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  • La nature choisit son camp (la preuve en image)

    C'est un seul et même arbre sur cette photo, un figuier, quelque part dans le sud de la France. On le voit mal, mais le figuier est entouré de vignes ; il se trouve précisément entre deux parcelles distinctes, dont les propriétaires n'ont pas la même philosophie. 

    La parcelle de gauche appartient à un vigneron qui traite ses vignes à grands renforts de produits chimiques et qui taille son figuier : voici l'intervention vulgaire de l'homme.

    La parcelle de droite appartient, elle, à un vigneron qui ne traite pas avec des cochonneries et qui laisse le figuier vivre sa vie : voici le respect de la nature.

    Choisis ton camp camarade !

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    Notre vigneron explique. "Comme il est régulièrement taillé car il avance, ça le gène et il décide d'aller de l'autre coté. C'est la preuve que la nature choisit son terrain. En plus, à gauche il n'y a qu'une demi récolte annuelle alors que sur mon coté, je fais bien les trois..."

    MISE A JOUR : Le vigneron de la parcelle de gauche s'est reconnu et m'a contacté. Il a raison d'introduire de la complexité dans cette affaire. Je le cite : "je suis le vigneron de « la parcelle de gauche » que vous désignez par un effet de clivage au « vigneron de droite » comme intervenant à « grands renforts de produits chimiques » et je peine à me reconnaître dans ce portrait que vous esquissez sur un mode accusatoire sans prendre le temps de me connaitre. Votre choix de saisir la description du figuier pour mettre en exergue la rupture (voire la guerre pour reprendre la sémantique du combat) entre deux modes de culture peut être interrogé à plusieurs égards (observation du sens du vent, côté sud etc.) A l’image du respect dont vous témoignez pour la nature, une démarche débattue aurait été plus transparente et moins arbitraire (d’autant que « le vigneron de droite » ne se reconnait pas dans les propos tenus). Éprouvant ce métier empli de doutes et de tensions, je pense que la viticulture ne peut être restreinte à deux camps et de nombreux vignerons optent d’ailleurs pour des « philosophies » alternatives. Pour ma part, je tends en toute humilité à œuvrer pour une agriculture respectueuse pour la nature".

  • Racines : un dessert et une bouteille tous deux formidables

    Le retour à Paris se fait dans la grisaille. Pour la chasser, rien de tel que de repenser à un repas du tout début de l'été.

    Quoi de plus simple qu'une quenelle de ganache ? Je dis ça, je ne suis pas pâtissier. Là, en plus, on y a ajouté les addictives amandes des Pouilles que l'ami Giuseppe Manzaro ramène en France et dont certains chefs se disputent le stock. Le tout associé à un caramel parfait, voici enfin un magnifique dessert de bistro.

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    Les plats sympathiques n'ont pas su rivaliser avec cette fin de repas. Ou alors c'est moi qui devient plus dessert qu'auparavant. Pour accompagner le tout, un magnifique bourgogne, le saint-romain 2012 de Sarnin-Berrux. Archétype du vin classe, sans concession mais taquin aussi un peu. Un bourgogne quoi. 

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    Racines, 8 Passage des Panoramas, 75002 Paris, 01 40 13 06 41. On en avait déjà parlé : ce n'est pas l'adresse la moins chère de la ville (euphémisme), mais c'est un endroit plein de trouvailles.
  • Grèce : Anna, à l'ombre de la ville blanche de Skopelos

    Anna, ce pourrait être l'équivalent d'Agnanti mais sans la vue. Cuisine impeccable, de saison, fraîche, enjouée. Pourtant, mon coeur est resté à Glossa.

    Poulpe flambé à l'ouzo. 

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    Anchois marinés et écrasé de fèves.

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    Tzatziki (merveilleux).

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    Vin bio grec, sympatoche.

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    Parions plutôt sur une exquise bière de l'île de Santorin, Volkan, additionnée de miel et d'essences d'agrumes. Sur le papier, je le concède, ça peut paraître totalement idiot. Dans le verre, c'est une autre affaire : une vraie réussite.

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    Anna, dans le vieux quartier de la "capitale" Skopelos-Chora, île de Skopelos, 0030 24240 24734. A quelques rues au-dessus du port touristique, un peu vers le nord, au coeur de la ville blanche.

  • Grèce : Agnanti t'en met plein la vue et plein l'assiette

    Alors, certes, on ne mange pas les rideaux la vue.

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    Mais il faut avouer que certains cadres sont plus agréables que d'autres. Surtout quand la cuisine est on ne peut plus fraîche, faite maison, simple et pas simpliste, talentueuse. Le resto rêvé ? Sans doute.

    Le court intitulé des plats sonne comme des appels à se mettre à table. Boulettes de viande sauce tomate, pita maison.

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    Anchois marinés maison et gelée de citron.

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    Feuilleté de feta au vin doux de Samos.

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    Encornets frits.

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    Imam baladi (littéralement, "l'imam s'est évanoui tellement c'est bon"). Plat tiède voire froid, à base d'aubergines et de tomates confites : une ratatouille en plus turc et en plus fondant. 

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    Sardines sur pita maison.

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    Le tout accompagné d'une Septem, bière non pasteurisée issue d'une microbrasserie située sur l'île d'Eubée, le grand morceau de terre plus au sud, vers Athènes. Loin des bières du sud, souvent qualifiées de pisse d'âne pour leur goût neutre, cette Thursday's Red Ale offre un rafraîchissement croquant, presque sur le fruit. Très haute qualité.

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    Glace aux citrons bios du jardin.

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    Gâteau d'amandes, glace à la cannelle. La photo ne transcrit pas le fondant, voire le mouillé hallucinogène de ce dessert. Agnanti devait me filer la recette... On s'en reparle.

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    Pour y aller, c'est simple. De Loutraki où arrivent les bateaux qui font la navette Volos-Skopelos, monter quelques kilomètres jusqu'à Glossa, le village en hauteur. Enfiler les petites rues sur la gauche, c'est ce bâtiment, face à la mer.

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    Agnanti, village de Glossa, île de Skopelos, 37003, Grèce, 0030 24240 33606 ou 0030 24240 33076.

  • Un petit tour sur une île grecque

    Embarquer pour les Sporades, le temps d'un week-end. Criques paradisiaques, touristes locaux et deux restaurants à la fois simples et sublimes.

    D'ici là, pendant les trois heures de bateau entre Volos et Skopelos, relire un roman d'un amoureux de la Grèce, Jérôme Leroy.

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    L'histoire sordide de la France au tournant du siècle dernier, au moment où il ne reste pas beaucoup de possibilités pour échapper à la spectaculaire économie de marché et à son corollaire du quotidien, la vulgarité du monde. Il subsiste, même s'ils sont confinés, le vin naturel, les voyages, l'art.

    "Il ne s'agissait pas là, pourtant, d'une attitude élitiste, d'un goût spécieux pour les marges inconnues du patrimoine. Non, pour autant que je m'en souvienne, il y avait plutôt chez moi une angoisse sincère et assez commune devant un monde où disparaissaient les différences, les couleurs, les atmosphères. L'art me semblait un moyen de résistance, un refuge ultime." (Jérôme Leroy, Monnaie Bleue, éd. La Table Ronde)

    Lien permanent Imprimer Catégories : Bibinographie 0 commentaire
  • Les trésors de la cave de Jeff Coutelou

    En juin dernier, Jeff Coutelou nous a fait découvrir sa vigne à Puimisson, près de Béziers. On a souvent parlé de ses bouteilles, ici, dans Tronches de Vin ou au bistro.

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    Jeff nous a aussi ouvert les portes de sa cave. Comme un inventaire des stocks. Voici par exemple son premier pétillant (2007). Parfaite entrée en matière.

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    Roberta (2003), sauvignon avec un poil de su-sucre, super fringant, aucune lourdeur.

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    Voici le BL02 (2002), jamais commercialisé. A base de sauvignon et muscat, l'une des premières expériences sans soufre. Très, très bon.

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    Le blanc 1999, seule bouteille un peu en retrait.

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    Et son premier millésime, le 1993, avec une syrah encore joliment épicée. J'ai beaucoup, beaucoup aimé cette bouteille.

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    Mais il n'y a pas que les vieux millésimes...

    Les 2013 goûtés une fois sur fûts et une autre fois juste après la mise en bouteille sont explosifs. Notamment Sauvé de la Citerne, même s'il faut encore laisser le mourvèdre vivre sa vie. Et il a refait Les Copains, dont la dernière référence datait de 2003 ! Le cinsault y fait des merveilles.

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    A suivre dans les semaines qui viennent chez ton caviste préféré !

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  • La Cave Saint Martin, le genre d'adresses qui peut te faire regretter de vivre à Paris

    Un village médiéval, une rivière où les derniers touristes se baignent, terrasse en surplomb. C'est l'épicerie-cave-à-manger-bistro-restaurant de compét'.

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    Ne s'arrêtant pas au décor, Raimond Lecoq, néerlandais d'origine, porte haut les couleurs de l'épicerie dans ce coin du Languedoc.

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    Charcuteries, plat du jour, anchois absolument exceptionnels (ils viennent d'une conserverie basque espagnole, Nardin)...

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    Question jaja aussi, de très belles choses ! Mention Spéciale à Hélène Bassas et Stéphane Deligny (Domaine les Hauts de Bonaguil) qui produisent un Canta Maniac, hommage à Alain Castex (Casot des Mailloles). Alors tant qu'à faire on a pris l'original aussi... Des rosés sublimes, avec où sans les bulles.

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    Et François Dhumes, sa Tête de Bulles chère à mon cœur.

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    L'accent est mis aussi sur les quilles du coin, sans les coeffs délirants qu'on peut trouver dans la capitale. Florilège.

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    La vie, c'est simple en fait.   

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    La Cave Saint Martin, 26, avenue du Roc de l'Estang 34460 Roquebrun,  04 67 24 56 49.

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