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  • Venise : le marchand de légumes sur l'eau

    Manque de place, certains primeurs tanguent.

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  • Venise : Al Merca, le bar à vin naturel tel qu'on le rêve

    Mais c'est quoi cet attroupement ? Une manif anti-Berlusconi ?

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    Ouais, si tu veux mon pote. C'est l'anti bling-bling à l'italienne : ça s'appelle Al Merca. Un bar entre 4 planches, t'es obligé de boire dehors, c'est juste un comptoir en fait et toutes les classes sociales s'y pressent. Et ils servent quoi ? Du spritz comme partout à Venise mais aussi des vins naturels italiens absolument incroyables. Le bar qu'on voudrait avoir en bas de chez soi à Paris, à Metz, à Hong-Kong... Les Vénitiens ont décidément beaucoup de chance.

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    Un bar à vins naturels ? Avec tous ces jeunes ? Et oui, les jeunes Vénitiens semblent avoir plutôt bon goût question quilles.

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    J'étais alors à la recherche des superbes pinards d'Angiolino Maule (La Biancara), lorsque je tombe sur son rouge qui trône sur l'ardoise d'Al Merca. J'avoue ne pas forcément connaître les autres, de toute façon c'est le "non filtrato" qui me fait les yeux doux.

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    Roule, ma poule pour le Rosso Masieri dudit Maule.

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    Je n'avais jamais bu de merlot comme ça... Son petit côté pétillant s'assagit vite. Nez de fruit rouge amer, extraordinaire buvabilité. Bref un vin de copain comme on en fait rarement mais comme les amateurs de vins naturels en boivent beaucoup. Même s'il est un peu plus fin, un peu plus évolué. Une belle rencontre.

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    Je suis retourné plusieurs fois chez Al Merca pour goûter à nouveau le Rosso Masieri, boire un spritz ou tester d'autres quilles hors du commun. Comme les blancs naturels dont le choix est encore plus impec'.

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    Ainsi le cépage Ribolla Gialla du superbe domaine Radikon (tout à l'est de l'Italie) nous a clairement emballé malgré (grâce à ?) ses 6 euros. Une couleur de cidre bien fermenté, un nez explosif, une bouche typée Jura.

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    "Les Italiens sont des Français de bonne humeur" aurait dit Jean Cocteau. Il a dû venir boire un coup chez Al Merca pour lancer une phrase aussi perspicace.

    Al Merca, Campo Bella Vienna 213, San Polo. A 30 mètres du Rialto et pourtant aucun touriste...

  • Venise : l'authentique bar à vin vénitien

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    Cantina Do Mori est un bacaro, un bar à vins traditionnel comme on en rencontre encore à Venise. Les cuivres au plafond, les cicchetti (tapas locaux) à disposition et les grosses bonbonnes de vins fins où on peut venir remplir sa propre bouteille. Ou en boire quelques verres autour de 3-4 euros.

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  • Venise : depuis le temps qu'on vous le dit...

    Juste au pied du pont du Rialto, ce caviste a tout compris. Parmi les bouteilles très classiques en vente dans sa boutique, fleurissent des étiquettes distinguant certains vins. "C'est bien meilleur sans soufre ajouté ! Santé !"

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  • Venise : l'église Saint-François-de-la-Vigne

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    L'église si joliment nommée San Francesco della Vigna rappelle que des vignes étaient plantées sur ces terres avant qu'elles ne deviennent franciscaines. A l'intérieur, le magazine Géo en poche, il suffit de traverser la nef, de prendre à gauche, de mettre 20 centimes d'euros dans la fente et on se paye un Bellini rien que pour soi.

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  • Venise : les bonnes adresses de la Calle del Cafetier

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    Du côté du Castello, on aime le café. Entre l'église San Francesco della Vigna (quel joli nom) et la grande basilique san Giovanni e Paolo Calle, voici la calle del Cafetier. Et ça tombe bien, au 6661A voici un des meilleurs torréfacteurs de la ville. Je n'ai pas son nom ; pas besoin, il suffit de lever le nez. On boit son noir bien serré au comptoir, on repart avec des paquets de café géniaux ou des machines innovantes.

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    Juste à côté, une excellente pâtisserie (Gnata Giovanni, 6645) qui sert comme partout le café au comptoir. On vient surtout pour les fritelle veneziane, un genre de beignet aux raisins secs que l'on mange surtout au moment du Carnaval. Une drogue impossible à s'en défaire (1,50 euro).

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    Et une version au sabayon (zabayone). C'est un goût d'amande qui explose en bouche.

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  • Venise : initiation à Puccini et au Campari à la Fenice

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    Sous les dorures de la Fenice, ma gorge se noue. Venu visiter le théâtre maudit, j'assiste par hasard à une répétition. Et pas un truc d'opérette : La Bohème de Puccini, rien de moins. Nous sommes mi-février et l'opéra sera à l'affiche pour le Carnaval de Venise tout le mois de mars. Sur scène, la soprano coréenne Lilla Lee (dans le rôle de Mimi) obéit aux doigts du chef d'orchestre sans baguette qui ne prend appui que sur la pianiste à sa droite. Le metteur en scène caché dans la salle surveille tout son petit monde. Une demi-heure de musique éblouissante dans un endroit hors-du-commun.

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    13 heures sonnent, la troupe s'en va, nous aussi. Ce n'est pas parce qu'on est estomaqué qu'il ne faut pas remplir nos estomacs. On se dit qu'on va finir la visite fissa, sortir dans la rue et s'enfiler la première part de pizza venue. Mais en suivant le mouvement, on atterrit au foyer de la Fenice, à l'étage en-dessous. C'est la cantine améliorée des théâtreux, où mange la troupe lors des répétitions. Quelques touristes égarés s'y arrêtent, la majorité passe son chemin. Et comme souvent, la majorité a bien tort.

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    A côté des chanteurs et du metteur en scène, on se paie un très bon grignotage pour une poignée d'euros avec les cicchetti, les tapas locaux. Quelques bouchées de sandwichs au pain de mie sans croûte (les tramezzini) ou des carrés de foccacia. C'est bon, frais, avenant, excitant... Nos gorges et nos estomacs se dénouent très facilement.

    C'est aussi l'occasion de parler enfin du spritz, l'apéro star de toute la Vénétie et réalisé ici dans les règles. Une multitude de dosages existe bien que la plupart des bistrots oublie le prosecco (le vin pétillant local) pour se tailler une marge plus importante. La recette de base : 1/3 d'apéritif amer (Campari, Aperol, ou Cynar), 1/3 de prosecco et 1/3 d'eau gazeuse. Question apéritif amer, c'est comme le rock and roll, il y a des chapelles et chaque chapelle a ses disciples. A chacun selon ses goûts. Le moins répandu, le corsé Cynar (prononcez "tchinar"), une liqueur à base d'artichaut ; le célèbre Campari le plus plus amer et assez alcoolisé (25°). Attention à ne pas oublier le troisième, le très populaire Aperol, bien plus rond et moins fort (11°) donc plus facile à boire, ce qui explique son succès. Ici tentons les extrêmes : le brun Cynar et l'Aperol plutôt orange. Le Campari quant à lui est bien rouge. Reconnaître un spritz à l'oeil nu, c'est en réalité très facile.

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    Parenthèse hors des temps modernes dans l'enceinte du plus bel opéra du monde.

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  • Venise : le café, ça se prend dans les bonnes pâtisseries

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    Chaque matin, un petit café à la Pasticceria Rizzardini. Depuis 1742, combien d'espressi ont-il servi ?

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    Et combien de nosea (3,5 euros), le cookie qui me rend fou ? Farine, beurre, cacao, potiron, noisette. A rendre accro.

    Nosea ? Boooon...

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    Pasticceria Rizzardini, Campiello dei Meloni 1415, San Polo, Venezia, 041 52 23 835.

  • Venise : un apéro chez Da Carla

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    Chez Da Carla, bien planquée dans une ruelle tout près de la place Saint-Marc, c'est devenu un peu guindos mais on s'en fout, on n'en a fait qu'à notre tête : on y va seulement pour l'apéro. La patronne ne comprend pas trop, mais c'est l'hiver, la ville n'est pas encore surchargée de touristes, le restaurant attend les clients, elle accepte.

    Puisqu'à Venise, tout bon repas commence avec du prosecco, allons-y. Pour ne pas s'enfiler une bouteille à deux dès l'apéro, on fait dans le pichet du patron de 50 centilitres. Et souvent on s'arrête là, car l'habitude du vin naturel fait que nos estomacs ont désormais du mal à digérer les liquides industriels. A suivre, les ciccheti, les tapas locaux. Pour 15 euros, l'assiette on est assez excité même si ce n'est pas non plus l'ambiance sympa de la mortadelle truffée de Padoue. Mention spéciale pour les tramezzini, ce toast au pain de mie sans croute avec jambon (ou thon) et oeuf dur.

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    Da Carla, Corte Contarina 1535A, San Marco, Venezia, 041 523 7855.

  • Padoue : une vraie "bolognese"

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    Ici on est chez L'Anfora et on ne rigole pas avec la tradition. La sauce bolognaise que l'on connait en France n'est qu'une lointaine cousine de la vraie bolognese italienne, appelée ragù (alla bolognese). Peu de tomate donc peu de sauce et surtout de la viande qui mijote. Le résultat donne quelque chose comme ça...

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    Ou sinon les fameuses pâtes à l'encre de seiche.

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    Et pour accompagner cela, à nouveau un valpolicella della casa. Un vin bien bon pour la cuvée du patron. D'ailleurs il s'y connaît pas mal en vin, la carte est étoffée et les références sérieuses. Et tiens, y a même un muscadet de Jo Landron. A la fin du repas, je vais voir le patron et lui demande comment est-ce qu'il connaît ce vigneron français ? Il me répond dans un français hésitant mais le sourire aux lèvres : "je le connais... parce que c'est bon !"

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    L'Anfora, Via dei Soncin 13, Padoue, 049 656629.
  • Padoue : une virée sous le marché couvert

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    A Padoue, la ville de Saint-Antoine et de Giotto, j'ai très faim le soir. Direction le marché couvert avant que ça ne ferme, vers 18h30. Dedans, dehors, tout fait envie. On achète et on croque.

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    Ou alors direction le petit bar à vins du coin, la bien nommée Enoteca il Tira-Bouchon très facile à trouver sous le marché couvert car fréquentée par un grand nombre d'étudiants qui adorent le pif. Ici un Franciacorta (pétillant à la champenoise produit à l'est de Milan) de chez Gatti. Un petit régal avec un panino à la mortadelle truffée (5 euros le verre et 3 euros le panino).

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  • Trévise : l'Hostaria dai Naneti bien dans son jus

    Et malheureusement, on avait déjà mangé avant. L'ambiance semble bien sympa, les bouteilles aussi. Il faudra donc revenir à Trévise.

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  • Trévise : seiches, poulpes et calamars sur le marché aux poissons

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  • Trévise : le radicchio c'est ça

    On est loin de la trévise telle qu'on l'entend en France. Le radicchio di Treviso est une A.O.C. en Italie sous sa forme tardivo. Plutôt qu'une endive, c'est un genre de fouet. Mais on dit miam plutôt que aïe.

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    Au four, braisé, en risotto, dans les terrines, en saumure, cru...
  • Trévise : les gnocchis au potiron de Toni Del Spin

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    Un 14 février, en France comme en Italie, dur dur de trouver un restaurant sans le traditionnel menu des amoureux. Horrible Saint-Valentin qui fait le bonheur des mauvais restaurateurs. On nous avait donné une adresse, il y avait des coeurs partout. J'ai fait quelques pas en plus avant de tomber sur Toni Del Spin. On ne s'attendait pas à ces gnocchis au potiron (gnocchi di zucca) et à sa fabuleuse huile d'olive. Bam ! Première claque. Quant au vin de la maison, il est un peu aguicheur, fruité, léger, comme tous les vini italiani della casa... Rien de très naturel là dedans, mais le buveur est transporté à mille lieux des cuvées du patron servies en France : vin peu cher, facile à boire, plutôt bon.

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    A suivre, petit risotto au radicchio de Trévise. Miam, miam. J'adore cette amertume, l'un des quatre goûts que l'on repousse trop souvent en France. Au fil des jours, je me suis rendu compte que la Vénétie adorait cette amertume : radicchio, Campari, liqueur à l'amande...

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    Trattoria Toni Del Spin, Via Inferiore 7, 31 100 Trévise, 0422 543829. 33 euros à deux pour ce repas presque complet.

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  • Beauvais : le Palais Bleu et le mien comblé

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    Juste avant la Vénétie, cap sur Beauvais pour décoller avec une compagnie aérienne à bas coût. Alors il faut en profiter : ça s'appelle Le Palais Bleu et ça a une sacré gueule. Dix-sept euros le gigot et quel gigot, quelle tranche ! Avec des légumes du coin, des endives bien braisées, des haricots superbes... Seule cette tomate cerise jure en février.

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    Avec ça, une bière du coin, l'acidulée Bernache, bière blanche sur lie, puissante avec ses 7 degrés. Franchement, ça met en joie avant d'affronter le vol.

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    Le Palais Bleu, 75 rue Saint-Pierre, 60 000 Beauvais, 03 44 45 06 52. C'est pas compliqué, c'est juste au pied de la cathédrale.

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  • A suivre : quelques jours en Vénétie

    On va un peu mettre la pédale douce sur le blog ces jours-ci pour pleins de bonnes et de simples raisons : le radicchio nous attend à Trévise, Giotto nous attend à Padoue et les bacari nous attendent dans la Sérénissime. Promis, au retour il y aura quelques bonnes adresses et on l'espère quelques bons vins à partager.

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  • Petit luxe anti-crise #15 : le camembert de Sarkozy, Chirac, Mitterrand, VGE, Pompidou...

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

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    La rue de Grenelle est malheureusement plus célèbre pour ses accords que pour le fromager Barthélémy, même si l'Elysée s'y fournit depuis plusieurs décennies. Pour une fois, on ne peut pas donner tort aux présidents successifs. Le camembert du Cotentin (A.O.C. évidemment, donc au lait cru) est un mythe, son prix aussi (7 euros). Je l'ai transporté dans mes valises à Noël dernier et trimballé dans les rames du TGV qui doivent encore en garder l'odeur.

  • Cos d'Estournel 1981 et son darjeeling poivré

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    Continuons dans les vins de saint-estèphe version 1981. C'est marrant d'ailleurs, pour fêter les récents trentenaires, je ne trouve que du saint-estèphe. Souvent, je me dis "tant pis, au moins ça me fera boire un peu de bordeaux cette année, ça changera". Mais ce soir, je peux avoir le sourire : Cos d'Estournel 1981, un vin qui m'a toujours fait de l'oeil avec son côté à la marge qui surclasse les grands noms. Ou alors est-ce l'histoire de ce vin qui s'exportait aux Indes dès le XIXe. Tout cela donne un liquide bien plus intrigant que d'autres noms. Mais on le boit désormais en demi-bouteille, car il faudrait hypothéquer sa maison pour un magnum.

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    Et bien pour une fois, il est bien dommage de ne pas avoir de magnum de ce vin. Car là, j'en suis vraiment à me réconcilier avec le bordeaux, c'est dire. Après avoir ôté le bouchon usé dans sa partie inférieure et après que ce dernier se soit coupé en deux, j'ai versé le vin dans un grand verre à bourgogne. Robe brique encore svelte, comme les trentenaires de 1981. Nez fin bien ouvert après une heure dans le verre. Bouche délirante tirant sur un darjeeling bien poivré. Finale interminable. Une claque en somme. Il sera bien difficile à l'avenir de regoûter un autre bordeaux. Je voulais en reboire une bouteille entière jusqu'au moment où j'ai réalisé le prix d'un millésime récent (entre 150 et 300 euros selon l'année, pour 75 centilitres).

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    Pour l'accompagner, restons simple : bavette d'aloyau aux shiitakés, pour retrouver dans les champignons ce goût de noisette propre à la bavette. Volupté toute en rondeur qui vient accompagner la légèreté de ce Cos d'Estournel et ses tannins fondus.

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  • Encore un bon plan chez Versant Vins

    Un bon vin, c'est bon jeune et c'est bon vieux. Faites le test après un tour chez Versant Vins et l'achat du savennières-roche aux moines du domaine aux Moines (Monique et Tessa Laroche) millésime 1992 (17 euros, un peu moins pour les millésimes récents). Un vrai bon fromage à pâte cuite avec ça. Mais aussi avec un plat au curry ou tout seul, pour lui-même. Dans le verre, tout est encore bien en place, avec une profondeur caractéristique de ce domaine. Le gras est là, la finesse est là, le respect du vin est là : un beau jus qu'on a vinifié avec soin il y a déjà pas mal de temps et qu'on n'a pas laissé moisir vingt ans sur la plage arrière de la Lada. Il y a encore des gens qui croient que le dieu chenin ne sait pas vieillir ?

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  • L'A.F.P. s'occupe du cas Olivier B. (court extrait)

    Dans quelques heures, ce sera partout. Levons le voile sur quelques lignes de la dépêche A.F.P. concernant Olivier B ce matin à 7h45.

    Internet et la blogosphère au secours d'un vigneron du Ventoux aux abois

     

    VILLES-SUR-AUZON (Vaucluse), 9 fév 2011 (AFP) - Tout a commencé par un billet sur le blog d'un vigneron annonçant la fin de son activité: un mois plus tard, la blogosphère, Facebook et Twitter se sont emparés de l'information et Olivier B., installé dans le Ventoux, reprend espoir: "c'est peut-être ma dernière chance de continuer". [...]Dès le billet posté, des blogueurs spécialisés (oenos.net, vindicateur) lancent le débat: à quoi servons-nous ? Nous chroniquons des vins, nous aimons et faisons aimer, mais nous ne sommes pas capables d'aider un vigneron à sortir la tête hors de l'eau. […] La machine s'emballe, ça twitte, [...] "Ca devient du délire", rigole Olivier. [...] "L'intégriste anti web que j'étais dans les années 2000 ne peut aujourd'hui que dire un grand merci à la toile !"

    Lien permanent Imprimer Catégories : Côtes du Rhône 0 commentaire
  • Le pinot noir 2008 de Lapandéry

    J'ai déjà scandé mon amour pour la buvabilité extrême des vins du domaine Lapandéry. Le pinot noir 2008 classé en VDP d'Urfé ne déroge pas à la règle. J'aime son amerture voire son aigreur juste après que le bouchon saute et il prend de la finesse, de la hauteur de vue deux heures après ouverture. Un vrai vin de tous les jours.

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  • J'ai jumelé Trévise avec Arbois

    Les accords mets-vin, j'en parlais hier, sont avant tout réussis lorsque ce que l'on mange est bon. Passée cette étape souvent piège, on peut commencer à disserter sur le sexe des anges.

    Ce soir, j'ai eu la main heureuse avec mon risotto au radicchio di Treviso. Recette de Laura Zavan dans son bouquin sur les risottos (Marabout). Une semaine avant de partir à Trévise, on embarque déjà. Pas très compliqué : compter une trévise pour trois, à couper en petits carrés. On la fait étuver avec un peu de vin rouge et on réserve. On s'occupe du risotto de manière tout à fait classique sauf qu'on utilise cette fois du vin rouge. En fin de cuisson, on ajoute la trévise cuite. Un régal.

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    Pour accompagner l'amerture flateuse (c'est rare) de ce plat, prenons un petit bonbon du Jura. Dans ma quête du bon ploussard, j'ai trouvé Uva 2009 du Domaine de la Tournelle, dont le prix m'enchante (9 euros je crois au Bon Marché ou au Vin à Portée de Main à Metz) : incroyablement fruité avec lui aussi sa pointe d'amertume qui apparait en fin de bouche. Pas besoin de dire qu'il est sans soufre ajouté et que la macération est carbonique, tout ça se devine dans le verre. Ce vin devrait devenir l'étalon-mètre des superbes bouteilles à petit prix.

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    Et j'entends certains rabats-joie reprocher plein de choses à ce vin : être trop rosé, être trop sur le fruit, être trop lég', ne pas être assez "bordeaux"... Tant mieux, discutez, n'en buvez pas et surtout laissez-le moi.
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  • Petit luxe anti-crise #14 : une crêpe à l'Avant-Comptoir

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien. (Et pas de petit luxe la semaine dernière : il faut aussi savoir arrêter de consommer).
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    Samedi midi, petit détour par chez Yves Camdeborde, comme souvent, pour voir ce qui change et surtout ce qui ne change pas. Pour s'approprier une énième fois les lieux avant notre second repas du soir (car il y en a eu un premier et qu'il y en aura un troisième, un quatrième...) qui se tiendra le 21 mars prochain. A suivre ici évidemment.

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    Dans la galette de sarrasin, j'aurais pu mettre artichauts-parmesan. J'ai préféré une horreur gastronomique, rôti de boeuf-gruyère (4 euros). Miam-miam. Avec le banh-mi de l'autre jour, on dirait que la street food s'excite enfin à Paris. Bon, pour l'instant on se limite à deux adresses.

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    L'Avant-Comptoir d'Yves Camdeborde ? Mais tout le monde sait où c'est...
  • Grenache blanc, mon amour

    Les Vins de France un peu subversifs cachent leur millésime sur le bouchon. C'était le cas hier pour le Quartz de Claude Courtois, c'est aussi le cas pour le Tir à Blanc (grenache blanc, macabeu) du Casot des Mailloles. On s'arrange comme on peut avec la loi.

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    Ce Tir à Blanc (2009), je l'ai bu plusieurs fois : l'été dernier à Banyuls avec Alain et Ghislaine alors qu'il était tout juste mis en bouteille (il était encore "vert"), une fois rentré à Paris tirant plus sur le grenache et aujourd'hui. Acide mais rond en fin de bouche, en quelque sorte mûr. Evolué, civilisé. Le Casot des Mailloles, c'est sans doute mon domaine préféré. Pas de soufre, des cuvées en blanc parfaites, des rouges explosifs et surtout un couple de vignerons hors du commun.

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    Avec ça, on mange quoi ? On dit toujours qu'il y a certaines règles dans les accords mets-vins : le rouge avec le fromage, le sauternes avec le foie gras et autres conneries dans le genre. On oublie le plus essentiel : merci de ne pas flinguer le bon vin avec un MacDo. Quand le vin est bon, il faut avant tout que le mets le soit aussi, bref qu'on ait envie de manger. C'est la règle n°1 non ? Alors ce soir, comme je n'ai pas envie de cuisiner un bar à la sauge et yuzukosho, on décide d'aller prendre une bonne pizza chez Al Taglio (qui les vend tout de même assez cher alors qu'on n'est tout de même pas chez William Ledeuil non plus). Pas très compliqué, c'est juste en-dessous de chez nous. Pour ceux qui ne suivent pas, c'est une pizzeria qui vend ses focaccie à la coupe.

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    Je m'excite tout de suite sur la pomme de terre-truffes mais il n'y en a plus qu'un seul morceau qu'un gros c*** nous pique. On me sussure : "asperges-truffe". Ouais, balance... Bien plus fin qu'avec la pomme de terre évidemment, mais j'aime ce côté rustique. En tout cas, c'est impecc avec le blanc acide : qui a dit que l'enfer des someliers était pavé d'asperges et de petits pois ?
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    Mention spéciale aussi pour la focaccia crème de potiron, pancetta, scamorza. J'ai faim.

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  • La pierre précieuse de Claude Courtois

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    Les vins de Claude Courtois sont une énigme... Ah bon, on peut faire du vin en Sologne ? Mais c'est forcément de la piquette ? En plus il travaille sans soufre ? Loin des idées reçues, les vins sont très puissants et il a fait découvrir les vins naturels à toute une génération.

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    Son sauvignon (cuvée Quartz, 17 euros à la Crémerie) fait partie des bouteilles qui réconcilient avec ce cépage qu'on fait bien trop souvent pisser. Il n'est officiellement qu'à 11,8° mais quelle puissance au nez en en bouche. Acide mais dévasteur ensuite. Pour battre en brèche les idées reçues.

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    Classé en Vin de France, le millésime 2009 se cache alors sur le bouchon. Astuce, astuce...
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    Avec cette bouteille, une papillote de lieu noir à la sauge et au céleri.

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  • Chez Glou, les filles ont de la poitrine (de porc)

    Depuis que l'adresse est ouverte, j'ai dû y aller au moins trois fois. Et je n'en ai jamais parlé. On va réparer de suite cette erreur. Voici donc Glou, joli resto ouvert par le très bon Julien Fouin, ex-rédacteur en chef de Régal. Quand il était à la tête de ce magazine, ce dernier était passionnant. Aujourd'hui je l'achète toujours mais je n'ai jamais retrouvé la même verve, les mêmes superbes reportages, les mêmes bonnes idées...

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    Chez Glou, il faut demander la table à l'étage, devant la fenêtre pour manger face au musée Picasso. Ou alors on s'y prend à la bourre comme ce soir là et on se retrouve sur la table d'hôtes. Pas mal non plus en fait, convivial. Question vins, de jolis choix un peu pointus et assez originaux avec des bouteilles qu'on trouve très très difficilement ailleurs. Ainsi ce Gavi (vin de Ligure, pas très loin d'Asti dans le Piémont, 30 euros) de la Cascina Degli Ulivi. Version 2006, 100 % cortese (cépage du coin), tout en bio, sans sulfite ajouté. Odeur de terre au nez en bouche qui finit par s'évaporer pour laisser un côté ample de très grande tenue. J'aime, je like, comme on dit sur Facebook. Choisi par Olivier, le vin m'a fait grosse impression.

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    Il a été très vite bu et aussi vite remplacé par l'un des rouges les moins chers de la cartes (20 euros) le Hého de Serge Bâtard (domaine Les Hautes Noëlles) à Saint-Léger-les-Vignes dans le coin du muscadet. Evidemment pas aussi expressif que le précédent, mais un joli vin bien fait qui après aération finit par être présent à table (cabernet-franc, grolleau et un poil de gamay). Une jolie découverte aussi.

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    On a un peu mangé tout de même (de 15 à 22 euros le plat je crois). Les filles ce soir-là avaient une sacrée poitrine (de porc) dans l'assiette, en face des rigatone à la truffe blanche (ouh les coquins) et moi j'ai foncé dans le tartare. Bon, bien frais mais sans plus. Je suis nostalgique de celui des Fines Gueules dans le IIe, qui lui en avait de la gueule. J'adore Glou, mais je dois bien me rendre à l'évidence : les viandes sont un cran en-dessous des autres produits (huîtres, thon fumé, jambon, rigatone aaaahhh, reblochon fermier à 8 euros... et vins).

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    Glou, 101 rue Vieille du Temple, 75003 Paris, 01 42 74 44 32.
  • A la Crémerie pour s'en jeter un...

    Je n'avais jamais testé les apéros de la Crémerie, c'est désormais fait après la soutenance de Dédé. Rapidement un truc à grignoter (10 euros la planche de saucisson, le fromage de chèvre...) et ce qu'on veut à boire. Ici le Moussaillon du domaine des Griottes, un pétillant de cette belle Loire avec un poil de sucre résiduel. Car Dédé et Stéph veulent un truc sucré. J'arrive à ramener le curseur sur "rond" et je décrête que je ne pourrai pas boire en apéro un truc plus sucré que ce Moussaillon. Evidemment, ça a plu à tout le monde, les filles ont cru à du cidre... sauf qu'à 12 degrés, il tourne bien plus vite la tête. La saucisse est extra, même avec du vrai-faux cidre.

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  • Olivier B. est arrivé à bon port

    Grâce à Eva, grâce à Antonin et grâce à L'Hédoniste, je viens de récupérer mes deux cartons d'Olivier B. Ils sont désormais entreposés dans ma cuisine, en attendant la suite de ce qu'il convient désormais d'appeler l'affaire Olivier B.

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    La Provence et RTL en ayant déjà fait leurs choux gras, qu'attend l'A.F.P. ?

  • 30 ans, une paëlla, un bas-armagnac

    Manu connaît une bonne adresse de poissonnier à Hagondange qui lui fait une choutte paëlla. Le menu était tout trouvé pour son petit repas de 30 piges.

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    Et après ça, on a fini ce qu'il restait encore dans la bouteille de bas-armagnac 1981 domaine du Miquer. Et on était sobre, c'est dire.

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