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L'importance du menu déjeuner au restaurant

Des produits d'exception, une cuisson adaptée, un condiment adéquat, un vin sincère : la bonne cuisine, c'est simple sur le papier. Mais sont-ils si nombreux les restaurants où nous mangeons vraiment bien ? Poser la question, c'est déjà y répondre. 

Chez Nina, les légumes viennent de chez Annie Bertin, les poissons de Terroirs d'Avenir, l'huile d'olive de Profil Grec... Les produits sont tous sourcés, ça emmerde les râleurs. Moi, j'aime bien savoir ce que je mange. D'autres diront qu'on retrouve toujours les mêmes. Pas faux, mais c'est tout de même mieux que Brake ou Pomona non ?

Il faut ici rendre compte de l'incroyable menu déjeuner, entrée, plat, dessert, 20 euros (il vient de prendre deux euros il y a quelques jours). Je préfère le restaurant le soir, mais quand c'est bien troussé, on ne peut qu'en redemander. Les antiparisianistes primaires, toujours à rabâcher que l'on ne mange bien que chez eux, seraient avisés de s'en inspirer ; ils ne sont pas légion les restos de la capitale et hors de la capitale qui puissent rivaliser avec Nina. Ici les portions sont presque trop généreuses ; mettons en rapport le coût de ces matières premières, le temps passé en cuisine et la qualité de la réalisation. Et les photos qui ne rendent pas assez compte de cette générosité.
 
(Notons aussi qu'il y a des "mosaïques", plats classiques en version moins quantitative afin de permettre de tout goûter. Je ne cours pas après la mode des menus-dégustations, je préfère les assiettes franches ; à l'instar de ce qui suit). 
 
Lentilles, poulpe, clémentine.

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Moruette, pomme de terre, coquillage.

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Enfin ce dessert, sans doute l'un des plus inventifs de l'année. Loin de la juxtaposition bêbête, le riz au lait accordé au miso ne renvoie à rien de connu. Elle est là, la touche d'inspiration asiatique (le cuisinier serait passé par Ze Kitchen Galerie). 

Riz au lait, miso, raisin.

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Avec tout cela, le splendide mourvèdre rosé ("Exaybachay") de Jean-Philippe Padié. Pas pour 8 ou 12 euros le verre, juste 5.

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Franchement, on est sorti de là en défaisant un cran de la ceinture. Résultat : 50 euros à deux, tout pile, pour un vrai restaurant où y a à bouffer.

***

La semaine d'après, j'ai déboursé 13 euros pour un truc ressemblant vaguement à une pizza. C'était dans une échoppe spécialisée sise à trois rues de chez Nina. Et je ne l'ai même pas mangée là-bas, je l'ai emportée chez moi. On ne m'y reprendra plus ; dans le quartier, c'est Nina, point barre.

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Nina, 139 rue du Château, 75014 Paris, +33 9 83 01 88 40

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