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Inventaire de quelques quilles de la Botte qui m'ont botté dernièrement

Morando Silvio, on le connaissait pour son Anarchico. Le revoilà avec Bastardo. Forcément, ça ne va pas plaire aux caciques classiques. Avec cortese et un peu de syrah "pour donner la couleur". Une friandise certes, mais avec une sacrée tenue.

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Le nouveau venu dans la troupe, même si on avait déjà goûté ses vins il y a quelques mois, c'est Massimo Coletti, présent en chair et en bouteilles. Ses prosecco et pétillants au naturel s'avèrent d'une remarquable tenue.
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La quille qui met tout le monde d'accord, toujours chez Massimo, c'est la cuvée Giuse. Un peu expérimentale, il s'agit d'un croisement de cépages. Cette année, on en compte entre 100 et 200 bouteilles. Patrick B. a réalisé une monographie sur le domaine, à lire d'urgence.
 
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Viennent ensuite deux vignerons présents aussi dans "Résistance Naturelle", le film que Jonathan Nossiter consacre aux vignerons italiens qui travaillent (mieux que) bien. On reparlera du film dans les jours qui viennent.
 
Intéressons-nous d'abord à Stefano Bellotti, vigneron piémontais de la Cascina degli Ulivi. On connaissait les premières cuvées (Semplicemente Vino), les rouges magnifiques dont Mounbe dans sa version 2006. Aujourd'hui, c'est le vin orange A Demûa (millésime 2009) avec cinq cépages : timorasso, riesling italico, verdea, bosco, chasselas doré. Le tout vinifié selon le système de la macération de peau cher à mon cœur pendant 40 jours. Le mieux, c'est qu'il a su garder son côté glouglou.
 
Autre grosse claque chez Bellotti : un truc hallucinogène avec un poil de sucre en bouche puisque c'est une vendange tardive de sauvignon et traminer aromatique avant un élevage en tonneaux de 5 hl pendant 11 mois. Tu peux discourir comme tu le veux sur la chose, l'important c'est d'y goûter, pardi ! La Merla Bianca en version 2006
 
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Autre domaine cité dans le film : Pacina. Voici enfin des rouges de Toscane on ne peut plus buvables... Et que dire de leur passito (vin de passerillage, c'est-à-dire dont les raisins sont mis à pourrir sur des paillasses). Le jus est couleur café, la bouche aussi. L'équilibre sucre-amertume est splendide. C'est un très grand vin de méditation, peut-être la plus belle bouteille du salon. La Sorpresa 2007.
 
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Et il y en a eu... Comme ces vins siciliens, dont les blancs ont ému l'assemblée. Encore une fois, toutes les explications sont ici.
 
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...ou cette cuvée de Catavela. On connait bien cette malvasia macérée elle aussi... Comme tous les vins de Denavolo, c'est hors norme et extrêmement bon. Maiiiiis... Tu as repéré le petit trait vert ? Ici, c'est terrrrriiible dans le verre. Mais, chut ! Je n'ai pas le droit d'en parler car ça n'existe pas.
 
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Tout cela était avalable au salon des vins de Rue89. T'es con, t'aurais dû venir. C'est pas comme si je ne t'avais pas prévenu.

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