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22 juin 2011

Des raviolis orange-cannelle chez Fulvio

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Au hasard d'un déjeuner chez Fulvio, une incongruité dans l'assiette, goûtée avec Audrey et Nico : les raviolis orange-cannelle. C'est sucré-salé mais pas non plus très sucré. Le romarin amène son petit côté amer et la crème le doux. C'est déstabilisant mais c'est très bon... mais déstabilisant.

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13:08 Publié dans Bonnes adresses parisiennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fulvio, italie | | |  Facebook

21 juin 2011

Le Vin au Vert : encore une cave à manger ?

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Rendez-vous ce midi avec Olivier dans une cave à manger ouverte depuis 2 ans et qui, il faut l'avouer, m'avait échappé. C'est en cherchant des renseignements sur la cuvée Au Hasard et Souvent de Jean-Christophe Comor (Les Terres Promises) que le nom est arrivé dans la conversation. "Vas-y, tu vas voir, c'est bien foutu." Ouais, encore une cave à manger de plus...

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Sur place, il faut dire que la sélection de bouteilles est particulièrement excitante. Comor donc, domaine Léonine, Karim Vionnet, des magnums de Villemade, de beaux champagnes, whiskies... C'est une de mes théories (qui un jour sera battue en brèche) : quand on fait autant d'efforts sur le vin à disposition des clients, le resto en fait aussi forcément aussi sur la bouffe. La logique veut qu'on ne peut pas accompagner ces quilles de cochonneries sur la table. Quand on voit ces noms dans un endroit, on est sûr de bien manger. Théorème qui vaut ce qu'il vaut, jusqu'au jour où je tomberai sur un attrape-gogo.

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On va tuer le suspense : Le Vin au Vert vérifie mon théorème. Olivier et moi avons passé un beau moment : un verre de l'Antidote à la main, le moment ne peut être que beau. Qui disait des vins de Comor qu'ils entretiennent l'amitié ? C'est en tout cas, l'Antidote "aux poisons quotidiens" comme précise l'étiquette (10 euros la bouteille, à emporter). Et dans l'assiette alors ? Je ne peux malheureusement pas citer le charcutier qui a exécuté ce morceau de bravoure qu'est la saucisse de campagne... Dommage, il aurait fallu lui rendre hommage. C'est bigrement bien foutu, artisanal, goûteux et beau. Oui, c'est beau. Cette couleur ocre qui se dandine sur la purée maison, je trouve ça digne d'une nature morte avec des pommes à la con. Belle saucisse, purée maison, quelques feuilles de salade : c'est avant tout très bon mais c'est surtout simple et c'est ça que l'on recherche. Pas d'éraflures d'épices sorties de pots de 5 kilos, pas de sauce nimportenaouak, pas de frou-frou sur l'assiette. J'ai commandé une saucisse-purée, j'ai une saucisse purée !

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Pareil pour le fondant au chocolat maison. Pas de sauce anglaise, pas de chantilly, pas de boule de glace vanille qui vient tout casser. J'ai commandé un fondant, on m'apporte un fondant. Point. Certains vont peut-être gueuler de ne pas avoir leur traditionnelle fioriture, mais moi je préfère un produit seul et content d'être là à une assiette moyenne mais remplie à ras-bord. Et puis, il faut dire la vérité... Vous aimez vraiment le côté sirupeux de la crème anglaise, le régressif de la glace vanille ou l'industriel de la chantilly ? Si c'est fait maison d'accord, à la rigueur mais franchement, ça apporte quoi au fondant au chocolat ?

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Alors Le Vin au Vert, une énième cave à manger ? Non, c'est bien plus intelligent que cela.

Le Vin au vert, 70 rue de Dunkerque, 75009 Paris, 01 83 56 46 93.

13:13 Publié dans Bonnes adresses parisiennes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : le vin au vert, jean-christophe comor, antidote | | |  Facebook

19 juin 2011

Yo ! Yo !

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Le domaine s'appelle Yoyo, mais on ne joue pas avec. La vigneronne s'appelle Laurence Manya et avec sa Tranchée, le grenache souple et gouleyant prend l'allure d'un beaujolais corsé. A Banyuls, Manu nous avait recommandé cette bouteille pour l'apéro. En suivant la voie tracée par le Casot des Mailloles, les quilles deviennent de plus en plus excitantes dans ce finistère.

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18 juin 2011

Le rouge naturel de Savoie, ça envoie

La mondeuse 2009 de Jean-Yves Péron (18 euros à la Cave de l'Insolite). Ouvert un jour sans, mais la bouteille en a tout de même à revendre. Un beau fruit, une belle concentration et de beaux amers. Qu'est-ce que ça doit être dans un jour avec... A reboire.

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21:19 Publié dans Savoie ça va | Lien permanent | Commentaires (2) | | |  Facebook

16 juin 2011

Une soirée avec la bloglouglou

Quand on accueille chez soi Eva, Stéphanie, Antonin et Jacques, et tout en connaissant les pinards qui patientent au frais, on ne sert certainement pas des pâtes au beurre. Pour avoir les idées tranquilles le jour J, mieux vaut tout faire la veille. Et décortiquer les pois chiches pour le houmous. Et cuire la macreuse quatre heures durant dans la cocotte avant de la monter en parmentier.

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Vu que la bouffe n'est que subsidiaire ce soir, concentrons-nous sur les bouteilles. Je ne livre ici que mon appréciation et mes souvenirs, forcément un peu flous pour ce qui est la fin de la soirée...

* L'Opéra des Vins de Jean-Pierre Robinot (Vignes de l'Ange Vin) en apéro. On le répète, aucun lien avec Eva. Pineau d'aunis pétillant (un poil de chenin en sus, disent certains). C'est du 2010 mais chut! faut pas le dire. Sec, acide, pétillant, ça tranche. Une bien belle bouteille.

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* Cairanne blanc 2009 de Marcel Richaud. C'était un peu la star de la soirée, celle qui nous a réunie autour de la table. Ce qui n'empêche pas la grosse déception, décidément je ne m'y fais pas aux blancs de Richaud. Lourd, alcooleux, peu vif, peu flatteur. Sentiment personnel : zut...

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* Chemin de la Brune 2010 d'Eric Pfifferling (domaine de l'Anglore), mon vigneron fétiche. Un tavel qui n'en a pas le nom, un rosé de pressurage direct. Goûté il y a quelques semaines, il m'avait paru terne. Là ça y est, il a pris sa place dans la bouteille. Vif, piquant, très accessible. Très joli aussi.

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* 100 % pur jus du domaine Viret. Pas trouvé des masses d'infos là-dessus : c'est pour Antonin que je l'ai dégotée celle-là, à la Cave de l'Insolite. Goûté il y a quelques jours, ça m'avait paru à tomber. Ce soir, ça tombe à plat. Un goût de sardine à l'huile, comme dit Laurent. Zut (bis)...

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Antonin nous a fait un joli cadeau empoisonné en nous ramenant 2 bordeaux 2009. Les deux sont plutôt vanillés mais j'avoue que le Haut-Gay est clairement un niveau au-dessus du Beaulieu. Ce genre de vins n'est pas mon truc, je ne vais pas m'appesantir.

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* Bon, le vrai cadeau pas empoisonné d'Antonin, il est là : Henri Milan cuvée sans soufre 2010, non collé, non filtré, tout le toutim. Depuis le temps que je l'attends... Et bien ? Rien, plat. Goûté à nouveau deux jours après l'ouverture, plat toujours. Mais qu'est-ce qu'il se passe ce soir, bordel ? Sans doute la preuve que ces vins sont vivants. Pourtant, je suis convaincu que c'est un très grand domaine avec de très belles quilles : je ne vais pas m'arrêter à ça.

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* Gaillac Bois Moisset 2009 de Sylvie Ledran et Philippe Maffre. J'aime bien cette bouteille, étincelante certains soirs. Là, c'est bien plus calme. Plat.

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* Jacques Berthomeau a ramené deux nouveaux vins de la caves d'Embre & Castelmaure. Il en a déjà parlé longuement : Faut pas rouler les mécaniques 2010 et Vavavoum, même année. Deux rouges, le goût des Corbières. Comme souvent chez Castelmaure, c'est bien fait pour pas cher, le tout avec une jolie étiquette. Mais ça ne laisse pas un souvenir impérissable ; de toute façon, ce n'est pas le but.

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* Le Feu 2009 de Belluard. Ah enfin ! A mon avis, c'est LA bouteille de la soirée (via Stéphanie). Le cépage gringet en Savoie fait des merveilles quand c'est Belluard qui s'y colle. Même après tous ces rouges, c'est net et surtout très classe. J'en redemande.

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* Voici maintenant l'énigme de la soirée. Le Morillon blanc 2008 de Jeff Carel, apporté par Jacques. Un chardonnay de l'Aude récolté botrytisé. Fort, pas énormément sucré... On est complètement désarçonné. Une puissance qui écrase tout, une vinifation qui ne semble rien laisser au hasard, un verre assez flatteur. Mais je ne saurais pas dire si ça me plait ou non. Le genre de bouteille assez rare qui change de l'ordinaire.

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* C'était mon chouchou, avec le dessert. Hormis le fait que les sucres ont tous été bouffés, que la pression était telle qu'on en a mis la moitié à côté et que la bouche est incroyablement rustique (plutôt un compliment chez moi), faut bien dire qu'il n'en avait plus beaucoup dans la culotte mon poiré. Pas d'étiquette pour un jus qu'on se refile sous le manteau : c'est avec ce poiré et leur cidre que le domaine des Patrets, à Mahéru, au nord d'Alençon réalise un excellent calvados domfrontais. Un jus rafraichissant, mais avec les sucres grignotés, c'est forcément moins facile que prévu.

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* Enfin, tentons à nouveau le Vin de Méditation du domaine de la Tour Vieille. Goûté à Collioure, j'en étais sorti assez déçu avec Hélène et Thomas allant dans mon sens. Avec la bloglouglou à qui, au début, je n'ai pas fait part de ma déception, nous arrivons à la même conclusion : c'est bon, et par rapport à d'autres banyuls c'est même très bon, mais absolument pas sensationnel.

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Mais qu'est-ce qu'ils avaient les vins ce soir ? La météo était-elle trop chaude, le temps à l'orage ? Question biodynamie, nous sommes en "jour feuilles" : voilà, on est tout simplement dans un mauvais jour.

Qu'on se rassure, tout n'a pas été bu. Sinon plus personne n'aurait retrouvé le chemin qui mène à ses pénates. Le reste de rouge va finir dans une daube et le reste de blanc dans un gâteau. Par contre, ce qu'on ne voit pas sur les photos, ce sont les digestifs courageusement testés par Antoninwhisky de Michel Couvreur vieilli en fût de vin jaune, rhum-gingembre maison ou encore pastis palestinien (arack sabat extra de Bethléem). Et soyons exhaustif en disant que me reste sur les bras une bouteille de Piège à Filles (Pascal Potaire du domaine des Capriades), apportée par Eva, qui sera bue bien vite.

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21:00 Publié dans Entre copains | Lien permanent | Commentaires (6) | | |  Facebook

Qui a fumé la mozzarella ?

Avec Omar, pour la fin de ses examens, nous avons poussé la porte de la Cave de l'Insolite pour un bon grignotage. On s'ouvre l'appétit avec la vivacité du chenin pétillant de Jean-Pierre Robinot (Fêtembulles). C'est droit, peu bullé, flamboyant. Il fait lourd, ça rafraîchit.

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Giuseppe, le cuistot de Michel, nous sort de je-ne-sais-où une mozzarella entourée de speck. Jusque-là, on est en terrain connu...

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Et puis quand on soulève le jambon fumé, on s'arrête quelques instants : qu'est-ce que c'est que ce truc ?... Une mozzarella fumée à la paille ! Elle ressemble trait pour trait à celle que nous connaissons mais sa peau est fumée, presque brûlée. Ce n'est pas non plus de la scamorza qui, elle, est séchée puis fumée. Non, c'est autre chose. Dans la bouche, la juxtaposition des goûts est surprenante, du fondant avec un peu de piquant rustique. C'est incroyablement bon, est-il besoin de le préciser ? Pour compléter le côté fumé, on aurait aussi pu penser à ouvrir un vieux pinot noir.

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Allez, je suis sympa, je redonne l'adresse une énième fois : la Cave de l'Insolite30 rue de la Folie Méricourt, 75011 Paris, 01 53 36 08 33.

13 juin 2011

Al Raparou : la belle surprise d'Argelès

On ne va pas jouer les snobs ni faire dans le délit de sale gueule... Oh puis si, tiens. Franchement de l'extérieur, Al Raparou, ça sentait le restaurant pourri, abandonné, kitsch, mal foutu, pas cher mais aussi pas bon.

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Autant le dire tout de suite, on a eu tout faux. Sauf qu'effectivement, ce n'est pas cher : 38 euros à 3 pour bières et picorage. L'endroit est d'une gentillesse désarmante : le patron accueille les touristes de la même manière que les habitués, on croit rêver.

Celui qui va se laver les mains avant de passer à table comprend que, dans l'assiette, la partie va devenir intéressante : la cuisine est au centre du restaurant, avec une immense plancha pour les spécialités locales. Chaque personne qui aperçoit la bête se fend d'un "dis donc, elle est pas mal leur cuisine..." Quand les commandes arrivent, on se dit qu'on a dégoté une belle adresse : les charcuteries ne semblent pas sortir d'une barquette plastifiée (certains morceaux ne sont pas découpés très droit), le patron nous fait goûter à un fromage de tête local et l'aïoli comme la mayonnaise n'ont pas une gueule de sauces en tubes. Preuve que l'endroit se défend très bien : le pain de campagne est superbe.

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Sur les tranches de pain, du fromage "mescla" (ou mezcla) : un genre de manchego assez pâle à contours noirs et à base de chèvre, vache, brebis. Un délice.

Al Raparou, 17 rue Alembert, 66 700 Argelès-sur-Mer, 04 68 81 22 46.

21:09 Publié dans Bonnes adresses en province | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : al raparou, argeles-sur-mer | | |  Facebook

Cadaques : un resto choisi au hasard n'est pas forcément un mauvais resto

Dans le paradis de Dali devenu le Saint-Trop' catalan, il faut se mettre au centre du village, face à la mer, au milieu de la zone touristique. Et regarder alentour. Autour de nous, que des restaurants bondés de touristes. Sur la droite, un petit bras de terre accueille quelques tables qui surplombent la mer. Mais si, regardez c'est tout à gauche sur la photo... Il suffit de quelques minutes pour y accéder. Là au moins, on sera un peu plus planqué.

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C'est donc un restaurant choisi au hasard, pour sa situation. Parce qu'il n'est pas totalement dans la zone touristique et que le point de vue y est plus que sympathique. A bien y réfléchir, c'est sans doute la plus belle vue sur le centre de Cadaques.

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La bière est, elle aussi, sympathique. Il s'avère que ce petit restaurant fait attention à ce qu'il sert. Les fromages viennent de Gérone toute proche. Un chèvre frais, un genre de bleu bien fermenté...

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Des petites boulettes de poulpes revenues dans une sauce à la viande.

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Des anchois très marinés (moins frais que chez Manu, à Banyuls) mais ça goûte bien.

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Enfin, un carpaccio de veau (bio) à se damner. Décidément, on est plutôt loin du "spot touristique" tout en étant dans une zone bondée. Ce n'est pas l'extase gastronomique mais ce n'est certainement pas un attrape-gogos. Ce qui prouve que, dans le coin, on n'a pas besoin de s'appeler El Bulli pour faire de bons tapas.

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Es Cau, 16 Riba Pitxot, 691 321 238 / 654 037 707.

14:27 Publié dans Ailleurs dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : espagne, cadaques, es cau, bière | | |  Facebook

12 juin 2011

Collioure : les vins du domaine de la Tour Vieille

Le domaine de la Tour Vieille nous a été chaudement recommandé par plusieurs personnes. Arrivés à Collioure, on passe boire un petit coup de blanc sec, les Canadells (grenache gris, grenache blanc, macabeu et vermentino, puis faibles rendements et élevage long). Dur mais, ma foi, bien sympathique.

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Les éloges portaient plutôt sur le Vin de Méditation, un banyuls (VDN, vin doux naturel) réalisé en solera. Chaque année depuis 1952, on ajoute le nouveau millésime au précédent : le vieux vin éduque le plus jeune. Un véritable phénomène culturel. On nous avait sorti les plus grands qualificatifs : "vin fabuleux", "vin anti suicide"... Nous avons monté quelques marches pour prendre un peu de hauteur et surplomber la petite ville.

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On débouche la bouteille et là, grosse déception. Oui, c'est bon, très bon mais on est loin d'être subjugué. Le sucre est fondu pour laisser place à une grande finesse, on est heureux d'être là, le vin aussi. Mais on n'est loin d'être subjugué. Hélène, Thomas et moi sommes d'accord.

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On redescend. Peut-être qu'au niveau de la mer ça sera mieux. Surtout ça nous permettra de mieux voir la couleur du nectar, un joli tabac très classe. Ah, c'est très beau dans le verre. Bon, il y a une forte lumière jaune, faut dire. A la lumière naturelle, c'est plutôt un rouge ocre nuancé. Dans tous les cas, on est bien, on boit un très bon vin. Mais toujours pas subjugué.

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Bouchée puis réouverte et finie à Paris avec des fous de vins. Oui, on est en toujours à dire que c'est bon, très bon. Mais qu'on n'est pas dans le vin "anti suicide". Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Peut-être n'avons nous pas les clés pour l'apprécier à sa juste valeur : mais là, nous sommes 8 à l'avoir goûté... (50 euros les 50 cl, prix domaine).

Collioure : une bière catalane face à la mer

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Au pied de notre hôtel, Le Triton, attablez-vous au bar de la plage, le Saint-Elme. L'occasion de goûter une bière catalane, Cap d'Ona. Il y a la blanche mais surtout, la sidérante Especiale (4 euros les 33 cl en terrasse).

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La brasserie Cap d'Ona est dirigée par Gregor Engler dont la famille, originaire de Moselle (comme moi), a ouvert sa première brasserie en 1838. Gregor l'a transposée à Argelès en 1998. Aux bières typiques (au miel de romarin, au muscat de Rivesaltes, au romarin) succèdent les pures malts bios ou les bières de saison. Nous avons mis le cap sur une spécialité donc, la Especiale, une blonde devenue quelque peu ambrée à cause de l'ajout de vin de Banyuls à 17°. C'est absolument délicieux, rafraîchissant grâce à de très beaux amers sans sucre. Thomas et moi en avons fait la découverte de notre séjour.

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17:44 Publié dans Bière aussi | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bière, cap d'ona, catalogne | | |  Facebook

Banyuls : Manu, fidèle au poste

Cette petite escapade à Collioure et Banyuls permet de vérifier que les bonnes adresses sont toujours bien dans leurs baskets. Ainsi El Xadic del Mar tenu comme l'an dernier par Manu Desclaux, un ex du Verre Volé à Paris. Non seulement ses assiettes sont appétissantes mais surtout, elles sont terriblement bonnes.

Compression de poulpe à la manière d'un saucission (origine Sardaigne). Hélène sera d'accord avec moi, c'est le plat du week-end. Fraîcheur, assaisonnement, iode, texture fondante : tout est dit.

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Quelques anchois marinés ou crus.

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Une planche de charcuterie et de fromages du coin. Ah tiens, un peu de lard de Colonnata aussi.

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Mozzarella aux figues de vigne encore un peu vertes.

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Pour accompagner les victuailles, direction le Casot des Mailloles. Faute de voir Ghislaine et Alain en chair et en os, on va les rencontrer en liquide. El Nino 2010, leur vin de raisin griottes (22 euros). Il s'ouvre très rapidement, les tannins fondent pour laisser place à un jus vif. Au fur et à mesure, la bouteille continue à se révêler. C'est pur, fringant, complexe. Un jouet pour adultes.

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Ce n'est pas parce qu'on est rassasié qu'il ne faut pas commander de dessert.

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Ouh là, mais on ne voit rien ! C'est quoi ça ?

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C'est une série de petits suisses bretons, distribués par Jean-Yves Bordier. Bien blancs, crémeux, rassurants. Dans le petit pot vert, c'est une confiture liquide (ou un sirop) à la rose produite à Banyuls. C'est absolument divin, comme un morceau de ciel qui te tomberait sur la tête. Et oui, il y avait un verre de rouge sur la photo d'avant... C'est un banyuls cette fois, le fameux vin "sucré", le fameux vin "cuit" (qui n'a jamais vu une casserole ni un four de sa vie). C'est un vin qui transperce : droit comme un i, alcooleux juste sur les bords, le sucre n'est que résiduel. C'est admirable de précision pour les gens qui, comme moi, ne courent pas après le sucre dans le vin. Cuvée Pineil 2008 du domaine de la Casa Blanca à Banyuls.

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El Xadic Del Mar, 11 avenue du Puig del Mas, 66 650 Banyuls, 04 68 88 89 20.

11 juin 2011

Banyuls : le Casot des Mailloles, artisans vignerons

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Ghislaine Magnier et Alain Castex sont partis en week-end, la porte est close. Dommage pour Thomas et Hélène qui n'auront pas la chance, à l'inverse de ma pomme l'année dernière, de rencontrer ces véritables stars.

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10 juin 2011

Collioure : sur la plage abandonnée

A partir de 23 heures, il suffit de dépasser un restaurant haut perché, Le Neptune, et d'aller se planquer dans une petite crique. Il n'y a plus personne, il fait nuit noire. Héléne a fait les yeux doux à Cocoliberis pour qu'ils nous prêtent un seau avec des glaçons. Laissons quelques minutes au Quattuor de Drappier (quatre cépages blancs dont trois oubliés) pour se refroidir et on embraye.

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Jamais cette bouteille ne nous a fait tant d'effet. Face à nous, Collioure a entendu des refrains d'Adamo expliquant que la neige qui tombe est synonyme de tragédie ou des couplets d'Eddy Mitchell vantant les grandes prairies. Ne comprenant pas le sens caché des choses, quelques voisins ont gueulé.

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23:36 Publié dans Bonnes adresses en province | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : collioure, drappier, quattuor, champagne | | |  Facebook

Collioure : la seule faute du 5ème Péché, servir le vin trop froid

Le hasard fait bien les choses. Quelques jours avant de dîner au 5ème Péché, à Collioure, je discutais avec un vigneron qui pestait contre le fait que ce restaurant servait le vin bien trop froid. Il menaçait même d'en retirer ses vins : j'étais donc prévenu. Le gros problème avec le vin naturel, c'est qu'il faut le conserver bien au frais. Quand on n'a pas de cave, direction le réfrigérateur. Forcément, blanc comme rouge se retrouvent glacés. A la maison ça passe, au resto c'est bien embêtant. Impossible de prendre tout de suite la mesure d'un vin. De plus, ce soir-là nous ne savions pas tout à fait ce que nous allions boire : nous avons d'abord commandé le rouge, puis rétropédalage : pourquoi pas un coup de blanc avant ? Tant mieux : ainsi, le rouge sera à bonne température. Enfin, on le croyait...

Côté blanc, comme l'année dernière, le Coume Marie de la Préceptorie de Centernach. 2010, un millésime de plus que l'an passé. Jolis grenaches blancs, totalement annihiliés par la température de service. Même l'étiquette en a pris un coup...

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Pour l'accompagner, le menu du chef à 34 euros très orienté poissons. On ne peut pas lui en vouloir. Tataki de thon à la betterave et aux oeufs de saumon : un peu surchargé, ça n'en est pas moins délicieux.

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Tentons le rouge avec le poisson. Et alors ? On a envie de rouge ce soir. En tapant dans les vins naturels, on est sûr de ne pas avoir quelque chose de trop lourd. Direction la Pascole 2009 de Bruno Duchêne (40 euros). Bien souple, bien coulant, mais là encore même réchauffé, le vin semble avoir les jambes engourdis.

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Côté plat, un cabillaud dans sa sauce japonaise. Hum, ok, la photo est floue. Et le cabillaud ? Mouais... Mais par contre, nous tombons de la chaise en goûtant cette sauce brune. Quelle vivacité, quelle fulgurance, c'est extraordinaire. On tente de décoder : ça sent le homard, le gingembre et la citronnelle. De suite, nous alpaguons la serveuse et la pressons de questions. "Oui, c'est exactement ça !" Nous avons le tiercé dans l'ordre. Le cabillaud est presque superflu : en soupe, ç'aurait été presque plus percutant !

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Enfin en dessert, une nouvelle fois, une grosse claque : la crème catalane aux artichauts. Evident, quel bel adjectif que ce mot "évident" pour un plat que personne n'attendait... L'artichaut se cache en dessous de la crème.

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Le 5e PéchéMasashi Iijima, 18 Rue de la Fraternité, 66 190 Collioure, 04 68 98 09 76.

Collioure : Cocoliberis toujours bien présent

Tout comme l'année dernière, Cocoliberis se distingue par la fraîcheur de ses poissons. Pêche fraiche, locale ou plus éloignée : on s'en régale. Bonite et limande. Un peu trop de choses, trop d'artifices sur l'assiette : le bon poisson se suffit à lui seul, arrêtez d'encombrer nos estomacs.

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Et avant cela, nous avons picoré quelques anchois et boquerones (anchois cuits dans le vinaigre) qui avaient une sacrée belle gueule.

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Côté vin, là par contre ça pêche, mais dans l'autre sens du terme. Le domaine Picquemal, cuvée Terres Grillées, ne laisse pas un souvenir impérissable.

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Face à la mer et à tout Collioure, c'est une de mes adresses fétiches.

Cocoliberis, 20 rue Jean Bart, 66190 Collioure, 04 68 54 63 15.

Le morgon de Michel Guignier (1)

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Grâce à Antonin, on s'est procuré à prix propriété un peu de morgon 2010 (cuvée "à l'ancienne") de chez Michel Guignier (les Améthystes). Ouvert un midi, il est un peu rêche. Le soir, le fruit s'est ouvert et ça coule bien. Je mise beaucoup sur les magnums de 2009... A suivre.

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En attendant Collioure

Départ ce soir pour Collioure. C'est marrant combien ce bled suscite l'enthousiasme chez toute personne avec qui j'en parle. Bon, rien qu'à voir le programme, on comprend pourquoi... Miam-miam au 5ème Péché, sur la terrasse d'un joli resto de poissons ou au Xadic Del Mar à Banyuls, coucou au domaine de la Tour Vieille, au Traginer ou au Casot des Mailloles, quelques anchois, un coup de vinaigre, une bière sur la plage, une bouteille secrète dans mes bagages... Et si quelqu'un a d'autres adresses, je suis preneur.

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08:16 Publié dans Bonnes adresses en province | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : collioure | | |  Facebook

09 juin 2011

Le whisky made in Ecosse-Jura-Bourgogne

Avec Stéphanie, nous venons d'échanger pas mal de mails sur le whisky japonais Nikka. Sa dégustation d'hier soir m'a grandement fait saliver et m'a rappelé que question whisky ma cave était vide depuis quelques semaines. Seulement voilà, celui sur lequel je lorgne depuis plusieurs semaines est en rupture chez les cavistes. Ce n'est pas du Nikka cette fois, rien à voir, même s'il me faudrait crier mon amour pour le Yoichi 10 ans (oui, pas très original). Non, c'est le clerach single malt (distillat brut du whisky) de Michel Couvreur élevé 3 ans en fût de vin jaune. L'idée de Michel Couvreur c'est que l'origine du whisky compte très peu dans le résultat final, l'important c'est le vieillissement. Donc ici on est en présence d'un truc de malade, à cheval entre l'Ecosse (pour la distillation), le Jura (pour les fûts de vin jaune) et la Bourgogne (Bouze-les-Beaune) où a eu lieu le vieillissement dans ces fûts.

J'avais une dernière chance d'en trouver : il a suffi de quelques stations de métro (merci Paris) et me voilà aux Caves du Roy. Joli endroit au-dessus de Barbès, avec de belles quilles et tenu par un homme qui m'a l'air de bien connaître le produit. "Ah tiens, ça tombe bien, j'ai eu Michel Couvreur au téléphone hier, il m'a dit qu'il allait embouteiller fin juin. Ah vous en voulez tout de suite ? Ah ben il ne me reste que du 50 cl et avec boîte en bois..." Tant pis je ne suis pas très caisse en bois et tant mieux j'en ai trouvé ! On dirait un peu cadeau pour la fête des pères sauf que c'est pour moi et que je n'ai pas d'enfant.

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On ne va pas lancer le débat mais ce côté non filtré me plait bien... Qui a dit whisky naturel ? Bref, maintenant c'est bien au chaud à la maison. Et on va bientôt voir ce que ça dit.

11:53 Publié dans Jura (que c'était bon) | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : michel couvreur, whisky, bourgogne, écosse, clerach, vin jaune, jura | | |  Facebook

05 juin 2011

Le dimanche, c'est PF

Dimanche, c'est souvent poulet-frites. Pourquoi ça ne deviendrait pas le jour du pouilly-fuissé ? Et ok, on vire le poulet-frites. Le lundi peut arriver, on l'attend, on a moins les boules. Celui du domaine des Côtes de la Molière est particulièrement vivifiant. Nature, ça gazouille à l'ouverture mais après quelques minutes, c'est évaporé. Droit, franc, le pouilly est toujours un peu aristo pour moi, mais là il se détend du string. Un vin fin et un de mes terroirs préférés.

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Un bar à vin plutôt intéressant à côté de chez DSK

J'ai compté sur Google Map, il y a 127 mètres de distance entre le 153 Franklin Street et le 211 West Broadway. De la résidence de DSK au bar à vins Vino Vino, deux minutes de marche suffisent. Vu qu'il va y avoir du monde aujourd'hui encore dans ce quartier (presse, curieux, touristes français...), c'est peut-être l'occasion de déguster certains vins pas forcément très répandus en France (à moins d'avoir un bon caviste sous la main).

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Question bouffe ou ambiance, je ne m'avancerais pas car je n'y ai jamais mis les pieds chez Vino Vino. Mais sur la carte, on trouve des choses bien intéressantes : le champagne Blanc de blancs 1er Cru de Larmandier-Bernier, le grolleau 2009 des Copains d’Abord (domaine des Sablonnettes), le duras 2006 de Robert Plageoles à Gaillac et last but not least le très bon vin du Mas au Schiste, à Saint-Chinian (Jean-Marie Rimbert, ici version 2006). Il n'y a pas de prix mentionné pour les bouteilles mais bon, on est à TriBeca...

11:38 Publié dans Clin d'oeil | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook

04 juin 2011

Je me suis fait Viret

Après le déjeuner et l'apéro à la Cave de l'Insolite (15 euros mais il n'y en a plus), je rapporte à la maison un 100 % Pur Jus du domaine Viret. C'est la petite cuvée de ce domaine connu travailler en cosmoculture. Encore un peu flou pour moi, une biodynamie reposant pas mal sur l'eau... Mais dans la bouteille, c'est du jus, du raisin, ça tire sur un beaujolais bien relevé. J'ai trouvé ça bien excitant même sur une pizza.

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Pas beaucoup d'infos sur le site internet du domaine. On parle simplement d'un "vin d'échanges" : "le principe est simple. Nous mettons en place dès la vendange une cuvée, nous sélectionnons une parcelle en fonction du vin à élaborer, les vendanges sont réalisées ensemble, toujours suivie d'un bon repas et pour la vinification c'est la responsabilité de Philippe Viret. Ensuite l'embouteillage et la création de l'étiquette sont toujours l'initiative de nos amis oenophiles." Certes, certes... Mais dans le détail, c'est assez peu clair.

21:01 Publié dans Côtes du Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cave de l'insolite, 100 % pur jus, domaine viret, cosmoculture | | |  Facebook

Quand le vin n'a rien à cacher

Suite de mon samedi 100 % Cave de l'Insolite, avec Giuseppe qui m'a vu franchir la porte au moins trois fois aujourd'hui. Pour l'apéro, avec Manu et Laurent passés en coup de vent, deux superbes quilles. Tout d'abord le rosé pétillant de Jean-Pierre Robinot (L'Opéra des Vins - les Années Folles). Droit, sec, plein de pineau d'aunis et une goutte de chenin - à l'aveugle et une fois le mystère levé, ça met en déroute des pétillants à 30 ou 40 euros la bouteille. Suivez mon regard... Une très, très belle bouteille, parfaite pour l'été.

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Puis c'est moi qui ai apporté ce vin à mon caviste. Et oui, à l'Insolite, ça marche dans tous les sens. Côte de Poquelin 2010 du domaine des Côtes de la Molière (Isabelle et Bruno Perraud). Dégotée chez un autre très bon caviste, le Paradis de Benjamin. Voici un gamay au rendement de folie : 18 hectos à l'hectare et je passe sur toutes les mentions liées à la vinification. Un des clients prend la bouteille, lit toute l'étiquette et me dit que c'est bien, voilà un vigneron qui dit tout, joue la transparence. Je lui réponds tout simplement : "oui, ici il n'y a rien à cacher". On est sur un jus de fruit 100 % nature. Forcément au nez, l'odeur de réduction caractéristique : quelques tours dans le verre et ça disparait. En bouche, on a un jus léger (11°), un vin qui coulerait bien après la sieste, sur des charcuteries et même sur un dessert. Le gros souci de ce soir, c'est qu'il n'y a que 75 centilitres et à 5 autour du bar, quelques minutes suffisent pour nous laisser orphelins.

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Un nouveau repas insolite

Quand le temps est lourd, tout devrait commencer par une bière. Samedi midi, avec deux Olive et Mama, l'acidité de la Cantillon Gueuze 100 % Lambic Bio rafraichit la tablée installée au calme, à la Cave de l'Insolite. Souvent considérée comme la Romanée-Conti des bières belges, elle ne ressemble à rien sinon à l'amorce d'un simple mais beau repas.

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Oh, c'est tout simple, il suffit de bons produits. Tomates-mozza, speck ou poire de boeuf snackée et des petits légumes.

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Et sur l'assiette un coulommiers terrible, l'un des derniers (sinon le dernier) à être fermier et au lait cru. Dévastateur de finesse : comme tous les grands fromages, son nez peut rebuter mais en bouche, c'est simplement la grande classe. Il faut vraiment que je retrouve son pedigree.

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Et avec ça on boit quoi ? Il fait si chaud qu'on va tabler sur un truc frais, un rosé. Mais oui, c'est la saison, faut pas avoir peur du rosé. Il suffit de bien le choisir. Et c'est assez facile car il y en a relativement peu de buvables. Ici, le Osez Osez Rosé Fine 2010 de Cyril Alonso (P-U-R), le vinificateur itinérant. Attention, c'est du lourd : ça se passe à Cairanne avec quatre cépages (mourvèdre, carignan, cinsault, grenache) et des vignes de 45 ans. Unanimité autour de la table où on entend d'ailleurs plusieurs fois "dis donc, c'est bon ça !". Un rosé pointu et droit, qui coule dans l'estomac. Même pas besoin d'aller faire la sieste, c'est dire.

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MàJ : Jacques Berthomeau s'intéresse ici au QR imprimé sur la bouteille.

13:25 Publié dans Bonnes adresses parisiennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cyril alonso, p-u-r, cantillon, bière | | |  Facebook

03 juin 2011

Sans nom

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Avec Vivant situé pas très loin, l'adresse de ce premier semestre, c'est sans aucun doute Nanashi (traduction française : "sans nom"). A la tête de cette cantine, une chef japonaise passée par Rose Bakery : Kaori Endo. J'ai l'impression de la connaître un peu même si je ne la connais pas personnellement, tant avec Franckie nous écumons ses livres de cuisine. Et à lire ces lignes, Franckie doit être jaloux.

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Tout est calme à Paris en ce jour quasi férié. La grande salle se remplit discrètement.

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Test fondamental, le pain arrive : il a une bonne gueule. Le reste devrait suivre. A boire ? Vous avez quoi au verre ? Plus de Petite Gâterie des Griottes ? Ah ben, mettez-moi Trinch des Breton.

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Onigiri, pour patienter. Superbe bouchée marine, iodée et sésamée (ça se dit ?). 3 euros, miam-miam.

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Le bento poisson du jour (13 euros) : espadon cuit à la perfection (chaud, vraiment cuit mais pas dur ni sec), pois chiche et riz rouge avec quelques morceaux de fond d'artichauts. A côté, carottes, champignons, verdure, olive... Sans oublier de très bons concombres : c'est la saison... En face de moi, le bento boeuf. Un repas très équilibré et en définitive, assez copieux.

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Malgré tout, on fait une place au dessert. Et là clairement on a trop mangé. Tant pis, car voici le meilleur cheesecake goûté à Paris, sans hésitation. Mieux que le bon Glou, mieux que le trop célébré Schwartz, mieux que partout ailleurs. Fondant, vanillé, doux : les puristes pourraient objecter que manque un peu l'aigreur de la crème. C'est sans doute la vanille qui vient arrondir les angles.

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Et enfin, le cake matcha-chocolat blanc-framboises. C'est pas compliqué, la recette je la connais par coeur car elle figure dans un des livres de Kaori Endo. J'ai déjà dû l'exécuter chez moi une dizaine de fois. Je suis heureux de voir que ma version se rapproche de celle du restaurant.

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Nanashi, 31 rue de Paradis, 75 010 Paris, 01 40 22 05 55. Et une autre adresse rue Charlot. Avec des heures d'ouverture sympas, quand on est en plein après-midi à la recherche d'un salon de thé ou d'une part de cheesecake.

02 juin 2011

Quand le "sans soufre" n'est plus qu'un argument marketing

Le soufre dans le vin, c'est un peu la version pinard de la querelle entre les Anciens et les Modernes. Sauf que là, on ne sait pas vraiment qui sont les Anciens et qui sont les Modernes. Tout le monde s'excite pour défendre sa position, s'invective ou se tape dessus. Pour ma part, j'ai toujours penché du côté des vins "sans trop" de soufre ajouté tout en n'ayant pas d'oeillères, en considérant que la réalité est bien trop complexe pour la résumer en une phrase. Je les défends non pas par choix politique mais tout simplement parce que c'est ce qui me plait.

Je répète à qui veut bien l'entendre que le soufre annihile le vin mais que pour faire un grand vin "sans soufre ajouté" (véritable mention), il faut vraiment être un vigneron-artiste. Une cuvée de champagne, les vins du Casot des Mailloles ou des quilles bien réussies du domaine des Griottes peuvent subjuguer. Mais l'essentiel est ailleurs : hormis pour les vins de consommation courante (et notamment en grande distribution), la réflexion est entamée sur l'usage du soufre. Evidemment, tout le monde ne va pas y renoncer du jour au lendemain et heureusement, ça partirait dans tous les sens : il faut être un artiste, je le repète, pour s'en passer. Voici que dans le vignoble, on se pose des questions, on réfléchit à en mettre moins. J'ai croisé l'année dernière un vigneron célèbre de Bourgogne, éloigné des vins dits naturels, qui s'est ouvert à moi à ce sujet : bien sûr, on n'est pas là pour flinguer le client et on y perd en arômes à trop balancer de soufre. Cependant on ne veut pas non plus que nos bouteilles ne voyagent plus, donc on réfléchit à tout cela. Et c'est très bien. Sans faire du zéro sulfite, certaines maisons ont décidé de baisser leur ajout de soufre lors des vinications et/ou de la mise en bouteille.

Mais il existe toujours des filous pour réfléchir autrement. Et nous balancer à la gueule un piège absolument énorme dans lequel on va inévitablement tomber. Le marketing, voilà l'ennemi : capter les consommateurs en s'engoufrant dans une brêche (la prétendue mode) sans rien respecter. Ainsi cette bouteille achetée dans une coopérative bio à Paris. Et voilà le sans soufre devenu (faux) label, argument de vente, rejeton de commerciaux.

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Le vigneron a-t-il flairé le bon tuyau ? Se sont-ils dit "je vais faire un vin sans ajouter de soufre, il sera présent à moins de 10 mg/litre. Et alors que les autres ne disent rien (ou très peu) sur l'étiquette, moi je vais en faire tout un foin et écrire sans sulfite sur la bouteille" ? Enorme logo "No So2" avec deux mentions "sans sulfite" qui prennent le pas sur le logo AB (bon, il est bien en vue quand même)... On peut légitimement se poser la question : qu'est-ce qui est le plus important ? Le fait que le vin soit fait dans tel ou tel endroit, avec tel ou tel cépage ou qu'il n'y ait pas de soufre dedans ? Sur le côté, une longue explication éclaire l'homme moderne resté dans les ténèbres de l'ignorance : "Le So2 (conservateur E220) est utilisé pour la conservation du vin, mais en contrepartie, il cause parfois des troubles digestifs et des maux de tête. Afin que la consommation du vin reste un plaisir, nous sommes heureux de vous faire partager le fruit de plusieurs années de recherches au travers de ce vin sans sulfite qui présente d'excellentes qualités gustatives". Euh au fait, pour ceux que ça intéresse encore, c'est classé en vin de table, donc pas de terroir connu, juste un code postal. Bon tu me diras, c'est plus facile à faire avec du rouge : les antioxydants y étant naturellement plus présents que dans le blanc.

L'étiquette "No So2", celle dont les marketeux se sont dits qu'elle allait faire vendre, parait donc bien trop suspecte. Mettre en avant ainsi une technique de production est vraiment honteux : on considère qu'on va vendre son vin aux fameux bobos (mot qui dès lors n'est qu'une insulte et plus du tout une catégorie sociologique) dans leurs supermarchés bio. Vu qu'ils connaissent peu le vin (ou font semblant) mais que le Verre Volé n'est pas loin, ils devraient tout de même avoir entendu parler du fait que le soufre fout mal au crâne... Avec des raisonnements comme ça, on va bientôt vendre du pinard aux enfants en écrivant sur la bouteille : "vin fait avec du bon raisin bien sucré" et un dessin de Dora l'Exploratrice... D'un autre côté, quand tu vois Barbapapa s'enfiler du rouge...

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Bon, d'accord, laissez-moi tomber dans le panneau. J'en prends une, on va faire un petit test, le test le plus con du monde : je l'apporte chez des amis et on va la goûter. Evidemment, je pars avec un bel apriori. Bue après Le vin est une Fête d'Elian Da Ros (sensiblement le même prix, 8-9 euros), je fais la grimace et les autres me suivent. Si c'est ça le vin sans sulfite, ben je vais me remettre à boire les bordeaux de grand-papa : voilà ce que vont se dire des consommateurs non avertis. C'est lourd, pâteux, vinaigré. Bu le lendemain et le surlendemain, c'est pire. Toutes les explications oubliaient de dire qu'il fallait le conserver à moins de 14°C, voilà peut-être le souci. Mais il n'y a pas que ça. Bref, rien ne va sur cette bouteille. Impossible pour moi de défendre ce vin "sans sulfite" : ce n'est pas parce que la mention "contient des sulfites" n'apparait pas que le vin est bon.

C'est triste. S'il vous plait, respectez le travail des honnêtes vignerons, arrêtez de prendre en otage le vin naturel, on n'aime pas se faire déposséder de son bébé. Le soufre, le bio, la macération carbonique... Il ne s'agit que d'outils pour façonner un grand vin, ce n'est pas ça qu'il faut mettre en avant.  La recette miracle, je la répète à longueur de temps (je devrais être défrayé par le syndicat des cavistes tiens...), c'est de passer chez un caviste plutôt qu'acheter son vin en supermarché ou même dans des magasins bio. A Paris, on le sait, il y en a des caisses (Augé, Les Papilles, La Cave de l'Insolite... pour ne citer que mes dealers). A Metz, il y avait Sébastien P. La fréquentation assidue de ces lieux évitera de tomber dans certains traquenards. Et finissons par Coluche : "quand on pense qu'il suffirait que les gens ne l'achètent pas pour que ça ne se vende plus..."

MàJ : l'important n'est pas de savoir qui fait quoi dans l'affaire, ou qui est responsable de quoi : le problème est bien plus global. Le souci ne réside pas dans l'individu mais dans le système, dont tout cela n'est (hélas) qu'un avatar minime.

10:18 Publié dans Beurk ! | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : vins naturels, vin naturel, soufre, sulfite | | |  Facebook

01 juin 2011

Loin du prêt-à-manger et du prêt-à-boire

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Il y a dix jours, j'avais quelques minutes à tuer dans un de ces temples de la ''culture", en vérité un grand magasin de dvd-informatique-jeux vidéos-logiciels-cd-gps-livres-ordinateur-appareil-photo-neuf-et-occasion : je ne délire pas, il se présente comme tel sur son site internet. D'ailleurs j'ajouterais "mozzarella" puisqu'il s'en vend au sous-sol de ce lieu. Et je ne délire toujours pas.

Bref, je m'approche du rayon vin et après avoir parcouru des yeux les guides "truc" et "bidule", je m'arrête sur la tranche d'un livre qui me semble bien sympathique. "Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir". Joli papier crème en plus, pas cher (10 euros) et publié aux éditions Libertaires. Comme quoi ses grands magasins fournissent des munitions contre eux-mêmes...

C'est le petit opuscule de Benoist Rey, écrivain-cuisinier comme d'autres sont écrivain-journaliste ou écrivain-rentier... Loin du livre pour bobos, Benoist Rey ("papy mauzac" pour les intimes) siffle du mauzac nature de Plageoles depuis 20 piges au moins, quand les bobos n'étaient pas sociologiquement nés.

Dans sa petite introduction, il voudrait que son livre "donne faim et soif". On pourrait donc le reconnaître d'utilité publique. A la partie autobiographique où Benoist Rey raconte avec humour et poésie comment il est devenu cuisinier et surtout comment il travaille dans son restaurant ardéchois succèdent des recettes revigorantes : salade de pommes au terre au vin blanc, gaspacho andalou, joues de porc au gingembre, chili con carne, boeuf bourguignon, daube... A chaque fois, quelques lignes viennent célébrer le mariage avec le vin : tel plat avec un muscadet de Landron, tel autre avec une Poignée de Raisins de Gramenon, ou celui-ci avec Le Vin est une Fête d'Elian Da Ros...

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Enfin quelques digressions sur le pique-nique, l'attirail du cuisinier ou les bistrots parisiens. Et quelques bons mots. Dans son joli post, Jacques Berthomeau a déjà cité celui de Marcel Lapierre. Il me reste cette phrase du grand Antoine Blondin dont on fête les 20 ans de la disparition : "avec ce que j'ai dépensé pour boire, j'aurais pu m'acheter un bistro". Et un ami de Benoist Rey qui évoquait ainsi les temps difficiles de l'Occupation, des larmes dans la voix : "l'hiver 43, on a failli manquer de vin !"

Quant à nous, nous n'allons pas manquer de bonnes idées pour enfin retourner en cuisine (pour faire autre chose que des macarons à la rose) et boire un bon coup de vin libertaire.

29 mai 2011

Le dimanche, c'est maki-jaja

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Quelques makis pour faire passer le blues du dimanche soir. Et quelques quilles pour les accompagner. Le Brut Nature de Drappier : valeur sûre, l'un des meilleurs accords possibles avec les sushis même sans poisson. Le mâcon-cruzille 2009 de Guillot-Broux : un domaine que je connaissais sur le bout des doigts il y a quelques années et qui fait toujours de belles bouteilles. Le Vin est une Fête 2009 d'Elian Da Ros : jolie petite bouteille, pleine, présente, cacaotée.

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28 mai 2011

Mon voisin sur la Lune est revenu sur Terre

Il y a parfois des chansons qui font autant d'effet qu'une bouteille bien mûrie. On sous-estime le côté politique chez Adamo, il suffit pourtant d'écouter les paroles avec un verre de La Lune de Mark Angeli à portée de main.

''Tu ne me remets pas / Je vois que je t'importune / Tu étais bien crois-moi / Mon voisin sur la lune.

T'es vraiment élégant / Dans ton beau costume / Et tellement différent / Des rêveurs que nous fûmes.

Du temps aux cheveux longs / Nous voulions changer d'air / Du temps où nous avions / Tout un monde à refaire.

Mon voisin sur la lune / Est revenu sur terre / Pour gagner de la thune / Et pour faire des affaires

Il a vendu la lune / Et son père et sa mère / Mon voisin sur la lune / A vraiment su y faire.

Tu crachais sur l'argent / Et l'usine de ton père / La vie apparemment / T'a fait faire marche arrière.

Funambule, coeur vaillant, / Allumé, visionnaire / Défenseur des perdants / Des révolutionnaires

Alors, t'en as eu marre / De lutter pour des prunes / Ramasser sans espoir / Des cailloux sur la lune.
[...]

Te voilà président / Tu es dans la finance / T'es pressé, on t'attend / Je te retiens pas, et bonne chance.

J'avais tant de choses à te dire / Mais ton temps c'est de l'argent / Et à part des souvenirs / J'ai rien d'intéressant [...]"

23:17 Publié dans Clin d'oeil | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la lune, mark angeli, loire, anjou | | |  Facebook

Grignotage insolite

A la Cave de l'Insolite, petit grignotage avant d'entamer la soirée. Sur ma gauche, pour s'ouvrir le gosier, le remarquable Les Années Folles de Jean-Pierre Robinot. Moins docile que le Boisson Rouge d'Emile Hérédia, c'est un vrai pineau d'aunis (avec un peu de chenin, ce qui donne se côté un peu plus tendu) qui respire l'été. Très agréable, pas si sucré, plus sur la groseille amère que sur la rose, et ça... A noter, l'étiquette sublime : Tokyo by night...

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Sur ma droite, on change de catégorie. Vinisum du Casot des Mailloles (2006) à base de grenache évidemment, mais avec aussi pas mal de syrah cette fois. C'est franc, droit, ça s'ouvre timidement au bout de 30 minutes. C'est assurément une réussite à qui on n'a pas laissé le temps de tout nous donner. Le dernier verre nous a ravi. Evidemment, on regoûtera plus intelligemment.

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Jeanne A. ou le concept-vore

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Bar-tabac-pompe-à-essence-épicerie-librairie-bistro-pmu... C'est un peu ça Jeanne A., la rôtisserie d'Astier : traiteur-restaurant-épicerie-caviste-droguerie... On est un peu perdu mais on s'attable avec entrain.

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Les vins au verre ne sont pas donnés, normal on est à Paris. 7 euros le vouvray sec du domaine Huet. La sélection hésite entre le classique (Ormes de Pez...) et le plus pointu (Hours...). En général, on n'a pas à se plaindre mais ce n'est pas ici qu'on viendra chercher l'insolite. Ce qui est horripilant par contre, c'est cette succession de Mouton-Rothschild un peu fake utilisés pour la déco.

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Côté assiette, ça se défend même si c'est un peu cher (entre 14 et 18 euros l'assiette). Poulet pattes noires bien juteux, gigot un peu trop cuit. Le gratin dauphinois, on dirait un truc pour mamie.

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En dessert, le patron a gentiment offert un peu de melon au basilic (mariné dans un sirop). C'est vraiment très bon, le basilic aime les fruits.

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Jeanne A., 42 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris, 01 43 55 09 49.

13:37 Publié dans Bonnes adresses parisiennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : domaine huet, vouvray, loire | | |  Facebook

 
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