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Loire (nul n'est censé l'ignorer) - Page 2

  • Le vin 4x4 s'adapte à tous les terrains

    Selves. Voici le chenin de Nicolas Carmarans, l'ancien boss du Café de la Nouvelle Mairie, haut lieu du nature à Paris. Il ne reste pas beaucoup d'un tout petit poil minuscule de sucre résiduel (SR pour les intimes). Allez, à fond dnas le pléonasme. Rien ou presque : tout cela en fait le partenaire particulier des papilles du dimanche midi. On le boit sans soif à l'apéro, on le boit même sur un parmentier de maquereaux comme ce midi. Sa puissance au nez et en bouche est telle qu'elle s'accorde avec tout de l'entrée au poisson jusqu'au dessert. Bon malheureusement, je n'en avais qu'une. Et même un dernier verre sur la pizza du soir colle parfaitement. C'est dire...

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  • Le chenin haute couture

    Un dimanche midi avec bien trop de soleil, Les Sables de Stéphane Bernaudeau aident à mieux passer la journée sans penser au lendemain. Achetée la veille chez Augé, c'est une bien belle bouteille, pas encore tout à fait en place mais elle me faisait trop envie. Signe particulier donc : rafraichissante et incroyablement fine. C'est ciselé, du chenin haute couture.

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    Pour être aussi plein et pour l'être déjà, le vin a dû faire sa malo (fermentation malolactique) mais ce n'est pas gênant du tout : une belle part d'acidité résiste, profonde et presque aristocratique. Evidemment, c'est le vin naturel à 200 %...

  • La bouteille réconfortante du dimanche soir

    C'est l'une des premières bouteilles avec laquelle j'ai atterri dans le vin-avec-moins-de-soufre-que-d'habitude. A l'époque, ça coûtait quelques euros, aujourd'hui les prix s'envolent. Il suffit d'aller rencontrer Jo Landron chez lui dans le muscadet ou sur un salon de dégustation à Paris et on s'en tire à 9 euros. Amphibolite, ce sont les petites roches résiduels après que l'océan se soit barré : ça rend la chose assez minérale, parfois saline.

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    C'est tout simple mais revigorant avant de débuter la semaine. Ce 2010 est moins pointu que sur d'autres millésimes où j'avais vraiment le souvenir de choses plus tranchantes. Là il est plus souple, à table il accompagne plus de plats.

  • Eric Callcut, la Loire dans le Jura

    Chez Vivant l'autre soir, j'ai vu passer une bouteille couleur papier jauni à l'écriture colorée. Je n'en avais encore jamais vue en vrai, mais je l'ai tout de suite reconnue. Eric Callcut. Un vigneron qui appartient désormais à la légende : il a passé quelques années sur les bords de Loire à vinifier beaucoup de chenin et quelques autres cépages. Aujourd'hui il est donné en Israël ou en Haute-Loire, moi je n'en sais rien : Christian Authier qui lui consacre son dernier ouvrage "Boire pour se souvenir" en sait peut-être plus. En tout cas, ses vins sont vraiment très rares.

    Sauf chez Vivant donc. D'ailleurs la tablée qui la sifflait ne l'a pas finie. Je m'approche de Pierre Jancou et lui dit qu'il m'en faut une, coûte que coûte. Voici donc la dernière cuvée d'Eric Callcut. 1998. Bouchon de cire verte, aucune inscription qui puisse m'indiquer la cuvée. Si quelqu'un a des infos...

    On l'ouvre chez Olivier. A sa fenêtre, en cet fin d'après-midi bien chaude, difficile de percevoir vraiment sa couleur. Si je tourne la bouteille vers les Champs-Elysées c'est un peu or. Si je me tourne vers la porte Maillot, c'est plus ocre : normal, le soleil se couche.

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    En bouche, ça dit quoi ? C'est fichtrement condensé mais sans être lourd. Aucune déviance, aucun problème de conservation, le vin apparaît vraiment net. Mais incroyablement oxydé : oui, certains vont dire que c'est une déviance, pas moi et je ne vais pas entrer dans le débat. Bref à l'aveugle, c'est un vin du Jura. Dis comme ça, elle parait difficile à boire ; dans la réalité, cette bouteille est un délice, la minéralité est tout à fait là. C'est sauvage, ça ne ressemble à rien (et tant mieux) et c'est enveloppant. J'ai trouvé un mot pour ce vin : la félicité.

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    Difficile pour les bouteilles qui suivaient de soutenir la cadence. L'Atmosphères de Jo Landron (bu avant Callcut pour s'exciter les papilles), le champagne Mailly cuvée L'Intemporelle (avec laquelle je n'ai malheureusement pas accroché... mais bon, après Callcut...) et le gaillac Bois Moisset 2009 de Sylvie Ledran et Philippe Maffre, on en reparlera).

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    Enfin un petit whisky de Michel Couvreur, le très joli Overaged. Dans les jolis verres d'Olivier (achetés à la Maison du Whisky), tout est ramené vers le nez : le jus est sublimé.

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  • La Loire telle que vous ne l'avez jamais lue

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    C'est armé d'un Vin de Pays du Val de Loire 100 % grolleau du domaine de Montgilet que je feuillette le superbe non-guide des vins de Loire édité par le Rouge et le Blanc. Rarement livre aussi intelligent aura été écrit sur cette belle région. Je picore cette citation de Jean-Claude Pirotte : "Le vin pose, à celui qui le récolte comme à celui qui le boit, la seule question philosophique utile : à quoi sert-il donc ? Réponse : à rien. Comme l'art, comme la vie, comme l'amour, comme la beauté."

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    Pas besoin d'en parler plus longuement, faites comme moi : courez l'acheter.
  • Le pinot gris de Loire ?

    Si, si, ça existe... Les frères Puzelat font un peu ce qu'ils veulent, on ne va pas leur donner tort quand ils nous sortent des bouteilles comme ça. Evidemment rond comme sait l'être ce cépage, mais encore bien vif. Un petit bijou (14 euros à la Cave des Papilles).

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  • Le muscadet gras

    Après avoir rapporté toutes ces bouteilles de muscadet du salon des Vignerons indépendants, il faut les boire. Le Fief du Breil 2009, la grande cuvée de Jo Landron, me parait trop ample, trop grasse. Bue sur deux jours, elle ne fait presque plus pensait à du muscadet. Autant je suis un inconditionnel du domaine, autant là je reste un peu dubitatif.

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  • A consommer

    Avec modération d'accord, mais à consommer... Comme tous les ans, les vouvrays de La Dilettante s'arrachent. Avec Mari, Franckie et Manu on en a bu deux bouteilles en apéro et assez rapidement. Je suis désolé : c'est bon. Ce qui donne le sourire aux lèvres... Et c'est un peu le but du truc.

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  • Se muscler les bras grâce au muscadet

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    Petit tour par le salon des Vignerons indépendants de la porte de Champerret. J'en profite pour reconstituer mon stock de muscadet pétillant chez Jo Landron, comme toujours. En plus de quelques Amphibolites Nature à prix propriété cette fois, j'ai ramené deux cartons de 6 Atmosphères. Dans le métro, dans la rue et jusqu'à mon appart, je me suis un peu musclé les bras grâce au muscadet. Qui a dit que l'alcool faisait grossir ?

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  • Le cheverny a la cote

    Lors du repas de midi, ouverture du cheverny de Villemade dans sa toute dernière mouture, la 2010. La tablée est conquise à l'unanimité et ne se prive pas pour le dire. What else ?

  • Une petite Sauvageonne bien vivante

    Les vins du domaine des Griottes sont de purs produits libertaires. J'en parlais hier avec un caviste qui me disait qu'il est pratiquement impossible de servir ça au resto tant la tablée croira boire un vin frelaté. Habitués qu'ils sont à la micro-oxygénation, ces consommateurs ne comprennent pas que certains vins sont encore vivants. Démonstration avec le sauvignon de Patrick Desplats et Sébastien Dervieux, la jolie cuvée Sauvageonne.

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    Ouverture jeudi midi : pétillement caractéristique des vins naturels sans soufre du tout (ici pas de mention "contient des sulfites"), nez alcoolisé et bouche bien plaisante. Direction frigo. Rebu jeudi soir au sortir du frigo : arômes emprisonnés par le froid mais nez encore extrêmement ouvert et la bouche gagne en présence. Toujours aussi pétillant. En se réchauffant, les arômes décuplent. Re-frigo. Rebu vendredi midi avec de merveilleuses rillettes d'oie de chez Thiol. La couleur s'est durcie, le pétillement apaisé, la finesse décuplée : le vin a grandi. Le nez est toujours là, toujours explosif.

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    Enfin le soir même, bu à température ambiante, il se cognacise. Une couleur terriblement "brune" vient renforcer l'idée. A chaque gorgée, on retrouve à la fois minéralité, maturité et puissance de ce sauvignon mais avec des arômes qui évoluent terriblement. Jamais ça ne vire au vinaigre ou au jus de fer rouillé. C'est rare de voir un sauvignon jouer une telle palette d'expressions et de sentiments. Evidemment, ça peut en désarçonner certains mais que c'est bon...

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    Dix euros chez Crus et Découvertes, 75 011.

  • Encore un bon plan chez Versant Vins

    Un bon vin, c'est bon jeune et c'est bon vieux. Faites le test après un tour chez Versant Vins et l'achat du savennières-roche aux moines du domaine aux Moines (Monique et Tessa Laroche) millésime 1992 (17 euros, un peu moins pour les millésimes récents). Un vrai bon fromage à pâte cuite avec ça. Mais aussi avec un plat au curry ou tout seul, pour lui-même. Dans le verre, tout est encore bien en place, avec une profondeur caractéristique de ce domaine. Le gras est là, la finesse est là, le respect du vin est là : un beau jus qu'on a vinifié avec soin il y a déjà pas mal de temps et qu'on n'a pas laissé moisir vingt ans sur la plage arrière de la Lada. Il y a encore des gens qui croient que le dieu chenin ne sait pas vieillir ?

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  • Le pinot noir 2008 de Lapandéry

    J'ai déjà scandé mon amour pour la buvabilité extrême des vins du domaine Lapandéry. Le pinot noir 2008 classé en VDP d'Urfé ne déroge pas à la règle. J'aime son amerture voire son aigreur juste après que le bouchon saute et il prend de la finesse, de la hauteur de vue deux heures après ouverture. Un vrai vin de tous les jours.

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  • La pierre précieuse de Claude Courtois

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    Les vins de Claude Courtois sont une énigme... Ah bon, on peut faire du vin en Sologne ? Mais c'est forcément de la piquette ? En plus il travaille sans soufre ? Loin des idées reçues, les vins sont très puissants et il a fait découvrir les vins naturels à toute une génération.

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    Son sauvignon (cuvée Quartz, 17 euros à la Crémerie) fait partie des bouteilles qui réconcilient avec ce cépage qu'on fait bien trop souvent pisser. Il n'est officiellement qu'à 11,8° mais quelle puissance au nez en en bouche. Acide mais dévasteur ensuite. Pour battre en brèche les idées reçues.

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    Classé en Vin de France, le millésime 2009 se cache alors sur le bouchon. Astuce, astuce...
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    Avec cette bouteille, une papillote de lieu noir à la sauge et au céleri.

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  • A la Crémerie pour s'en jeter un...

    Je n'avais jamais testé les apéros de la Crémerie, c'est désormais fait après la soutenance de Dédé. Rapidement un truc à grignoter (10 euros la planche de saucisson, le fromage de chèvre...) et ce qu'on veut à boire. Ici le Moussaillon du domaine des Griottes, un pétillant de cette belle Loire avec un poil de sucre résiduel. Car Dédé et Stéph veulent un truc sucré. J'arrive à ramener le curseur sur "rond" et je décrête que je ne pourrai pas boire en apéro un truc plus sucré que ce Moussaillon. Evidemment, ça a plu à tout le monde, les filles ont cru à du cidre... sauf qu'à 12 degrés, il tourne bien plus vite la tête. La saucisse est extra, même avec du vrai-faux cidre.

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  • Le Ballon d'Or du pinard est à Saumur et j'ai honte...

    J'apprends via Iris que Thierry Germain a reçu le Ballon d'Or du pinard, le César du jaja, la Légion d'Honneur du pif : il a été couronné vigneron de l'année par la R.V.F., institution que je moquais ce matin même. L'info a une semaine, comme quoi je ne suis pas vraiment calé sur l'agenda de la R.V.F... Jolie petite interview dans Saumur Kiosque, il faut cliquer sur l'image, ça leur fera des visites.

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    Je m'en veux car voici encore une pointure que je n'ai jamais bue. Et pourtant, on fait à Saumur des vins que j'adore : les Guiberteau évidemment et ceux de Thierry Chancelle. Quant à Thierry Germain, j'en entends parler beaucoup depuis des années. Et je lis beaucoup de très bonnes choses à son sujet comme dans le dernier numéro du Rouge et le Blanc consacré au saumur-champigny. Et je passe souvent devant ses bouteilles au Bon Marché qui est bien fourni en ce qui concerne le domaine des Roches Neuves. Le Bon Marché, ça peut faire snob mais je l'ai déjà dit, c'est l'une des caves les moins chères de Paris. Où peut-on trouver à Paris le Brut Nature de Drappier à 25 euros sinon au Bon Marché ? Pour une fois, il porte bien son nom. Tout ça pour dire qu'il faut que j'y retourne pour en acheter et en boire du Thierry Germain... Enfin...

  • Un milliard d'étoiles (et même pas dans le Michelin)

    Que de réussites au domaine de la Garrelière chez François Plouzeau en Touraine, juste au sud de Chinon. La cuvée Carabas version 2007 possède une finesse rarement rencontrée à ce niveau. Et le Milliard d'Etoiles toujours aussi frais et facile à boire : en un an, nous en avons sifflé l'équivalent d'un carton. A chaque fois, bulles fines et bien plaisantes. Les néophytes y verraient un champagne certes un peu moins profond mais qui ne torture pas le ventre car totalement naturel.

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    C'est Sébastien du Vin à Portée de Main à Metz qui nous a mis la main sur le Milliard d'Etoiles (12 euros), comme il l'avait fait pour la cuvée Carabas.

  • Le 26 à midi

    C'est l'un de mes succès de cette fin d'année, le genre de bouteille qui met tout le monde d'accord. Pour en avoir ouvert un certain nombre (trop ?) en décembre, j'ai eu droit à des "Encore ?" M'en fous... A moi l'anjou blanc 2007 de chez Montgilet ! Attrapé au vol à la Vigne d'Adam à Metz et re-bu dès le lendemain soir. Une bouteille qui s'unie parfaitement avec le traditionnel parmentier de canard à la patate douce du 26 décembre.

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  • Les Racines de Claude Courtois

    Tous ceux qui ont découvert les vins naturels il y a quinze ans ont souvent eu la révélation grâce à Claude Courtois. Cette bouteille, je la cherchais donc depuis longtemps : elle représente quelque chose comme un mythe. On n'en trouve pas chez le premier caviste venu, ni même chez le premier caviste naturel venu. C'est encore à la Cave des Papilles que j'ai eu le coup de foudre.

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    Claude Courtois ne travaille pas les terroirs extraordinaires de l'Hermitage ou de Chambolle. Ses vignes se situent à Soings-en-Sologne, au sud de Blois. Première indication, ici on vinifie sans soufre ajouté : d'ailleurs la mention "contient sulfites" n'apparaît pas. On est donc à moins de 10 mg par litre... Autant dire pas de soufre du tout.

    Son domaine Les Cailloux du Paradis s'étend sur 13 hectares. La cuvée Racines se compose de cépages dont je ne connais pas la liste exhaustive. Ce qui est sûr : cabernet-franc, cot, cabernet-sauvignon. Ainsi qu'un peu de syrah qui donne la puissance à ce vin. Un élevage sans doute assez long pour une bouteille qui demande beaucoup d'ouverture : mon caviste me dit une heure, Sébastien Lapaque parle d'une demi-journée.

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    Ce vin ne ressemble à rien d'autre. La puissance d'un hermitage avec la finesse d'un pinot noir de belle naissance. A l'aveugle, il a de quoi dérouter les plus chevronnés. Il faut un artiste, un orfèvre, un puriste pour réussir cette cuvée à cet endroit. Bien que classé en vin de table, Racines cache son millésime sur le bouchon. Ici, le 2007 (14 euros) : reste à l'imaginer après 10 ans de cave...

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    Une force tranquille dans le verre.
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    Cette bouteille, je l'ai bue avec la burrata aux figues de la coopérative italienne Latte Cisternino.

  • Quand un saumur accompagne des pâtisseries de haute volée

    Il n'y a pas de petites appellations, il n'y a que de mauvais viticulteurs. Faisons le test. Achetons des pâtisseries extraordinaires chez un pâtissier à la mode, mais qui est vraiment l'un des meilleurs dans son domaine : Philippe Conticini et sa Pâtisserie des Rêves. Un calisson revisité et un pavé au chocolat (le "gran cru").

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    Avec ce genre de jolis desserts, certains aimeraient un sauternes, un vieux tokay ou un champagne (comme moi ici) Moi j'ai préféré un petit saumur d'un grand vigneron, Romain Guiberteau. Ce saumur blanc 2009 (12 euros au Bon Marché) titille les papilles, il les prépare en quelque sorte. Il apporte la sacro-sainte acidité qui n'alourdit pas le dessert.

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  • L'Anjou pur jus

    Après Les Copains d'Abord et Les Copines Aussi, le domaine des Sablonnettes produit un P'tit Blanc (cépage chenin) qui ma foi remplit tout à fait sa fonction. Christine et Joël Ménard, à Rablay-sur-Layon, font dans l'Anjou pur jus de soif tel qu'on voudrait en boire plus souvent. Fruité sans être envahissant, tendu sans pour autant être vert.

    Celui-là, c'était descendu avant de partir à Châtillon. Et pour une fois, c'est aussi l'étiquette qui m'a tapé dans l'oeil : renseignements pris, il s'agirait de dessins de Denis Huneau.

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  • Le cheverny qui embaume la pièce

    Je n'ai pas fait la remarque pour éviter que tout le monde dise par approbation "oui c'est bon" ou par opposition "non c'est pas top". Mais le cheverny de Villemade, le rouge 2009, cuvée de base mi-gamay mi-pinot, parfume le salon dès le bouchon ôté. Du fruit, du fruit, du fruit. Plus besoin de photophore, d'encens ou je ne sais quoi d'autre.

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    Le vin se boit tout seul, sans effort, aux dires de Julien. J'avais tout de même convoqué un plat de lasagnes aux courgettes et aubergines. Avec une sauce tomate, volée au magazine Saveurs, qui fait la différence : faire confire dans de l'huile d'olive ail et échalottes. Y découper en petits morceaux et avec tout leur jus trois tomates épluchées. Ajouter un trait de vinaigre de La Guinelle au pistil de safran : c'est la touche perso qui relève le plat. Et ajouter 20 cl de crème liquide avant de faire mijoter dix bonnes minutes.

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    Si tout le monde a bien aimé, je suis sceptique encore. Un peu trop mouillé donc pas assez compact.

  • Boire tue, vivre aussi

    Benoit avait convié tout le monde à manger une bonne Morteau. Je crois qu'on a un peu trop bu pour un lundi. Boire Tue alors ? Non, en fait pas plus que le reste. Par contre la vaisselle le lendemain, ça oui.

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    J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de Pascal Simonutti (à relire ici). Un vin de copains, qu'il présente aussi sous l'étiquette Vin de Bagnole. Vin de provoc' surtout, pour se moquer de notre société hygiéniste. Avec une belle couche de dépôt. Un jus qui vit.

  • Navine aux maquereaux

    Juste avant de partir au Cambodge, un petit plat. Des maquereaux aux poireaux. Avec un petit coup de Navine, du domaine des Griottes dont j'ai déjà parlé ici, c'est-à-dire il y a quelques notes.

    Le plus rigolo dans le maquereau, c'est de le vider soi-même. Puis on peut en faire une nature morte. Vraiment morte.

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    Oui c'est beurk. Mais c'est moins cher que ces énormes filets sortis de je ne sais où, le goût de la poiscaille y est plus présent et pour finir, vider un poisson n'est pas compliqué. Et le meilleur du maquereau on le retrouve dans l'assiette. Avec un bon coup de moutarde, un mini-zeste de citron, du gros sel, un coup de vinaigre balsamique blanc. Et au four. A table. Avec Navine par-dessus, un régal.

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    Domaine des Griottes, de Patrick Desplats et Sébastien Dervieux http://griottes.over-blog.com/

  • Trinch !

    Dans Pantagruel, Rabelais présentant la Dive Bouteille à Panurge nous en dit plus sur Trinch. "Trinch est un mot qui dicte à tous des oracles, un mot qui signifie ''buvez !''. Buvez vin bon et frais, car dans le vin est la force, la puissance. Il emplit l’âme de vérité et philosophie. En vin, la vérité est cachée. La Dive Bouteille vous y engage. Soyez vous-même les interprètes de votre entreprise. Trinquons !"

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    Trinch ou "Trinque !" devrait devenir une nouvelle devise nationale. Mais avec un président qui ne boit pas de vin, c'est plus que mal parti. Trinch restera donc le nom de ce petit rouge riche de cabernet franc.

    Mais je l'avoue, j'ai un problème avec les vins de Catherine et Pierre Breton. Autant je me mets de plus en plus à la Loire et j'aime ça, autant je trouve qu'il manque quelque chose à ce couple star. Quand je dis star, c'est simplement la réalité. Tous les bars à vins naturels de la place offrent leurs Dives Bouteilles sur la carte. Moi je n'ai pour l'instant jamais été convaincu. A reboire.

  • Un vin de charcuterie

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    Un vin de saucisson, de jambon persillé, de plaisir. Un mariage savoureux de gamay et pineau d'aunis. Un vin de pique-nique qui se boit comme on se parle, naturellement.

    Pascal Simonutti à Mesland, dans la vallée de la Loire, rigole de tout. Des campagnes contre l'alcoolisme au volant ou de la lutte contre le tabagisme. Ce qui nous donne des étiquettes hors du commun. J'aime aussi la même cuvée sous l'étiquette "Boire tue", sans autres indications que le strictement légal (code postal, degré alcoolique, etc).

  • Jusqu'au trognon

    C'est la cuvée Bulles (gamay, pinot noir, pineau d'aunis) qui donne un petnat, un pétillant naturel ambré, presque rosé (12 euros aux Caves de l'Insolite, mais clairement il n'y en aura pas pour tout le monde). Hervé Villemade, du domaine du Moulin, est sans doute l'un des plus grands vignerons de ce début de siècle.

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    Le premier soir il était sur sa réserve, celui débouché le lendemain était incroyable de fruité de croquant, de douceur, de bulles fines. Bien plus féminin qu'un champagne, un cidre fait avec du raisin.

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