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25 décembre 2012

Le vin anar qui met des couleurs sur le gris des pavés

Le bon goût se cache dans le Piémont, c'est entendu. Un vigneron anarchiste aussi, c'est moins connu. Avec qui peut-on parler à la fois de Mario Rigoni Stern, le père du berger Tönle, et de la singularité du grignolino, ce cépage piémontais qui offre toute sa poésie à la cuvée Anarchico ? La réponse : Morandi Silvio, qui produit donc un grignolino del Monferrato Casalese (à peine une dizaine d'euros la quille). Rencontré à Plappevignes, il fut sans doute la grosse sensation de ce salon.

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Vin de soif, vin d'amitié, vin libre, il rend la vie plus légère. Comme dirait Léo, il met des couleurs sur le gris des pavés. Petit rouge qui coule, il impressionne ceux qui continuent à avoir des idées reçues sur le vin italien. Son papa propose de faire quelques moules au citron et au safran pour l'accompagner, oui du rouge avec des moules. Révolution.

Les "grosses" cuvées du domaine s'apprécient tout autant pour à peine quelques euros de plus. Le seul souci ? En trouver en France, à part à La Vigne d'Adam.

16:07 Publié dans Italie jolie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anarchie, morando silvio, anarchico, italie, piémont, grignolino | | |  Facebook

09 mars 2012

Revue de quilles au naturel

Jura, Jurançon, Ardèche, Mâconnais, Provence... On se croirait dans une chanson de Jean Ferrat. C'est mon côté Robespierre sans doute. Les territoires du vin sont multiples et les grandes bouteilles de vin naturel se retrouvent partout. Les suivantes ont été sifflées en 2012 et nous ont procuré un bonheur inégalé.

En apéro, un truc qui sente bien la ferme et qui ferait sauter au mur les plus "conventionnels". Le trebbiano 2010 de Camillo Donati, très désaltérant et presque rèche car sans sucre (ni ajouté, ni résiduel). C'est ce même vigneron qui nous a gratifié chez RAP d'un véritable lambrusco et pas d'une merde de supermarché, c'est-à-dire sans sucre et avec de vrais tannins. Moi j'adhère, c'est du vin.

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Le Canon blanc d'Hirotaké Ooka. Pareil, ça gazouille, c'est troublard, c'est on ne peut plus naturel. Et oui, les palais autour de la table ont bien apprécié, car dans la bouche aucune déviance, juste un beau jus distingué. Et oui, c'est un Japonais qui porte haut les couleurs de l'Ardèche. Un vrai vin de samourai.

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L'une des claques de l'année : le chardonnay 2008 d'Emmanuel Houillon (maison Pierre Overnoy). Un très grand vin, rien d'autre à ajouter. Parfois, il faut savoir se taire.

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Autre très, très belle quille. Bouchat 2009 de Guy Blanchard. Possible même que cette bouteille soit passée dans les mains de David (l'une des têtes du Bicéphale Buveur) qui pense qu'il s'agit là du plus grand vin blanc du monde. Il abuse le coquin ? Non, c'est tout à fait crédible. Puissant et classe, le vin te scotche au verre.

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Autre vin immensément classe, le jurançon sec 2010 de Camin Larredya. Bien sûr, une ou deux années de plus permettrait de l'assagir et c'est un peu plus "classique" que les autres (et ce n'est pas une critique) mais voici déjà un grand monsieur qui passe à table.

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L'une des claques du moments. Originel 2003 de Julien Courtois (meunier). Grandiose. Comme Overnoy, les vins de toute la famille Courtois sont de ceux qui ne peuvent pas vraiment être expliqués. Et qui doivent garder leur propre mystère.

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Clos Milan 2004 du domaine Milan. Très équilibré et surtout très soyeux. Aucune lourdeur provençale, une envolée vers les épices. C'est très beau.

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En ce moment, c'est donc plutôt blanc que rouge.

08 décembre 2010

Un vin du sud de l'Italie n'est pas forcément lourd

C'est con à dire mais ça va mieux en le disant : un vin résulte aussi de sa vinification. Prenons l'exemple de la Sicile. Forcément un vin sicilien, ça ne peut qu'être un gros rouge qui tache, aïe. Avec son cépage insulaire star, le nero d'avola, re-aïe. On ouvre, on verse dans le verre : un jus noir mais des reflets cerise, bon re-re-aïe. Rien de bon. Mais en bouche, il n'est pas lourd du tout. Pas de bodybuilding, pas de surextraction, pas d'arômes boisés qui n'ont rien à faire là. Un jus naturel, parfumé et digeste. On s'attendait au pire, on a eu le meilleur.

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En réalité, on ne s'attendait pas au pire. J'avais déjà pas mal entendu parler de ce domaine et de la jolie vigneronne, Arianna Occhipinti, tête de proue du vin naturel en Sicile. Bref ce n'est donc pas une surprise (une bonne vingtaine d'euros chez Augé).

10:21 Publié dans Italie jolie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arianna occhipinti, italie, sicile, nero d'avola | | |  Facebook

 
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