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Bonnes adresses en province - Page 3

  • Beaune : l'Auberge bourguignonne ou le charme discret de la province

    Le charme discret de la bourgeoisie peut parfois être assez exotique. Ainsi l'Auberge Bourguignonne, qui d'ailleurs figure en bonne place dans le Michelin. C'est aussi  pour cela qu'on l'a choisie : on n'a pas l'habitude du Michelin, on fuit plutôt ses recommandations. Mais ce soir, inversons nos habitudes et jouons le truc à fond. Ici, on n'est pas dans un restaurant étoilé, mais une valeur sûre selon le petit livre rouge.

    Tuons le suspens : c'est un bon restaurant. Pas génial, pas mauvais mais pas moyen non plus. Bon. C'est déjà ça et c'est de plus en plus rare. Bon mais très classique.

    Bien sûr question vin, ça tangue sérieusement. Je n'ai pas vu d'extraordinaire référence mais beaucoup de choses trop classiques. Décidément, c'est un adjectif qui revient beaucoup ce soir. Direction le Château de Meursault et son savigny-les-beaune 2005. Il met du temps à s'ouvrir et d'ailleurs il ne s'est peut-être jamais vraiment ouvert. A 35 euros la bouteille, c'est dur. A force de boire du vin dit naturel, on oublie que le vin peut être terne. Pas mauvais non plus, mais il ne donne pas envie de disserter toute la nuit.

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    La carte est clairement orientée terroir, dans son exécution la plus classique (encore). Mais d'un autre côté, ça tombe bien, on est là pour ça, on sait à quoi s'attendre. Va donc pour les deux menus, le 19,50 et le 20 euros. En entrée, les oeufs en meurette (cuits dans le vin rouge) et feuilleté d'escargots (viennent-ils encore de Bourgogne ?). Assez goûtu tout ça.

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    Les plats sont plus décevants du genre passe-partout. Boeuf bourguignon (réalisé avec du plat-de-côtes, le morceau le moins cher : forcément sous la dent ce n'est pas aussi fondant qu'attendu) et fricassé de volailles sans grand intérêt.

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    Par contre, le plateau de fromage du menu le plus cher vaut son pesant d'arachides. Pour les fromages du coin : l'époisses bien sûr mais aussi les moins connus ami du chambertin et délice de pommard. On a plein de lait, on a plein de vin, on va faire des fromages pour accompagner ns vins : j'adore ce genre d'équation. Le délice de pommard (au son de moutarde, on le voit au premier plan) du fromager Alain Hess est une pure merveille, triple crème de lait de vache pasteurisé. J'en reparlerai.

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    Le dessert, une poire au cassis rend l'affaire assez sympathique pour qui, comme moi, aime finir sur une note acide.

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    L'Auberge bourguignonne, 4 Place Madeleine, 21 200 Beaune, 03 80 22 23 53.

  • Beaune : l'Auberge bourguignonne ou le charme discret de la province

    Le charme discret de la bourgeoisie peut parfois être assez exotique. Ainsi l'Auberge Bourguignonne, qui d'ailleurs figure en bonne place dans le Michelin. C'est aussi  pour cela qu'on l'a choisie : on n'a pas l'habitude du Michelin, on fuit plutôt ses recommandations. Mais ce soir, inversons nos habitudes et jouons le truc à fond. Ici, on n'est pas dans un restaurant étoilé, mais une valeur sûre selon le petit livre rouge.

    Tuons le suspens : c'est un bon restaurant. Pas génial, pas mauvais mais pas moyen non plus. Bon. C'est déjà ça et c'est de plus en plus rare. Bon mais très classique.

    Bien sûr question vin, ça tangue sérieusement. Je n'ai pas vu d'extraordinaire référence mais beaucoup de choses trop classiques. Décidément, c'est un adjectif qui revient beaucoup ce soir. Direction le Château de Meursault et son savigny-les-beaune 2005. Il met du temps à s'ouvrir et d'ailleurs il ne s'est peut-être jamais vraiment ouvert. A 35 euros la bouteille, c'est dur. A force de boire du vin dit naturel, on oublie que le vin peut être terne. Pas mauvais non plus, mais il ne donne pas envie de disserter toute la nuit.

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    La carte est clairement orientée terroir, dans son exécution la plus classique (encore). Mais d'un autre côté, ça tombe bien, on est là pour ça, on sait à quoi s'attendre. Va donc pour les deux menus, le 19,50 et le 20 euros. En entrée, les oeufs en meurette (cuits dans le vin rouge) et feuilleté d'escargots (viennent-ils encore de Bourgogne ?). Assez goûtu tout ça.

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    Les plats sont plus décevants du genre passe-partout. Boeuf bourguignon (réalisé avec du plat-de-côtes, le morceau le moins cher : forcément sous la dent ce n'est pas aussi fondant qu'attendu) et fricassé de volailles sans grand intérêt.

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    Par contre, le plateau de fromage du menu le plus cher vaut son pesant d'arachides. Pour les fromages du coin : l'époisses bien sûr mais aussi les moins connus ami du chambertin et délice de pommard. On a plein de lait, on a plein de vin, on va faire des fromages pour accompagner ns vins : j'adore ce genre d'équation. Le délice de pommard (au son de moutarde, on le voit au premier plan) du fromager Alain Hess est une pure merveille, triple crème de lait de vache pasteurisé. J'en reparlerai.

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    Le dessert, une poire au cassis rend l'affaire assez sympathique pour qui, comme moi, aime finir sur une note acide.

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    L'Auberge bourguignonne, 4 Place Madeleine, 21 200 Beaune, 03 80 22 23 53.

  • Beaune : un joyau dans son jus, l'Hôtel Le Foch


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    On s'attendait à un boui-boui mal fichu. On arrive dans une superbe salle, un bar généreux avec ses habitués qui se connaissent et se parlent. L'exemple type du bistro qui remplit une fonction sociale. En plus, le petit blanc du comptoir se boit bien et les conversations s'enchaînent autour des formidables affiches et objets chinés par le patron. S'il revendait tout à une brocante parisienne bobo, il ferait fortune.

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    D'accord le confort des chambres est assez sommaire (pas de porte - juste un rideau - entre salle de bain et chambre), mais c'est propre, pas cher (45 euros la nuit), central (à 5 minutes à pied des Hospices) et très accueillant.
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    Hôtel Le Foch, 24 boulevard Foch, 21200 Beaune, 03 80 24 05 65
  • Bordeaux : le Bar-Cave, joli petit moment

    A Bordeaux, il est assez difficile de trouver une cave à manger un peu accueillante. On consulte ses guides bien-aimés, sur papier et sur la toile. Et on trouve le Bar-Cave, petite adresse du chef Jean-Pierre Xiradakis, dans la même rue que La Tupina.

    Ce week-end là, on était à Bordeaux pour un mariage entre Blaye et Bourg. Donc le midi, je me jette directement sur un blanc de Blaye, le Château des Tourtes. Assez enivrant, je le goûterais bien à nouveau, au salon des Vignerons Indépendants.

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    Quant à l'assiette, si elle est trop salée, elle a pas mal de répondant, tel cet oeuf aux cèpes à moins d'une dizaine d'euros. Les frites d'en face étaient assez excitantes. Une adresse agréable.

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    Bar-Cave, 34 Rue de la Porte de la Monnaie, 33 000 Bordeaux, 05 56 31 12 33

  • Banyuls : la Guinelle et ses vinaigres fulgurants

    Qui aime le vin devrait aimer le vinaigre de vin. Et qui aime le vin aimera sans doute le vinaigre de La Guinelle, vinaigrerie artisanale de Banyuls.

    Nathalie fait du vinaigre comme d'autres du bon vin, avec respect. Cela se ressent : on trouve tous les arômes des vins de Banyuls (rouges et blancs) dans ses cuvées de "vin aigre" ; c'est pour une fois un superbe compliment. J'ai vraiment eu le coup de foudre pour ce produit, j'ai acheté toute la gamme et des cadeaux. Résultat : 78 euros dépensés en vinaigre. Plutôt rare.

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    A l'image du vin que j'aime, pas de colorant, pas de conservateur... et pas de sulfite. Plutôt rare. Pas de sucre non plus.

    Une semaine après mon retour de Banyuls, le temps que le vinaigre se repose, j'ai tenté une dégustation. Bien sûr, j'en avais déjà ouvert un ou deux pour exciter une salade. Mais là, on le fait sérieusement. A l'image d'une dégustation de vin encore une fois : une "verticale" de La Guinelle.

    On commence classiquement du blanc au rouge, en tentant d'aller crescendo question épices. C'est à mon avis la seule solution pour ne pas se flinguer le palais et pour apprécier l'originalité du blanc.

    Car ce vinaigre est très rare, peu de bouteilles de blanc sortent de Banyuls. J'adore les grenaches blanc et gris en bouteille, normal donc que je les adore acidifiés. Même procédé qu'avec le rouge : le vinaigre est élaboré en barrique de chêne, en plein air, sans aucune intervention sur l’acétification (réduction du vin en vinaigre). Ici pas de jus sucré, mais un liquide qui transperce. Je ne peux que l'imaginer sur un poisson noble, quelques gouttes juste avant de servir. Sinon à la cuillère aussi...

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    Le cas du vinaigre rouge (commun) est plus complexe. Oui il tire à merveille sur le rouge de Banyuls. Avec une longueur en bouche absolument terrible, qui peut relever tout plat. D'ailleurs j'en mets partout. Sur des fruits mûrs et sucrés : fraises, mangues... Elevage d'un an en fûts de chêne, au soleil avec double fermentation alcoolique. On est vraiment très loin de notre vinaigre habituel : ce dernier semble comme mort à côté de La Guinelle.

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    Le cas du vinaigre rouge aromatisé au pistil de safran, "cuvée" Taliouine m'embête un peu. Je ne suis pas un ardent défenseur du safran. Mais dès que j'en ai mis sur une petite cuillère, j'ai eu l'impression de voir un Chambertin vieux d'une dizaine d'années. Cette couleur bourguignonne m'incite à goûter et c'est un ravissement. Si on est toujours sur un haut degré d'acidité (ce que je défends), une petite douceur vient caresser les papilles. J'imagine déjà mon carpaccio de veau ou encore mieux une belle glace à la vanille que j'arroserais. Une réussite évidente.

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    Le dernier vinaigre goûté est sans doute le plus facile d'accès, car on retrouve dans ce Vermeil des clous de girofle et de la canelle qui ramènent évidemment à un pain d'épices un peu toasté. Parce qu'il m'a semblé le plus doux (alors que je croyais qu'épicé signifiait ici corsé), c'est peut-être celui qui m'a le moins emballé (il en faut aussi). Mais le plus facile pour ceux qui n'ont pas l'habitude des trois vinaigres fulgurants goûtés au-dessus. Quelques gouttes de Vermeil feraient merveille sur un bon vieux cake aux fruits confit, une tarte aux pommes ou un coulis de fruits pour une panna cotta.

    Note pour plus tard : arrêter de vouloir manger le vinaigre en dessert...

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    Plus je les goûte ces vinaigres, plus je me dis qu'il ne faut pas l'utiliser pour assaisonner une salade à la va-vite avec ses multiples parfums et textures, ses bouts d'olives ou de radis qui cassent tout : je préfère le consommer sur un produit seul et brut : un poisson, un fruit, etc. Le tout pour un prix pas très élevé par rapport à la qualité des flacons. Les 25 cl (blanc, Vermeil ou Taliouine) coûtent moins d'une dizaine d'euros et les 75 cl de rouge autour de 13.

    Enfin, pour comprendre comment ça marche, un petit tour par ces jolies images tournées par le service public.

    P.S. : Pour éviter les fautes de goût, prononcez "Guineille" et non "Guinel" comme on pourrait le croire.

    Vinaigrerie La Guinelle, rue Saint-Sébastien (la rue du marché), 66 650 Banyuls, 04 68 85 54 12.

  • Banyuls : El Xadic Del Mar et Manu dans le mille

    J'avais rencontré Manu dans son job précédent, au Verre Volé de la rue de Lancry à Paris. Et je ne suis pas le seul à avoir apprécié sa gentillesse et ses conseils. Ce qui n'est pas tout le temps le cas dans cette adresse pourtant si chère à mon coeur...

    Je ne serai donc pas le seul à faire le voyage à Banyuls. Car voilà, le retour au bercail a fait que Manu a ouvert ici à Banyuls son petit Verre Volé du sud. Ouh là, on risque de comparer avec la maison "presque" mère... Entendez par là une cave à manger où on peut repartir sa bouteille sous le bras ou rester grignoter une planche de ci, une autre de ça. Deux mois qu'il a ouvert son petit espace pouvant recevoir une petite quinzaine de personnes.

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    Les planches s'enchaînent : le fameux jambon espagnol pata negra (extra), une ribambelle de cochonnailles, du fromage bien affiné et les figues du Casot des Mailloles au vinaigre et parmesan, ce dernier plat survolant toute la tablée. Comptez entre 4 et 15 euros l'assiette en gros. En privilégiant les produits locaux, Manu semble avoir mis plus de goût dans les assiettes qu'au Verre Volé. Assurément l'un des meilleurs restaurants de toute la côte, il n'y a pas photo.

    Ah si tiens, des photos :

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    Seul petit hic, comme au Verre Volé et comme partout ailleurs, ce prix du vin au verre que je trouve toujours trop élevé. Quatre euros pour les quilles rouges du Matin Calme ou du Scarabée.

    El Xadic Del Mar, 11 avenue du Puig del Mas, 66 650 Banyuls, 04 68 88 89 20.

  • Collioure : la terre et la mer de Masashi Iijima

    C'est sans doute l'adresse qui détonne le plus entre Perpignan et l'Espagne : un jeune chef japonais plein de piquant qui "fusionne" techniques japonaises et produits catalans. Je ne suis pas un adepte de ce terme de "fusion". Perso, j'aurais dit "mariage".

    La carte des vins bien implantée dans le terroir fait bingo d'entrée. Le blanc du Casot des Mailloles à 50 euros (coefficient multiplicateur de seulement 1,5...) me tend les bras, mais plus modestement Coume Marie de la Préceptorie de Centernach (26 euros) se révèle une belle affaire au pays des grenaches blanc et gris. Le 2009, déjà bien présent au nez et en bouche, ravit.

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    La Préceptorie, c'est (presque) la même maison que La Rectorie, à Banyuls. Dans les deux cas, leurs vins s'affirment. Un peu plus classiquement que le Casot des Mailloles, certes.

    Pour l'accompagner, le menu à 34 euros s'accorde à la pêche du jour. Ce soir-là, carpaccio de sar. Les accessoires (julienne, vinaigrette) sont parfaits.

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    Arrive celui qui devrait rebuter tout le monde, mais l'assiette repartira vide en cuisine. Et plus que cela : raclée, saucée, bref propre. C'est l'encornet farci à la joue de boeuf. Seuls les meilleurs savent réaliser ces alliances improbables entre terre et mer : tant est si bien qu'à la dernière bouchée, le plat n'est plus qu'une évidence.

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    Le dessert aussi fait jaser. Une crème catalane aux artichauts violets. Qui se présente comme un genre de parmentier : une couche d'artichauts surmontée d'une crème catalane pas trop sucrée. Pour laisser sa chance à l'artichaut.

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    Un repas léger mais bouillonnant, terroir mais inventif... avec des produits de qualité. Une adresse rare, surtout dans un environnement si touristique.

    Le 5e Péché, Masashi Iijima, 18 Rue de la Fraternité, 66 190 Collioure, 04 68 98 09 76.

  • Collioure : pour les anchois, cherchez le Christ

    Les deux derniers artisans producteurs de l'anchois de Collioure gardent aujourd'hui une petite auréole toute mystique dans l'imaginaire des gourmets. Parce q'ils sont les derniers donc... Et sans doute parce qu'ils se situent sur le Carrefour du Christ. Parfois on a Carrefour du 14 Juillet, Carrefour du Général de Gaulle... Ici c'est Carrefour du Christ avec l'arrêt de bus idoine.
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    Pourquoi Carrefour du Christ d'ailleurs ? Je ne sais pas. A cause de l'église réformée en son milieu ?
    Toujours est-il que le bleu ciel de Desclaux règne ici en maître.
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    Puis que je trouve leurs anchois au sel ou au vinaigre à Paris, je n'ai pas chargé inutilement la valise déjà pleine à craquer. J'ai juste ramené une petite anchoïade (3 euros) destinée à embaumer l'haleine des convives lors d'un prochain apéro. Vu que je ne l'ai pas ouverte, c'est de la pure supposition...
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    De chez Desclaux, il suffit de passer le point pour aller chez Roque, l'autre dernier producteur artisanal d'anchois du coin. C'est la grosse maison rose. Rien acheté non plus hormis quelques conserves de terrines de fruits de mer qui venaient... de l'île d'Yeu mais que Roque distribue aussi. Le problème fondamental étant la conservation des anchois avant le retour à Paris : le produit tout fait, au sel ou au vinaigre, se garde plutôt au frais...
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    Les deux maisons proposent des visites non-guidées de la préparation des anchois, avec un petit film chez Desclaux. Toujours passionnant avant de goûter.

    Anchois Desclaux, route départementale 914, 66190 Collioure, 04 68 82 05 25.
    Anchois Roque, 17 route d'Argelès, 66190 Collioure, 04 68 98 01 08.

    P.S. : Bizarre, bizarre... Les sites internet sont réalisés sur le même modèle... Des infos là-dessus ? Rapprochement numérique entre les deux familles ?

  • Collioure : de l'art d'accommoder Paul le Poulpe

    Toutes ces conneries footballistiques autour du faux prophète Paul le Poulpe n'ont fait qu'aiguiser mon appétit pour une bonne salade de poulpe. Restait à choisir le bon décor.

    Chose faite à Collioure, chez Cocoliberis. Sans doute un jeu de mots, car Caucoliberis n'est autre que le nom romain de la ville. Direction la terrasse blindée (pas comme sur la photo) avec vue sur tout Collioure.

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    Dans ce petit resto de bord de mer se disant spécialisé dans la pêche du jour, la pareillade royale (grande assiette de poissons, 28 euros) ou les couteaux (12 euros) faisaient plutôt envie...

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    Mais le poulpe (12 euros) m'a rattrapé. Bien cuit, il est loin du caoutchouc auquel on a souvent droit.

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    Carte des vins sans grand intérêt. Résultat : pas un grand resto certes, mais un moment agréable dans un cadre superbe et sans le coup de matraque habituel sur l'addition (pour ce genre d'endroit merveilleusement situé).

    Cocoliberis, 20 rue Jean Bart, 66190 Collioure, 04 68 54 63 15.

  • A suivre : Collioure, Banyuls et quelques merveilles de la côte vermeille

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    A l'occasion d'une petite virée tout au sud, j'en ai profité pour faire le plein de bonnes adresses du côté de Banyuls et Collioure.

    Le temps de rédiger tout cela et je mettrai en ligne quelques lignes sur deux amoureux du vin naturel sans sulfite, un chef japonais avec pas mal de talent, les anchois du Christ, un petit resto les pieds presque dans l'eau...

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  • Metz : le Pampre d'Or brille

    Dans une ville où j'ai passé près de vingt ans de ma vie, subsistent des restaurants où je n'ai jamais mis les pieds. Normal. Car le Pampre d'Or, c'est à 300 mètres de chez moi : bien trop proche pour me donner la sensation de voyager un peu. Et pourtant...

    Déjà, la place de Chambre toute rénovée depuis un ou deux ans m'enchante désormais sans ses voitures. Et de la table, on ne peut rêver meilleur point vue sur notre bijou, l'imposante cathédrale.

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    Et bijoux aussi dans l'assiette pour ce menu de midi à 23 euros. Avec les petites verrines, la mode a encore frappé. Mais passons. Le plat, le vin, le dessert, le café. Avec les mignardises, la mode a encore frappé. Mais passons.

    Ce sont surtout les superbes plats qui nous ont tapé dans l'oeil : croustillants de pieds de porc sauce gribiche (qui ne prend pas le client pour un porc) et blanquette de veau (qui ne prend pas le client pour un veau). J'ai rarement si bien mangé à Metz.

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    Mais comme toujours quand le vin est compris dans le menu, il ne fallait pas s'attendre à quelque chose de grandiose. Le serveur annonce un petit sauvignon de Loire. Etant donné la chaleur, il tenait remarquablement la route.

    Le Pampre d'Or, 31 place de Chambre, 57000 Metz, 03 87 74 12 46.

  • Après Noël le 18, voici Noël le 23

    On ne se lasse pas de fêter Noël en avance. Cette fois à Metz aux Vignes d'Adam. On va tenter de lister en images les faits marquants de la soirée.

    Déjà Audrey attendant sa purée...

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    ...puis des plats goûtus et bien travaillés (entre 15 et 25 euros)...
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    ...la fameuse purée (ah non, c'était la première fournée, donc pas celle qu'attend Audrey)...
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    ...un Guilhem du domaine Terre Inconnue (millésime oublié, mais pas les 14° qui passent tout de même très bien), 38 euros à la carte (coeff multiplicateur de 2,5). Vite vidée à quatre, la bouteille se sent seule...
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    ...là, juste sur la gauche à côté de nous dînait Marcel Lapierre. Pas en bouteille, le vrai, THE star...
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    Ah non ça ce sont les lampadaires en fait, fait avec des troncs d'arbre. Logiquement, c'est un truc que je n'aime pas. Mais bizarrement ici ça marchait. Et puis il y a aussi les jolis desserts (une dizaine d'euros). Rarement nougat glacé m'avait fait si forte impression.
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    Bref et ça se voit, le chef est en cuisine et aime ça. Il est content d'être là et semble vouloir faire partager un truc. Le décor un peu hôpitalier mais assez hospitalier tranche avec l'extérieur classique de maison lorraine.

    Dans l'assiette, il y a de bons produits, des idées pour les mettre en valeur, une ligne directrice et pas d'écarts par rapport à la saison. Une jolie carte du pif qui aimerait davantage s'engouffrer vers les vins naturels (faut pas hésiter !). Bien sûr quelques points à revoir comme le grand intérêt de Manu et d'Audrey pour les tables voisines... Mais à l'impossible nul n'est tenu. Un des meilleurs restos de Metz sans nul doute.

    La Vigne d'Adam, 50 rue Général de Gaulle, 57050 Plappeville, 03 87 30 36 68.

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