Avertir le modérateur

  • La Guêpe : des tapas à Montmartre ? Euh, t'es sûr ?

    Voici l'endroit qu'un gourmand endurci se devrait de fuir. On est au pied du Sacré-Coeur, la carte postale la plus vendue de France ; autant dire que les touristes et que les restos à touristes pullulent. Est-ce qu'il est encore possible de manger quelque chose d'un peu normal entre potes dans le quartier ? A l'époque, j'avais répondu oui à propos d'une adresse intéressante, mais franchement ça se cantonnait au classique de chez classique. 

    Donc forcément, dans un bar à tapas rue des Trois-Frères à un jet de caillou de la butte, j'y vais à reculons... Et pourquoi cette mode des tapas au fait ? Qui plus est, elles n'ont souvent rien d'espagnol. Il faudrait que quelqu'un s'y penche sérieusement. Bien sûr, on fait que d'ouvrir des boîtes et on peut marger de manière bien plus conséquente. Mais la main-d'oeuvre coûte plus cher non ? Il est bien plus difficile de faire beaucoup de petits que beaucoup d'un plat unique... C'est sur ces considérations, et un peu en trainant les pieds donc, qu'on se résout à rejoindre La Guêpe.

    Et bam, une jolie surprise.

    un.gif

    L'assiette tient vraiment la route, rien à redire : la charcuterie de qualité monte à une quinzaine d'euros la planche. Avec quelques rillettes de maquereaux, on note la jolie attention : un peu de citron vert. Entre deux discussions avec le patron sur ses tests de mojitos, on sent qu'on est dans un lieu où on connait quelque chose à la bouffe. Oh attention, ce ne sera pas le meilleur repas de notre vie, on en convient mais franchement, on s'amuse ! Encore une fois, rappelons-nous du quartier dans lequel nous sommes. Et puis, il y a ce joli bar en faïence, un peu portugais.

    verre.gif

    Et dans le verre ? Les vins ne sont pas très sales, on ne fait pas dans le naturel fou-fou mais j'ai tout de même extrait cet enthousiasmant saumur-champigny Amatéüs Bobi de Sébastien Bobinet (36 euros). Je redis donc à nouveau qu'il n'y a rien à redire, sinon que je n'ai plus trop de soucis si on me dit d'aller manger des tapas à Montmartre.

    bobi.gif

    La Guêpe, 14 rue des Trois-Frères, 75018 Paris, 01 42 64 98 32. Ah oui, une précision : on était deux et on a payé l'addition, comme à chaque fois.
  • Deux magnums qui mettent tout le monde d'accord

    Voici deux bouteilles, deux tronches, contre les idées reçues : le rosé ça se conserve pas, les filles ne boivent pas de rouge, c'est la crise, les vins du sud c'est pas glou-glou...

    photo.gif

    A ma gauche, Marie-Rose de Noëlla Morentin. Composé de cabernet-sauvignon, le cépage pourri des rouges qui tachent et que je déteste, mais ici travaillé dans la Loire et en rosé avant d'être amoureusement conservé chez un bon caviste. Car la vendange a été faite en 2010. C'est incroyablement aromatique, même servi trop froid, c'est dire...

    A ma droite, Sauvé de la Citerne de Jeff Coutelou, au-dessus de Béziers. C'est beaucoup de mourvèdre et un peu de grenache et ça date de 2011. Là aussi, coefficient torchabilité de 100 % : le jus coule dans la gorge et, seule définition du vrai vin : un verre en appelle un autre.

    C'est du vécu : tu rassembles quinze personnes dans une pièce, tu ouvres (parmi d'autres) ces deux bouteilles (en magnum, c'est plus simple). Et tu regardes ce qui descend le plus vite. Chacun en redemande, même celles/ceux qui sont en froid avec le rosé, même celles/ceux qui sont en froid avec les vins du sud. Il y a des bouteilles de 75 cl qui ne sont toujours pas terminées, alors qu'on râcle la dernière goutte de ces deux-là. Bref, unanimité.

    Ah oui, le prix. 22 euros à la Cave des Papilles pour le rosé et 17 euros pour le rouge au Vin au Vert. Le problème c'est que parfois, un magnum ça ne suffit pas. 

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu