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Clin d'oeil

  • Ivre, le vigneron naturel colle une mauvaise étiquette sur ses bouteilles

    Le vigneron naturel abuse-t-il de sa production lorsqu'il étiquette ses quilles ? Trois exemples récents nous poussent à le croire.
     
    Ce magnum PGM de Jacques Février par exemple. Le pinot gris de Loire a macéré 15 jours en grappes entières avant le pressurage et l’élevage en cuve a permis de garder le croquant du fruit. Bref, c'était pas commun, délicieux et nous l'avons bu rapidement : nous étions 4.

    Mais en réalité, il parait qu'il ne faisait que 75 centilitres. 
     
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    Vous ne me croyez pas ? C'est écrit pourtant ! 
     
    "75 cl"

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    75 centilitres selon la police, 150 selon les manifestants.
     
    C'est bien un magnum, on le voit bien sur la photo. Bref, y a comme un souci d'étiquette...
     
    Comme disait René Fallet, "y a des litres qui font pas le litre !". Maintenant, il y a des magnums qui font pas leur litre et demi ! 
     
    A l'inverse, cette petite bouteille d'un immense vin (cuvée de l'Oncle Léon 2007 de Schueller) ferait son double... J'ai exprès mis un vrai magnum à côté. 

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    Officiellement, 150 centilitres...

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     Et l'ami Paco, grand timonier de la Cave d'Ivry, a déniché une avarie sur un lot des Sabots d'Hélène que nous aimons beaucoup aussi... 

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    Ces vignerons naturels, ils ne sont vraiment pas sérieux !
     
    On taquine, on sait très bien comment ça se passe. Parfois il manque des étiquettes pour quelques cuvées confidentielles, alors on en met une autre... puis ça fait marrer les buveurs ! Qui d'ailleurs l'ont bien remarqué : certaines bouteilles si divines ne devraient exister qu'en magnums, certains magnums qu'en jéroboams et on pourrait continuer.
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  • La nature choisit son camp (la preuve en image)

    C'est un seul et même arbre sur cette photo, un figuier, quelque part dans le sud de la France. On le voit mal, mais le figuier est entouré de vignes ; il se trouve précisément entre deux parcelles distinctes, dont les propriétaires n'ont pas la même philosophie. 

    La parcelle de gauche appartient à un vigneron qui traite ses vignes à grands renforts de produits chimiques et qui taille son figuier : voici l'intervention vulgaire de l'homme.

    La parcelle de droite appartient, elle, à un vigneron qui ne traite pas avec des cochonneries et qui laisse le figuier vivre sa vie : voici le respect de la nature.

    Choisis ton camp camarade !

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    Notre vigneron explique. "Comme il est régulièrement taillé car il avance, ça le gène et il décide d'aller de l'autre coté. C'est la preuve que la nature choisit son terrain. En plus, à gauche il n'y a qu'une demi récolte annuelle alors que sur mon coté, je fais bien les trois..."

    MISE A JOUR : Le vigneron de la parcelle de gauche s'est reconnu et m'a contacté. Il a raison d'introduire de la complexité dans cette affaire. Je le cite : "je suis le vigneron de « la parcelle de gauche » que vous désignez par un effet de clivage au « vigneron de droite » comme intervenant à « grands renforts de produits chimiques » et je peine à me reconnaître dans ce portrait que vous esquissez sur un mode accusatoire sans prendre le temps de me connaitre. Votre choix de saisir la description du figuier pour mettre en exergue la rupture (voire la guerre pour reprendre la sémantique du combat) entre deux modes de culture peut être interrogé à plusieurs égards (observation du sens du vent, côté sud etc.) A l’image du respect dont vous témoignez pour la nature, une démarche débattue aurait été plus transparente et moins arbitraire (d’autant que « le vigneron de droite » ne se reconnait pas dans les propos tenus). Éprouvant ce métier empli de doutes et de tensions, je pense que la viticulture ne peut être restreinte à deux camps et de nombreux vignerons optent d’ailleurs pour des « philosophies » alternatives. Pour ma part, je tends en toute humilité à œuvrer pour une agriculture respectueuse pour la nature".

  • J'en rêvais, la C.N.C.T. l'a fait

    Le vrai charcutier, ce n'est pas un type qui se contente d'aller à Rungis ou chez son fournisseur puis, une fois revenu dans sa boutique, qui ouvre des terrines emballées sous-vide ; le vrai charcutier, il les concocte lui-même. Le vrai charcutier, c'est-à-dire l'artisan charcutier, c'est un peu l'honnête homme de la profession.

    Pour mettre en avant ce savoir-faire et mettre à l'honneur ce patrimoine gastronomique, la Confédération nationale des charcutiers traiteurs (C.N.C.T.) a imaginé un label pour que les clients repèrent de suite le bel artisan. Je le dis tout de suite : je n'ai pas le plaisir de connaitre cette organisation représentative mais je suis tombé la semaine dernière sur la dépêche de l'A.F.P. et il m'est obligatoire de la relayer. Je réfléchis à cette question depuis longtemps déjà et cette action correspond tout à fait à l'idée que je me fais de la charcuterie, art trop souvent confisqué par des marlous méprisables. L'artisan, c'est le résistant.

    Alors désormais, pistons le logo "Qualichef" et le slogan "Goûtez la différence !" pour dénicher ceux qui mettent la main à la pâte au pâté. Le cahier des charges prévoit que 80 % des produits vendus dans la charcuterie sont fabriqués maison, rien de moins. Dix des réjouissances parmi les plus vendues (jambon blanc, saucisse à cuire, pâté en croûte, boudin noir, boudin blanc, pâté de campagne, galantines, pâté de tête, rillettes et foie gras) doivent également être réalisés par le charcutier lui-même. Le label est délivré pour une période d'un an et la Direction de l'Alimentation et celle des Fraudes veillent.

    Certes aujourd'hui, la profession doit faire face à la concurrence des grandes surfaces. L'idée est donc d'insister sur la haute qualité des produits. Il faut aussi continuer à attirer les plus jeunes. J'ajoute que les boucheries y sont aussi pour quelque chose : l'écrasante majorité de ces boutiques vend des produits charcutiers qui ne sont pas maison et souvent de piètre facture.
     
    Le processus est en marche, quelques charcuteries se sont déjà vu délivrer ce label. C'est un tournant fondamental pour cette profession. Le message est désormais clair : la charcuterie est un produit sincère qui, encore plus qu'un autre, ne supporte pas l'industrialisation et, de fait, ne supporte pas la médiocrité.
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  • Avec Comor et Lapaque, le vin plutôt que le vain

    Désormais, la politique, je la laisse à ceux qui aiment ça et ils sont nombreux. C'est à cause d'Antonin le Vindicateur que je dis ça, il nous a trouvé ce thème pour les 43èmes vendredis du vin

    "Si chaque vin était un candidat, pour lequel voteriez-vous ? Derrière chaque bouteille, il y a en effet un homme, une femme, des idées : retraite ou pas, William Fèvre milite activement pour le F.N., Eva Joly visite des caves, Hollande boit ceci, Sarkozy trempe ses lèvres dans cela, le Front de Gauche se paye une cuvée de vin de pays bio, le vin naturel serait d'ailleurs de gauche… à de notables exceptions près ! Il y en a pour toutes les couleurs ! Elisez donc votre vin présidentiel, qui guidera le vignoble – et le monde entier – vers un avenir radieux !"

    J'aurais pu sortir la cuvée Fucks@rkozy de l'ami Pierre Pitiot ou un vin sarkozyste (si ça existe) pour faire le pendant, j'aurais pu dénicher quelque vin hollandais (c'est-à-dire produit en Hollande, l'une des provinces des Pays-Bas), j'aurais pu trouver le vin du Front de Gauche, j'aurais pu convoquer un vigneron qui vote Marine (pas très difficile), j'aurais pu vous sortir le beaune 1er cru les Grèves du domaine Besancenot. Si, si, ça existe. Je l'ai justement ouverte l'autre jour, qui plus est : millésime 1981 s'il-vous-plaît. Dans le verre, ce n'est pas si mythique ça ; le jus rouge est devenu rose fané.

    Alors, convoquons les valeurs sûres. Depuis que la politique ne m'intéresse plus du tout, j'ai les idées heureuses. En bouteille aussi, j'ai Les Idées Heureuses. Et c'est Jean-Christophe Comor qui la fait. D'ailleurs, notre homme n'a-t-il pas quitté le monde politique pour le vin ? "J'ai quitté le vain pour le vin" disait-il sur le Vin de mes Amis.

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    C'est vrai que l'autre soir, la bouteille n'était pas en forme. Mais vous, vous êtes en forme tous les soirs ? Moi je l'aime beaucoup ce vin et pas que pour son étiquette. C'est un rosé avec pour composants cinsault, carignan et grenache. Pour dire la vérité, c'est le titre d'un roman de Sébastien Lapaque que Comor a choisi pour baptiser sa cuvée. Sorti en 1999, Les Idées Heureuses prend pour socle le début de la romance entre Clara et Philoctète. Philoctète ? Oui et malgré ce que l'on pourrait croire, l'intrigue ne se déroule pas sous l'Antiquité mais de nos jours entre Paris et Rennes. Le héros est un jeune homme d'une trentaine d'années, passionné par l'histoire, la Grèce et la littérature. Son regard sur la société contemporaine est tranchant.

    "Il observait les individus autour de lui. Les aires d'autoroute l'avaient toujours fasciné. Ces lieux où se croisaient des êtres qui ne se connaissaient pas, qui se parlaient à peine, qui ne se reverraient jamais. C'était une préfiguration de la société à venir. Une société anonyme éclairée par une lumière artificielle dans laquelle les individus ne feraient que passer. Un monde où personne ne pourrait se sentir chez lui. Déjà, les centres-villes ressemblaient à des stations-services. On y arrivait, on en repartait. L'envie d'y vivre s'amenuisait jour après jour."

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    Heureusement, il y a des idées heureuses que l'on déniche dans les vieux livres, les musées peu fréquentés ou les belles bouteilles. Et il y a Clara. Alors, forcément, la politique est reléguée loin, loin, loin. Il y a tant de choses plus importantes auxquelles penser.

  • Vendredi, c'est demain

    Demain, nous serons le vingt-septième jour de l'année et  fêterons les Angèle. Je m'en voudrais de ne pas rappeler que Sainte-Angèle est née à Desenzano en Italie en 1474. Elle fonda les Ursulines, la première congrégation séculière d'Europe avant de mourir du côté de Brescia en 1540. Il se raconte que les Angèle sont intelligentes et ont du charme. A vrai dire, je n'en sais rien : je n'en connais pas.

    Les 27 janvier, on hurle de joie ou de tristesse. En 1756, on a fêté la naissance de Mozart. Mais en 1901, on a pleuré Verdi. 

    Demain, pour votre gouverne : le soleil se lèvera une minute plus tôt (08h30) et se couchera une minute plus tard (17h37). 

    Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour participer à la 42ème édition des Vendredis du Vin. Quoi ? Vous voulez encore que je résume le tout ? D'accord...

    Je vous ai choisi un thème bien alambiqué : vous avez fait un voyage à l'autre bout de la planète ou à l'autre bout de la France et vous avez rapporté (ou vous auriez aimé rapporter) une bouteille. Parlez-nous de tout cela en publiant demain un article sur votre blog. Ou bien racontez-moi votre histoire dans les commentaires de cet article, par courrier électronique ou bien encore sur les réseaux sociaux. Si vous êtes un fanatique des gazouillis, n'oubliez pas le mot-clé, ou mot-clic, ou hashtag (dans la langue de Shakespeare) : #vendredisduvin

    Je serai tout à fait complet en disant que demain il devrait pleuvoir sur la façade est de la France et sur les Pyrénées. Dans le reste du monde, il fera 5 degrés à Séoul, 17 à Alger, 30 à Maule, 8 à Vicenza, 11 à Téhéran, 4 à Titisee, 8 à Medana, 0 à Pyongyang, 9 à Ramallah, 28 à Antananarivo, 11 à Bethléem et 32 à Battambang...

    A demain !

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  • Les Vendredis du Vin, c'est vendredi prochain

    Comme Ulysse, tu as fait un beau voyage. Qui t'a rendu heureux puisque, lors de ce voyage, tu as déniché une quille terrible. Alors au moment de retourner (plein d'usage et raison) vivre entre tes parents le reste de ton âge, tu n'as pas oublié de glisser cette bouteille dans tes valises. Ou bien peut-être n'y es-tu pas parvenu pour diverses raisons. Et tu es dépité : tu aurais tellement aimé emporter cette bouteille avec toi à la maison, pour la partager avec les copains...

    Voilà, ce n'est pas très compliqué. C'est ce genre de conte pour adultes que j'aimerais que tu me racontes vendredi prochain à l'occasion de la 42ème édition des Vendredis du Vin. Tu l'auras compris : elle est placée sous le thème du vin et des voyages. Certes le vin peut faire voyager, mais moi je veux vous voir voyager dans la réalité et en profiter pour nous parler de vin.

    Alors, d'ici vendredi prochain, c'est-à-dire d'ici le 27 janvier, rassemble tes souvenirs... Le jour J, il suffit de prendre ta plume puis ton clavier et de raconter cela sur ton blog. Si, à ce texte s'ajoute une photo du voyage et/ou de la bouteille, j'en serais très heureux. Peut-être encore plus heureux qu'Ulysse. Attention, on ne fait pas de discrimination avec Iris : si tu n'as pas de blog, il est possible d'en parler sur Facebook, dans les commentaires sur mon petit blog voire directement par email.

    Heureux qui comme Ulysse... Bien sûr, il y a le poème paraphrasé plus haut. Mais il y a aussi un film et surtout la chanson d'un moustachu qui commence à faire son trou. Donc, pour patienter un peu, musique Georges !


    Heureux qui comme Ulysse par zenva

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  • Les requêtes les plus insolites qui vous ont mené ici

    Chers rares lecteurs, comment atterrissez-vous sur ce blog ? Je me suis récemment posé cette question fondamentale et fort heureusement, 20minutes m'aide à y voir plus clair. Et je suis rassuré : l'immense majorité des mots-clé tapés dans les moteurs de recherche concernent le vin naturel et les restaurants qui vont avec.

    Cependant, à l'image des requêtes insolites que nous fait partager Olif sur Facebook, certains d'entre vous arrivent (et repartent sans doute aussitôt) via des mots-clés surprenants. Des exemples ? Plein, photte daurttaugraf incluses.

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    Pour sûr, certains de ces mots-clé concernent le vin. Mais je le prend très mal lorsqu'on tape simplement "bouteille tord boyaux" ou, pire, une interrogation telle "le morgon est il un bourgogne ?". Bon d'accord, tout le monde n'est pas forcément spécialiste.

    Quand cela touche à la bouffe, on rigole bien aussi. Les crevettes roses oui je vois ce que c'est, le dosage de soufre dans le vin, oui aussi mais "dosage de soufre dans les creuvettes roses"... ? A d'autres moments, vous vous posez des questions vitales : "le boeuf froid aux carottes veut dire quoi ?". Ou on frôle l'indigestion avec "escargot pistache et chocolat noir". 

    Et puis à d'autres moments, on parle de religion. "Sainte-Anne" ou "Adam" reviennent régulièrement. Ah oui, le premier est un bandol et le second un restaurateur à Metz...

    Parfois, c'est un peu plus coquin. A cause d'un article sur un restaurant japonais qualifié de sexy, je croule sous les "jap sexy", "miki sexy"... A d'autres moments, certains demandent carrément qui couche avec qui dans le vignoble ("les potins à Rivesaltes"). Enfin, catégorie sexy toujours, quelqu'un est arrivé ici en tapant "Nicolas de Rouyn".

    Sujet logiquement plus lourd : l'Algérie. D'un voyage à Alger, j'avais rapporté la cuvée Monica, fleuron du vin algérien. Tiens, c'est une bonne idée pour la grosse teuf du 27 janvier ! Et quel succès ! Tous les mois, on vient cliquer sur mon blog via "cuvé de monica", "Algérie" et même "algérienne". Mais aussi, et c'est déjà plus bizarre, "algerie chanson du foot" ou "algérie egypte ça vaut cher". Et je ne parle pas de "bon coin alsaces robe algerienne"...

    Enfin, les insolites de chez insolite qui, je crois, ne font référence à aucun article. Ou bien j'ai oublié. Où ai-je parlé d'un "dés à 12 faces en métal" ou d'une "chaussette bougeotte" ? Et "commence a respirer", ça veut dire quoi ? Pour écrire certains trucs dans un moteur de recherche, il faut vraiment être tordu : "le palet de la bouche avvec des veines noir".

    Et mon préféré : "exitent pour poisson aquarium".

    P.S. : et chez Eva, c'est super gratiné !

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  • Les vendredis du vin n°42 : puisque vous partez en voyage

    On ne devrait jamais quitter Battambang. La deuxième ville du Cambodge, dans l'ouest du pays, pas très loin de la frontière thaïlandaise et à l'opposé des circuits touristiques traditionnels, frappe le visiteur par son incroyable calme. Peut-être est-ce dû à la chaleur écrasante (jamais le thermomètre ne descend en dessous de 20°C) ou aux nombreux temples bouddhistes (je pense les avoir tous visités). Au milieu de cette torpeur khmère, dans cette région aux terres fertiles, nait et croît la vigne de Phnom Banon. Depuis un peu plus de 10 ans, Chan Thai Chhoeung et sa femme Leny Chan Thol s'échinent à produire le seul vin du pays. Sur leurs quatre hectares et grâce à ce climat qui nous semble si particulier, ces viticulteurs qui ont tout appris dans les livres récoltent leurs raisins deux voire trois fois par an. C'est une autre façon de voir le vin, même si elle est évidemment influencée par la tradition française. La couleur de ce vin khmer ? Rouge. A base de syrah et cabernet-sauvignon, nos amis produisent quelques milliers de bouteilles d'un pinard un peu trop sucré à mon goût et qui n'a pas encore les attributs d'un grand cru. Mais franchement... En goûtant ce rare nectar produit juste en dessous du tropique du Cancer, on ne peut être qu'admiratif de la volonté inébranlable de faire parler du jus de raisin fermenté dans cette terra incognitae du vin qu'est le Cambodge. Admiratif aussi de la masse de travail fourni et du résultat final. Le tout est porté par un sacré amour du raisin qui n'a pas pour l'instant une place de choix dans la tradition khmère.

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    Quand il m'a fallu réfléchir sur le thème de cette 42ème édition des Vendredis du Vin, j'ai évidemment repensé à ce moment hors du temps passé dans ces vignes cambodgiennes sous 35 degrés à l'ombre des ceps... Je me suis souvent dit que j'aurais aimé boire cette bouteille en France, un peu comme un souvenir mais aussi comme un témoignage du travail du vigneron. Alors, après le très populaire thème de Stéphanie concernant les bulles et le mariage, je vous ai concocté quelque chose qui fleure bon l'ailleurs, la découverte, bref l'exotisme. Mon thème, c'est

    le vin et les voyages.

    Ah ça, le vin peut faire voyager : certains vous emmènent très vite très loin, d'autres ne sont que des allers simples jusqu'à l'évier le plus proche.

    Non, moi ce que je veux, c'est vous voir voyager dans la réalité. Que vous nous parliez d'un vin que vous avez découvert lors d'un voyage et que vous avez rapporté (ou que vous auriez aimé rapporter) dans vos valises.

    En guise de souvenirs, certains offrent des mugs ou des boules à neige. Nous, nous préférons un vin du terroir visité qu'un caviste bien attentionné nous a recommandé, que nous avons dégusté dans un restaurant ou sur lequel nous sommes tombés par hasard. Parfois ce vin s'avère si exceptionnel, si hors norme, que vous vous en voudriez de priver vos amis d'un tel joyau une fois revenu au bercail. Autre explication : on l'a dit, certains vins sont vraiment inconnus. Pas gustativement exceptionnels (selon nos références), on l'aura compris, mais franchement insolites. Et quand nous l'ouvrirons avec les copains, ils devraient bien se marrer : ça va épater la galerie et puis aussi, ça fera remonter des souvenirs.

    Bien sûr, ce voyage, ce peut être à des heures d'avion de Paris : au Cambdoge ou en Corée du sud pour les fous d'Asie. Ou bien plus près, en Allemagne par exemple. Mais un voyage, ce n'est pas forcément à l'étranger. Ce peut être une belle région de France éloignée de la sienne et que l'on vient de visiter. A chaque fois, l'important est de nous transporter dans un ailleurs accompagné d'un cru du cru.

    Allez-y, parlez-nous du vin et de vos voyages sur vos blogs. Promis, moi je ne parlerai pas du Cambodge ! Et si vous êtes un SBF (selon le bon mot d'Antonin), c'est-à-dire si vous êtes Sans Blog Fixe, vous avez le droit de jouer aussi. Faites-nous partager vos coups de coeur exotiques dans les commentaires de ce blog, par mail ou via les rézosociaux et on publiera tout ici.

    Seul impératif, la remise des copies est prévue pour le 27 janvier précisément. D'ici là, musique Jacky !

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  • Et sinon, bonne année.

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  • Un nouveau jeu : les accords mets/vin "à la con"

    En paraphrasant le grand Claudel, j'ai souvent ce bon mot aux lèvres : "les accords mets/vins, il y a des maisons pour cela".

    Rien ne m'ennuie plus que les pseudos chercheurs d'accords qui nous balancent leur vérité toute faite et indépassable. Ce que l'on connait de nos propres accords mets/vins repose sur ce que nous avons appris des sommeliers et de leur "science digne du jeu des 1000 euros" comme dit François Simon. Même si c'est vrai, je l'avoue, que je bois rarement du sauternes avec ma côte de boeuf. Il faut dire aussi que je bois rarement du sauternes tout court. 

    N'ayons plus peur ! Affirmons haut et fort la pertinence de la subjectivité de notre goût ! Car nos accords mets/vins peuvent aussi reposer sur ce que l'on aime ! Ce qui nous amène souvent à être plus radical...

    Je lance donc quelques pistes qui détonnent un peu en cette période de fête où le fameux sauternes est le meilleur ami du foie gras. Moi, le foie gras, je l'aime avec un beaujolais. Bien sûr, beaucoup vont dire que je suis stupide. Puisque d'aucuns vont considérer mes idées d'accords comme étant "à la con", j'ose une nouvelle fois m'abriter fois sous le parapluie de Sébastien Lapaque : "les blâmes qu'ils suscitent diront leur nouveauté bien mieux que tous les éloges". Et surtout, mes goûts, je ne les impose à personne : il s'agit simplement d'idées personnelles, de pistes à défricher et l'occasion de se marrer en cassant certains codes très établis. Enfin, il faut dire que le fait de boire du beaujolais avec le foie gras n'est en fait pas si idiot que ça : comme avec la charcuterie et les autres réjouissances grasses, j'ai besoin d'un jus gai qui coule goulûment et dégraisse mon oesophage. Et en ce qui concerne les huitres ? Et le fromage ? Et le chocolat ? Et les desserts ? On peut déjà dire qu'on y trouvera peu de vins "officiels" et peu de sucre.

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    Deux parenthèses. Etant donné la palette de vins intelligents disponibles dans le monde entier, on ne me fera pas croire qu'il faut se cantonner à des idées reçues telles huitres/muscadet, même si par ailleurs cet accord-là me ravit. Et la seconde : lorsqu'on s'amuse ainsi à peu de frais et même lors des grandes tablées de fin d'année, n'hésitons pas à choisir le vin d'un vigneron consciencieux dont le travail est rigoureux à la vigne comme à la cuve.

    Si vous avez d'autres accords "à la con" dans la même veine, c'est-à-dire un poil moins classiques ou carrément décapants, et que vous les assumez, venez jouer avec moi. Je publierai toutes nos découvertes ici même.

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  • Accord mets/vins "à la con" n°1 : que boire avec le foie gras ?

    Jouons avec les accords mets/vin "à la con" !

    En ce décembre, c'est fête obligatoire, donc c'est foie gras obligatoire. Alors qu'on pourrait en manger toute l'année, on se cantonne à tout bouffer entre le 24 décembre et le 1er janvier. On l'arrose aussi de sauternes bas de gamme ou de porto pas mieux balancé. On ajoute un chutney de figues, de la confiture par définition hyper sucrée. Bref, plus besoin de dessert, je l'ai prise en entrée ma dose de sucre.

    Bon, ça c'est le classique du classique. Cette tradition elle aussi à la con est déjà bien battue en brèche pour la raison principale que l'on vient de citer : la dose de sucre trop élevée dès l'entrée. Certains demandent des moelleux plus tendus genre jurançon ou montlouis. Mouais... On l'a compris, moi je ne suis pas très sucre dans le vin. Et pire, je ne comprends pas pourquoi on s'échine à mettre du saccharose sur le joli foie.

    Car moi je l'accompagne de beaujolais. Pas du morgon, pas du très lourd, pas du gamay vieilli mais un jeune gars gouleyant. Pourquoi ? N'en déplaise aux producteurs de cette gourmandise, le foie gras, c'est gras. Comme la charcuterie (trop) salée que l'on s'enfile avec ravissement lors d'un pique-nique. D'ailleurs, à ce moment-là aussi on boit du beaujolais, c'est-à-dire un vin de copain, un vin d'amitié, un vin rouge jeune et épicé, pas lourd, qui dégraisse l'oesophage et fait couler la charcut'. Pourquoi en serait-il différent avec le foie gras ? Parce que le foie gras, c'est cher et qu'il faut le respecter ? Une chose est sûre, votre mets de choix sera bien plus respecté avec un bojo de belle naissance qu'un "so terne" de supermaché. Ainsi les jus d'Yvon Métras, et comme ils ont subi l'inflation, vous la paierez plutôt cher la bouteille. Alternative moins dépensière et tout aussi conviviale, le beaujolais-village de Karim Vionnet.  

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    Et pour ceux que mes rouges chiffonnent trop avec le gras foie, je leur rappelle qu'il existe du bojo blanc.

  • Accord mets/vins "à la con" n°2 : que boire avec les huîtres ?

    Jouons avec les accords mets/vin "à la con" !

    Les huîtres et le muscadet, miam et glou ! Et sinon ? Rien de neuf sous le soleil ? L'autre jour, à Plappevignes, avec des petites Gillardeau n°4 et leur irrésistible goût de beurre noisette, on a tapé dans la Bourgogne, vers Mâcon et franchement, ça fonctionnait impecc'. Je serais aussi bien allé vers un truc encore plus fin et un poil plus oxydé, qui rappelle justement ce goût de noisette : le splendide savigny-les-beaune blanc 2008 de Sarnin-Berrux.

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    Ou bien, quitte à faire dans la noisette, voire dans la noix, tentons un fin jurassien. Moi je n'aurais pas peur de sortir le savagnin 2000, donc savagnin assagi, d'Overnoy-Houillon.

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    Allez, dernière hypothèse vraiment à la con... Je me mets une tranche extrêmement fine de pied de porc sur l'huître (comme au Beurre Noisette) et là-dessus je m'enquille un nuits-saint-georges Clos des Corvées 1999 de Prieuré-Roch. Tanins totalement fondus, goût fumé hallucinogène du pinot noir et extrême buvabilité : je suis le roi du pétrole.

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  • Accord mets/vins "à la con" n°3 : que boire avec le fromage ?

    Jouons avec les accords mets/vin "à la con" !

    Tout le monde garde en mémoire la phrase du Général sur les fromages français : désormais, on se complique la donne avec les fromages italiens, grecs, britanniques et même japonais (chez Madame Hisada, rue de Richelieu à Paris). Mon titre ne veut donc rien dire : le fromage n'existe pas, il y en a une multitude. 

    Quels vins avec les fromages alors ? Moi j'ai décidé unilatéralement de bannir le rouge et je ne suis pas le seul. Et tant qu'à faire, j'ostracise aussi le blanc moelleux. 

    J'ai tendance à considérer que le meilleur accord repose sur la cohérence dans le terroir. Tu ne vas pas me dire que dans chaque région fromagère je ne vais pas trouver un joli blanc sec pour accompagner le frometon ? Un blanc de Sologne avec un selles-sur-cher, un bourgogne blanc avec un époisses, un cidre bien travaillé avec le camembert... S'il est un domaine qui ne supporte pas les réponses toutes faites, c'est bien celui des accords fromage/vin, fussent-ils à la con. C'est pourquoi mes réponses sont ici plus classiques.

  • Accord mets/vins "à la con" n°4 : que boire avec le chocolat ?

    Jouons avec les accords mets/vin "à la con" !

    Avec le chocolat, ma réponse va être rapide. Alors que tout le monde ne jure désormais que par le maury dont un certain Mas nous abreuve, je propose de faire pareil mais encore une fois, en enlevant le sucre. Restons donc dans le coin, gardons donc le même cépage et voyons ce que peuvent faire de jeunes grenaches du sud du Roussillon avec un carré de chocolat de haute volée. Le sucre ne vient pas casser l'amertume du carré et au contraire, il apporte un joli panier de fruits rouges. Mon chocolat, c'est ainsi que je l'aime. 

    Pourquoi pas les jolis primeurs du domaine des Foulards Rouges ? En grenache, comme en syrah d'ailleurs, ça le fait...

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  • Accord mets/vins "à la con" n°5 : que boire avec les desserts ?

    Jouons avec les accords mets/vin "à la con" !

    En ce qui concerne les desserts, je simplifie pour ne pas avoir à entrer dans les détails. Je considère qu'il y a trois catégories : le chocolat, les fruits blancs (ou jaunes, ou oranges...) et les fruits rouges. On peut même y faire entrer les sans-fruits : ainsi le saint-honoré, je le rangerais bien dans "fruits blancs" alors que le paris-brest et son pralin, je le mettrais bien dans "le chocolat". Oui, c'est totalement subjectif et tarabiscoté. Et alors ?

    Notons encore, que "sucre sur sucre", c'est niet pour moi. Au contraire, avec le dessert il me faut des vins secs. Je viens de faire un repas que j'espère équilibré, je ne vais pas me flinguer le foie avec une double ration de sucre, même si la bouteille est bien réussie. Si c'est le cas, comme la Quintessecence de Juchepie ou une vendange tardive d'Ostertag, seul un verre suffira à mon dessert.

    Avec les fruits blancs, je bois du blanc. Un truc au nez et à la bouche de fruits éclatants qui d'ailleurs va me faire un peu voyager. J'oublie les alsaces, les sauternes, les jurançons saturés de sucre. Encore une fois, je le répète, je m'attèle à du blanc sec. Avec une charlotte aux poires, un pernand-vergelesses 2009 du domaine Pavelot. Jeune, il va m'apporter un nez d'ananas et une bouche de noix de coco garantis sans saccharose. Le chardonnay n'est ici ni trop gras, ni trop fort, ni pas assez acide. 

    bourgogne,pavelot,pernand-vergelesses,prieuré-roch

    Et les fruits rouges, c'est quoi ? Cassis, framboise, cerise... En gros, ce que l'on retrouve dans un pinot noir bourguignon. Alors pourquoi pas un Ispahan accompagné d'un tout jeune Rouge 09 de Prieuré-Roch ?

    bourgogne,pavelot,pernand-vergelesses,prieuré-roch

  • Accord mets/vins "à la con" n°6 : comment se simplifier la vie pour les fêtes ?

    Jouons avec les accords mets/vin "à la con" !

    Avec le foie gras, c'est entendu on peut boire du beaujolais. Avec les huîtres sur lesquelles j'ai ajouté un peu de pied de porc, bien sûr il y a le nuits-saint-georges mais c'est pas donné ; or, on peut boire aussi du beaujolais. Avec la dinde de Noël que la petite-nièce aura laissé trop cuire, il faut un truc qui hydrate la bouche à nouveau, donc on peut boire du beaujolais. Avec le fromage, je n'aime que le blanc et que le blanc sec, alors on peut boire du beaujolais (blanc). Avec le joli dessert aux fruits rouges, faudrait un truc qui ait la banane et qui sente les fruits rouges : on peut boire du beaujolais. Si j'aime bien les jeunes grenaches avec le carré de chocolat en dessert, on peut aussi tenter les épices du gamay et alors, on peut boire du beaujolais.

    Bref, pour vos fêtes de fin d'année, ne vous faites plus chier avec les accords traditionnels : buvez du beaujolais à tous les repas et sur tous les plats, vous vivrez heureux ! Il faut juste faire attention à sa provenance. Evidemment on va préférer les vins d'Isabelle et Bruno, de Georges, de Pierre, de Marcel, de Julie, de Cyril, d'Yvon, de Christophe, de Karim...

  • Quand certains attachés de presse harcèlent les blogueurs

    La plupart du temps, les journalistes ou les blogueurs ne répondent pas aux mails des agences de relation presse (sauf quand ça les intéresse vraiment et les plus honnêtes le disent clairement). Dès lors comment capter l'attention de la personne à qui le courrier est destiné ? Multiplier les mails et faire dans la surenchère. Exemple pour une dégustation à venir dont j'ai reçu les communiqués de presse.

    1 / Premier mail, tout à fait normal : on donne le programme de la dégustation et la date. J'avoue que j'ai lu ça en diagonale comme à chaque fois et que bon, ça ne m'intéresse pas. Je décide de laisser ce pince-fesses à d'autres et me disant que ma réponse est superflue.

    2 / Deuxième mail : "sauf erreur (toujours possible !), vous n'avez pas répondu à notre invitation". En effet... Mais ne vous en faites pas, je ne dois pas être le seul. Autre moyen de me faire saliver, passer la brosse à reluire. Il parait que je figure parmi "les meilleurs dégustateurs et les plus ouverts". (Soupir)... et je ne réponds toujours pas. 

    3 / Troisième mail, là on envoie les chars. Dans l'objet du mail : "Vous allez venir !". Forcément, on se dit que maintenant, on va répondre. Un truc clair et précis, genre 'ben non". Franchement, qu'est-ce que c'est que ces manières ? Ils se croient où ? Peut-être suis-je fainéant ou malpoli, mais cette multiplication de courriers et la manière de relancer me fait frémir. Je ne fais toujours rien, ils se croient où ? Si j'avais vraiment voulu venir, j'aurais déjà répondu non ?

    4 / S'en suit un quatrième mail "comment vous convaincre ? Vous ne nous avez toujours pas répondu, venez au moins pour vous faire votre propre opinion. Et étonner vos clients..." Mouais, mes "clients" apprécieront. S'ils croient que là je vais répondre...

    ? / Est-ce le dernier mail ? Non, je ne pense pas : il y en aura bien un le jour J pour me laisser une dernière chance. Moralité, je n'aimerais pas être à leur place et oui, j'aurais peut-être mieux fait de répondre "bonjour, non désolé, pas disponible, merci, au revoir" au premier mail pour éviter tout ce cirque.

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  • Et les Foires aux Vins ?

    Ce modeste espace de liberté est garanti sans OGM, sans pesticide, sans levure industrielle, sans gomme arabique, sans copeau de bois. Parfois, j'ajoute une petite dose de soufre... Mais juste comme ça. Notez aussi que ce blog est plutôt brut nature, qu'il ne s'intéresse pas aux marronniers de la presse viticole. Ici, c'est du 0 % Vinexpo et du 0 % Foires aux Vins.

    Ce qui représente un petit souci en ce moment car on est en pleine saison des FAV. Et on se pose des questions sur ceci, sur cela... Allez faire un tour ici, chez Antonin. Il répond à plein d'interrogations et nous évite bien d'autres lectures sans intérêt. 

    Tout ça pour dire que je préfère les poires au vin !

    Et sinon, juste une info, mais une béton. Chez un caviste dont la boutique compte pas mal de mètres carrés et dont je n'ai pas besoin de citer le nom, on trouve cette jolie bouteille de calvados réserve de Julien Frémont à 19 euros. Ici, le calva devient digeste et pur. Absolument superbe !

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  • Je te tague, tu me tagues...

    En cette rentrée morose, Eva a décidé de faire jouer les blogueurs du vin dans la bonne humeur (si possible). Tout est expliqué ici : il suffit de répondre à 7 questions puis renvoyer le bébé à des collègues sympathiques. J'ai choisi Stéphanie, Iris, Antonin, Christian et David. Voici les questions et mes réponses.

    L’avarice : Quelle bouteille avez-vous trouvé outrageusement bonne malgré un prix honteusement bas?

    J’ai honte, mais c’était au tout début de mon intérêt pour le vin. Autant dire que je n'y connaissais strictement rien. C’était à Toulouse, un 1er ou un 2 janvier. Je devais avoir 20 ans pile et nous sommes descendus au Géant-Casino de la place Roquelaine faire provision de jurançon moelleux. Aucun souvenir du « domaine ». Nous avons sifflé le stock en jouant aux cartes. Evidemment aujourd’hui, rien que la vue de l’étiquette me ferait partir en courant…

    La paresse : Quel vin n’avez-vous jamais goûté par flemme de vadrouiller dans X cavistes pour le trouver ?

    Je crois que ce sont les vins de Pierre Beauger. Car déjà, on n’en trouve pas partout. Et à chaque fois que je vais à la Cave des Papilles (75 014) pour en acheter, je me fais attraper par d’autres bouteilles encore plus éphémères. Promis, je vais les boire et je suis sûr que ça va me plaire.

    La luxure : Dans quel vin aimeriez-vous prendre un bain et faire des bisous (oui, il y a des enfants dans l’assemblée, on fait soft) avec votre moitié ?

    Le saint-romain Combe Bazin 2005 de Fréd Cossard. Mais faudra y entrer tout propre et pas faire trop de bêtises dans la baignoire car je voudrais le boire aussi.

    L’envie : Quel vin dégusté sans vous par l’un de vos amis ou connaissances vous a fait le plus envie (et enragé) ?

    C’est pas un vin, c’est une dégustation. L’autre jour, mon copain Olivier m’appelle et me dit qu’il est avec Thierry Puzelat et qu’il goûte tout. Je l’ai maudit.

    La gourmandise : Quelle bouteille pourriez-vous siffler tout seul d’une seule traite ou presque ?

    Y en a énormément et je ne voudrais pas faire de jaloux… Allez, puisqu’il faut choisir c’est le blanc du domaine U Stiliccionu de Sébastien Poly-Casabianca.

    La colère : Quel vin vous a tellement déçu que vous l’avez jeté de colère après l’avoir dégusté ?

    Tout comme Eva, c’est le Haut-Brion 2002 que nous a ouvert Antonin l’autre soir. Beurk...

    L’orgueil : Quelle bouteille pensez-vous être le seul à pouvoir apprécier à sa juste valeur ?

    Je pense que ce sont les vins du Casot des Mailloles, à Banyuls. Mon domaine fétiche. Bon, il faut retrouver un peu de modestie : il y a plein de gens qui les adorent ces vins. Mais il est vrai qu'on me dit souvent que ce n’est pas facile d’accès… Moi tu m’écris Casot des Mailloles sur de la Badoit, je me mets à la Badoit !

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  • Beaucoup plus que des recettes

    Après la lecture d'un petit article sur Facebook de Pierre Jancou (Vivant) qui disait qu'Alain Chapel "devait se retourner dans sa tombe de voir que son combat contre la 'nouvelle cuisine' des années 70 revient au galop", m'est revenu en tête cette phrase du grand cuisinier extraite de son livre La cuisine, c’est beaucoup plus que des recettes : "Des produits d’abord et avant tout, et des émotions sans doute qui s’enracinent dans des paysages, des visages, un quotidien familier, un bonheur plus ample que la table". Elle me semble tout à fait coller aux problèmes actuels de la restauration et de la viticulture.

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  • Radiographie personnelle des vins du mariage princier

    Pour faire rêver madame Michu, l'AFP nous a sorti le menu du mariage princier. Au moins ils jouent la transparence : je n'ai pas vu de telle liste pour Kate et William. Pour Charlene et Albert, le repas a été concocté par Alain Ducasse : tiens, il est revenu en cuisine ? Cerise sur le rocher, on a même eu droit au pedigree des vins dégustés ce soir-là. En faisant quelques recherches, notamment sur Vindicateur, le site qui offre une synthèse pondérée de différentes sources (avis de professionnels et d'amateurs), on va voir ce que valent les quilles ouvertes samedi dernier. Attention, c'est totalement subjectif (voire de mauvaise foi) car je n'ai pas goûté ces vins. D'un autre côté, si je les avais goûté, mon propos aurait été tout autant subjectif...

    1 / Pour les beaux yeux de Charlene, on commence avec un blanc d'Afrique du sud sur la petite entrée composée de légumes, tomatolive et mulet mariné. La cuvée Anaïs 2009 de Vins d'Orrance. C'est un genre de label, marque, négoce... dirigée par un Français, Christophe Durand qui a déménagé au Cap en 1995. Ici le chardonnay provient de deux vignobles, l'un de Constantia, l'autre de Franschhoek. C'est un "vin classique" : c'est pas moi qui le dit, c'est le communiqué de presse. Cela doit valoir une vingtaine d'euros la quille. Quoi ? Vindicateur n'en parle pas ? Ben nous non plus, alors. Dommage.

    2 / Avec le petit épeautre et ses légumes primeur au pistou, on sort un vin de Bellet. La cuvée Le Clos 2009 du Clos Saint Vincent est un 100 % rolle. Le domaine est cultivé en biodynamie : a-t-on choisi ce vin pour montrer qu'on est dans le vent ? Pas sûr, car cette cuvée dans différents millésimes est notée autour de 15 sur Vindicateur ("vin particulièrement bon, savoureux") : on l'a choisi parce que c'est bon. Une vingtaine d'euros la bouteille.

    3 / Avec la marmite de poissons locaux dans leur bouillon safrané... un vin rouge ! Un pari assez osé car relativement peu classique ; mais le vin en question est assez léger, parait-il. La cuvée Baron G du Château de Bellet en version 2008 (40% folle noire, 40% braquet, 20% grenache). Noté autour de 16 sur Vindicateur ("très bon vin, immédiatement remarquable"). Une vingtaine d'euros la boutanche. En fait, j'aurais bien aimé y participer à ce mariage, ça devait être pas mal du tout...

    4 / Sur la coupe de fruits rouge, un Yquem 1996. Là franchement, c'est un peu bof. Même moi, avec mon budget serré, je vais mieux traiter trois de mes potes autour d'un barbecue cet été dans les Vosges : je vais leur ouvrir le 1997 (en demi-bouteille, certes). Et là, franchement, rien à voir. La cote du 1996 sur iDealwine s'élève à 221 pour grimper jusqu'à 291 pour le 1997. Chez Vindicateur, Yquem 1996 atteint évidemment une belle note : 18,8 (à quelques points du "vin exceptionnel, expression rare et géniale de son appellation"). Mais pas autant que mon 1997 qui grimpe lui à 19,7 (à 3 dixièmes de la perfection, du "vin fabuleux, nectar-plus-ultra, quelques gouttes de dieu tombées sur terre"). Et en plus la principauté aurait fait des économies si elle avait consulté Vindicateur : le 1997 est 50 euros moins cher que le 1996. Moralité : Albert devrait parcourir un peu la bloglouglou avant d'acheter son pinard.

    5 / Avec le gâteau de mariage, une coupe de champagne Perrier-Jouët, cuvée Belle Epoque 2002. J'ai déjà bu cette cuvée mais pas en 2002 : je n'en garde aucun véritable souvenir. Chez Vindicateur, ça tourne autour de 15. Franchement, pour un mariage princier, on aurait pu s'attendre à autre chose qu'à un 15. Ce n'est pas très excitant tout ça. Et on est à 120 euros la bouteille. Le plus embêtant dans l'afafire, c'est qu'une palette de ce champagne a été dérobée entre Epernay et Monaco dans la nuit du 23 au 24 juin. Souci supplémentaire, elle ne comprenait pas 156 bouteilles comme habituellement, mais 288... Une mini affaire d'Etat.

    On récapitule ? Un résultat mi-figue, mi-raisin. Hormis la première bouteille, choix de courtoisie envers la mariée, on ne peut nier le réel effort pour consommer local. D'ailleurs, ça se retrouve aussi dans l'assiette, notamment dans le choix des poissons : pour ceux que ça intéresse, tout le menu est détaillé ici. Saluons aussi la prise de risque avec le bellet rouge, sachant que l'imaginaire collectif a fait sien le théorème "sur le poisson, du blanc !". Et en plus, le vin semble bien bon. Pour le reste... Chassez le bling-bling, il revient au goulot : en plus d'être attendues, les bouteilles accompagnant le dessert me semblent mal choisies : sans doute trop jeunes, trop tape-à-l'oeil par rapport au reste et pas forcément dans le bon millésime. Oui, c'est facile de critiquer. Et s'ils avaient donné dans les grands bordeaux ou les champagnes hors de prix, on leur serait tombé dessus comme la vérole sur le bas clergé.

  • Ça parait bête...

    "Et une nourriture non pas 'spécial otages' mais 'spécial montagnes afghanes', donc pas grand-chose, et toujours la même chose. Ça parait bête, la nourriture, mais c’est vital. Et là, on ne pouvait pas s’accrocher à ça." Hervé Ghesquière, sur le tarmac de Villacoublay ce jeudi.


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  • Vendredis du Vin n°37 : le gâteau au vin blanc

    Manger et boire... On est en terrain connu pour ces 37e Vendredis du Vin ! Merci à Nathalie Merceron, blogueuse sur Saveur Passion de nous avoir soufflé ce thème. Le manger, le boire : on va essayer d'associer les deux. Et quoi d'autre que mon gâteau favori pour le petit-déjeuner... D'ailleurs, ce matin encore, il trônait sur la table avant qu'Olive ne s'en saisisse pour rassasier ses collègues.

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    Un gâteau certes, une tronche de cake d'ailleurs. Oui mais dans un genre un peu particulier puisque lui-même associe le boire et le manger : c'est un gâteau au vin blanc. Pas de beurre, un peu d'huile, une belle masse de farine, de la levure, des oeufs, du sucre. Et 25 cl de vin blanc (la recette détaillée est ici). Quel vin blanc ? Plutôt sec parce qu'on ajoute beaucoup de sucre par la suite. Je serais assez porté vers le muscadet ou tout simplement des fonds de bouteilles, pour éviter de gaspiller ce qui reste après une soirée avec la bloglouglou. En tout cas, il faut suivre ce théorème de la cuisine au vin qui vaut pour les coqs au gevrey, les poulardes au jaune, les daubes, etc : ne jamais cuisiner avec un vin qu'on ne voudrait pas boire. Bien sûr, je ne vais pas faire mon gâteau au Saint-Romain Combe Bazin 2005 de Frédéric Cossard ; mais à l'inverse, je ne choisis pas un pinard de supermarché à deux balles (de toute façon, je n'en achète pas).

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    N'en déplaise à certains, aucune chance de finir bourré après avoir abusé de ce gâteau. Après 40 minutes au four à 180°C, il ne doit pas rester grand-chose des molécules d'alcool. Par contre, la cuisine se remplit d'un parfum d'antan assez sympathique. Comme il faut toujours citer ses sources et puisque je ne suis évidemment pas l'inventeur génial de cette recette, rendons hommage à Bruno Doucet, le chef de la Régalade à Paris. A chaque fois que ce nom me revient à l'esprit, je me dis qu'il faut vraiment que j'y retourne.

    Et avec ça on boit quoi ? Si on le mange le matin, ça sera du café. Mais si c'est pour le goûter ? Faut-il boire le même vin qui a servi à faire le gâteau ? Bof... Le ton sur ton, c'est souvent lasssant. Un moelleux ? Un vin doux ? Un liquoreux ? Non, je tenterais bien un vin de copain acide, pour contrebalancer le côté sucré (le ton sur ton, c'est souvent lassant - bis). Le gâteau est humide, grassouillet et un peu sucré. Prenons un muscadet là encore ! Sec, tranchant et minéral. La Bohème (cuvée Equinoxe, sans soufre) de Marc Pesnot par exemple, qui aurait très bien pu servir d'ingrédient pour le gâteau. Mais vu que ce "vin naturel sans intervention vulgaire" est difficile à trouver et très bon, on le boit !

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  • Soutenons le Japon avec la Cave de l'Insolite

    Les opérations de solidarité avec le Japon ne doivent pas s'arrêter. Dans une grosse semaine, c'est la Cave de l'Insolite qui apporte sa pierre à l'édifice. Le samedi 2 juillet, à partir de midi, sera servi un repas japonais accompagné de vins naturels, la spécialité de la maison, sélectionnés par Michel et Giuseppe. J'ai entendu parler de sushis, de makis et d'autres belles choses. Des petits tracts viennent tout juste d'être imprimés.

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    Le déjeuner est réalisé en partenariat avec l'association d'échanges culinaires franco-japonais Enrichir Paris. La recette de la journée sera reversée à Creative Action Links, une association d'artistes de Sendai qui fournit une aide directe aux victimes du séisme et du tsunami. Plus d'infos ici mais c'est en japonais. Pour tout contact, un petit mail. Sinon, rendez-vous directement à la Cave de l'Insolite, 30 rue de la Folie-Méricourt, 75 011 Paris, 01 53 36 08 33.

  • Un bar à vin plutôt intéressant à côté de chez DSK

    J'ai compté sur Google Map, il y a 127 mètres de distance entre le 153 Franklin Street et le 211 West Broadway. De la résidence de DSK au bar à vins Vino Vino, deux minutes de marche suffisent. Vu qu'il va y avoir du monde aujourd'hui encore dans ce quartier (presse, curieux, touristes français...), c'est peut-être l'occasion de déguster certains vins pas forcément très répandus en France (à moins d'avoir un bon caviste sous la main).

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    Question bouffe ou ambiance, je ne m'avancerais pas car je n'y ai jamais mis les pieds chez Vino Vino. Mais sur la carte, on trouve des choses bien intéressantes : le champagne Blanc de blancs 1er Cru de Larmandier-Bernier, le grolleau 2009 des Copains d’Abord (domaine des Sablonnettes), le duras 2006 de Robert Plageoles à Gaillac et last but not least le très bon vin du Mas au Schiste, à Saint-Chinian (Jean-Marie Rimbert, ici version 2006). Il n'y a pas de prix mentionné pour les bouteilles mais bon, on est à TriBeca...
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  • Mon voisin sur la Lune est revenu sur Terre

    Il y a parfois des chansons qui font autant d'effet qu'une bouteille bien mûrie. On sous-estime le côté politique chez Adamo, il suffit pourtant d'écouter les paroles avec un verre de La Lune de Mark Angeli à portée de main.

    ''Tu ne me remets pas / Je vois que je t'importune / Tu étais bien crois-moi / Mon voisin sur la lune.

    T'es vraiment élégant / Dans ton beau costume / Et tellement différent / Des rêveurs que nous fûmes.

    Du temps aux cheveux longs / Nous voulions changer d'air / Du temps où nous avions / Tout un monde à refaire.

    Mon voisin sur la lune / Est revenu sur terre / Pour gagner de la thune / Et pour faire des affaires

    Il a vendu la lune / Et son père et sa mère / Mon voisin sur la lune / A vraiment su y faire.

    Tu crachais sur l'argent / Et l'usine de ton père / La vie apparemment / T'a fait faire marche arrière.

    Funambule, coeur vaillant, / Allumé, visionnaire / Défenseur des perdants / Des révolutionnaires

    Alors, t'en as eu marre / De lutter pour des prunes / Ramasser sans espoir / Des cailloux sur la lune.
    [...]

    Te voilà président / Tu es dans la finance / T'es pressé, on t'attend / Je te retiens pas, et bonne chance.

    J'avais tant de choses à te dire / Mais ton temps c'est de l'argent / Et à part des souvenirs / J'ai rien d'intéressant [...]"

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  • Jo Landron s'est lancé dans le sancerre rosé...

    Cette importante brasserie de Saint-Malo (assez peu avenante au demeurant) a dû un peu trop forcer sur le chouchen pour écrire un truc aussi incroyable sur sa carte : le vigneron Jo Landron qui officie dans le muscadet, se serait mis à faire du sancerre rosé pour le compte du domaine Vacheron... Faute de frappe ? Publicité mensongère ? Enorme info qui m'a échappé ?

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  • Olivier Roellinger fait bouillir la marmite cancalaise

    Petite introduction pour que chacun comprenne de quoi on parle et avant d'entamer le "Roellinger Tour"...

    Ce petit séjour à Cancale a pour but de voir comment l'un des plus grands chefs français, Olivier Roellinger, a transformé la ville. Depuis qu'il a abandonné ses trois étoiles Michelin, Olivier Roellinger colonise Cancale. Mais des colonisations comme celles-là, pas besoin de disserter longtemps, on aimerait en voir plus souvent. Question gourmandises au mètre carré, Cancale (un peu plus de 5 000 habitants) est l'une des villes où l'on mange le mieux en France : c'est indéniable. Les commerces de bouche ou les adresses déjà citées ci-dessous en témoignent et doivent leur vitalité à Olivier Roellinger. Mais plus précisément, Roellinger à Cancale, ça représente quoi ?

    A la grande époque du petit livre rouge tout puissant, Olivier Roellinger cuisinait dans les Maisons de Bricourt. Le lieu est aujourd'hui devenu son entrepôt-laboratoire où il invente poudres et mélanges d'épices tout en vendant poivres et vanilles hors du commun.

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    Son restaurant, Le Coquillage, il l'a délocalisé à 5 kilomètres de là dans un lieu magnifique, le Château Richeux. Conscient de la qualité de la cuisine, le Michelin a remis le couvert (une étoile).

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    Revenons dans le haut Cancale. Roellinger est aussi partenaire de la superbe boulangerie-pâtisserie Grains de Vanille.

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    Et a ouvert des chambres d'hôtes assez luxueuses (Les Rimains) avec vue à 180° sur la baie du Mont-Saint-Michel.
     
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    Vous en voulez encore ? Une école de cuisine, un salon de massage... Bon nous n'avons pas tout testé, nous nous sommes cantonnés aux quatre adresses photographiées. Cancale est devenu un petit paradis, je vais y revenir en long, en large, en travers, en diagonale, par en-dessous et par au-dessus. Dernière chose que je vais préciser mais c'est évident pour moi : je ne relate pas ici de voyage presse ou d'invitation pour je ne sais quelle raison. J'ai tout payé.

  • Le cola du Phare Ouest

    Ne buvant jamais la marque de cola aux couleurs du Père Noël, j'ai un peu de mal à comparer le tout-venant avec son homologue breton, le Breizh Cola. Je trouve ça très, très sucré mais franchement c'est pas si mauvais que ça après 12 kilomètres de marche dans des chaussures pourries et le soleil breton qui transperce la chemise.

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