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  • Le cheverny a la cote

    Lors du repas de midi, ouverture du cheverny de Villemade dans sa toute dernière mouture, la 2010. La tablée est conquise à l'unanimité et ne se prive pas pour le dire. What else ?

  • Noëls en mars

    Avec un petit tartare de saumon du poissonier star de la rue, Charly pour ne pas le nommer, on ouvre avec Omar ce Noëls de Montbenault 2009 de Richard Leroy. Fort, très fort, 14°. Encore un peu solaire, sans doute aurait-on dû le garder quelques années encore. Là ça déconstruit le palais et entraîne tout sur son passage. On croyait boire un vin de Loire pourtant. Une terrible force, du volume, de la matière mais quel équilibre...

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    Et on a fait n'importe quoi car deux heures après ce fut au tour du sylvaner Rosenberg 2008 de Barmès-Buecher. J'avais peur qu'il soit transparent après les Noëls mais il nous a fait très, très belle figure.
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  • Les Caves du Panthéon

    J'étais passé devant des dizaines de fois et je n'avais jamais eu de chance : le rideau était tout le temps baissé. Car je m'y baladais vraiment au mauvais moment. Jusqu'à l'autre soir, où j'ai enfin pu pousser la porte. Je me doutais que la sélection était sympathique mais je n'imaginais pas à quel point. Voici donc l'une des caves parisiennes les mieux fournies question vin naturel : les Caves du Panthéon (75 005) rivalisent avec les Caves de l'Insolite, la Cave des Papilles et les Caves Augé. Parisiens, nous avons beaucoup de chance. Et je ne cite pas les échoppes où le choix est un peu plus réduit mais tout aussi intelligent : Versant Vins, la Crémerie, le Verre Volé...

    Au Panthéon, je n'y ai vu que des flacons qui font envie. Et de sacrées quilles, très difficiles à trouver. Ainsi les pouilly-fumés d'Alexandre Bain ou le fameux Noëls de Montbenault 2009 de Richard Leroy (25 euros) que nous ouvrirons donc ce week-end. A suivre...

  • L'osso bucco du dimanche

    Cette recette d'osso buco est toujours un franc succès. Pour lui faire honneur, le Carabas 2008, L'Uva 2009 et L'Amidyves 2007. Un bon repas, c'est assez facile en fait.

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  • 17h, apéro chez Camdeborde

    A L'Avant-Comptoir, on peut tout se permettre. Revenu d'Italie le gosier plein de pinot gris vénétien, je continue sur ma lancée avec ce vin hors-norme et introuvable : le pinot gris des frères Puzelat (Clos du Tue-Boeuf). Evidemment classé en Vin De France. Festif, acidulé, taillant dans le marbre.

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    Et avec ça un tataki de thon (albacore) avec un sublime chutney.

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    La vie n'est pas très compliquée, faut juste avoir un Camdeborde sous la main. Et tout ça pour le prix d'un mauvais sauvignon dans un bar pseudo branché du coin.

  • Encore un bon plan chez Versant Vins

    Un bon vin, c'est bon jeune et c'est bon vieux. Faites le test après un tour chez Versant Vins et l'achat du savennières-roche aux moines du domaine aux Moines (Monique et Tessa Laroche) millésime 1992 (17 euros, un peu moins pour les millésimes récents). Un vrai bon fromage à pâte cuite avec ça. Mais aussi avec un plat au curry ou tout seul, pour lui-même. Dans le verre, tout est encore bien en place, avec une profondeur caractéristique de ce domaine. Le gras est là, la finesse est là, le respect du vin est là : un beau jus qu'on a vinifié avec soin il y a déjà pas mal de temps et qu'on n'a pas laissé moisir vingt ans sur la plage arrière de la Lada. Il y a encore des gens qui croient que le dieu chenin ne sait pas vieillir ?

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  • La pierre précieuse de Claude Courtois

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    Les vins de Claude Courtois sont une énigme... Ah bon, on peut faire du vin en Sologne ? Mais c'est forcément de la piquette ? En plus il travaille sans soufre ? Loin des idées reçues, les vins sont très puissants et il a fait découvrir les vins naturels à toute une génération.

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    Son sauvignon (cuvée Quartz, 17 euros à la Crémerie) fait partie des bouteilles qui réconcilient avec ce cépage qu'on fait bien trop souvent pisser. Il n'est officiellement qu'à 11,8° mais quelle puissance au nez en en bouche. Acide mais dévasteur ensuite. Pour battre en brèche les idées reçues.

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    Classé en Vin de France, le millésime 2009 se cache alors sur le bouchon. Astuce, astuce...
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    Avec cette bouteille, une papillote de lieu noir à la sauge et au céleri.

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  • Chez Glou, les filles ont de la poitrine (de porc)

    Depuis que l'adresse est ouverte, j'ai dû y aller au moins trois fois. Et je n'en ai jamais parlé. On va réparer de suite cette erreur. Voici donc Glou, joli resto ouvert par le très bon Julien Fouin, ex-rédacteur en chef de Régal. Quand il était à la tête de ce magazine, ce dernier était passionnant. Aujourd'hui je l'achète toujours mais je n'ai jamais retrouvé la même verve, les mêmes superbes reportages, les mêmes bonnes idées...

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    Chez Glou, il faut demander la table à l'étage, devant la fenêtre pour manger face au musée Picasso. Ou alors on s'y prend à la bourre comme ce soir là et on se retrouve sur la table d'hôtes. Pas mal non plus en fait, convivial. Question vins, de jolis choix un peu pointus et assez originaux avec des bouteilles qu'on trouve très très difficilement ailleurs. Ainsi ce Gavi (vin de Ligure, pas très loin d'Asti dans le Piémont, 30 euros) de la Cascina Degli Ulivi. Version 2006, 100 % cortese (cépage du coin), tout en bio, sans sulfite ajouté. Odeur de terre au nez en bouche qui finit par s'évaporer pour laisser un côté ample de très grande tenue. J'aime, je like, comme on dit sur Facebook. Choisi par Olivier, le vin m'a fait grosse impression.

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    Il a été très vite bu et aussi vite remplacé par l'un des rouges les moins chers de la cartes (20 euros) le Hého de Serge Bâtard (domaine Les Hautes Noëlles) à Saint-Léger-les-Vignes dans le coin du muscadet. Evidemment pas aussi expressif que le précédent, mais un joli vin bien fait qui après aération finit par être présent à table (cabernet-franc, grolleau et un poil de gamay). Une jolie découverte aussi.

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    On a un peu mangé tout de même (de 15 à 22 euros le plat je crois). Les filles ce soir-là avaient une sacrée poitrine (de porc) dans l'assiette, en face des rigatone à la truffe blanche (ouh les coquins) et moi j'ai foncé dans le tartare. Bon, bien frais mais sans plus. Je suis nostalgique de celui des Fines Gueules dans le IIe, qui lui en avait de la gueule. J'adore Glou, mais je dois bien me rendre à l'évidence : les viandes sont un cran en-dessous des autres produits (huîtres, thon fumé, jambon, rigatone aaaahhh, reblochon fermier à 8 euros... et vins).

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    Glou, 101 rue Vieille du Temple, 75003 Paris, 01 42 74 44 32.
  • A la Crémerie pour s'en jeter un...

    Je n'avais jamais testé les apéros de la Crémerie, c'est désormais fait après la soutenance de Dédé. Rapidement un truc à grignoter (10 euros la planche de saucisson, le fromage de chèvre...) et ce qu'on veut à boire. Ici le Moussaillon du domaine des Griottes, un pétillant de cette belle Loire avec un poil de sucre résiduel. Car Dédé et Stéph veulent un truc sucré. J'arrive à ramener le curseur sur "rond" et je décrête que je ne pourrai pas boire en apéro un truc plus sucré que ce Moussaillon. Evidemment, ça a plu à tout le monde, les filles ont cru à du cidre... sauf qu'à 12 degrés, il tourne bien plus vite la tête. La saucisse est extra, même avec du vrai-faux cidre.

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  • Vendredi du Vin n°32 : La bouteille pour la fin du monde

    Je ne pouvais pas passer à côté de la 32ème édition des Vendredis du Vin chapeautée par Hub l'Oenothèque... Comme je l'explique par ailleurs, l'expression Du morgon dans les veines n'est pas sortie de mon cerveau (peu) fécond mais de celui de René Fallet, un des plus grands écrivains du siècle dernier, aujourd'hui mort et enterré.

    Bon, après avoir dit ça, je suis bien emmerdé. Parce qu'au départ, je n'avais aucune idée. Je me voyais bien faire un jeu de mots à la con du genre... euh non, même pas de jeux de mots. J'aurais pu me la jouer docteur en lettres et parler des vins de Catherine Marin-Pestel (domaine de la Treille-Muscate) entièrement dédiés à Colette. Oui mais voilà, ce n'est pas à force de boire du Corbières blanc que j'apprends des choses sur l'écrivain.

    Ah il y avait aussi cette bouteille de Mark Angeli ouverte il y a deux ans. En vidant le Rosé d’un Jour, on arrivait à lire par transparence cette phrase de E.E. Cummings : "Tant que nous aurons des lèvres et des voix pour embrasser et pour chanter, qu’importe qu’un fils de pute invente un instrument pour mesurer le printemps."

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    Et puis, regardant ma bibliothèque, j'ai trouvé. Un écrivain trop peu célébré : Jérôme Leroy. Et  des titres évocateurs : A vos Marx, prêts, partez !, La Minute prescrite pour l'assaut... Et surtout cette phrase que j'avais griffonnée sur un carnet, un extrait de son recueil de poésie Le Déclenchement muet des opérations cannibales. En faisant quelques recherches dans ma mémoire, je l'ai retrouvée. C'est Sébastien Lapaque qui la cite dans la première édition du Petit Lapaque des vins de copains.

    "Je boirai la dernière bouteille de Pur Sang
    De Didier Dagueneau
    Quand je ne sais qui, je ne sais quoi, aura
    Empoisonné les derniers points d'eau"

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    A quoi peut ressembler une bouteille que l'on garde pour la fin du monde ? Ceux qui en ont tâté parlent d'explosions au nez, en bouche, dans la gorge, dans le ventre. Un peu comme l'apocalypse du sauvignon : après avoir bu cette bouteille, les autres n'existent plus. Comme disent les journalistes, plus rien ne sera jamais (bu) comme avant. Pour ma part, j'ai décidé de prendre Jérôme Leroy au pied de la lettre et j'ouvrirai ce Pur Sang une heure avant la fin du monde. Mais bon, qu'elle prenne son temps... De toute façon, ce Pur Sang est taillé pour la garde. Et grâce à Manu qui m'en a dénichée une 2005, je l'attends désormais plutôt sereinement, la fin du monde.

    Pouilly Fumé Pur Sang Didier Dagueneau 1995

  • Les choix pertinents de Versant Vins

    J'avais déjà dit ici tout le bien que je pensais de ce petit étal au coeur du très bobo marché des Enfants-Rouges. J'y ai encore dégoté trois belles bouteilles cet après-midi.

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    Un savennières 1992 du Domaine aux Moines (17 euros), le beaujolais-villages Pur Jus de Xavier Bénier (9 euros) et surtout le Cours Toujours de Loïc Roure (Domaine du Possible) sublime macabeu du Roussillon goûté il y a très très longtemps chez Quedubon. On verra plus tard ce qu'ils ont dans le ventre.

  • Un milliard d'étoiles (et même pas dans le Michelin)

    Que de réussites au domaine de la Garrelière chez François Plouzeau en Touraine, juste au sud de Chinon. La cuvée Carabas version 2007 possède une finesse rarement rencontrée à ce niveau. Et le Milliard d'Etoiles toujours aussi frais et facile à boire : en un an, nous en avons sifflé l'équivalent d'un carton. A chaque fois, bulles fines et bien plaisantes. Les néophytes y verraient un champagne certes un peu moins profond mais qui ne torture pas le ventre car totalement naturel.

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    C'est Sébastien du Vin à Portée de Main à Metz qui nous a mis la main sur le Milliard d'Etoiles (12 euros), comme il l'avait fait pour la cuvée Carabas.

  • Soirée vins primeurs

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    Le vin nouveau, on ne le fête pas qu'en novembre. Dimanche soir, c'est par un heureux hasard que nous n'avons débouché que des bouteilles de vin primeur 2010. Un "aligoté nouveau" de Frédéric Cossard encore bien droit malgré un petit côté oxydatif. Acheté aux caves Augé il y a deux mois. Ne cherchez pas, il n'y en a plus, le fût a été vidé le jour même. Suivi du "côtes-du-rhône nouveau" du domaine de l'Anglore (Eric Pfifferling) acheté au même endroit le même jour : celui qui est l'un des plus grands vignerons français livre un vin de grenadine qui se boit parfaitement bien deux mois après la mise en bouteille. Car il faut préciser que ces deux vins ne contiennent pas de soufre puisqu'ils sont censés être bus très rapidement... Il faudrait faire vieillir deux ou trois ans un Anglore nouveau, je suis certain que la surprise serait bonne. Enfin un "muscadet nouveau" de Jo Landron acheté au salon des Vignerons Indépendants et dont j'ai déjà pas mal parlé récemment. Un beau vin dont le côté douceâtre d'il y a quelques semaines (du sucre résiduel ?) s'estompe pour revenir sur quelque chose de bien acide. Très joli tout cela.

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    Ces vins troubles et sans soufre s'apparentent à la véritable définition d'un primeur : un vin nouveau, léger et facile à boire. Ici on est sur le jus de raisin intégral donc forcément un peu désarçonnant. Pas filtré, pas collé, pas sulfité. Résultat trouble avec un peu de dépôt. Mais je rappelle que les marketeurs utilisent désormais ces arguments pour vanter le côté naturel du jus de pomme : trouble avec un peu de dépôt, le jus ne peut être que naturel. Je n'en sais rien concernant le jus de pomme qu'on veut nous faire avaler, mais les vins de ce soir eux étaient vraiment naturels.

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  • Un peu de champagne tout de même pour le réveillon

    Pour ce réveillon du 31, si nous avons choisi de boire de la bière à table, c'est parce que nous avions dans nos valises quelques bouteilles de champagne pour l'after.

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    * Ultra Brut du Comte Hugues de La Bourdonnaye dégoté chez Michel aux Caves de l'Insolite. Une belle bouteille florale (23 euros) qui envoie.

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    * Brut Nature de Drappier, la fameuse cuvée 100 % pinot noir et sans liqueur d'expédition ajoutée. Devenu un peu le mètre-étalon de nos champagnes.

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    * Grande Sendrée 2004 de Drappier encore. Et toujours aussi envoûtant, même si on l'a déjà bue et rebue. Mais tout le monde m'a semblé d'accord désormais pour lui préférer la cuvée Quattuor.

    * Pas de photos du pétillant de Loire de Jean-Pierre Robinot, cuvée L'opéra des Vins en 2009 si je ne m'abuse (Coteaux-du-Loir). Difficile de passer après de si gros champagnes mais il n'a pas eu peur et a offert sa grande buvabilité à tous. Un peu comme une tisane avant de se coucher : il était 4 heures du matin et jamais nous n'avions été si frais un 1er janvier.

  • Le 24 au soir

    Comme expliqué ci-dessous, les demi-bouteilles étaient assez  atypiques. Le sauvignon vinifié en vin de voile par Béatrice et Michel Augé s'accorde parfaitement avec les quelques fromages de Barthélemy auxquels on avait rajouté un bleu.

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    Alliance superbes de beau vin et de beau fromage. Quand le fromage est de grande qualité, oui il sent fort ; mais en bouche son parfum est bien plus fin voire doux. Et le grand vainqueur is le selles-sur-cher.

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    Côté vin de paille donc, le liquoreux 1997 de chez Landauer. J'ai peut-être enfin trouvé mon vin de dessert. Evidemment une couleur superbe, encore acide et minéral malgré le sucre et surtout aucune lourdeur. Malgré cela, on reste dans la force d'un vin de paille, on ne peut pas en boire une bouteille chacun. Mais un pas est franchi, je peux me tourner à nouveau vers les vins sucrés... Comme d'habitude, les pâtisseries (de rêve) de Conticini ont merveilleusement accompagné ces vins. Mont-blanc bien sympathique mais mention spéciale une fois de plus au saint-honoré peu sucré, où on sent parfaitement la crème vanillé et où les textures sont géniales.

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  • Préparatifs du repas de Noël

    Ce matin, lever tôt. Sur le pont pour préparer le petit faux repas de Noël de ce soir. Direction l'arrondissement des riches, le VIIe pour les fromages de Barthélemy. C'est le fournisseur de l'Elysée : tiens ils ne sont pas si cons que ça à l'Elysée en fait... La minuscule boutique regorge de fromages de toute la France qui semblent vraiment bien affinés. La foule dès 9h30 ne permet pas de choisir sereinement. Un pont-l'évêque, un maroilles et un selles-sur-cher. A siffler, on a déjà prévu le sauvignon de voile de Béatrice et Michel Augé (acheté 15 euros la demi-bouteille hier chez Michel, aux Caves de l'Insolite). Un sauvignon typé Jura mais typé Loire aussi. Un ovni : objet viticole non identifié

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    Pour le dessert, il suffit de sortir de la fromagerie de prendre à gauche puis à gauche pour aller chez Philippe Conticini à la Pâtisserie des Rêves. Un saint-honoré et un mont-blanc. Tout était déjà commandé et payé lorsque je suis tombé en extase devant sa version de la forêt-noire... en forme de cerise. Promis, on goûtera ça la semaine prochaine.

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    Avec le dessert, j'ai retrouvé cette bouteille achetée il y a au moins cinq ans. La poussière s'est accumulée. Le souci, c'est que je savais pas (trop) ce que c'était... Oui, un vin de paille mais maintenant faut décrypter.

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    Pour commencer, rien qu'à observer la bouteille on voit que c'est un blanc. C'est un vin du pays dénommé Osterreich qui n'est autre que l'Autriche. La famille fait du vin depuis 1650 et ce millésime est 1997. Jusque là ok... Après il faut faire quelques recherches. Strohwein signifie donc vin de paille. Le cépage : furmint (un des plants du tokaji hongrois).

    Là ça se corse. Ried Ruster ? Vin de la région de Rust (au sud de Vienne, près de la frontière hongroise), ça j'ai compris. Mais Ried ? un cépage autochtone ? Neusiedlersee-Hügelland semble être l'AOC (Prädikatswein). Et la maison qui vinifie cela s'appelle Landauer. Bon je tâtonne... Pour comprendre un peu mieux, il suffisait d'aller sur le site de l'importateur Dionis et de s'enivrer de la prose de Jean-François Ragot que je me permets de citer.

    "Peu d’œnophiles, mêmes éclairés savent que c’est à Rust dans le Burgenland autrichien qu’est produit un des plus grands, peut-être le plus grand vin liquoreux au monde, issu de la pourriture noble ou botrytis cinerea. La petite ville de Rust est située à 60 kilomètres au sud-est de Vienne, sur les confins austro-hongrois, dans un paysage qui rejette loin tous les clichés que l’on peut rapporter un jour d’un voyage dans l’ouest de l’Autriche. Nous sommes ici au cœur de l’Europe Centrale, à l’orée de la grande plaine, au bord d’un lac « invraisemblable » : le Neusiedlersee.

    Imaginez quelques instants une espèce peu courante : un lac de steppe de 300 kilomètres carrrés de 7 à 15 kilomètres de large, de 36 kilomètres de longueur, mais d’une profondeur n’excédant pas 1 à 1,5 mètres. Ces conditions géographiques si particulières (nous sommes ici au point le plus chaud de toute l’Europe Centrale : l’ensoleillement dépasse 2 000 heures par an et les précipitations sont en moyenne de 700 millimètres) sont génératrices d’un fabuleux micro-climat permettant d’obtenir de la pourriture noble peu ou prou jusqu’à 7 à 8 fois par décade… Un record du monde !

    Bien qu’il y ait un « air de famille » indiscutable entre ce dernier et le Tokaji, la différence réside dans le fait qu’à Rust, ce sont des grappes de raisins « frais » non botrytisées , qui sont ajoutées et assemblées aux grappes complètement confites par la pourriture noble, ceci afin de faciliter le démarrage de la fermentation. Ce sont des vins de très longue garde et la variété des cépages utilisés fait de chacun d’entre eux une authentique rareté et donc un véritable joyau œnologique." Et encore plus d'explication ici.

    J'ai hâte d'être à ce soir pour goûter ça.

  • Metz : le menu bistrot de la Vigne d'Adam

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    Un an presque jour pour jour après notre première visite, nous sommes retournés chez François Adam patron de la Vigne du même nom. Quand il neige à gros flocons, le menu bistro est tout indiqué pour tous les 5. J'annonce : crème de potiron aux châtaignes + pintadeau à la crème et aux champignons + superbe plateau de fromages + ganache à l'orange.

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    Tout est vraiment bien troussé comme l'année dernière, rien à ajouter (certains ont trouvé la ganache un peu lourde... c'est du détail). Ah si, autre chose : le vin est bien plus craquant que l'autre fois. Nous avons fait tout le repas avec le domaine de Montgilet sis à Juigné-sur-Loire, aux portes d'Angers. Avec les entrées, le chenin 2007 extrêmement pur est si bon que j'en ai pris un carton pour Noël. Puis le rouge anjou-villages Brissac 2001 (en magnum) qui s'est finalement ouvert sur les notes poivrées du cabernet-franc. C'est tout à fait le genre de vins qui me transporte...

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    Encore une chose : l'année dernière dans ce restaurant, notre voisin de table s'appelait Marcel Lapierre.

    La Vigne d'Adam, 50 rue Général de Gaulle, 57050 Plappeville, 03 87 30 36 68.

  • Les Racines de Claude Courtois

    Tous ceux qui ont découvert les vins naturels il y a quinze ans ont souvent eu la révélation grâce à Claude Courtois. Cette bouteille, je la cherchais donc depuis longtemps : elle représente quelque chose comme un mythe. On n'en trouve pas chez le premier caviste venu, ni même chez le premier caviste naturel venu. C'est encore à la Cave des Papilles que j'ai eu le coup de foudre.

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    Claude Courtois ne travaille pas les terroirs extraordinaires de l'Hermitage ou de Chambolle. Ses vignes se situent à Soings-en-Sologne, au sud de Blois. Première indication, ici on vinifie sans soufre ajouté : d'ailleurs la mention "contient sulfites" n'apparaît pas. On est donc à moins de 10 mg par litre... Autant dire pas de soufre du tout.

    Son domaine Les Cailloux du Paradis s'étend sur 13 hectares. La cuvée Racines se compose de cépages dont je ne connais pas la liste exhaustive. Ce qui est sûr : cabernet-franc, cot, cabernet-sauvignon. Ainsi qu'un peu de syrah qui donne la puissance à ce vin. Un élevage sans doute assez long pour une bouteille qui demande beaucoup d'ouverture : mon caviste me dit une heure, Sébastien Lapaque parle d'une demi-journée.

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    Ce vin ne ressemble à rien d'autre. La puissance d'un hermitage avec la finesse d'un pinot noir de belle naissance. A l'aveugle, il a de quoi dérouter les plus chevronnés. Il faut un artiste, un orfèvre, un puriste pour réussir cette cuvée à cet endroit. Bien que classé en vin de table, Racines cache son millésime sur le bouchon. Ici, le 2007 (14 euros) : reste à l'imaginer après 10 ans de cave...

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    Une force tranquille dans le verre.
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    Cette bouteille, je l'ai bue avec la burrata aux figues de la coopérative italienne Latte Cisternino.

  • Petite info dégustation

    Si mon info est bonne, les caves Augé (75 008) organisent le samedi 10 juillet une dégustation bulles (hors champagne). L'occasion de croiser les pétillants de Loire comme ceux d'Hervé Villemade que j'aime tant et même la bière Cantillon. On en reparle donc très bientôt.

  • Navine aux maquereaux

    Juste avant de partir au Cambodge, un petit plat. Des maquereaux aux poireaux. Avec un petit coup de Navine, du domaine des Griottes dont j'ai déjà parlé ici, c'est-à-dire il y a quelques notes.

    Le plus rigolo dans le maquereau, c'est de le vider soi-même. Puis on peut en faire une nature morte. Vraiment morte.

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    Oui c'est beurk. Mais c'est moins cher que ces énormes filets sortis de je ne sais où, le goût de la poiscaille y est plus présent et pour finir, vider un poisson n'est pas compliqué. Et le meilleur du maquereau on le retrouve dans l'assiette. Avec un bon coup de moutarde, un mini-zeste de citron, du gros sel, un coup de vinaigre balsamique blanc. Et au four. A table. Avec Navine par-dessus, un régal.

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    Domaine des Griottes, de Patrick Desplats et Sébastien Dervieux http://griottes.over-blog.com/

  • Ispahan-sur-Loire

    Dîner avec Olivier et Thomas, chez Olivier. J'ai oublié de prendre les photos du champagne Drappier et du Cheverny de Michel Gendrier. D'un autre côté, les valeurs sûres n'ont pas besoin de clichés.

    J'ai même oublié de prendre des photos de l'Ispahan. Le gâteau signé Pierre Hermé (c'est d'ailleurs bizarre de signer ses propres gâteaux... D'un autre côté, l'Ispahan est tellement copié) a rapidement quitté les assiettes pour les estomacs.

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    D'ailleurs le problème de l'Ispahan, c'est qu'il est si furtif sur la table qu'on n'a jamais le temps de le prendre en photo. Un peu pareil avec ce qu'on buvait à ce moment-là. La photo est donc assez rare car on voit encore des fonds de Pow Blop Wizz traînant dans les verres. Un pétillant rosé (ah bon ? ça se voit tant que ça ?) de Loire en hommage à Gainsbourg (10 euros au Verre Volé).

    Olivier Lemasson, des Vins Contés à Candé-sur-Beauvron (41), n'a pas mis de fraises Tagada dans ses cuves. Ni de colorant, ni de sirop de glucose. Juste du raisin, promis. Une sucrosité légère pour un fruité intense. Dans le milieu, on l'appelle le "bonbon du Loir-et-Cher".

    Mon Olivier a lui soumis sa rigoureuse interprétation des débats actuels touchant au vin. "Moi je préfère le terme de vin naturel, car il renvoie à la notion de patrimoine viticole et donc historique de la France". Comment être en désaccord ?

    Devant tout ce raffinement, le trajet du retour en métro paraît bien vulgaire. Comme ces affiches. Non pas pour les dessins marrants rajoutés au crayon, mais pour leurs affreux titres et jeux de mots balourds. C'est ça le théâtre aujourd'hui ? Buvons un coup pour oublier.

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  • Un peu de pub...

    Ce soir, apéro entre amis pour la sortie d'un bouquin. Comme je n'ai pris aucune photo, ni du champagne du Verre Volé, ni du terrible pétillant de Robinot (à retrouver, on en parlera un de ces jours) je suis bien embêté. Donc pour mettre quelques couleurs ici, je me contente de faire le blog-sandwich pour Franckie et sa nouvelle BD.

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    "On estime à 150 000 le nombre de personnes qui ont participé de près ou de loin à "l'aventure" de la bombe atomique française. Mais, ce n'est que depuis peu que la parole des vétérans se libère. Face au silence de l'État, les hommes sortent les photos des placards. Les documents secret-défense reprennent la lumière... Fondé sur leurs témoignages, cet ouvrage constitue un véritable objet de mémoire".

    Et c'est pas Maryline, son attachée de presse qui m'a dit d'en parler.

  • Jonc-Blanc pommes de terre

    Le bergerac, logiquement ça me fait plutôt fuir. Je n'aime pas trop cette région où souvent encore on fait pisser la vigne pour du vin qui n'en mérite pas le nom. Je n'ai jamais rien goûté de très spécial. Le pire étant le liquoreux qui donne mal au crâne dès le premier verre.

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    Mais beaucoup disent du bien de ce montravel, une A.O.C. un peu dans l'ombre. Château Jonc-Blanc (15 euros chez Versant Vins). Un vin blanc ouvert une heure, tenté sur un petit pot-au-feu. De l'ampleur et bien sec, sans souci avec le boeuf moutardé. Un vin suave. Un joli mot pour une jolie sensation.

    En fait, mon problème est d'être peu sensible aux cépages sémillon et sauvignon quand ils sont cultivés en Bordelais. Car le sauvignon, je le préfère en Loire. C'est à toute cette région de Bordeaux que je suis peu sensible en fait. Et effectivement, les goûts et les couleurs...

  • Trinch !

    Dans Pantagruel, Rabelais présentant la Dive Bouteille à Panurge nous en dit plus sur Trinch. "Trinch est un mot qui dicte à tous des oracles, un mot qui signifie ''buvez !''. Buvez vin bon et frais, car dans le vin est la force, la puissance. Il emplit l’âme de vérité et philosophie. En vin, la vérité est cachée. La Dive Bouteille vous y engage. Soyez vous-même les interprètes de votre entreprise. Trinquons !"

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    Trinch ou "Trinque !" devrait devenir une nouvelle devise nationale. Mais avec un président qui ne boit pas de vin, c'est plus que mal parti. Trinch restera donc le nom de ce petit rouge riche de cabernet franc.

    Mais je l'avoue, j'ai un problème avec les vins de Catherine et Pierre Breton. Autant je me mets de plus en plus à la Loire et j'aime ça, autant je trouve qu'il manque quelque chose à ce couple star. Quand je dis star, c'est simplement la réalité. Tous les bars à vins naturels de la place offrent leurs Dives Bouteilles sur la carte. Moi je n'ai pour l'instant jamais été convaincu. A reboire.

  • Vous n'aurez pas l'Alsace et la Loire

    Olivier arrive avec du bellota, une mixture tomate-huile d'olive et d'autres cochonailles. J'ai sorti les plus belles quilles de Loire. Plutôt celles qu'on voulait goûter depuis quelques semaines.

    Un Vouvray à bulles, méthode traditionnelle , du Clos Naudin de Philippe Foreau. Notre Bible commune à Olivier et moi, à savoir le supplément Vins de l'hebdomadaire Marianne, disait qu'il est le vrai rival des vins de Champagne. Et effectivement, à l'aveugle je défie quiconque de dire qu'un Mercier, un Nicolas Feuillatte ou un autre de ces champagnes bas de gamme est meilleur que ces bulles là. A 14 euros chez Lavinia, la vie est parfois si évidente.

    Et chez le même dealer, une éclaircie dans le ciel de l'hiver eut lieu récemment : l'arrivée d'une cargaison de chinons du domaine des Roches, le fameux vin des Lenoir. Avec des millésimes assez vieux. J'ai vu des 1989 et 1990. Là j'ai pris un 1992, à 17 euros. Prix risible. Le chinon de garde existe, nous l'avons rencontré. Parfumé, bourgognisé et encore très tendu. Un vin qui me fait désormais saliver. Ce qu'on appelle un grand cru.

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    Pour taper dans mon gâteau pommes-poires "à l'ancienne" volé à Bruno Doucet de La Régalade, j'ai sorti un blanc de noirs 2001 de chez Binner que l'on a bu trop vite. Un nectar de la treille dont j'ai déjà parlé ici. Plus jamais en fin de repas, on ne le savoure pas. Pas non plus en début de repas, ses sucres résiduels écraseraient trop la bouche pour la suite. Une seule solution : boire ses arômes de fruits blancs pour lui-même.

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  • Un vin de charcuterie

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    Un vin de saucisson, de jambon persillé, de plaisir. Un mariage savoureux de gamay et pineau d'aunis. Un vin de pique-nique qui se boit comme on se parle, naturellement.

    Pascal Simonutti à Mesland, dans la vallée de la Loire, rigole de tout. Des campagnes contre l'alcoolisme au volant ou de la lutte contre le tabagisme. Ce qui nous donne des étiquettes hors du commun. J'aime aussi la même cuvée sous l'étiquette "Boire tue", sans autres indications que le strictement légal (code postal, degré alcoolique, etc).

  • Le beaujolais, vite fait

    Comme chaque année et comme beaucoup d'autres, j'ai gouté le beaujolais nouveau 2009. Dire qu'il est bon ou mauvais est aussi con que de dire que, cette année, les pommes sont bonnes ou mauvaises. Tout dépend de la nana ou du mec qui a travaillé le produit. Celui que j'ai goûté ce soir avec Olivier, aux Caves Augé, était bon, fruité, assez concentré.

    Par contre, il faut juste rappeler quelque chose. On oublie de dire que le troisième jeudi de novembre correspond au lancement officiel de TOUS les vins primeurs. Or, la fédé du beaujolais s'est débrouillée pour faire croire à tout le monde que ce jour-là il ne fallait boire que du beaujolais.

    Donc aujourd'hui, nous avons aussi goûté un vin de Loire primeur. Le "vin nouveau" des frères Puzelat, aux Montils, près de Cheverny. Sa folle richesse pour un simple primeur confirme que le Clos du Tue-Boeuf est actuellement un des cinq meilleurs domaines de France.
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