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bourgogne - Page 2

  • La Bourgogne a besoin de chacun

    Le titre de ce post est peut-être un peu démago, je l'avoue. Et Dieu sait que je suis contre les pétitions.

    Mais c'est la réalité. Au même titre que le Mont-Saint-Michel ou que les berges de la Seine à Paris, la diversité des climats de Bourgogne mérite d'être inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

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    Pour que le dossier avance, il faut se rassembler. Plus on est de fous, plus y a de Romanée-Conti. Alors on attend quoi pour soutenir la Bourgogne ? Il suffit de quelques clics d'utilité publique, historique, bachique... Tout se passe ici.

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  • Beaune : l'Auberge bourguignonne ou le charme discret de la province

    Le charme discret de la bourgeoisie peut parfois être assez exotique. Ainsi l'Auberge Bourguignonne, qui d'ailleurs figure en bonne place dans le Michelin. C'est aussi  pour cela qu'on l'a choisie : on n'a pas l'habitude du Michelin, on fuit plutôt ses recommandations. Mais ce soir, inversons nos habitudes et jouons le truc à fond. Ici, on n'est pas dans un restaurant étoilé, mais une valeur sûre selon le petit livre rouge.

    Tuons le suspens : c'est un bon restaurant. Pas génial, pas mauvais mais pas moyen non plus. Bon. C'est déjà ça et c'est de plus en plus rare. Bon mais très classique.

    Bien sûr question vin, ça tangue sérieusement. Je n'ai pas vu d'extraordinaire référence mais beaucoup de choses trop classiques. Décidément, c'est un adjectif qui revient beaucoup ce soir. Direction le Château de Meursault et son savigny-les-beaune 2005. Il met du temps à s'ouvrir et d'ailleurs il ne s'est peut-être jamais vraiment ouvert. A 35 euros la bouteille, c'est dur. A force de boire du vin dit naturel, on oublie que le vin peut être terne. Pas mauvais non plus, mais il ne donne pas envie de disserter toute la nuit.

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    La carte est clairement orientée terroir, dans son exécution la plus classique (encore). Mais d'un autre côté, ça tombe bien, on est là pour ça, on sait à quoi s'attendre. Va donc pour les deux menus, le 19,50 et le 20 euros. En entrée, les oeufs en meurette (cuits dans le vin rouge) et feuilleté d'escargots (viennent-ils encore de Bourgogne ?). Assez goûtu tout ça.

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    Les plats sont plus décevants du genre passe-partout. Boeuf bourguignon (réalisé avec du plat-de-côtes, le morceau le moins cher : forcément sous la dent ce n'est pas aussi fondant qu'attendu) et fricassé de volailles sans grand intérêt.

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    Par contre, le plateau de fromage du menu le plus cher vaut son pesant d'arachides. Pour les fromages du coin : l'époisses bien sûr mais aussi les moins connus ami du chambertin et délice de pommard. On a plein de lait, on a plein de vin, on va faire des fromages pour accompagner ns vins : j'adore ce genre d'équation. Le délice de pommard (au son de moutarde, on le voit au premier plan) du fromager Alain Hess est une pure merveille, triple crème de lait de vache pasteurisé. J'en reparlerai.

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    Le dessert, une poire au cassis rend l'affaire assez sympathique pour qui, comme moi, aime finir sur une note acide.

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    L'Auberge bourguignonne, 4 Place Madeleine, 21 200 Beaune, 03 80 22 23 53.

  • Beaune : l'Auberge bourguignonne ou le charme discret de la province

    Le charme discret de la bourgeoisie peut parfois être assez exotique. Ainsi l'Auberge Bourguignonne, qui d'ailleurs figure en bonne place dans le Michelin. C'est aussi  pour cela qu'on l'a choisie : on n'a pas l'habitude du Michelin, on fuit plutôt ses recommandations. Mais ce soir, inversons nos habitudes et jouons le truc à fond. Ici, on n'est pas dans un restaurant étoilé, mais une valeur sûre selon le petit livre rouge.

    Tuons le suspens : c'est un bon restaurant. Pas génial, pas mauvais mais pas moyen non plus. Bon. C'est déjà ça et c'est de plus en plus rare. Bon mais très classique.

    Bien sûr question vin, ça tangue sérieusement. Je n'ai pas vu d'extraordinaire référence mais beaucoup de choses trop classiques. Décidément, c'est un adjectif qui revient beaucoup ce soir. Direction le Château de Meursault et son savigny-les-beaune 2005. Il met du temps à s'ouvrir et d'ailleurs il ne s'est peut-être jamais vraiment ouvert. A 35 euros la bouteille, c'est dur. A force de boire du vin dit naturel, on oublie que le vin peut être terne. Pas mauvais non plus, mais il ne donne pas envie de disserter toute la nuit.

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    La carte est clairement orientée terroir, dans son exécution la plus classique (encore). Mais d'un autre côté, ça tombe bien, on est là pour ça, on sait à quoi s'attendre. Va donc pour les deux menus, le 19,50 et le 20 euros. En entrée, les oeufs en meurette (cuits dans le vin rouge) et feuilleté d'escargots (viennent-ils encore de Bourgogne ?). Assez goûtu tout ça.

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    Les plats sont plus décevants du genre passe-partout. Boeuf bourguignon (réalisé avec du plat-de-côtes, le morceau le moins cher : forcément sous la dent ce n'est pas aussi fondant qu'attendu) et fricassé de volailles sans grand intérêt.

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    Par contre, le plateau de fromage du menu le plus cher vaut son pesant d'arachides. Pour les fromages du coin : l'époisses bien sûr mais aussi les moins connus ami du chambertin et délice de pommard. On a plein de lait, on a plein de vin, on va faire des fromages pour accompagner ns vins : j'adore ce genre d'équation. Le délice de pommard (au son de moutarde, on le voit au premier plan) du fromager Alain Hess est une pure merveille, triple crème de lait de vache pasteurisé. J'en reparlerai.

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    Le dessert, une poire au cassis rend l'affaire assez sympathique pour qui, comme moi, aime finir sur une note acide.

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    L'Auberge bourguignonne, 4 Place Madeleine, 21 200 Beaune, 03 80 22 23 53.

  • Beaune : un joyau dans son jus, l'Hôtel Le Foch


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    On s'attendait à un boui-boui mal fichu. On arrive dans une superbe salle, un bar généreux avec ses habitués qui se connaissent et se parlent. L'exemple type du bistro qui remplit une fonction sociale. En plus, le petit blanc du comptoir se boit bien et les conversations s'enchaînent autour des formidables affiches et objets chinés par le patron. S'il revendait tout à une brocante parisienne bobo, il ferait fortune.

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    D'accord le confort des chambres est assez sommaire (pas de porte - juste un rideau - entre salle de bain et chambre), mais c'est propre, pas cher (45 euros la nuit), central (à 5 minutes à pied des Hospices) et très accueillant.
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    Hôtel Le Foch, 24 boulevard Foch, 21200 Beaune, 03 80 24 05 65
  • A suivre : une petite virée en Bourgogne

    Quelques lignes sur le délice de Pommard du fromager Alain Hess, l'Auberge Bourguignonne, l'hôtel Le Foch à Beaune, la véloroute entre Beaune et Santenay, le marché sous les Halles de Dijon, David Zuddas, les cavistes naturels de Dijon ... Tout cela à suivre bientôt, le temps de récupérer quelques photos et de griffonner quelques éléments.

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    Et de faire un peu de rangement : remettre les visites d'oaût chez les vignerons de Bourgogne à leur place, parler un peu de Bordeaux et lister les bouteilles bues en ce début de rentrée. Bref, du travail.

  • La Crémerie : deux vins étincelants

    J'ai l'impression de mieux goûter les vins à la Crémerie plutôt que chez moi. Si j'achète une bouteille et que je la ramène à la maison, la dégustation ne sera pas aussi réussie. C'était le cas pour la Chute Derain, le pétillant naturel des Derain en Bourgogne : une fois à la maison, d'accord il est très bon. Mais mon souvenir du même vin bu à la Crémerie est plus vivace.

    J'ai un peu peur qu'il m'arrive un jour la même chose avec les deux bouteilles de ce soir. Thomas a eu beaucoup de chance : lui qui vient régulièrement à Paris (mais pas tout le temps non plus) est tombé sur un jour béni à la Crémerie.

    Un premier vin extra (une trentaine d'euros) : le savagnin 2000 d'Emmanuel Houillon-Pierre Overnoy. La bouteille avec le bouchon de cire jaune, puisque la cire beige c'est du chardonnay. Selon les infos, les dates diffèrent : quand Houillon a-t-il pris la suite d'Overnoy ? 1999 ? 2001 ? Bref... Ce vin est une vraie bombe. Puissante, indéfiniment longue : je l'avoue, j'ai vraiment eu un coup de coeur pour une complexité sans pareil. Elles sont vraiment rares les quilles comme ça. J'ai été subjugué, j'en viens même à me dire que jamais je n'avais goûté un vin blanc de cette classe.

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    Il faut dire que j'adore le cépage savagnin. Ce n'est pas forcément le cas de tout le monde : ce côté oxydé ou passé déroute beaucoup. Peut-être aussi parce qu'il n'est pas réalisé avec tant de classe que cette bouteille-là. La particularité ? La technique de l'ouillage. J'avoue que je m'y perds un peu : une âme charitable saura sans doute m'aider. Ici, vu sa complexité et son goût surnaturel, je pense qu'il s'agit du savagnin non ouillé. Mais j'ai peut-être totalement tort... Je m'explique.

    Houillon-Overnoy font-ils des vins ouillés ou non ouillés ? Ou les deux ? Selon les infos que je recueille, Overnoy dit que pour lui, le chardonnay c'est forcément ouillé. Soit. Mais rien n'est précisé sur la bouteille. Peut-être que certaines années on fait du "ouillé" et d'autres du "non ouillé" ? Et le savagnin, on en trouverait des "non ouillés" mais aussi des "ouillés" durant plusieurs années. Ça se complique encore. Et surtout comment les reconnaître sur l'étiquette qui ne donne que peu d'indications ? Il y a bien un bon connaisseur du Jura qui pourra m'expliquer la chose...

    S'il est très important de savoir ce que l'on boit, il est aussi très important de le boire tout simplement. Et bien, ce savagnin avec la burrata et un morceau de comté, c'est le paradis.

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    Thomas a eu beaucoup de chance avec le premier vin et pourtant il n'est pas comme moi, partisan absolu du savagnin. Il leur préfère les rouges de Bourgogne, on ne peut pas non plus lui donner tort. Et là, on a été servi. Je ne connaissais pas les vins de Catherine et Claude Maréchal, je m'en mords les doigts de ne pas en avoir bu avant. Même après le savagnin, le volnay a terrassé nos palais (une trentaine d'euros aussi, y a pas de surprise). Le parfum de la Bourgogne et l'aristocratie de Volnay dans la bouche. Un délice. A goûter absolument les autres cuvées moins célèbres, comme les chorey, savigny ou bourgogne générique.

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    Pour l'accompagner, le seul plat chaud de la Crémerie, le tian de légumes. Préparé du jour avec les légumes du marché Saint-Germain tout proche, avant de confire plusieurs heures au four.

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    Cette soirée-là, nous avions commencé avec le morgon 2009 de Lapierre puis un verre à l'Avant-Comptoir de Camdeborde avant d'atterrir à la Crémerie. Nous sommes rentrés à la maison en vélib, en sillonnant le centre de Paris. Sains et saufs.

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    La Crémerie, ma planque.
  • La bande des Quatre proclame l'ouverture du chassagne

    Les dégustations de la bande des Quatre correspondent aux débouchonnages et décapsulages effectués durant le week-end du 15 août...

    Nous quémandions tellement un vieux millésime, mais Thibault Morey-Coffinet n'avait plus rien. Il a fini par aller faire un tour dans sa "réserve" pour en sortir un 2006 (tu parles d'un vieux millésime...) et nous a offert cette bouteille. Un chassagne-montrachet 1er cru les Farendes.

    Nous n'avons pas pu nous en empêcher : il a fallu l'ouvrir le même week-end. Une finesse rare, déjà moins vert que les 2008 goûtés au domaine. Plus la température du verre s'élève, plus les arômes se révèlent : cela semble être un théorème des blancs de Bourgogne.

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    Verdict de la bande des Quatre : on y retourne quand ? J'en veux encore...

  • La bande des Quatre passe la ligne de démarcation à Meursault

    Les dégustations de la bande des Quatre correspondent aux débouchonnages et décapsulages effectués durant le week-end du 15 août...

    Joint par téléphone, le propriétaire de Buisson-Charles ne pouvait pas nous recevoir : il partait en vacances le matin même de ce jour d'août. Reporté à l'année prochaine. Ce qui fera une bonne raison pour redescendre en Bourgogne, comme s'il en fallait une.

    Thomas avait ce Meursault 2005 vieilles vignes dudit propriétaire. Un enchantement : un Meursault fleuri, pointu, pas trop gras. J'aurais aimé boire le carton tout entier, mais il ne restait en fait qu'une seule bouteille en cave. Interdiction d'y toucher. Et m*** !

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    Verdict de la bande des Quatre : sans doute la révélation de notre petit week-end. Tout le monde a hâte de redescendre à Meursault.

  • La bande des Quatre aurait des actions à Chablis

    Les dégustations de la bande des Quatre correspondent aux débouchonnages et décapsulages effectués durant le week-end du 15 août...

    Je ne me souviens plus trop de ces deux bouteilles de Chablis. Souvenirs embrumés, bouteilles ouvertes à la va-vite entre deux autres. Manu, Olive, Thomas : des remarques ?

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    Lien permanent Imprimer Catégories : Entre copains 0 commentaire
  • Je n'aime pas le kir mais j'aime bien la crème de cassis

    C'est à Nuits-Saint-Georges qu'elle m'est apparue. Dans la petite rue commerçante, face au gros parking. Tout le monde connaît. La ferme Fruirouge vend pas mal de produits, pas forcément donnés. Mais quelle qualité... En tout cas pour cette crème de cassis. J'en ai fait un kir, un vrai à l'aligoté pour la goûter. D'habitude je n'aime pas ça, mais là... Et la crème se boirait presque pure. L'alcool n'est pas omniprésent même avec ses 15°, à l'inverse du fruit. Ce qui permet de l'utiliser pour tout : pâtisserie, coulis de fruits rouges, sauces pour viande, biberon des enfants...

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  • Pommard : ça fleurit chez Rebourgeon-Mure

    Tout au fond de la cave du XVIIe, à la lueur d'une bougie, le cérémonial attise la curiosité. Les étiquettes des bouteilles sur la table aussi.

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    A vrai dire, nous étions venus sur les conseil du suppléments Vins de Marianne, qui parle du simple bourgogne rouge produit ici comme d'un vin "au goût de pommard". Ce qualificatif qui semble tant alléchant que louche nous a décidé à vérifier par nous-même.

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    L'accueil est cordial, les explications sont précises et teintées d'une bonne culture historique nécessaire en Bourgogne. Tout comme ses ancêtres qui cultivaient déjà la vigne il y a près de 500 ans, Daniel Rebourgeon-Mure chérit ses volnays et ses pommards.

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    Encore une fois, on ne va pas se la jouer grand dégustateur et chercher le cuir de Russie après la pluie dans du jus de raisin fermenté. Mais juste quelques impressions.

    Le fameux bourgogne cuvée Maison-Dieu enveloppe la bouche. A un peu plus de 5 euros la bouteille, c'est effectivement un vin d'un grande tenue. On retrouve ce soin pour les "petites" cuvées dans le volnay villages qui nous a presque plus parlé que ses grands frères 1er crus. Le pommard 1er cru Grand Epenots mérite comme toute la gamme de rester un peu en cave, les beaunes étant encore plus en retrait. Mais lorsqu'on va les ouvrir, je m'attends à un festival...

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    Ce qui m'attire ici aussi, c'est le souci de digestibilité de ces vins. Ils coulent de manière cohérente et évidente. Sans doute de grands bourgognes. A petit prix, car je n'ai rien vu qui dépasse la trentaine d'euros. Deux caisses m'ont été livrées à Metz, il faudra un peu attendre pour les dégustation. Tant mieux, le vin restera en cave et je ne manquerai pas d'en parler ici à chaque fois.

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  • Bon anniversaire Olivier !

    Qu'il fut bon le week-end dernier ! En énumérant les quilles, tout le monde va pouvoir s'en rendre compte. Et évidemment, tout n'a pas été bu dans cet ordre ni au cours du même repas.

    - Domaine Tempier, bandol blanc 2007. Un peu sur sa réserve, normal pour un vin du sud dégusté en Normandie. Il ne se sentait pas chez lui. Nous aurions dû l'ouvrir un poil avant.

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    - Hubert de Montille, bourgogne générique, 2001. Soit l'un des derniers millésimes où le père regardait la chose, si mes renseignements sont bons. La grande classe pour un simple bourgogne, dans la force de l'âge.

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    - Champagne Jacques Lassaigne, les Vignes de Montgueux, blanc de blancs. Pas assez ouvert lui non plus, pas carafé comme le dos de la bouteille y incitait. Trop pétillant aussi. Dommage, je suis certain que c'est un grand vigneron. Sans doute le gâteau choco-coco l'a-t-il refroidi.

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    - Un Rully 1er cru 1996 sorti de la cave du père d'Olivier. Une superbe couleur or et un goût fin, pas trop oxydé, m'a fait oublié de noter le nom du domaine.

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    - Bedeau, version magnum 2008, de Frédéric Cossard, domaine de Chassorney. Le "début de gamme" du Chassorney, à tout de même 50 euros le magnum. Encore une fois, ouvert et bu trop tôt. En fin de repas, sur une andouillette, il se révélait un sacré pinot.

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  • La Crémerie, comme toujours

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    Il est où le soleil ? Ben, il est de ce côté-ci de la vitre, à l'intérieur de la Crémerie. Tout de même, ce n'est pas très compliqué. Et ce n'est pas faute d'en avoir parlé souvent. Comme toujours, la fameuse burrata.

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    Et comme toujours le superbe blanc de Frédéric Cossard du domaine de Chassorney. Le St-Romain Combe Bazin, un des derniers 2005 de dispo chez Serge à La Crémerie.

    Ici mention spéciale au trois taramas. Un classique, un au crabe et un troisième au piment d'Espelette (15 euros). Un vrai délice ! C'est fini, je ne mange plus d'autre tarama...

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    Cette fois, petit changement. Avec la sublime prune d'Ente (la phase avant le pruneau) marinée dans je ne sais plus quel alcool, rien de mieux que la chute de reins. Ou La Chute Derain (16 euros) plutôt, pétillant de bourgogne d'une finesse si exceptionnelle qu'on se croirait face à un champagne.

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  • Romanée-Wouaaah...

    Aurélia de Bu sur le Web nous a dégoté cette petite vidéo où on commence à toucher du doigt toute la magie qui peut s'échapper d'un grand vin de Bourgogne.

    C'est l'histoire de deux Chinois qui s'ouvrent une bouteille de Romanée-Conti 1997. Wouaaah... tout simplement.

  • Sibardise = gourmandise

    Ce n'est pas un grand vin, mais un jaja de soif presque noble. Par la Sibardise, ici 2006, Fréd Cossard du domaine de Chassorney étiquette Marc Sibard des caves Augé, lui donne l'immortalité. Une cuvée spéciale pour une cave spéciale.

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    Moi j'aime. C'est du bourgogne passe-tout-grain. Moi j'aime. C'est fait par un tailleur sur mesure. Moi j'aime. C'est même pas 8 euros la bouteille. Moi j'aime. C'est aux caves Augé. Moi j'aime.

    Et comme dit l'étiquette : "Indice de torchabilité 100/100"

  • Marcel et Jean-Louis Deiss, l'Alsace en force

    Pour commencer la dégustation des vins alsaciens du domaine Marcel Deiss (ce qui pourrait vite m'amener à la ruine), j'ai préféré la base à l'exceptionnel. Mais ce qui est génial avec les vins que produit aujourd'hui son fils Jean-Michel, c'est que la base est déjà exceptionnelle.

    Le riesling 2008 est un pur joyau de complexité, celle qui fait les grands vins. Bu en apéro avant un dîner classique, il écrase tout. Le bourgogne blanc avalé pourtant plusieurs heures après, un saint-romain de belle facture, était atomisé.

    La famille Deiss devrait ajouter cette mention sur ses bouteilles : "Nuit gravement aux autres vins, tellement c'est bon"

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    Domaine Marcel Deiss, 15 route du Vin, 68 750 Bergheim, 03 89 73 63 37.
  • Au métro Guy-Môquet, il y a du poulet

    Juju a décidé de réunir autour de lui des gens qui aiment le vin. Cela nous fait donc six personnes, trois couples. Avec évidemment des camps irréconciliables qui mènent à des guerres de tranchées (moi c'est le rouge, moi c'est le blanc, moi c'est pas d'alcool, moi c'est j'ai mal à ma sciatique...)

    On commence, sans la case apéros superflus, par ce que je connais le mieux. Combe-Bazin 2007, domaine de Chassorney de Frédéric Cossard.
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    Arrivé trop frais, il gagne à se réchauffer. Le problème, c'est qu'il est encore trop en retrait. Un peu jeune. Souvenons-nous, nous en avons parlé ici même et à deux reprises. Bu il y a quelques mois, son grand-père, le 2005, était au top de sa forme. Puis la bête arrive.
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    Avec ce beau poulet dodu, ce sera quoi ? On va rester en Bourgogne, avec le fameux hautes-côtes-de-nuits dont Juju parle et parle et re-parle. Son hautes-côtes. Celui qu'il vendange, pourrait-on croire. J'ai oublié l'année, 2006 je crois.

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    Pour être franc, lorsque je l'ai goûté la toute première fois, je n'ai pas accroché. Le vieux goût du vieux chêne, autant le dire : ça m'emmerde. Je pense que ça tient... Ben je ne sais pas justement. Car là sur la table on a aujourd'hui un rouge bien plus charmeur, assez en phase avec le poulet. Je redis ici toute ma volonté de manger du poulet avec un rouge de Bourgogne. Quel bel accord ! Donc un vin plus qu'agréable.

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    Avec le fromage, le Cornas de chez Delas. Là aussi ma mémoire flanche un peu sur le millésime, 2004 si je ne m'abuse. Jamais goûté de Cornas. Avais testé l'Hermitage récemment et pas convaincu à cause d'un mauvais vigneron. Toutes ces appellations des Côtes-du-Rhône donnent de jolis vins. Ceux-ci sont encore magnifiés lorsqu'un honnête vigneron se penche sur leur berceau.

    Je pense que le Cornas a cette faculté de ravir les amateurs de rouge, même à faible degré alcoolique. On n'est pas aux 16° que peuvent atteindre certains francs-tireurs languedociens. Car c'est avant tout un terroir exceptionnel. Ce qui donne ici un vin soyeux mais trop charpenté pour moi. Qui oblige à trop de vénération, qui appelle un beau gibier ou un plateau de fromages de caractère. A la papa.

    Mon palais du moment est tellement déformé par les petits vins de Loire, des vins de chochottes diront certains, que j'avoue avoir plutôt "la tête aux bêtises", comme dit Sébastien Lapaque. Découvrir des cépages oubliés, boire des AOC inconnues et des vins qui n'ont pas eu droit à ce sésame. Souvent des vins plus légers. Et ma bêtise du mois, déjà bue chez Olivier, j'en ai rapportée une ce soir aussi. Le fameux bonbon du Loir-et-Cher, d'Olivier Lemasson des Vins Contés. Un rosé pétillant naturel, un poil sucré. Parfait avec le parfait clafoutis aux pommes d'Emilie. Un vin de copains.

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  • Grosse semaine

    Ce lundi débute une grosse semaine. Ponctuée par un gros repas ce soir, un dîner chez Olivier mercredi et la fameuse soirée pinard chez Julien vendredi. Espérons que son hautes-côtes-de-Beaune soit à la hauteur, ça reste à prouver. On en parle bientôt ici.

  • Selosse, c'est le boss

    La journée a extraordinairement bien continué. Olivier est arrivé à la maison, Jacques Selosse sous le bras. On l'avait acheté après la dégustation de champagne aux Caves Augé et la rencontre avec Anselme Selosse, aujourd'hui aux commandes du domaine.

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    C'était l'apéro d'avant-Comptoir du Relais. Le before. En réalité, le pré-before car on est allé boire un petit blanc au vrai Avant-Comptoir. A lire dans la note juste au-dessus.

    Anselme Selosse est le boss du chardonnay, dans la côte des Blancs, juste en-dessous de Reims. La figure devenue incontournable. Rien qu'au nez on comprend pourquoi. On dirait un Puligny-Montrachet, un grand vin de Bourgogne. Ce n'est plus du champagne, c'est un grand cru bourguignon.

    Aux Caves Augé, nous avons opté pour l'extra-brut, la cuvée V.O. pour version originale (plus de 70 euros). Une bulle tellement fine qu'elle semble s'évaporer dans ses grands verres. Verres à bourgogne d'ailleurs, on en est si proche des grands blancs.

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    Drappier garde évidemment nos faveurs pour ses fantastiques jus de pinot noir ; c'est vraiment ce que nous aimons. Mais après Selosse, on rend les armes. On ne boit plus de champagne. Peut-être qu'on ne boit plus rien du tout d'ailleurs. C'est hors catégorie, du genre à ne faire ça qu'une fois par an, et encore. Pour garder ce côté rare. Sinon le reste parait trop fade. Un moment d'exception qui doit le rester.

  • Queue de boeuf façon Marcel Proust

    "Le boeuf froid aux carottes fit son apparition, couché par le Michel-Ange de notre cuisine sur d’énormes cristaux de gelée pareils à des blocs de quartz transparent. [...] Et, en effet, Françoise, surexcitée par l’ambition de réussir pour un invité de marque un dîner enfin semé de difficultés dignes d’elle, s’était donné une peine qu’elle ne prenait plus quand nous étions seuls et avait retrouvé sa manière incomparable de Combray. « Voilà ce qu’on ne peut obtenir au cabaret, je dis dans les meilleurs : une daube de boeuf où la gelée ne sente pas la colle, et où le boeuf ait pris parfum des carottes, c’est admirable ! Permettez-moi d’y revenir », ajouta-t-il en faisant signe qu’il voulait encore de la gelée."

    Plutôt que la madeleine d'A la recherche du temps perdu, mon intérêt se porte sur le boeuf en gelée d'A l'ombre des jeunes filles en fleurs.

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    Joli plat d'été, je le fais alors que l'hiver arrive. Pas très complexe, un poil long à désosser cette foutue queue de boeuf. Mais c'est autre chose que du paleron. L'idée vient d'un livre de recettes liées aux grands écrivains, Room Service, chez Actes Sud. La partie bouffe étant écrite par Yves Camdeborde et la partie écrivains par Sébastien Lapaque. Recettes un peu abruptes, alors que les textes littéraires sont (presque) plus gourmands. Je veux dire que les descriptions de Lapaque donnent faim. On salive des paupiettes à la Gabriel Fouquet rien qu'en lisant quelques lignes sur Antoine Blondin. On n'a qu'une envie, c'est de descendre à la cave avec Rabelais, même si ici il n'est pas question de nourriture solide.

    Cette gelée là n'était pas aussi bien réussie que chez Proust. Un poil trop liquide. Mais l'alliance des saveurs (carottes, poireaux, queue moutardée, pied de veau) est sensationnelle. Je l'ai goûtée chaude hier soir, c'était parfait. Donc on va oublier la gelée, surtout en hiver. Et on fait pareil mais on mange le tout bien chaud, surtout en hiver.

    Et Rabelais alors ? Avec ça on boit quoi bordel ? Un vin nouveau, cépage pinot noir. Celui de l'excellentissime domaine de Chassorney, de Frédéric Cossard, mon domaine chouchou du sud de la Bourgogne. Je n'ai bu que trois vins de chez eux, mais les ai bus souvent et n'ai jamais été déçu. Plus que ça : toujours été charmé. Voici à quoi devrait ressembler la Bourgogne : un fruit de noble lignée dans lequel on croque.

    On croirait une bouteille de limonade à la grenadine. Presque, mais surtout moins sucré. Un côté acide désagréable sur tout vin nouveau, qui s'estompe dans le verre. Un vin de pique-nique.

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    Enfin pour finir ce post-fleuve, je copie Sébastien Lapaque qui cite un très bel autre extrait du livre de Proust. Qui résume l'importance qu'il faudrait tout le temps donner à la qualité de chaque produit, avant de le cuisiner.

    "Comme elle attachait une importance extrême à la qualité intrinsèque des matériaux qui devaient entrer dans la fabrication de son oeuvre, elle allait elle-même aux Halles se faire donner les plus beaux carrés de rumsteck, de jarret de boeuf, de pied de veau, comme Michel-Ange passant huit mois dans les montagnes de Carrare à choisir les blocs de marbre les plus parfaits pour le monument de Jules II".

  • Là, je vous livre (presque) ma planque

    Parfois, je suis sympa. Comme ici : le plus joli resto de Paris, La Crémerie. Avec Olivier, c'est devenu notre cantine. Maintenant, la burrata, on la réserve, sinon on est trop déçu (22 euros pour deux). Ce jour-là, on a abandonné les assiettes de charcuterie (18 euros) pour ce sublime thon de l'île d'Yeu (15 euros).

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    Olivier a bien tenté de demander au gentil patron d'où venaient le frometon et la poiscaille. "De chez des gens qui n'ont pas pignon sur rue". Pas de dessert, on a été sage.

    Sau f sur le vin. Re-Combe Bazin, re-Frédéric Cossard, re-Domaine de Chassorney, re-bourgogne blanc. Comme dimanche dernier (28 euros + 8 de droit de bouchon). Servi un peu froid, mais ça se réchauffe. Parfait avec tout. Le mec ou la nana qui boit ça comprend que le vin est fait avec du raisin. On l'a presque oublié.

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    La Crémerie... Euh non, je donne pas l'adresse. Je la garde.
  • Les deux bouteilles du dimanche soir

    Comme nous étions quatre, comme c'était la saison, l'idée : le risotto aux girolles. Alors pour tout dire, soit les champignons n'étaient pas à la hauteur, soit il vaut mieux le faire avec des cèpes, en tout cas c'était un peu fadasse. Et ce n'est pas ma belle huile de noisettes de l'Huilerie Beaujolaise qui dira le contraire.

    Par contre, question jaja, que du pinard qui tape. Une bouteille bien sombre mais qui se rallume une fois débouchée. Un Drappier Millésime Exception 2002. Heu, c'est du champagne, mais c'est pas non plus du champagne. Oubliée cette sensation de brûlure d'estomac. Avec une betterave crapaudine crue, et une petite crème de lentille, ce fut parfait (pour un dimanche soir).

    Fréd Cossard et son Combe-Bazin 2005 (30 euros chez Lavinia). Au goulot déjà plus clair. C'est comme cela qu'on l'aime la Bourgogne et le bourgogne. Fruité, brut, incisif, tranchant. C'est donc du blanc, AOC Saint-Romain. Mais ça on a presque oublié. Il tend vraiment vers quelque chose de génial ce domaine de Chassorney, à quelques encablures de Meursault et des vignes de Montrachet. Du vin de raisin. Du vin de raison, aussi. Le risotto, même aux girolles, n'était pas à la hauteur.

    Et si je me rappelle bien d'une bouteille ouverte il y a deux ans, peut-être même que sa cuvée Bigotes à quelques euros de moins lui était supérieur : privilège des grands domaines de réussir mieux les petites cuvées.

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  • A combien de mètres des Champs-Elysées ?

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    Ce soir, chez Olivier, ce fut une bonne soirée. On était trois, mais ses parents nous on aidés. Il y avait cette terrine de canard, et du saucisson, de chez Divay, rue Poncelet.

    Il y avait ces deux fines de Cheverny, fermentées par l'homme à qui Jean-François Deniau avait confié des raisins, Michel Gendrier. Il y avait les Deux Montille, bourgogne rouge ci-dessous nommé.

    On a refait le monde ; problèmes de privilégiés s'il en est. Bref, une bonne soirée. Bon, c'est sans intérêt ces rimes en "é".

    Tout a commencé sur un joli blanc de Cheverny, puis son frérot en rouge. Gendrier fait du vrai beau travail, en bio, en biodynamie même. Pourquoi on ne le trouve pas ailleurs qu'à la Cave du Moulin Vieux, rue de la Butte-aux-Cailles dans le XIIIe ? C'est le mystère du mois d'octobre.

    Quant au bourgogne, je trouve qu'on reste un peu sur sa soif. Normal, on voit Montille sur l'étiquette ; on s'attend au vin du siècle.  D'un autre côté, avec un négoce de cette qualité, on attend vraiment au tournant le "vrai" domaine.

    Et puis je ne vais pas non plus raconter toute la soirée, vous n'aviez qu'à être là.

  • Deux infos d'hier

    * Deux gourdes achetées au Bon Marché. Un médoc. Que quoi ? Ca faisait bien dix ans que j'avais plus acheté de médoc. J'avais même oublié que ça existait. Celui-là est chaudement recommandé par le joli hors-série de Marianne, écrit par Eric Conan et Périco Légasse (celui qui reçoit les bafouilles de Jean-Pierre Treiber). Château Tour-Haut-Cassan, cru bourgeois, 2003 (17 euros). Des mots comme ça (médoc, cru bourgeois) qui laissent supposer qu'on va boire du liquide de refroidissement... Mais non, paraît-il que ce "bordeaux de paysan" explose tout. On verra. J'y ai ajouté un bourgogne générique rouge 2007, Maison Deux Montille (18 euros). A savoir une entreprise qui ne connaît pas la crise, cette petite affaire de négoce que les enfants d'Hubert ont monté. Déquillée demain avec Olivier ? Sans doute, si on arrive à l'extraire de la journée de la sécurité intérieure. Faudra qu'il en dise plus sur cette mascarade hortefionne...

    * Enfin un reportage d'Envoyé Spécial qui mérite de s'y attarder. Diffusé jeudi 1er décembre, "le vin est-il encore un produit naturel ?" Bien sûr, on joue le petit producteur de vin naturel contre le gros industriel. Comme tous les reportages sur la malbouffe, on n'a plus envie de se nourrir après avoir éteint la télé. Mais, et c'est souvent l'objet de ce blog, il faut reconnaître la supériorité gustative de nombre de vins naturels sur des vins classiques (et, en tout cas, sur l'immense majorité des vins de supermarché). Donc même si les ficelles médiatiques sont parfois un peu grosses, comment ne pas être d'accord avec les propos des dégustateurs privilégiés à La Robe et le Palais (75001), au tout début du reportage ? On peut encore le visionner sur le site de France2. En espérant que le lien court encore. Je mettrai ce reportage en ligne, ici, quand quelqu'un l'aura enfin piraté.

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