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  • À quoi reconnait-on un repas vietnamien réussi ?

    Pendant.

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    Après.

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    Au Vietnam, la réussite d'un repas entre amis se juge au nombre de cartons de bière commandés et à la quantité de canettes jetées sous la table.

  • Où manger les meilleurs nems du Vietnam ?

    Certes le titre est en rien provoquant. Sont-ce vraiment les meilleurs nems du Vietnam ? On a vraiment envie de répondre un grand oui. Parfum d'Automne coordonne des maisons d'hôtes au rapport qualité-prix indéniable. Elles-mêmes proposent des cours de cuisine avec une jeune femme francophone qui connait son affaire. Les meilleurs nems, ce sont donc ceux que l'on fait à la main, chez soi, avec de bons ingrédients frais (pléonasme au Vietnam). Ici le résultat.

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    Et les nems roulés avant cuisson.

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    La farce : porc cru, crevettes crues, beaucoup d'herbes fraîches et deux œufs. Tu me roules tout cela avant de les plonger deux fois dans la friture. Une bonne sauce d'accompagnement avec vinaigre, jus de citron et nuoc mam (on ne lésine pas sur sa qualité). Résultat : les meilleurs nems de ta vie.

    Notez qu'au Vietnam, il existe deux sortes de nems. Les nems frits (ce que l'on appelle nems en France) et les nems frais (nos fameux rouleaux de printemps, expression plus ou moins répandue sur place).

  • Quelle est la meilleure bière vietnamienne ?

    Le Vietnam n'est pas la Belgique, ni l'Allemagne. Ni même l'Italie, ni la France. Ben oui, le Vietnam, c'est le Vietnam. Ceci étant dit, on est bien avancé. Certes la tradition brassicole vietnamienne n'est pas celle de la Vieille Europe. Mais voilà, on en boit beaucoup et pas mal de marques locales se disputent le marché. L'écrasante majorité est constituée de bières type lager, c'est-à-dire blondes, désaltérantes, sans goût trop prononcé. Après une journée de marche, après une journée à 35°C ou pour éviter de boire de l'eau, ces bières sont les bienvenues. Tour d'horizon.

    Halida. On la trouve surtout à Hanoï. Par rapport à toutes les bières goûtées, on lui reconnait un peu plus de caractère, notamment sur les amers même si ça reste évidemment très accessible. Sans doute la meilleure.

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    Larue. Prononcez "Larou". Encore un vestige colonial qui tombe en ruine... Le goût de bière reste deux secondes en bouche avant de se transformer en eau. 

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    333. En vietnamien, on dit "ba-ba-ba". Même bu au Métropole, le palace d'Hanoï, c'est la cata. Aucun goût si ce n'est de l'eau. 

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    Hanoi Beer. Surtout bue... vers Hanoï ! Ce n'est pas mal du tout, un caractère trempé mais pas trop... C'est ce qu'on demande à une lager. On lui préfère Halida mais ça se joue à un cheveu.

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    Bia Saigon. Bu dans le centre du pays et vers... Saïgon (Hô Chi Minh ville) ! S'avère assez fine avec ses petits amers qui disparaissent malheureusement assez vite. En outre, elle est plutôt bon marché. Une bonne lager.

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    Quant à la Tiger, pas besoin de mettre une photo. Elle n'a rien dans la canette si ce n'est de la tristesse.

  • Un chef français possède 4 restaurants à Hanoï

    Didier Corlou est la personne incontournable pour qui s'intéresse aux restaurants à Hanoï. Il possède pas moins de 4 adresses : le restaurant gastronomique, un bar à vin, un vietnamien traditionnel et un autre un peu plus dans le vent. Je ne me suis arrêté que dans les deux derniers et c'était un régal. Frais, goûteux, pétillant, surtout en ce qui concerne la Porte d'Annam.

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    Mais cette impression qu'il a un peu trop tiré sur la corde m'ennuie. C'était bon certes, mais au Vietnam, en général on mange extrêmement bien partout. Donc ce n'est pas si extraordinaire non plus. 

    Un autre truc m'a mis la puce à l'oreille, me faisant douter de la qualité intrinsèque de la chose. Je m'en suis rendu compte en inspectant le poivre vendu dans la boutique en-dessous de La Verticale. Par exemple, le poivre blanc de Kampot (...venu du Cambodge). Grains de tailles différentes, parfois rachitiques, parfois noirs... Le tri n'est pas aussi contraignant que chez Olivier Roellinger, la qualité est bien moindre. Bref je ne sais plus quoi penser de notre homme.

  • Faut-il aller manger dans un palace à Hanoï ?

    Chaque ville du monde possède son palace mythique. Hanoï ne déroge pas à la règle ; ici, c'est Le Métropole. Le cadre est pas mal, un vieux bâtiment colonial, même s'il n'y a pas de quoi grimper aux rideaux. Au moins, on y trouve le calme. Et un bon restaurant vietnamien aux prix tout ce qu'il y a de parisien. Soit de 20 à 30 euros le plat. C'est énorme pour le Vietnam, c'est le prix du luxe et ça marche. Le resto est fréquenté assidûment. 

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    De très jolies grosses crevettes avec une bonne sauce. Le produit s'avère assez extra mais c'était à quoi cette sauce ? Oui, c'est bon. Mais les souvenirs s'émoussent. On doit donc pouvoir s'en passer de ce palace. 

    Le Metropole, 15 Ngo Quyen, Hoàn Kiếm, Hanoi, +84 4 3826 6919.

  • Quelques instantanés sur les marchés de Hanoï

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    C'est dans toute la ville que les marchés se tiennent quotidiennement. Les touristes vont évidemment au marché central, je lui ai préféré tous ceux qui se trouvent derrière la gare centrale.

  • Hanoï : le classicisme étriqué de la Badiane

    Quelle place pour une adresse gastronomique dans une ville tant marquée par la nourriture de rue ? La strite foude (en bon inegliche) est partout à Hanoï et elle est d'une grande qualité. Il faut donc trouver sa place quand on ouvre un restaurant en dur.

    Benjamin Rascalou, chef français passé par Taillevent avant d'ouvrir en 2008 La Badiane, s'est forgé une identité : une cuisine fusion, mêlant les traditions françaises et les produits vietnamiens. Forcément, cela a un coût bien plus élevé que la nourriture de rue, avec un menu relativement raisonnable à 12 euros le midi. Le soir, les prix s'envolent, avec la dégustation à 55 euros. Une somme faramineuse dans le pays. Le salaire minimum au Vietnam c'est 39 euros, et le salaire moyen c'est 91 euros selon le Moci. Ce n'est pas un resto pour le péquin vietnamien moyen.

    Et cela tombe bien, ce n'est sans doute pas l'idée des patrons. C'est un restaurant qui est souvent salué dans les guides touristiques, sur TripAdvisor (qui a un réel impact dans cette partie de l'Asie) ou par les expatriés. On l'aura compris, c'est un peu aseptisé. 

    Parlons plutôt des assiettes, des très belles entrées. Un genre de rouleau de printemps (ce que l'on appelle "nem frais" au Vietnam) au crabe. C'est beau, c'est bon.

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    Idem pour ces asperges de Dalat, il y a là une vraie recherche du produit local. Oui, on peut râler : les adresses sont un peu trop chiadées, un peu trop tape-à-l’œil, un peu trop "je-suis-un-cuistot-français-et-je-vais-vous-le-montrer"... C'est peu de le dire.

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    Autant les entrées ont convaincu, autant la suite est plus bancale. Ainsi cette brandade de crabe, avec trop de pommes de terre. On se tue à le répéter, il n'y a pas de patate dans la brandade, bordel ! Dans la bouche, pas d'étincelles.

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    Je passe totalement à côté des desserts. A moins que ce soit la cuisine qui soit totalement passée à côté des desserts... Même pour les glaces maison pourtant bien réussies dans d'autres restaurants de la ville.

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    Déjà l'intitulé "glace au mojito" aurait dû me faire fuir. Seulement, c'était l'un de mes premiers repas au Vietnam, le décalage horaire m'avait évidemment mis une torgnole... Un dessert affreux.

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    Le lieu est très agréable, car calme. Ici on oublie la folie pétaradante du centre-ville. Cela, couplé avec les bonnes entrées, suffit-il à venir déjeuner ici ? Franchement non. Il y a plein d'autres restaurants en ville.

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    La Badiane, 10 Nam Ngu street, Hoan Kiem, Hanoï, +84 (4) 39 42 45 09.

  • Vietnam : on boit quoi quand on mange du chien ?

    Thịt chó. C'est simple : pour savoir où manger du chien au Vietnam, il suffit de scruter les inscriptions des devantures des restaurants ou des stands des bouchers itinérants. Ou, encore plus simple, de jeter un coup d’œil sur les étals. 

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    Quelques précisions avant d'aller plus loin.
     
    Trouver du clébard à grailler à Hanoï n'est pas chose aisée. En 5 jours de balade, j'ai compté les points de vente sur les doigts d'une main et demi. Au Vietnam, on ne mange pas de chien à tous les coins de rue. On lui préfère poulets, poissons et surtout légumes.
     
    Le chien, c'est assez cher. Bien plus coûteux que le porc ou le poulet. Donc personne ne t'en glissera subrepticement dans des nems. En France, on ne te fourgue pas en douce du foie gras dans ton sandwich au pâté.
     
    C'est une viande calorique, consommée plutôt l'hiver. Et en général par les hommes. Les Vietnamiennes croisées ne semblent pas goûter ce mets. Soyons précis, ce n'est pas tant le chien qui les rebute que l'odeur de cette terrible sauce à la crevette fermentée accompagnant traditionnellement le chien.
     
    Ici on ne mange ton Médor chéri, ni celui du voisin mais des bêtes destinées à la consommation. A de rares exceptions près, comme toujours ; des cas de transmission de rage après la cuisine de viande de chiens errants existent. Ajoutons qu'il y a beaucoup à redire sur les conditions d'élevage des chiens au Vietnam, au point que des campagnes de boycott surgissent régulièrement. Un peu à l'image de ce qu'il se passe avec la viande de poulet ou de bœuf dans notre beau pays... 
     
    Cependant, manger du chien appartient à la culture de cette partie de l'Asie. A la fin de chaque mois lunaire, cela permettrait de chasser les mauvais esprits. Certains trouvent ces pratiques culinaires ignobles mais franchement, qui sommes-nous pour juger ?

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    Revenons à nos toutous. La scène se passe dans une maison d'hôtes derrière la gare d’Hanoï. La cuisinière vietnamienne esquisse un sourire et s'interroge. "Ah bon ? Vous voulez goûter du chien ? D'habitude les étrangers n'aiment pas ça du tout..." 
     
    Une voyageuse française en face de moi me prend carrément à partie. "Vous allez manger du chien ??? Bon, je ne vais plus vous adresser la parole... Vous vous rendez compte, le meilleur ami de l'homme !". Et le cheval, cette fameuse "plus noble conquête de l'homme", on en mange bien ? J'ai toujours pensé que la curiosité n'était pas un vilain défaut.  
     
    Quelques minutes plus tard, l'hôte arrive dans sa cuisine, un sac plastique bien rempli sous le bras. Une bonne dizaine d'euros pour 500 grammes de viande grillée. Pas donné pour un budget vietnamien.

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    Vendue avec la viande, la sauce à la crevette fermentée emporte tout sur son passage. Voilà une des choses les plus épouvantables qu'il m'ait été donné de respirer dans ma vie. On goûte, ça picote, on la mange pour faire comme les locaux mais le cœur n'y est pas. Et là, je parle bien de la sauce, pas de la viande.

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    Et la viande donc ? Voici quelques bouts de cuisse de chien.

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    Ensuite, quelques morceaux de poitrine de chien (assez carbonisée en vérité). Et sur la droite de l'assiette, du boudin de sang de chien mélangé à des haricots.

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    Verdict ? Franchement, c'est plutôt bon. L'odeur n'est pas trop forte, le goût navigue quelque part entre le bœuf et l'agneau, en plus tenace peut-être. La sauce à la crevette fermentée dénature la chose, on l'écarte rapidement. La cuisinière dit de croquer en même temps dans le blanc de la citronnelle pour accompagner la viande. Mais on aurait bien vu une salade verte à la place. 

    Le souci fondamental de cette expérience, c'est la cuisson. Grillée, la viande possède une mâche coriace. La cuisse, le meilleur morceau, aurait gagné à être braisée. Une bonne daube de chien, ça ne vous dit pas ? Le boudin s'avale sans souci même si le haricot est trop présent. Encore une fois, on mélange cette viande noble à un ingrédient qui l'est moins pour gagner en poids. 
     
    Et on boit quoi avec ça ? On aurait pu penser à un vin rouge avec du répondant. Un genre de rottweiler imposant sur ses quatre pattes. Un truc du Languedoc ou du Roussillon, bien élevé, sans macération carbonique. Allez, nous sommes à plus de 9000 kilomètres de ces régions, buvons local plutôt. Faisons comme les Vietnamiens qui aiment manger cette viande avec de l'alcool fort. 

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    On sert ce Rượu Táo Mèo, un "calvados vietnamien". Une aberration sémantique pour les Normands et les autres, d'où les guillemets. Littéralement, on parle de "vin de pomme-chat". Ces fruits, une variété de pommes sauvages provenant de la région de Sapa dans le nord montagneux, macèrent dans de l'alcool.

    A l'instar de la viande de chien, c'est, disons, agréable. Soyons honnêtes : on n'y reviendrait pas tous les jours non plus.

  • Bientôt, on va parler Vietnam et Chine

    A suivre, quelques pistes pour explorer le Vietnam...

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    ...ainsi que pas mal de restos à Canton et Hong Kong.

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    Encore un peu de patience.

  • Échapper à la médiocrité

    "Lui avait la modestie de ne pas rêver d'un destin grandiose tout en sachant qu'il s'efforcerait d'échapper à la médiocrité, au morne défilé des jours qui se ressemblent dans leur grisaille peuplée de vaines habitudes".

    Christian Authier, Soldats d'Allah, Stock.

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    Ça vient de sortir. Moi, si j'étais vous, j'irais faire un tour chez mon libraire.

    Lien permanent Imprimer Catégories : Bibinographie 0 commentaire
  • Un lubrifiant naturel

    Certains jus te font oublier la fatigue. De retour d'un voyage en Asie (on en reparlera bientôt), on fait une petite halte chez En Vrac, au marché de l'Olive. Victime d'un décalage horaire de 7 heures... Le hasard nous fait découvrir ce Jus Brifiant, un pétillant naturel à base de gamay fait du côté de Montlouis par Julien Prével. Le verre pue amoureusement le coing - qu'on ne se méprenne pas, c'est un compliment chez moi. C'est frais, un peu citronné aussi. D'ailleurs le niveau de liquide dans la bouteille descend aussi vite que la cote de popularité de François Hollande. On est bien. Et c'est 13 euros à emporter.

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    On est bien malgré l'amateurisme qui règne ce dimanche chez En Vrac. Autant le choix des bouteilles nous ravit, autant les rayons du soleil qui fouettent les quilles naturelles c'est moyen. Autant les prix ne nous semblent pas excessifs, autant l'assiette fait grise mine. Autant le service semble cool, autant il est à côté de la plaque, n'ayant pas grand-chose au frais alors que la météo est au rosé, ou ne sachant pas nous renseigner sur ce qu'il y a en stock. Autant les conserves sont d'exception, autant le lait utilisé provient du hard-discounter Dia. Autant le café est servi dans des tasses L'Arbre à Café, autant le serveur recharge la machine avec du Lomi (ce qui est très bien aussi, mais ce n'est pas L'Arbre à Café). Bref difficile d'y voir clair et le décalage horaire n'y est pour rien.

    Malgré tout, le vin, superbe, fluidifie le retour à Paris.

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