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Quand Antonin casse certains de nos rêves...

Notre cher Guide nous a convié chez lui un soir de juillet. Dans le XIIe arrondissement de Paris dorment de belles quilles chouchoutées par Antonin. A la fin de la lecture de l'article, certains penseront peut-être à aller y faire un fric-frac : je donne l'adresse, le code et l'étage au plus offrant...

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Thème de la soirée, le rouge. Avec plein de rouges. Sept bouteilles patientent sagement devant les yeux impatients d'Emilie, Eva, Samia, Stéphanie, Frédéric, Laurent et moi.

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Première bouteille. Nez et bouche très légers : une macération carbonique ? Un beaujolais ? Non, plus lourd, plus d'alcool. Pas un pinot non plus. Léger, poivré et plus généralement épicé, j'ai même noté "cacao". Puisqu'Antonin nous demande de mettre des notes, allons-y : 15/20 soit un vin particulièrement bon et savoureux selon la typologie Vindicateur. C'est quoi, c'est quoi ? Premier cri d'orfraie de la soirée : j'ai été incapable de reconnaître un domaine que je connais pourtant très bien, Les Foulards Rouges de Jean-François Nicq. Cuvée Glaneuses, 70 % grenache, 30 % syrah. Voilà que ça commence bien cette dégustation... Prix caviste : 13 euros.

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Deuxième bouteille. Là, j'en suis sûr, le nez est caractéristique d'un vin naturel. En bouche, quelques tannins adoucis et une première impression : "c'est super bon !" On n'est pas plus avancé... Je crois deviner un Languedoc. En tout cas, il vaut bien ses 16,5. Entre le très bon vin et le vin délicieux. Alors ? C'est un corbières naturel, l'Alternapif 2008 du domaine Les Sabots d'Hélène (Alban Michel). Antonin adore et il a raison. Prix caviste : une dizaine d'euros.

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Ouh là, là, tout ce vin naturel ce soir... Troisième bouteille. Oui, j'ai entraperçu l'étiquette au moment du service. Mais pour moi, ça se devine très fortement au nez et à la bouche : c'est un pinot noir bourguignon. C'est trop léger, ça s'arrête net mais j'adore ça. Alors zou, 16. Regoûté une heure après, il a perdu de son intérêt, une partie de son fruit s'est évaporé. Allez, 15. Vin particulièrement bon. Là, je me dis aïe, car j'ai vu l'étiquette et c'est Henri Gouges aux commandes. Tu me diras, 15/20 pour un bourgogne générique c'est pas si mal. Quoi ? Comment ça c'est pas un générique ? C'est un nuits-saint-georges ? Ah ben merde alors... Quoi ? C'est un Premier cru ? Tu déconnes ? Quoi ? C'est le Premier cru les Saint-Georges 2004 ? Ah ben merde de chez merde, parce que franchement c'est beaucoup trop court pour une appellation aussi prestigieuse. Parfois la dégustation à l'aveugle, ça ne pardonne pas. Parfois... Prix caviste, aïe : 80 euros.

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Quatrième bouteille. Whaou... Fin, long et de très beaux amers. On est encore en Bourgogne mais c'est clairement quelques crans au-dessus. On dirait bien que ça vaut 17 (vin délicieux, complexe et très charmeur à la fois), voire 18 (grand vin, excellent et mémorable) une heure plus tard tellement on gagne en complexité. Allez dis Antonin, c'est quoi ? Rien de moins que le latricières-chambertin du domaine Trapet, version 2006. Alors là, merci... Mais fallait nous dire qu'on allait boire des trucs comme ça ce soir : on se serait lavé, on aurait repassé nos chemises ou mis un tailleur. Trève de plaisanterie, c'est exquis. Prix caviste : 80 euros, rien à voir avec le précédent.

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Cinquième bouteille. Et ouais, après le Trapet, on n'en est qu'à la cinquième bouteille, ça promet. Alors là, c'est boum-boum : un nez absolument hallucinant, je ne sais pas si j'en ai déjà rencontré de tels. C'est un nez à la Usain Bolt : on n'arrive pas à le suivre. Et ça part dans tous les sens, ça évoque plein de choses, de parfums, d'arbres... La bouche a donc du mal à suivre : ce qui est sûr, c'est que le goût est plus rude (élevage) que précédemment. Va pour 16,5. Regoûté une heure plus tard, il a terriblement grandi : la bouche est incroyablement longue, mais aussi massive. Se révèle un très, très grand vin, de ceux qu'on ne boit pas tous les jours évidemment. Avec la complexité folle du nez, je l'avoue, j'ai mis 19 (vin exceptionnel, expression rare et géniale de son appellation). La Grande Rue 2002 du domaine Lamarche, un des grands noms de Bourgogne. Nouveau cri à l'évocation de ce climat aussi mythique... Prix caviste : un peu plus de 150 euros.

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Qu'il est bien situé ce climat La Grande Rue : on ne le voit pas bien sur la photo, mais c'est entre La Tâche et La Romanée-Conti. Sympas les voisins...
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Sixième bouteille. Urgh... C'est quoi ça ? Antonin, t'es pas cool : tu nous excites avec des bouteilles incroyables et là, tu nous fais dégringoler de plusieurs étages. Les palabres commencent : bouchon défectueux ? Amertume classique ? Problème de conservation ? Pourtant, on sent qu'il pourrait y avoir un truc pas mal dans le verre. Ah non, c'est la sève... C'est âpre au possible. Après le précédent, il rame sévère. Je relis mes notes : j'ai mis 14 (vin tout juste bon) avec cette phrase "ça vaut 10 euros". Petit problème : c'est le château Haut-Brion 2002. Des cris effarouchés dans l'assistance, des injures, des poings levés, des "mais-c'est-quoi-ce-cirque", des "mais-tu-t'es-fait-refiler-une-bouteille-contrefaite", on commence à fomenter des révolutions, on en vient à se poser des questions sur l'avenir de nos blogs ou le sens de la vie plus généralement... Cette bouteille sans intérêt relève du mythe que nous voulions tous goûter, au moins une fois dans notre vie : tout de même, Haut-Brion, ça fait rêver un minimum. On aurait aimé adorer, dire que c'est génial, que c'est une apparition divine... Mais on ne va pas faire semblant. Et même, on a l'impression d'avoir été dépossédé d'un joli rêve. Ah bien sûr, on sait que ces grands crus ne valent pas forcément les euros nécessaires à leur achat ; mais qu'un grand vin puisse être aussi petit... On le savait déjà, on en est désormais sûr grâce à l'observation empirique : mieux vaut se concentrer sur les "petits" vins qui, eux, ont vraiment le potentiel des grands. Et comme quoi, il n'y a pas que le vin naturel qui puisse tourner au pré-vinaigre. Prix caviste : autour de 350 euros. Si, si...

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Septième et dernière bouteille. Forcément, on a un peu peur. Tiens, ça aussi c'est Bordeaux. Oui mais lequel ? Antonin ne nous ayant pas servi de pipi de chat pour finir, c'est forcément Laffite, Mouton ou Petrus. C'est assez bon, mais d'un classicisme extrême : 15,5 et je vais même monter jusqu'à 16 (très bon vin). Gagné ! C'est Mouton-Rothschild 2002 ! Franchement ça va, mais ce n'est ni à la hauteur de la réputation de Mouton, ni à la hauteur de son prix (400-500 euros). Pareil, on ne va pas faire semblant. Déception moindre que pour la bouteille précédente, mais déception là aussi.

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On est totalement désarçonné par la différence abyssale entre la réputation des domaines et la réalité des breuvages. Nous faisons les comptes. Le gagnant de la soirée est bourguignon : La Grande Rue 2002 de Lamarche avec 16,75/20 de note moyenne (sans doute grâce à mon 19). Il bat d'une courte tête le latricières-chambertin de Trapet (16,62). Sur le podium, un vin naturel ! L'Alternapif arrive troisième et décroche 15,96 pas très loin des Foulards Rouges ex-aequo avec Mouton-Rothschild 2002 (15,92). Le résultat est à peine croyable... Le nuits-saint-georges Premier cru d'Henri Gouges arrive péniblement à 15... Et la surprise de la soirée n'est en fait qu'une confirmation : Haut-Brion 2002 ferme la marche avec 14,63...

Conclusion. Ils n'ont pas l'air cons les grands crus avec leurs notes pourries et leurs prix qui correspondent au loyer mensuel d'un studio parisien. Bien évidemment, tout cela n'est que subjectif, notamment le système des notes. Mais on ne peut pas nier le fait qu'il se dégage quelque chose de cette dégustation. A l'aveugle, les grands crus se font exploser par des vins à 10 euros. Le plaisir (quand il y en a) n'est certes pas le même, les consommateurs non plus et je ne plaide pas pour que les vignerons fassent exclusivement des vins à 10 euros. Par contre, certains devraient se poser des questions.

Même si je suis persuadé de la justesse de cette dégustation, je sens que les critiques ne vont pas tarder à fleurir. Je les devance :

- "Qui sont ces jeunes cons à qui on a servi du caviar à la louche ?" Nous étions sept : des filles, des hommes, des mecs en chemises, d'autres en ticheurte, des filles en tailleur, des brunes, une blonde, des types pas rasés, des vingtenaires, des trentenaires... Et tous, nous sommes d'accord avec le verdict final. Personne ne s'est écrié "Haut-Brion, c'est du génie en bouteille !"

- "Vos palais sont trop jeunes, vous n'avez pas compris ces vins !" Jeunes ou expérimentés, les palais n'aiment pas le vin qui sent la sève ou la rafle à plein nez. Pour le vinaigre, voyez du côté de Banyuls, pas de Bordeaux.

- "Il aurait encore fallu attendre ces vins !" Et puis quoi encore ? Y en a marre de cette rengaine... Un bon vin, c'est bon jeune, c'est bon vieux. Il y a des primeurs de bordeaux qui sont exceptionnels quand on les goûte au fût. Alors si 9 ans après le pinard n'est pas près, ne comptez pas sur moi pour poireauter.

- "Vous êtes tombés sur un Haut-Brion défectueux". Peut-être. Ce qui voudrait dire que pour Mouton ou Gouges, c'est pareil ? Et que les deux vins naturels (notés à leur juste niveau) étaient normaux ? Les bouteilles ont été bien conservées et bien ouvertes, on n'a pas fait n'importe quoi non plus.

- "De toute façon, vous préférez la Bourgogne !" Réponse personnelle : oui ! Et de loin ! On trouve encore des nuances et une complexité qui n'existent pas (plus ?) vraiment à Bordeaux.

- "Et puis vous êtes de jeunes bobos parisiens... C'est normal, vous préférez le vin naturel". Oui, sans doute. Mais j'aime aussi la Romanée-Conti ou La Grande Rue de Lamarche, surtout dans un millésime comme ça. N'oublions pas que le vin, c'est aussi du plaisir.

- ... si vous avez d'autres critiques, je suis tout ouï.

Dernière chose : on n'a pas condamné définitivement ces grands crus inabordables. Un jour ou l'autre, on les goûtera à nouveau. Mais ça fait un peu mal au postérieur... Reste à remercier Antonin pour nous avoir ouvert sa cave personnelle et pour avoir contribué à la formation de nos goûts. Promis, on t'en veut pas d'avoir casser un ou deux de nos rêves viniques...

Commentaires

  • En dehors du fait que je suis toujours heureux qu'Alternapif tape dans le mille (parce que j'aime beaucoup tout ce que fait Alban Michel, même ses pires blagues), j'ai rarement lu un article aussi clair sur des dégustations à l'aveugle. Peu importe les critiques -s'il yen a d'ailleurs- qui que vous soyez, si vous buvez du vin, c'est donc que vous en buvez et que vous avez votre mot à dire ! Et laissez les mauvais coucheurs vexés d'avoir payé trop cher le prix de l'étiquette s'exclamer, le vin est à tout le monde, nom de Zeus.

  • Bonjour,

    Mélanger plusieurs régions lors d'une dégustation à l'aveugle ne rime a rien, pour faire preuve d'objectivité il faut comparer ce qui est comparable ! Je ne suis pas là pour défendre les deux "grands vins" de votre dégustation car je reste convaincu depuis longtemps que leurs prix ne correspond pas à leurs qualités (tout comme un sac vuitton).

    Mais il n'y a rien de neuf dans ce que vous écrivez ! une groupe de dégustateur le GJE avait fait une dégustation à l'aveugle avec des grands Bordeaux et un vin pirate (un bordeaux) était glissé dans le lot un produit à 10 € ... je vous laisse deviner la suite. Cette dégustation avait juste mis en avant qu'à un instant "T" un produit à 10 € peut être plus plaisant que des vins hors de prix, mais peut être que, si la dégustation est faite 10 ans plus tard le résultat ne sera surement pas le même....

    Il faut donc juste faire preuve de discernement lors d'une telle dégustation car lorsque je lis : " mieux vaut se concentrer sur les "petits" vins qui, eux, ont vraiment le potentiel des grands " faut pas s'emflamer non plus ....

    Je suis "petit caviste" et je milite pour les vins de petits vignerons, les vins avec un vrai rapport prix / plaisir mais il faut aussi faire preuve d'objectivité et ne pas tirer de conclusion hâtive....

  • Moi je pense qu'il faut savoir s'enflammer parfois. Tous les vins sont comparables en termes de plaisir et d'émotion (surtout s'agissant de dégustateurs qui ont l'habitude de déguster, largement, toutes sortes de choses). La question que soulève cette dégustation, à mon avis, au-delà des vins à 10€ vs. ceux à plusieurs centaines d'euros, c'est plus encore la différence relevée entre les Bourgogne et les Bordeaux. "La Grande Rue" est un grand cru en monopole sur environ 1,5 hectare. Les Bordeaux couvrent des 50, voire des 100 hectares... Peut-on faire 100.000 chefs-d'oeuvre par an sans sourciller ? Non, on peut sûrement faire 100.000 bouteilles techniquement impeccables... Et, en l'occurrence, le seul chef-d'oeuvre de la soirée, c'était bien La Grande Rue.

  • Comme quoi, au delà de 80€ la bouteille c'est le prix à payer pour acheter la part d'histoire et de mythe qui entoure certains flacons...Tant qu'il y aura un marché mondial pour les acheter ...Pas prêt de cesser!
    Ps: je veux bien adresse, code et étage pour la prochaine :)
    JJ

  • Je suis loin d'être un défenseur des "étiquettes", mais qu'un vin de Gouges à fortiori un 2004 ne soit pas à la hauteur de ce qu'il doit être n'en est que plus normal. Ayant très souvent dégusté les vins de ce vigneron j'ai de cesse de ne pas les comprendre. En effet, ses vins ont cette fâcheuse tendance dans leur prime jeunesse, c'est à dire avant les 10/15 ans ;-) à se révéler, durs, fermes, austères, et serrés. En somme, ils ont souvent cette touche terreuse, parfois sauvage. La trame acide souligne souvent des tanins durs et virils. L'ensemble donne l'impression d'un vin qui a enclenché le frein à main. Très frustrant. Si on ajoute à cela un millésime très compliqué, ayant révélé ci et là quelques tendances de sous-maturité, on ne peut que comprendre mieux les choses. Les vins de Gouges ne sont pas à mettre entre toutes les papilles. C'est ainsi que je les perçois tout du moins.

    Quant au Haut Brion 2002, le millésime est très difficile certes, mais un tel vin, au même titre que les autres 1ers ne devraient jamais être ouverts avant 20 ans. J'ai gouté ce 2002 aux côtés de 8 autres millésimes du domaine. Les plus beaux furent ceux ayant évolué. 82, et 76. 88 était encore dur, cette fameuse trame tannique ferme propre au millésime...
    Qui ouvre un Haut Brion 2002 le gâche. Il lui faudra du temps encore afin qu'il se pâtine, que ce vin se mette en place, tout de finesse revêtu loin des vins de masse qu'on pense attendre d'eux. Surtout sur ce millésime.Et j'insiste sur un point: Ces vins n'ont de cesse de ne pas me faire vibrer au regard de leurs prix. Mais 350€ n'est pas son vrai prix. Il ne sortait pas à 350 à sa sortie :-)

    Quant à Mouton, voilà l'archétype du vin qui ne me plaît pas. D'une vulgarité sans nom, putassier à outrance, il n'a pas sa place parmi les 1ers. Au mieux il peut paraître lisse, rectiligne, tristement bon...ennuyeux. C'est Mouton! La déception est donc légitime. Ah qu'on est loin des Lafite !

    En conclusion, une fois encore, ces vins ne furent pas dégustés comme il l'aurait fallu. Mais rassurez-vous, c'est le propre aussi de nombre de journalistes, de membres de la GD de faire dans le sensationnel avec des vins rarement dégustés dans les bonnes conditions. Je ne fustige pas le fait de faire une telle dégustation, au contraire c'est toujours instructif.
    Mais dans ce cas, il faut toujours, comme le dit Thibault plus haut, ne pas tirer de conclusions hâtives. Bon, dans le lot, seul Mouton est une erreur de casting, mais là au moins, vous le saurez pour plus tard. Laissez ce vin aux chinois! ;-)
    Evidemment, face à des vins aussi peu abordables, les petits vins à moins de 30€ auront toujours un avantage sur eux. Plus spontanés, plus accessibles, plus lisibles, plus faciles en somme...;-)

    Mais instructive votre dégustation!

  • Pour faire simple, Antonin...

    On commence son initiation par le Bordeaux, puis une fois aguerri on termine par la Bourgogne. Le saint des saints, la mosaique de terroirs, le vin paysan, artisan, d'émotion!
    Un peu comme pour la bureautique...on commence par PC, on finit par Mac. De Mac, on ne revient jamais à PC, c'est ainsi ! ;-)

  • Je ne remets pas en cause le bilan de votre soirée, je juge juste le déroulement. Il aurait selon moi fallu faire une dégustation exclusivement de Bourgogne dans différentes gamme de prix. Au lieu de faire un parallèle entre un Bourgogne / Bordeaux qui fait plus penser à "je vais vous démontrer que les Bourgogne sont meilleurs !" ce qui encore une fois de rime a rien, d'autant que vous avouez préférer à l'origine la Bourgogne...

  • Je suis d'accord avec certaints de tes points, Emmanuel. Le Gouges, personnellement, m'a vraiment plu ; j'ai senti ce qu'il pouvait donner, et qu'il y avait déjà là une belle esquisse, à mon avis. Haut-Brion, trop jeune ? Là, non, je ne te suis plus. Un vin a plusieurs âges, où il livre plusieurs visages ; mais il doit pouvoir sourire (ou esquisser un sourire) à chaque âge. J'ai le souvenir d'un Haut-Brion 1985 qui m'avait beaucoup séduit, avec les caractéristiques propres à son âge. Ce 2002, quant à lui, ne m'a pas paru refermé ou en "esquisse" de lui-même - mais plutôt sans grand-intérêt ; et sûrement pas, en tout cas, à la hauteur de son pédigrée. Mouton était propre, avec une séduction automatique, sans magie.

    La différence Bordeaux/Bourgogne en l'occurrence est simple, je le répète : La Grande Rue, 1 hectare et demi ; Haut-Brion, Mouton, 50 et 100 hectares... On ne peut pas faire 100 ou 200.000 chefs-d'oeuvre par an, tous les ans !

    Après, sur le point de la facilité, je ne te rejoins pas. Un grand vin doit s'imposer, d'une manière ou d'une autre, et en cela il est lui aussi "facile". Il en impose ! Ce serait trop facile de réduire cette dégustation à une opposition vins faciles / vins subtils ou en devenir.

    Thibault, je ne sais pas si votre commentaire répond au mien ou au billet de Guillaume ; mais si c'est à moi qu'il s'adresse, je précise que je n'ai pas de préférence a priori pour telle ou telle région. C'est la soirée qui a dicté mes préférences.

  • Thibault, j'avoue ne pas trop aimer ton ton . On peut juger le plaisir ou bien est-ce définitivement interdit ? Je n'ai pas à "démontrer" que la Bourgogne est meilleure que le Bordelais, ce serait impossible et totalement idiot. J'ai juste dit et il faut lire au lieu d'extrapoler, que personnellement, je préfère les vins de Bourgogne, j'y prends plus de plaisir

    Merci aux autres pour leurs commentaires constructifs. J'essaierai d'y répondre quand j'aurais un peu plus le temps !

  • Une belle dégustation en effet. Ce qui est dommage c'est l'ordre des bouteilles pour cette dégustation et la différence entre les millésimes. Vos papilles gustatives se sont vues bien marquées par le Corbières très jeune, ensuite vous repassez sur un Nuits St Georges pour retourner après sur des crus classés bordelais et en plus avec des millésimes difficiles.

    Pour le côté convivial et ludique de votre dégustation, votre soirée est certainement a graver dans vos mémoires, mais pour ce qui est de s'amuser à comparer des vins sur des millésimes aussi différents et des appellations ou des crus qui n'ont juste rien à voir ensemble, ce n'est pas top.

    Avez vous déjà essayé de déguster une côte rotie de chez Jamet après un Maury de Mas Amiel? ça n'a pas de sens? ba oui en effet.

    Bon cela dit, votre soirée devait être bien agréable, c'est juste dommage que dans votre article vous compariez des vins qui n'ont rien à faire ensemble.

  • Il n'y avait ici que des vins secs : tout n'est pas comparable, en effet.

    Cela dit, selon moi, on peut tout à fait comparer des vins a priori très différents - si on le fait sur le mode du plaisir et de l'émotion (qui restent les fondamentaux de la dégustation). C'est très intéressant, d'ailleurs.

    A noter que le Corbières en question n'avait rien d'écrasant et n'a pas assommé nos papilles ; d'ailleurs les vins ont été dégustés sur un temps assez long.

    Sommelier ou pas, il faut cesser peut-être de chercher à donner des leçons, et s'ouvrir à d'autres façons d'aborder le vin ? Ici, du reste, il n'y a que le compte-rendu d'une dégustation, pas de procès global sur un château, une région ou une appellation.

  • Arf, je ne cherchais pas a donner de leçon, je te rassure ce n'est pas mon genre ;)

    Mais c'est juste qu'en lisant cet article sur lequel je suis tombé via twitter, j'ai été surpris que vous ayez (même sans le vouloir) porté un jugement comparatif sur des bouteilles aussi différentes.

    Après, comme je le sous entends, la soirée a certainement été sympa. Puis c'est très souvent ce qu'on recherche à travers le vin. le côté ludique et la convivialité.

    Pour ma part je ne porte aucun jugement ou je ne prends aucune note de dégustation si l'environnement ne s'y prête pas. Après chacun voit midi à sa porte.

  • Mon ton se veut courtois,Guillaume, quand je lis ton billet je sens plus la volonté d'essayer de démonter des mythes, que la volonté de faire partager un moment de dégustation objectif.

    Comme je le dis dans un commentaire précédent le Grand Jury Européen avait fait une dégustation qui avait mis en évidence qu'un vin à 10 € peut être plus plaisant que des vins hors de prix à un instant T, mais que cela ne sera peut être pas le cas dans 10 ans par exemple. Alors que dans votre cas, votre conclusion est la suivante : "mieux vaut se concentrer sur les "petits" vins qui, eux, ont vraiment le potentiel des grands." ce que je trouve dommage.

    Je n'interdis absolument pas le jugement en fonction du plaisir.... comme je le dis dans un de mes commentaires mon jugement pendant mes dégustations et un jugement prix / plaisir et pas qualité/prix.

    Encore une fois je ne remets pas en cause le but de cette dégustation, je trouve juste dommage son déroulement et sa conclusion car vous comparez des produits qui ne sont pas comparables ... et je ne pense pas être le seul à remarquer cela comme je le constate avec les autres commentaires ....

  • Moi j'aimerais qu'on me démontre que ces vins ne sont pas comparables ou que l'environnement ne se prêtait pas à la prise de notes (mais ce n'est pas gagné, je vous préviens ;-)

    Non, tous les vins sans exception sont comparables dans une optique de pur plaisir, et ce d'autant plus dans des conditions réalistes (conviviales et limitées en nombre d'échantillons) de dégustation ; et je serais assez catégorique là-dessus, dans la mesure où c'est mon point de vue, étayé par de nombreuses dégustations, depuis plusieurs années.

    Si vous vous fixez un barème essentiellement fondé sur le plaisir et l'émotion que procure une dégustation, comme nous l'avons fait ici, vous pouvez loger tous les vins à la même enseigne, sans aucune difficulté : du vin nature au 1er grand cru classé - et c'était bien ici le but du jeu. Je maintiens que c'est intéressant et éclairant (et ludique, encore une fois, ce qui ne gâche rien).

    Après, évidemment, j'entends bien qu'on puisse ne pas être d'accord avec moi ;-)

  • Vous avez raison les gars, mais vous allez finir par vous engueuler si vous continuez !
    A ma droite un gentil groupe d'amis-amateurs qui donne son avis sur des vins qu'ils ont dégusté en passant une bonne soirée.
    A ma gauche de gentils lecteurs qui donnent leur avis sur les conditions de la dégustation et les commentaires.
    Y a pas de quoi déclencher la troisième guerre mondiale.
    Le vin, c'est du plaisir et souvent la convivialité. Dès que le sérieux s'en mêle (ou s' emmêle ?) on s'ennuie non ?

  • 15 commentaires ??? Mais vous en avez des choses à dire sur une petite dégustation d'amateurs... Je salue le commentaire de Fifi et espère trouver un peu de temps bientôt pour vous répondre...

  • Belle dégustation. Ça fait envie.
    Je me suis bien amusé à lire les commentaires: "non vous ne pouvez pas faire ça, si c'est comparable, ..."
    Pour moi, je ne vois pas de problèmes à tout ça. Oui Bordeaux, Bourgogne, Languedoc sont des régions différentes qui produisent des vins éloignés ... mais pourquoi ne pourrait-on pas les comparer? C'est bien ce que fait le consommateur après tout quand il exprime ses préférences.
    Et oui, un grand vin est grand du premier jour à son dernier, offrant effectivement à chaque période de sa vie des visages différents.
    J'aime beaucoup Haut Brion en général pour son élégance, et s'il est vrai que 2002 a été une année compliquée, son rang devrait permettre dans une dégustation telle que celle là sortir du lot. Ça n'a pas été le cas. Tant pis pour lui. Malheureusement, à ce niveau de prix, ça ne pardonne pas, on est forcément très exigeant. Comme dit Emmanuel, peut être vaut-il mieux laisser ce vin aux Chinois (même s'il ne le dit pas pour ce vin) ou se tourner plutôt vers un millésime plus ancien et moins cher (+/- 300 € un 1978/79), c'est la l'absurdité du système spéculatif actuel !
    Sur Mouton, je nuancerais. Je fais parti de ceux qui trouve que ce vin est trop boisé, maquillé, mais pour avoir la chance d'avoir bu pas mal de ces bouteilles après 10-15 ans de bouteilles, je dois reconnaître qu'il s'agit quand même d'un grand vin. Il y a effectivement un terroir derrière tout ça, malheureusement sa lecture n'a peut être pas toujours été très précise.
    Il est bien loin le temps (et pourtant pas tant que ça) où l'on pouvait acheter ces 1ers crus pour 100 à 200 francs la bouteille. Mais bon, pas de nostalgie. C'est l'occasion d'aller chercher ailleurs (sur Bordeaux ou non) les autres très bons vins "raisonnables".
    Je n'ai encore jamais goûté La Grande Rue, bouteille mythique. Votre dégustation m'incite à le faire (finalement pas si mauvais rapport qualité/prix comparé à d'autres).
    Enfin, une dernière nuance pour répondre à Antonin. Je crois qu'il n'est pas impossible de faire des chefs d'oeuvre à 100.000, 200.000 voire 500.000 exemplaires. Pour connaître bien le bordelais et quelques unes des équipes techniques au commandes de ces 1ers crus, je peux t'assurer qu'on a jamais fait autant d'efforts au vignoble pour se surpasser et offrir la plus grande quantité possible de grands vins. Le facteur limitant aujourd'hui n'est autre que la superficie (quand il y à quelques années ça pouvait être les moyens ou la volonté). Et force est de constater qu'il existe en Médoc de grandes superficie pour faire de très grands vins. Et on connaît beaucoup plus la cartographie des sols qu'autrefois. Elle est véritablement réalisé depuis 10-15 ans dans beaucoup de ces châteaux prestigieux. Cela leur a permis de travailler beaucoup plus précisément. La différence avec la rive droite est principalement le morcellement des propriétés. Si Ausone, Canon, Beauséjour Bécot, Bel Air n'était qu'une seule et même propriété, avec les moyens d'Ausone, elle sortirait chaque année plus de 100.000 bouteilles d'une qualité remarquable.
    En Espagne, où je vis depuis quelques années, on a un bon exemple avec Vega Sicilia. On est très loin du vin de garage. On parle de centaines de milliers de bouteilles là aussi. Et Alion, leur autre Ribera del Duero, remarquable, est produit à 300-350.000 exemplaires.
    Tu imagines si la Bourgogne n'était pas aussi atomisée, la qualité qui pourrait sortir d'un domaine regroupant tous les grands crus de la commune de Vosne Romanée ?
    En tout cas bravo pour votre dégustation (c'est quoi l'adresse déjà?)

  • Une autre dégustation Bordeaux/Bourgogne en semi-aveugle, pour la recherche du pur plaisir, ce qui n'exclut pas la réalité de l'instant t. Aucune dégustation ne me fera penser que ces deux régions ne produisent pas de grands vins, et j'aime autant les vins de la Bourgogne que ceux de Bordeaux. Je suis ravi de constater que la Grande Rue de Lamarche produit en 2002 des vins d'un meilleur niveau qu'au début des années 1990. Les vins de Jean Louis Trapet sont dans mon Panthéon, je vais relater une très belle rencontre que j'ai faite avec lui à Lille. Voici les trois liens qui relate la dégustation précitée.
    1-
    http://rivedroite.canalblog.com/archives/2007/07/10/index.html

    2-
    http://rivedroite.canalblog.com/archives/2007/07/11/index.html


    3-
    http://rivedroite.canalblog.com/archives/2007/07/12/index.html

  • @ Antonin
    Intéressante dégustation amateur, dans la bonne humeur. J'aime vos comentaires des comparaisons entre Bourgogne et Bordeaux. Toute fois ne vous enflammés pas quand même, techniquement ce n'est pas correct de comparer des millésimes differents. Quant aux apellations je suis pas contre bien au contraire ça remet les pendules à l'heure lorsqu' un vin à 10 euros est préféré à un grand cru!
    @ Dominique
    On percoit de suite votre penchant pour les Bordeaux, mais je ne pouvais me passer de répondre à votre commentaire. Etant technicien viticole et oenologue et connaissant bien la Bourgogne, je vous assure que vous vous trompez complétement! Il est techniquement impossible, en Europe dans les plus grands vignobles et sur plus de 5 hectares d'obtenir un vin homogène et de très grande qualité. Et ce dû aux variations, de sols, d'altitude, climats, de réseau hydrique... Vous confondez, vins de mono-terroir et mono-cépage que sont les Bourgognes et les vins de d'assemblage de terroirs et de cépages que sont les Bordeaux. La difference est que les grands vins de Bourgogne expriment leur terroir et leur cépage avec une originalité qui leurs est propre et avec une variation dû au millésime. Les grands vins de Bordeaux, Vega-Sícilia, Alion... expriment un style maison qui se répète de manière constante chaque année, avec une légère variation grâce au millésime.
    Et non, l'assemblage de differents "climats" de manière aléatoire n'améliorerai pas la qualité des grands crus de la Bourgogne, bien au contraire elle afaiblisserait son originalité et typicité. "L'atomisation" comme vous dites ne résulte pas des proprietés mais résulte du savant zonage viticole (terroir) commençé par les moines il y a plus de mille ans et perpetué par des générations de vignerons. Chose que les grands crus Bordelais ne connaissent pas, puisque leur fondation date de la mise en culture de marais, les "paluts" par des commerçants anglais, il y a moins de 200 ans!
    Conclusion: les grands crus de Bourgogne, sont la "haute couture" des vins et les grands crus de Bordeaux, le "prêt à porter luxurieux de série (industriellement) limité"! Que l'on aime ou que l'on aime pas, telle est la vérité de la comparaison des ces deux grandes régions viticoles françaises.
    Bravo pour votre blog!

  • @ Mickael
    non, je n'ai pas un penchant pour les Bordeaux, j'aime tous les grands vins, je connais simplement mieux le Bordelais pour y avoir étudié et vécu pendant 10 ans.
    Je suis aussi scientifique et connais bien tout ça. Je ne partage pas votre avis et je crois que vous m'avez mal compris. Pourquoi ne serait-il pas techniquement possible de produire en Europe un vin de très grande qualité sur plus de 5 ha? Ceci ne veut pas dire que le sol soit homogène sur 5 ha, il ne l'est jamais, mais cela n'empêche pas de faire un grand vin. Un grand vin ne veut pas dire "élaboré sur un sol homogène". Croyez-vous que le sol du Clos Vougeot soit homogène? Croyez-vous que Lafite-Rothschild, Latour, Léoville Las Cases ou Léoville Barton pour ne citer qu'eux ne sont pas des grands vins sous prétexte qu'ils sont produits en de très nombreux exemplaires
    Il est faux d'affirmer que les grands vins de Bordeaux, Vega Sicilia , Alion, ... expriment un style maison qui se répète chaque année. Nombreux amateurs et professionnelles sont là pour en témoigner. Vous confondez avec la Champagne.
    Je ne prétends pas que l'assemblage de différents climats bourguignons, les Grands Crus de la commune de Vosne Romanée dans mon exemple, améliore la qualité. Le propos était simplement d'illustrer le fait que l'on puisse produire un vin de très grande qualité en volume conséquent. Je ne remets pas en question l'atomisation justifiée de la Bourgogne que je trouve admirable et qui m'apportent beaucoup de satisfaction.
    Il est avéré que la tradition de qualité est plus ancienne en Bourgogne qu'en Bordelais (plus de 300 ans pour cette dernière région, la mise en culture des palus date du 17ème siècle, lisez ou re-lisez Enjalbert, c'est passionnant). Cela ne veut pas dire que Bordeaux n'a pas de zonage viticole ni que l'on y produise du "prêt à porter luxurieux de série (industriellement) limité" comme vous dites.
    Pourquoi dès que l'on parle de Bordeaux et de Bourgogne l'on a à faire à ce type de confrontation? C'est tellement ridicule. Il s'agit de 2 grandes régions capables de produire le meilleur et le pire (malheureusement) de ce qui existe au monde. En tant que professionnel et amateur, je me réjouis d'avoir les 2 dans ma cave.
    Et de grâce, prenez exemple sur l'ami Daniel Sériot, un grand amoureux de tous les bons vins, faites preuve d'un peu d'humilité et de respect pour ces régions, cela vous évitera d'écrire une telle conclusion. Les amateurs de vins méritent mieux.
    Vive le Morgon, vive tous les bons vins, les amoureux des bons vins qui ne se prennent pas au sérieux

  • @ Dominique
    Puisque vous avez été formé à Bordeaux, vous savez très bien que les 1ers vins des "grands crus", ne sont jamais produits sur la totalité du parcellaire. D'un millésime à l'autre, les vignes et les cépages qui composent ces vins varient aussi. Et donc pourquoi, si ce n'est pour maintenir le style maison! Pour maintenir la trame du terroir? Allons ne soyez pas plus bordelais que les bordelais! Nous savons bien que de part le monde, le style de vinification qui s'impose est l'école de Bordeaux. J'en suis moi-même témoins, puisque actuellement je travail dans la région du Douro, Portugal. Qui malgré son propre style de vinification, à adopté le style bordelais. A ce sujet, la classification parcellaire qui vigore ici, est la plus pointue au monde! Quant je dis qu'il est impossible de produire un très grand vin sur plus de 5 hectares, c'est un exemple de surface, qui peut être de 0,5 ou de 10 hectares même, tout dépend (de l'exellence) du contexte géo-morphologique. Mais ni Pétrus, ni Vega Sicília, ni Barca Velha ne sont produit sur 50 ha ou plus!
    C'est un fait, plus la surface et l'exigeance augnmente, et plus il faute faire d'assemblages de parcelles et de cépages, donc on finit par produire une sélection de vins et non un vin de mono-terroir. L'ordre de dificulté n'est pas le même, il est beaucoup plus facile de maintenir le niveau qualitatif grâce aux assemblages qu'en mono-terroir. D'où le travail d'orfèvre des vignerons, maître de chais et oenologues bourguignons, pour réussire chaque année à produire des grands crus du plus haut niveau!
    Qui vous à dit que grands vins rime avec "élaboré sur un sol homogène"? Moi qui a été formé en Bourgogne, je n'oserai avancé une bétise pareille! Ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dis.
    Bien sûr que les chateaux que vous citez produisent de grands vins et heureusement, personne n'en doute.
    Ecoutez, vous me parlez d'humilité mais vous voulez me donner des leçons d'oenologie! Je sais très bien ce que font mes amis à Bordeaux et en Champagne. Soit, le ridicule ne tue pas et je connais biens la mentalité des bordelais (de naissance ou de formation), pour connaître votre arrogance et volonté d'imposer votre filosophie de part le monde. Tout comme l'histoire de produire un grand vin de Bourgogne en grandes quantités, bien-sur que ça serait possible, mais à quoi bon? Vous bafouez l'histoire et la culture de cette région, et confondez Grand Cru dans le sens technique du terme (classification bourguignone) avec très grand vin.
    J'en suis sûr que vous savez quel est le point commun entre des vins de Bordeaux et de Champagne, les anglais! Ces deux vins ont été très tôt destinés au marché anglais, d'où l'application des assemblages et du style maison. Que l'on retrouve d'ailleur pour les vins de Porto.
    Ce n'est qu'une question confrontation de style, d'histoire, de culture et de goût. Certain le résume en vin commercial vs vin personalisé ou authentique. D'autre vont même plus loin et parlent de la vision cistercienne de certains vignerons. En tout cas je me rejouis aussi d'avoir des vins des deux régions.
    Biens sûr que les amateurs de vins méritent le meilleur! Celui de connaître la vérité des choses cachés imposés par les lobby de tout genre.
    Et vive le Morgon, grand vin du Beaujolais!
    Vineusement vôtre

  • La première raison qui explique ce succès est que la « Fête du Champagne » de 1855 est, pour une amateur de vins, la seule opportunité de pouvoir déguster ...

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