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italie - Page 3

  • Trévise : le radicchio c'est ça

    On est loin de la trévise telle qu'on l'entend en France. Le radicchio di Treviso est une A.O.C. en Italie sous sa forme tardivo. Plutôt qu'une endive, c'est un genre de fouet. Mais on dit miam plutôt que aïe.

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    Au four, braisé, en risotto, dans les terrines, en saumure, cru...
  • Trévise : les gnocchis au potiron de Toni Del Spin

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    Un 14 février, en France comme en Italie, dur dur de trouver un restaurant sans le traditionnel menu des amoureux. Horrible Saint-Valentin qui fait le bonheur des mauvais restaurateurs. On nous avait donné une adresse, il y avait des coeurs partout. J'ai fait quelques pas en plus avant de tomber sur Toni Del Spin. On ne s'attendait pas à ces gnocchis au potiron (gnocchi di zucca) et à sa fabuleuse huile d'olive. Bam ! Première claque. Quant au vin de la maison, il est un peu aguicheur, fruité, léger, comme tous les vini italiani della casa... Rien de très naturel là dedans, mais le buveur est transporté à mille lieux des cuvées du patron servies en France : vin peu cher, facile à boire, plutôt bon.

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    A suivre, petit risotto au radicchio de Trévise. Miam, miam. J'adore cette amertume, l'un des quatre goûts que l'on repousse trop souvent en France. Au fil des jours, je me suis rendu compte que la Vénétie adorait cette amertume : radicchio, Campari, liqueur à l'amande...

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    Trattoria Toni Del Spin, Via Inferiore 7, 31 100 Trévise, 0422 543829. 33 euros à deux pour ce repas presque complet.

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  • J'ai jumelé Trévise avec Arbois

    Les accords mets-vin, j'en parlais hier, sont avant tout réussis lorsque ce que l'on mange est bon. Passée cette étape souvent piège, on peut commencer à disserter sur le sexe des anges.

    Ce soir, j'ai eu la main heureuse avec mon risotto au radicchio di Treviso. Recette de Laura Zavan dans son bouquin sur les risottos (Marabout). Une semaine avant de partir à Trévise, on embarque déjà. Pas très compliqué : compter une trévise pour trois, à couper en petits carrés. On la fait étuver avec un peu de vin rouge et on réserve. On s'occupe du risotto de manière tout à fait classique sauf qu'on utilise cette fois du vin rouge. En fin de cuisson, on ajoute la trévise cuite. Un régal.

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    Pour accompagner l'amerture flateuse (c'est rare) de ce plat, prenons un petit bonbon du Jura. Dans ma quête du bon ploussard, j'ai trouvé Uva 2009 du Domaine de la Tournelle, dont le prix m'enchante (9 euros je crois au Bon Marché ou au Vin à Portée de Main à Metz) : incroyablement fruité avec lui aussi sa pointe d'amertume qui apparait en fin de bouche. Pas besoin de dire qu'il est sans soufre ajouté et que la macération est carbonique, tout ça se devine dans le verre. Ce vin devrait devenir l'étalon-mètre des superbes bouteilles à petit prix.

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    Et j'entends certains rabats-joie reprocher plein de choses à ce vin : être trop rosé, être trop sur le fruit, être trop lég', ne pas être assez "bordeaux"... Tant mieux, discutez, n'en buvez pas et surtout laissez-le moi.
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  • Chez Glou, les filles ont de la poitrine (de porc)

    Depuis que l'adresse est ouverte, j'ai dû y aller au moins trois fois. Et je n'en ai jamais parlé. On va réparer de suite cette erreur. Voici donc Glou, joli resto ouvert par le très bon Julien Fouin, ex-rédacteur en chef de Régal. Quand il était à la tête de ce magazine, ce dernier était passionnant. Aujourd'hui je l'achète toujours mais je n'ai jamais retrouvé la même verve, les mêmes superbes reportages, les mêmes bonnes idées...

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    Chez Glou, il faut demander la table à l'étage, devant la fenêtre pour manger face au musée Picasso. Ou alors on s'y prend à la bourre comme ce soir là et on se retrouve sur la table d'hôtes. Pas mal non plus en fait, convivial. Question vins, de jolis choix un peu pointus et assez originaux avec des bouteilles qu'on trouve très très difficilement ailleurs. Ainsi ce Gavi (vin de Ligure, pas très loin d'Asti dans le Piémont, 30 euros) de la Cascina Degli Ulivi. Version 2006, 100 % cortese (cépage du coin), tout en bio, sans sulfite ajouté. Odeur de terre au nez en bouche qui finit par s'évaporer pour laisser un côté ample de très grande tenue. J'aime, je like, comme on dit sur Facebook. Choisi par Olivier, le vin m'a fait grosse impression.

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    Il a été très vite bu et aussi vite remplacé par l'un des rouges les moins chers de la cartes (20 euros) le Hého de Serge Bâtard (domaine Les Hautes Noëlles) à Saint-Léger-les-Vignes dans le coin du muscadet. Evidemment pas aussi expressif que le précédent, mais un joli vin bien fait qui après aération finit par être présent à table (cabernet-franc, grolleau et un poil de gamay). Une jolie découverte aussi.

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    On a un peu mangé tout de même (de 15 à 22 euros le plat je crois). Les filles ce soir-là avaient une sacrée poitrine (de porc) dans l'assiette, en face des rigatone à la truffe blanche (ouh les coquins) et moi j'ai foncé dans le tartare. Bon, bien frais mais sans plus. Je suis nostalgique de celui des Fines Gueules dans le IIe, qui lui en avait de la gueule. J'adore Glou, mais je dois bien me rendre à l'évidence : les viandes sont un cran en-dessous des autres produits (huîtres, thon fumé, jambon, rigatone aaaahhh, reblochon fermier à 8 euros... et vins).

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    Glou, 101 rue Vieille du Temple, 75003 Paris, 01 42 74 44 32.
  • Fulvio, le meilleur sarde de Paris et le meilleur italien tout court

    Dès qu'on quitte notre immeuble vers 12h30, nos pas mènent immanquablement chez Fulvio, le meilleur restaurant italien de Paris : maintenant on n'a plus peur de le dire. On s'accroche à la formule à 17 euros avec belle assiette d'antipasti (extras quand ils sont cuisinés comme la poêlée de légumes), des raviolis asperge-artichaut au beurre de sauge avec un petit pichet de rouge.

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    Pour ma part, j'ai enfin essayé un plat à la carte. Les raviolis à la truffe blanche d'Alba, c'est-à-dire à ma drogue. Une sauce immense, crémeuse, nuageuse, duveteuse. Quant à l'alliance avec les brins de romarin... Ahhhhhh.... 24 euros, c'est pas gratuit non plus.

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    Et puis allez, tant qu'on est là, cap sur la panna cotta, comme la dernière fois. Euh... oui, son prix est bien de 10 euros. Mais à tous ceux qui croient qu'il s'agit d'un dessert tendance, il faudrait ajouter que dans 90 % des restos, elle est ratée. Alors voici l'étalon-mètre de la panna cotta. Légère, vraiment crémeuse en texture et en bouche, vanillée avec de la vraie vanille, tremblotante. Une vraie panna cotta, tout simplement.

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    Et puis tout même, parlons vins, c'est le seul accroc chez Fulvio. Le vin servi dans la formule est sorti de gros magnums. Il n'est pas mauvais mais sans âme. Un peu comme beaucoup de vins italiens, un peu putes aguicheuses sans beaucoup de profondeur. Ah si on avait eu droit aux merveilles de chez Occhipinti... Bon, j'avoue aussi que je n'ai pas jeté un oeil dans la vraie carte des vins.

  • La glace au vinaigre et son verre de muscadet

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    Dégoté sur le salon Saveurs le mois dernier (20 euros la petite fiole), ce vrai vinaigre balsamique de la famille Leonardi fait partie de la bande du génial distillateur Laurent Cazottes. Quelle fut ma surprise hier lorsqu'à La Grande Epicerie du Bon Marché, je vis une tête de gondole remplie de mon petit élixir... à 35 euros. Jolie culbute. Moi qui pensais que le prix salon était déjà pas mal élevé. Un bon vinaigre, ça se reconnaît à son côté sirupeux, à son extraordinaire longueur en bouche et au fait que ça soit si bon que ça puisse se boire à la cuillère. Moi je l'adore en dessert. D'ailleurs à la mi-décembre et pour une grosse tablée, j'avais tenté un mariage avec de la glace à la vanille classique. Si cet accord est assez courant dans certaines sphères gastronomiques, les hôtes étaient assez sceptiques : ce décalage entre la supposée "grande cuisine" qui "ose les accords les plus fous" et le goût de "ceux qui mangent" me fait toujours sourire. J'ai donc confectionné quelques boules avec une réussite toute relative avant de mettre sur chaque coupe quelques gouttes de vinaigre. Et je crois que ça a marché. Mais comme avant chaque "test", il aurait fallu ne rien dire. C'est comme si on cuisinait des testicules de mouton : pour être sûr que l'assiette soit finie, mieux vaut dire tout à la fin de quoi il s'gissait...

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    Et avec ça on boit quoi ? Un muscadet nouveau 2010 de Jo Landron pardi... Avec son poil de sucre résiduel et sa grande tenue (toujours vif et même un peu gras), le Grains de Raisins amène tout droit vers la fin de soirée sans alourdir le bide. Et comment que ça change du sauternes, et question mal de crâne (car il est peu soufré) et question prix (6 euros chez le producteur).
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  • Un vin du sud de l'Italie n'est pas forcément lourd

    C'est con à dire mais ça va mieux en le disant : un vin résulte aussi de sa vinification. Prenons l'exemple de la Sicile. Forcément un vin sicilien, ça ne peut qu'être un gros rouge qui tache, aïe. Avec son cépage insulaire star, le nero d'avola, re-aïe. On ouvre, on verse dans le verre : un jus noir mais des reflets cerise, bon re-re-aïe. Rien de bon. Mais en bouche, il n'est pas lourd du tout. Pas de bodybuilding, pas de surextraction, pas d'arômes boisés qui n'ont rien à faire là. Un jus naturel, parfumé et digeste. On s'attendait au pire, on a eu le meilleur.

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    En réalité, on ne s'attendait pas au pire. J'avais déjà pas mal entendu parler de ce domaine et de la jolie vigneronne, Arianna Occhipinti, tête de proue du vin naturel en Sicile. Bref ce n'est donc pas une surprise (une bonne vingtaine d'euros chez Augé).

  • Un vrai bon plat de pâtes quand il neige

    Les bonnes adresses il faut y retourner, c'est assez logique comme raisonnement. Quand il neige à Paris et que j'ai envie d'un plat de pâtes, j'ai à portée de main un resto véritablement italien, d'ailleurs accolé à un autre transalpin pas terrible : les imbéciles se trompent encore souvent de porte. Menu du midi à 11,50 euros avec E+P ou P+D. Le P signifiant évidemment pasta toute fraîche. Une du jour (ici lasagnettes gorgonzola roquette super crémeuses) ou les lasagnes aux trois viandes (un des meilleurs plats de pâtes réalisé en France, je l'ai déjà dit).

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    Osteria dell' Anima, 37 rue Oberkampf, 75 001 Paris, 01 43 38 40 03.
  • Petit luxe anti crise #1 : une burrata aux figues

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.
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    Pour simplifier, disons que la burrata est une grosse mozzarella au coeur crémeux. Pour compliquer les choses, disons qu'il s'agit d'un fromage au lait de vache originaire des Pouilles, le talon de la botte italienne : son enveloppe extérieure assez rigide rappelle effectivement la mozzarella et son coeur renferme une crème fromagère absolument exceptionnelle.

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    Son prix ne va pas grever le budget du mois : 5 euros et c'est pour deux personnes. Ensuite, il suffit de quelques filets d'une bonne huile d'olive, de poivre en grains concassés avec le dos d'une cuillère, de gros sel et de quelques tranches de pain de campagne pour tartiner la burrata. Autre "gros" poste de dépense : les figues. Rendons à César ce qui lui appartient : j'ai piqué l'idée au Café de la Nouvelle Mairie. Deux figues bio à couper en lamelles fines : 1 euro.

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    Ne pas oublier de sortir la burrata du réfrigérateur au moins 45 minutes avant dégustation sinon elle serait trop compacte et pas assez crémeuse. Et d'ailleurs pour expliquer le coeur crémeux aux convives, fendez la boule blanche en deux avec bon couteau avant de servir.

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    La burrata entre bien dans la catégorie des petits luxes anti-crise : produit d'exception peu onéreux, elle est aussi largement inconnue. Faites le test autour de vous, demandez ce qu'est une burrata. Hormis les fous de fromages italiens et les habitués de La Crémerie (là où je l'ai découverte), personne ne saura répondre.

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    Remontons la filière, de la vache à l'assiette. Cette burrata onctueuse vient d'une laiterie de Putignano, au sud de Bari en Italie donc. Le distributeur, dont la jolie vache orne l'emballage, se cache à Itri, un bled sur la Via Appia à mi-chemin entre Rome et Naples. Et le produit, nous l'achètons à la coopérative italienne Latte Cisternino à Paris. J'ai déjà essayé la burrata d'autres traiteurs italiens bien plus chers : le résultat n'a jamais été aussi savoureux. Sans doute les très bonnes fromageries en proposent-elles aussi, selon les arrivages.

    Coopérative italienne Latte Cisternino, plusieurs adresses à Paris dans les V, IX et XIe arrondissements.

  • De l'art de faire la "meilleure pizza de Paris"...

    Quelques-uns se refilent l'adresse avec un petit complément en forme de compliment : "tu verras, c'est vraiment la meilleure pizza de Paris. D'ailleurs attends-toi à faire la queue devant la porte..."

    Si la dernière assertion est vraie, je suis bien plus réservé sur la première. Chez Amici Miei, j'adore le cadre : les beaux murs et les poutres, la cuisine ouverte et la petite cour-jardin que l'on devine derrière. Y règne une ambiance assourdissante (bien trop de bruit) mais au moins, on y parle italien. J'aime aussi la très référencée carte des vins de Sardaigne avec quelques vins abordables : mais je ne connais pas assez l'Italie du pinard pour me prononcer sur la qualité des quilles. Le souci c'est que le verre de vin blanc italien du jour (4 euros) est déjà oublié.

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    Quant à la pizza (de 10 à 17 euros), ça m'embête de le dire mais elle m'a vraiment déçu : si la garniture est plutôt goûteuse, la pâte est molle voire aseptisée. Pas d'étincelle, pas de feu sacré. Je préfère bien plus les focaccias de Al Taglio ou (moins cher) les pizzas à emporter d'Arlecchino, deux adresses juste en bas de chez moi.

    Lien permanent Imprimer Catégories : Beurk ! 2 commentaires
  • ll Prezzemolo : encore un Italien !

    Tiens, allez, encore un petit Italien dans le quartier. Mais faut dire qu'entre les pizzas d'Al Taglio, les pâtes de l'Osteria et le fulgurant Fulvio, il ne reste plus beaucoup de place.

    Il Prezzemolo dans la jolie rue de Commines. Partis pour une pizza, nous nous retrouvons avec des pâtes. Un genre de carbonara à ma façon (mais avec des asperges : ça je leur pique leur truc)...

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    ... et un autre plat à la boutargue (ou poutargue selon les envies) qui, inutile de le rappeler, est constituée d'oeufs de mulets séchés. Miam...

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    Verdict : c'est bon et copieux. Mais ça ne vaut pas les autres cités en début de post.

    Il Prezzemolo 13, Rue Commines 75003 Paris. Entre 15 et 20 euros le plat, pas donné-donné.

  • Ces lasagnes...

    Je disais déjà il y a six mois que ce restaurant faisait les meilleures pâtes fraiches de ce côté-ci des Alpes. Qu'il ne fallait pas trop en parler de manière à ce que je le garde pour moi tout seul, en bon égoïste.

    Je disais d'ailleurs que les lasagnes étaient à se damner. Vous ne trouvez pas ?

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    Je le dis ici, le vin n'est malheureusement pas à la hauteur. Un petit blanc de Campagnie, cépage greco di tufo, suffit.

    Osteria dell' Anima, 37 rue Oberkampf, 75 001 Paris, 01 43 38 40 03.

  • Soirée raclette, on racle tout

    Pour sa pendaison de crémaillère, Manu nous a fait mettre le cap sur Sainte-Marie-aux-Chênes. Frontière Moselle/Meurthe-et-Moselle. On n'a pas salopé les murs, on n'a pas chié dans ses bottes et on n'a pas vomi par terre. Pourtant on avait beaucoup mangé. Et bien. Et je dis pas ça parce que Manu lira ce post. De toute façon une raclette, c'est bon. Même au lendemain d'une tartiflette.

    J'avais ramené un des magnums de riesling de Binner acheté au Salon des Vignerons indépendants. Qu'on n'a pas bu. Manu, j'espère que tu ne l'as pas fait gelé sur la terrasse...

    Puisque je te tiens, ton champagne c'était quoi ? Je crois que toute la tablée a bien apprécié, on n'avait pas l'impression de boire du Perrier, ce qui est le plus grand problème du champagne.

    Un peu de blanc, un Orvieto, joli vin d'une jolie ville italienne. Que la raclette écrase. Mais quel vin n'est pas écrasé par la raclette ?

    Avec le dessert, je m'étais trimballé le pétillant/frizzante/perlant Maria Bonita des Foulards rouges. Même avec un coup dans le nez, il s'ouvre bien.

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    Et il se boit bien aussi. J'ai déjà dit tout l'amour que je porte à ce vin dans cette note.

    Là encore évidemment, il se goûtait bien. Une sacrée régularité dans ce vin, c'est agréable. J'aurais prendre en photo son côté troublard, ce sera pour la prochaine.

    Ce fut une bien belle soirée.

  • Les meilleures pâtes fraîches de ce côté des Alpes

    Ce minuscule coin de paradis en bas de la maison s'appelle Osteria dell' Anima. Ce resto "vous n'en entendrez pas parler à la télé, vous ne le verrez pas à la radio" : très peu de guides le mentionnent. Et c'est tant mieux, je me le garde. Déjà que la salle n'est pas grande, qu'il faut réserver sauf si on se pointe à deux à 20h un lundi. C'est vrai que la façade est minuscule, mais toute bleue elle détonne à côté d'un autre italien sans intérêt. A l'intérieur tout jaune, des serveuses souriantes et des assiettes souriantes. Des lasagnes aux trois viandes (13 euros) à se damner.

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    OK la photo ne leur fait sans doute pas honneur. Sinon une ribambelle d'autres pâtes fraîches moulinées minute sur la grande table près de l'entrée. Plus fraîches tu meurs ! Pour gaver ma soif de fruits de mer, ben ce sera pasta aux fruits de mer (17 euros). Rien à redire, un fumet enivrant. Quant au tiramisu, on avait déjà bien tapé dedans. D'ailleurs c'est incroyable : ici pas de tiramisu aux fruits rouges, ni à l'abricot, ni à la mangue. Encore moins au pop-corn, alors que c'est devenu la spécialité d'un resto pseudo branché à quelques arrondissements de là. Non juste un tiramisu classique, poudré, italien. Un tiramisu quoi !

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    Le seul souci c'est côté vin, ça pèche un peu. Une jolie carte, les régions italiennes assez bien représentées. Faut dire que je n'ai goûté que les blancs. Le soave du Piémont (4 euros le verre) se laisse bien boire, les autres sont moins tranchants.

    Osteria dell' Anima, 37 rue Oberkampf, 75 001 Paris, 01 43 38 40 03. Comme c'est en bas de la maison, on y va rarement. On a tort, d'autres le font pour nous, ils ont raison.

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