuvées au-dessus.

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  • Les choix pertinents de Versant Vins

    J'avais déjà dit ici tout le bien que je pensais de ce petit étal au coeur du très bobo marché des Enfants-Rouges. J'y ai encore dégoté trois belles bouteilles cet après-midi.

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    Un savennières 1992 du Domaine aux Moines (17 euros), le beaujolais-villages Pur Jus de Xavier Bénier (9 euros) et surtout le Cours Toujours de Loïc Roure (Domaine du Possible) sublime macabeu du Roussillon goûté il y a très très longtemps chez Quedubon. On verra plus tard ce qu'ils ont dans le ventre.

  • Fulvio, le meilleur sarde de Paris et le meilleur italien tout court

    Dès qu'on quitte notre immeuble vers 12h30, nos pas mènent immanquablement chez Fulvio, le meilleur restaurant italien de Paris : maintenant on n'a plus peur de le dire. On s'accroche à la formule à 17 euros avec belle assiette d'antipasti (extras quand ils sont cuisinés comme la poêlée de légumes), des raviolis asperge-artichaut au beurre de sauge avec un petit pichet de rouge.

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    Pour ma part, j'ai enfin essayé un plat à la carte. Les raviolis à la truffe blanche d'Alba, c'est-à-dire à ma drogue. Une sauce immense, crémeuse, nuageuse, duveteuse. Quant à l'alliance avec les brins de romarin... Ahhhhhh.... 24 euros, c'est pas gratuit non plus.

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    Et puis allez, tant qu'on est là, cap sur la panna cotta, comme la dernière fois. Euh... oui, son prix est bien de 10 euros. Mais à tous ceux qui croient qu'il s'agit d'un dessert tendance, il faudrait ajouter que dans 90 % des restos, elle est ratée. Alors voici l'étalon-mètre de la panna cotta. Légère, vraiment crémeuse en texture et en bouche, vanillée avec de la vraie vanille, tremblotante. Une vraie panna cotta, tout simplement.

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    Et puis tout même, parlons vins, c'est le seul accroc chez Fulvio. Le vin servi dans la formule est sorti de gros magnums. Il n'est pas mauvais mais sans âme. Un peu comme beaucoup de vins italiens, un peu putes aguicheuses sans beaucoup de profondeur. Ah si on avait eu droit aux merveilles de chez Occhipinti... Bon, j'avoue aussi que je n'ai pas jeté un oeil dans la vraie carte des vins.

  • 1981...

    Bon la grande affaire du moment pour les futurs trentenaires dont les anniversaires jalonneront 2011, c'est de trouver des petits pinards de l'année de notre naissance. Des vins qui, comme nous on l'espère, ont plutôt bien tenu le coup, ont plutôt bien résisté aux trois dernières décennies. Alors je cherche, je cherche. Et je commence à trouver des choses raisonnables c'est-à-dire pas trop chères. Pas question de Lafite, de Mouton, de Margaux : on va jouer quelques crans en-dessous sans faire non plus dans le château vinasse. Je ne suis pas grand partisan des vieux millésimes, mais là c'est juste affaire de rigolade. Mon problème, c'est que j'arrive surtout à rassembler des bordeaux (ainsi qu'un armagnac et un superbe bourgogne), un comble pour moi qui n'en bois presque jamais. D'ailleurs si quelqu'un a des pistes, je suis preneur. Et j'en profite aussi pour m'excuser par avance auprès de ceux avec qui j'ouvrirai ces bouteilles : en réalité, elles n'auront sans doute pas passé les années avec autant de facilité que nous. Vins morts, vinaigre et gros dépôt seront sans doute au rendez-vous. Au pire, on fera une belle daube de boeuf millésime 1981.

  • Un milliard d'étoiles (et même pas dans le Michelin)

    Que de réussites au domaine de la Garrelière chez François Plouzeau en Touraine, juste au sud de Chinon. La cuvée Carabas version 2007 possède une finesse rarement rencontrée à ce niveau. Et le Milliard d'Etoiles toujours aussi frais et facile à boire : en un an, nous en avons sifflé l'équivalent d'un carton. A chaque fois, bulles fines et bien plaisantes. Les néophytes y verraient un champagne certes un peu moins profond mais qui ne torture pas le ventre car totalement naturel.

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    C'est Sébastien du Vin à Portée de Main à Metz qui nous a mis la main sur le Milliard d'Etoiles (12 euros), comme il l'avait fait pour la cuvée Carabas.

  • Petit luxe anti-crise #11 : le tarama au wasabi de Petrossian

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

    Pour tout le monde, Petrossian signifie caviar. A Noël, j'ai dépensé plus de 30 euros pour 20 grammes de caviarcube, la nouvelle trouvaille de Petrossian. Le but à ce que j'ai compris est de rendre le caviar plus accessible (sic) en cassant son image de produit de luxe (re-sic) réservé aux papis et mamies du 7ème arrondissement. Le caviarcube est en réalité du caviar pressé compacté à la César avant d'être taillé en carrés. Un peu comme des apéricubes de caviar. Ces dés de 1 gramme chacun font un sacré effet sur la table auprès des néophytes qui trouvent le goût assez fin. Pas faux, c'est le côté caviar, c'est le côté Petrossian aussi. Mais il y a une odeur assez prononcée de pâte de poisson plutôt salée. Dans son catalogue, Petrossian met en garde et explique ce goût original pour du caviar. Car il faut avouer que ce n'est pas aussi plaisant qu'un vrai caviar en grains (sans qu'il soit pour autant de la meilleure extraction). Malheureusement, on n'en goûte pas tous les jours non plus, ce qui permettrait de bien comparer. Donc sentiment mitigé sur le caviarcube, à qui il vaut mieux ajouter quelques euros pour avoir 30 grammes de vrai caviar.

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    Mais ce n'est pas l'idée du jour. Là où les 30 grammes de caviar valent 50 euros dans le meilleur des cas, je leur préfère les oeufs de cabillaud de la même boutique, c'est-à-dire du tarama de chez Petrossian. Ce pot agrémenté d'oeufs de poissons volants (10 %) et de wasabi pour relever le tout m'a scotché, Mari et Franckie pareillement. Je ne suis pas partisan de ces alliances un peu trop tendances, mais franchement là "c'est une tuerie..." Essayé sur du pain au levain, il aurait mérité quelque chose de plus neutre. Comme par exemple, des lamelles d'oeuf dur. Oeuf sur oeuf, ça fait thon sur thon (euh... ton sur ton).

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    Pour les amoureux de la mer, on trouve ces jolies boîtes à la boutique prout-prout du côté de La Tour-Maubourg ou aux Galeries Lafayette (déjà un peu moins prout-prout) sur le stand Petrossian (et non le corner, car il n'est pas dans l'angle). C'est d'ailleurs là que je l'ai acheté vendredi, le lieu est tout de même plus facile d'accès. Le prix ? Bon, c'est un petit luxe évidemment, soit 9,5 euros les 100 grammes. Soit près de 100 euros le kilo : ah oui, tout de suite, on comprend mieux. Pour cette petite quantité, on est juste en-dessous des 10 euros. Mission remplie, même chez Petrossian. Je n'ai jamais bu de Pur Sang de Didier Dagueneau, mais je me dis qu'il collerait bien avec ce tarama.

  • Soirée vins primeurs

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    Le vin nouveau, on ne le fête pas qu'en novembre. Dimanche soir, c'est par un heureux hasard que nous n'avons débouché que des bouteilles de vin primeur 2010. Un "aligoté nouveau" de Frédéric Cossard encore bien droit malgré un petit côté oxydatif. Acheté aux caves Augé il y a deux mois. Ne cherchez pas, il n'y en a plus, le fût a été vidé le jour même. Suivi du "côtes-du-rhône nouveau" du domaine de l'Anglore (Eric Pfifferling) acheté au même endroit le même jour : celui qui est l'un des plus grands vignerons français livre un vin de grenadine qui se boit parfaitement bien deux mois après la mise en bouteille. Car il faut préciser que ces deux vins ne contiennent pas de soufre puisqu'ils sont censés être bus très rapidement... Il faudrait faire vieillir deux ou trois ans un Anglore nouveau, je suis certain que la surprise serait bonne. Enfin un "muscadet nouveau" de Jo Landron acheté au salon des Vignerons Indépendants et dont j'ai déjà pas mal parlé récemment. Un beau vin dont le côté douceâtre d'il y a quelques semaines (du sucre résiduel ?) s'estompe pour revenir sur quelque chose de bien acide. Très joli tout cela.

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    Ces vins troubles et sans soufre s'apparentent à la véritable définition d'un primeur : un vin nouveau, léger et facile à boire. Ici on est sur le jus de raisin intégral donc forcément un peu désarçonnant. Pas filtré, pas collé, pas sulfité. Résultat trouble avec un peu de dépôt. Mais je rappelle que les marketeurs utilisent désormais ces arguments pour vanter le côté naturel du jus de pomme : trouble avec un peu de dépôt, le jus ne peut être que naturel. Je n'en sais rien concernant le jus de pomme qu'on veut nous faire avaler, mais les vins de ce soir eux étaient vraiment naturels.

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  • Jura et Forêt-Noire se marient bien mieux que prévu

    Je l'avais tant attendu ce moment : 48 heures au moins. Et toutes les personnes qui connaissent Pierre Overnoy et Emmanuel Houillon savent aussi que deux jours peuvent sembler une éternité.

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    On l'ouvre et on s'en sert un godet une heure avant le début des hostilités. Le ploussard est poivré, très fortement épicé. Ok, laissons lui cette heure de répit.

    On revient une heure plus tard donc, la bête est à demi-ouverte. "Quelque chose comme une eau-de-vie. Ou alors comme une drogue, ou l'idée que je me fais de la drogue : un truc puissant dont tu as du mal à te passer tellement il a été présent". Oui, un vin bien présent : à sa couleur, on jurerait en boire des hectolitres très facilement comme tout amateur de vrai beaujolais. Mais en bouche, il explose. Et se révèle complexe et dense. Un véritable vin de gastronomie : on ne peut pas le prendre à la légère, il faut arriver à le marier. On a essayé avec la burrata qui ne lui rend pas le meilleur des hommages. Arrive l'alliance vin-terroir, c'est-à-dire avec du morbier. On avait fait gaffe : un bon morbier bio qui puait un peu aux entournures, un régal quand on le déguste seul. Avec le ploussard, ce dernier dompte tellement le fromage que la puanteur s'afadit.

    Dernière solution, deux heures après ouverture : une pâtisserie. La forêt-noire de Philippe Conticini à la Pâtisserie des Rêves. Je voulais le goûter depuis le 24 décembre et de retour du Schwarzwald ("forêt noire" pour les non-germanophones) où on a fêté le passage à 2011, je me suis dit que c'était le moment où jamais.

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    Quelle forme extraordinaire ! Le génie de la rue du Bac est parti de la cerise qui vient couronner traditionnellement ce gâteau et a décidé de mettre tout le reste dedans. Partons du plus visible : un glaçage cerise absolument divin qui recouvre une coque de chocolat. Avec un bon couteau, on lui fait sa fête.

    Sous la cerise, une forêt-noire "classique". Alliance de crème chantilly très peu kirschée (tant mieux, je ne cours pas après cette eau-de-vie de cerise) et de génoise au chocolat si moelleuse qu'on dirait aussi de la mousse. Et par-ci par-là, une compotée de cerises. Grandiose.

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    Ce qui est encore plus grandiose, plus de deux heures après son ouverture, c'est que ce ploussard montre son vrai visage, c'est-à-dire sur la framboise noire, un peu comme à midi. A sentir le verre une énième fois, on ajouterait aussi la mûre et la griotte. Epoustouflant ce vin qui dompte les fromages et se marie (surtout) avec le dessert. N'est-ce pas ça un grand vin ? Tailler les convenances en pièces, faire un gros doigt aux idées reçues...

    Allez tout de même, voici deux petites notes dissonantes. Le ploussard 2009 de Overnoy-Houillon mérite sans doute 5 ans de cave pour faire partie des top of ze top. Et surtout, mon amour des blancs du Jura ne me fera jamais oublier l'extraordinaire savagnin 2000 du même vigneron, la plus belle bouteille de Jura jamais bue. Mais peut-on vraiment comparer ?

  • Olive

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    Dans ce coin du Ve arrondissement, la mosquée de Paris fait un peu d'ombre aux autres restaurants tant son salon de thé est tendance. Mais juste en face se cache une petite perle, un restaurant coréen. Qui plus est chrétien, comme quoi les religions peuvent faire bon ménage. Il s'appelle Olive.

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    Menu à 15,50 à midi (même le samedi) avec une petite entrée, un bon plat et quelques litchis pour ne pas alourdir le bide. Et tout commence toujours par une petite soupe miso.

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    En apéro, j'ai demandé un Bokbunja (de la brasserie Bohae), c'est-à-dire un vin de framboise. C'est le résultat d'une fermentation de framboises noires et d'un vieillissement maîtrisé. Malgré l'amerture, il reste une belle dose de sucre résiduel. C'est assez drôle de voir combien les vins d'autres fruits que le raisin sont rarement secs. Ceci dit, ça glisse bien car la framboise noire a un goût plutôt particulier. Sucré et somme toute amer, ça glisse bien en fait.

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    En entrée, Bindae Teuk (petite crêpe) et Mandou (raviolis grillés). Ce qui respire en premier lieu, ce sont la fraîcheur de la farce et la cuisson à la minute. Les raviolis sont parmi les meilleurs qu'on ait goûtés (et depuis la Chine il y a trois ans, on s'en est enfilé des caisses).

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    On continue à la bière Hite, c'est tout de même plus facile. Blonde et légère.
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    Le plat d'Olive, il a bien fallu noter l'orthographe : Dweji Boulgogui Bibimbap (riz nappé de légumes et porc sauce piquante).

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    Petite digression sur le bibimbap, plat national coréen. C'est un mélange de plein de choses et il y a plein de recettes. Pas un, mais des bibimbap. Ainsi mon plat, le bien célèbre Dolsot Bibimbap arrive dans un grand pot en terre bien chaud avec le riz, les légumes, la viande de boeuf et l'oeuf cru. A côté les condiments (haricots, racine de lotus en saumure...) et la sauce. A sa guise, on ajoute les condiments et on mélange. Comme si le consommateur donnait sa propre touche finale au plat.

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    Je n'ai pas encore dit combien ce plat m'avait ravi, moi qui avais l'habitude plus jeune du bol de riz avec un oeuf cru par-dessus. C'est bizarrement dans un resto coréen que je retrouve un parfum d'enfance (ici amélioré, il va sans dire).

    En dessert, le fameux marron gélatiné (crème de marron et agar-agar), avec un peu de thé vert gélatineux et de pâte d'haricot rouge (azuki). Et une glace aux marrons. Très digeste : c'est à mon avis l'un des points essentiels de la cuisine coréenne.

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    Bref la Corée mange évidemment autre chose que les kimchis... Et malgré la ressemblance avec la Grande Poste d'Alger, la dernière photo a bien été prise par la vitre d'Olive. Le restaurant cette fois.

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    Olive, 5 rue Daubenton, 75 005 Paris.

  • Jour J(ura)

    Bon je peux être fier de moi, je n'ai pas craqué. Ce soir, on va enfin voir (et goûter) ce qu'elle a dans le ventre cette bouteille de joli ploussard 2009 de Pierre Overnoy-Emmanuel Houillon...

  • Le ploussard est toujours sur l'étagère

    Je passe devant tout le temps depuis hier et demain ce sera la même chose. C'est bon, je résiste. Et malgré les appels au cambriolage lancés par le Vindicateur, il est toujours là, sur l'étagère, le ploussard 2009 d'Overnoy-Houillon. Il attend demain soir. Et une burrata sans doute pour l'accompagner.

  • Le vin, école de la patience

    Elle va rester là, comme ça sur l'étagère, jusqu'à samedi soir. C'est-à-dire un peu plus de 48 heures. A côtoyer Guy Debord, Paul Auster, René Fallet ou Amos Oz : y a pire comme voisinage... Elle pourra aussi parler pinard avec Jim Harrison ou Kermit Lynch qui ne sont jamais très loin. Et moi, à force de passer devant pour aller à la cuisine me servir un verre d'eau, ça m'apprendra la patience. Qui fera monter le désir.

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    Tout a commencé hier soir à la Cave des Papilles. "C'est de l'arrivage tout récent de chez Overnoy-Houillon : c'est tout frais, ça vient de sortir". Entre elle et moi, ça a tout de suite été le coup de foudre. Ploussard 2009 pour ceux qui ne l'aurait pas reconnu. Olif le chanceux l'a goûté au fût il y a quelques mois : "noté << trop bon >> par mes soins. Mais il n'y en aura pas pour tout le monde" écrivait-il. Et 35 euros plus tard, on est rentré ensemble main dans la main. Il faut juste que je tienne deux jours.

  • La glace au vinaigre et son verre de muscadet

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    Dégoté sur le salon Saveurs le mois dernier (20 euros la petite fiole), ce vrai vinaigre balsamique de la famille Leonardi fait partie de la bande du génial distillateur Laurent Cazottes. Quelle fut ma surprise hier lorsqu'à La Grande Epicerie du Bon Marché, je vis une tête de gondole remplie de mon petit élixir... à 35 euros. Jolie culbute. Moi qui pensais que le prix salon était déjà pas mal élevé. Un bon vinaigre, ça se reconnaît à son côté sirupeux, à son extraordinaire longueur en bouche et au fait que ça soit si bon que ça puisse se boire à la cuillère. Moi je l'adore en dessert. D'ailleurs à la mi-décembre et pour une grosse tablée, j'avais tenté un mariage avec de la glace à la vanille classique. Si cet accord est assez courant dans certaines sphères gastronomiques, les hôtes étaient assez sceptiques : ce décalage entre la supposée "grande cuisine" qui "ose les accords les plus fous" et le goût de "ceux qui mangent" me fait toujours sourire. J'ai donc confectionné quelques boules avec une réussite toute relative avant de mettre sur chaque coupe quelques gouttes de vinaigre. Et je crois que ça a marché. Mais comme avant chaque "test", il aurait fallu ne rien dire. C'est comme si on cuisinait des testicules de mouton : pour être sûr que l'assiette soit finie, mieux vaut dire tout à la fin de quoi il s'gissait...

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    Et avec ça on boit quoi ? Un muscadet nouveau 2010 de Jo Landron pardi... Avec son poil de sucre résiduel et sa grande tenue (toujours vif et même un peu gras), le Grains de Raisins amène tout droit vers la fin de soirée sans alourdir le bide. Et comment que ça change du sauternes, et question mal de crâne (car il est peu soufré) et question prix (6 euros chez le producteur).
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  • Le banh-mi vietnamien, la première petite claque de 2011

    C'est à peu près la seule chose que j'ai retenue de la lecture du nouveau magazine Fricote : l'adresse de cette petite gargote à la façade noire rue Volta. Pas d'enseigne, pas de nom, rien. Autour, quelques rues étroites forment le plus ancien quartier chinois de Paris de sinistre réputation question miam-miam.

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    Intérieur étroit et petit foutoir mais on s'y est très vite senti à l'aise. Le temps de commander le banh-mi.

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    Le banh-mi, c'est en quelque sorte le jambon-beurre vietnamien. Héritage colonial oblige, il est justement composé d'une demi baguette de pain taillée dans le sens de la longueur et remplie de concombre, carottes râpées, persil plat (ou coriandre ?) et de morceaux de viande (porc, poulet ou boeuf). Le tout arrosé d'une sauce bien brune, pimentée ou non.

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    On paye (4 à 5 euros pièce), on ressort et on croque. Petit moment d'extase. Point fondamental du sandwich : il faut que l'ingrédient principal, à savoir le pain, réponde présent. Ici, il est frais, d'il y a quelques heures. Une croûte croustillante et une mie moelleuse. Les carottes bien vinaigrées et le persil ne semblent pas avoir végété trop longtemps dans le frigo. Le porc est fondant, le concombre croquant et la sauce napante. Enfin de la street food excitante à Paris. Malgré le froid et le sandwich ingurgité, on se sent plus léger.

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    Le Banh-Mi, 7 rue Volta, 75 003 Paris.

  • Makis saumon-avocat-fraise

    Miam-miam, la nouvelle trouvaille du livreur de sushis Sushi Koo. Des makis saumon-avocat somme toute banals, c'est-à-dire pas très ragoutants : saumon gras, avocat sans goût et le tout dans une barquette de plastique. Bon d'un autre côté, la livraison à domicile ou au travail, c'est rarement de la haute gastronomie. Par contre, c'est rarement aussi original que Sushi Koo qui a décidé de parfumer le riz de ses makis à la... fraise. Si, si, à l'aide d'un arôme artificiel. A l'oeil, on ne présage rien. Quand on enlève le couvercle, ça commence par sentir fort le chimique. On s'attend à quelque chose de sucré, en fait non. Le riz a juste le goût de fraise... En bouche, c'est repoussant. Peut-être est-ce trop dosé, sans doute le saumon ne fonctionne-t-il pas avec tout et assurément il faut laisser les expérimentations à ceux qui en ont le talent.

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    Lien permanent Imprimer Catégories : Beurk ! 0 commentaire
  • Petit luxe anti-crise #10 : une chartreuse V.E.P. verte

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

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    Là, on est vraiment dans un luxe très petit, à savoir 3 centilitres. Mais alors, on est vraiment dans le luxe. Une chartreuse verte V.E.P. c'est-à-dire une chartreuse verte tel qu'on la connaît mais vieillie très longtemps. De l'alcool, du sucre et 130 plantes pour une recette secrète et un Vieillissement Exceptionnellement Prolongé. Je ne goûte pas particulièrement les chartreuses de base il faut l'avouer : mais la V.E.P. verte, j'en suis amoureux fou depuis un superbe dîner avec Olivier chez le grand Alfred. Un digestif hors-du-commun.

    Dégotée en mignonnette à 5,5 euros l'unité à Strasbourg, chez le caviste Au Millésime, 7 Rue du Temple Neuf, 03 88 22 30 20. Mais il suffit d'avoir sous la main un bon caviste...

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