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Petits luxes anti-crise

  • Petit luxe anti-crise #23 : quand un vigneron ne fait pas fermenter son raisin

    Les petits luxes anti-crise ! C'est quoi ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

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    "Discret mais efficace." La RVF n'a pas tort en ce qui concerne Pascal Pibaleau, vigneron du côté d'Azay-le-Rideau. On le connait pour ses remarquables chenins, jeunes, en cubi, vieux, en moëlleux, etc. Il fait partie de ces vignerons dont on a déjà souvent bu les vins mais dont on ne parle pas assez souvent.

    C'est chez Versant Vins que j'ai découvert son grolleau non fermenté. Kézako ? Ben, du jus de raisin monocépage grolleau tout simplement. Pour ceux qui n'ont toujours pas compris, c'est sans alcool. L'occasion de se familiariser avec ce goût bien particulier. Et cela vous en coûtera 3,90 euros. 

    C'est rudement joli : on croirait presque voir un gamay bien naturel, sentir des arômes de fraises assez soutenus mais équilibrés par un sucre qui en réalité fond très vite. L'étiquette propose aussi de l'associer avec 2/3 de crémant rosé pour "déguster un apéritif à 8°, de quoi passer un bon moment tout en gardant ses esprits". La belle idée...

    Dans la catégorie jus de raisin, je garde aussi un souvenir ému des bouteilles du domaine de Mazel. Très difficile à trouver à Paris (il y en avait parfois au Vin se Livre, mais cette belle boutique a fermé).

  • Petit luxe anti-crise #22 : le miel qu'on achète chez le caviste

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    Pourquoi mon miel est-il millésimé ? Parce que je l'ai acheté chez mon caviste, tout simplement.

    Passant l'autre samedi à la Cave des Papilles, alors que je cherchais des quilles de Hirotaké Ooka, je tombe dessus par hasard. L'apiculteur s'appelle Michel Aubertin et bosse à Saint-Herblain. A voir les mines réjouis des tauliers quand je leur apporte ce pot de miel pour le payer, j'imagine que c'est un bon copain.

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    Sirupeux et pas trop liquide, il est très fort en goût, ce qui se voit déjà à sa couleur. Tout en étant vraiment... fruité, ce qui n'est pas un qualificatif ordinaire du miel.

  • Petit luxe anti-crise #21 : la tablette de chocolat au sésame

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    Encore une petite pensée pour l'Asie où le sésame est roi. Cette fois, on le met dans le chocolat de Weiss. Les grains de sésame torréfiés sont superbes et nombreux, ça croustille comme le chocolat au lait d'une grande marque mais avec ce beau côté cacahuètes.

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    2,80 euros chez G. Detou, rue Tiquetonne. L'autre jour, j'ai fait razzia sur toute la gamme.

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  • Petit luxe anti-crise #20 : le jus de grenade made in Téhéran

    Oui, oui d'accord... Chaque lundi, je reprends les petits luxes anti-crise ! C'est quoi ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

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    La grenade, c'est parait-il le fruit à la mode. Tout le monde en parle pour ses vertus machins, pour ses bonnes vitamines trucs. C'est vrai que ce fruit est bien plus énervant à manger que son jus ne l'est à boire. Et comme souvent, c'est au Moyen-Orient que l'on fait les meilleures. Je garde encore le souvenir d'une sublime grenade à Jérusalem. Et là, je parle bien du fruit.

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    Pour voyager, y pas mieux : le jus de grenade de Takdaneh vient d'Iran. Et oui, il n'y a pas que l'Espagne dans la vie... Ce n'est certes pas un petit producteur artisanal mais c'est bien bon. Pasteurisé, mais sans conservateur (pas comme le régime des ayatollahs), on le trouve à Paris du côté de l'épicerie iranienne (rue des Entrepreneurs) ou à quelques rues de là, chez le libanais Délice d'Orient (même pas 4 euros). Composé de pur jus de grenade, délayé d'eau et additionné d'un peu de sucre que l'on perçoit à peine en bouche, il s'avère très corsé, très serré. Limite tannique, ce qui ne devrait pas déplaire aux amateurs de vin. La finale est stricte, sur l'amer. Pas de compromis au sucré comme trop souvent. Et donc, il est bon pour la santé. C'est écrit en français sur l'emballage Tetra Pak : "contenant divers (sic) vitamines naturelles et des minéraux utiles".

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  • Petit luxe anti-crise #19 : la générosité de la charcuterie Ronceret

    Oui, oui d'accord... Chaque lundi, je reprends les petits luxes anti-crise ! C'est quoi ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

    C'est une adresse que les gourmands se refilent sous le manteau, comme si on était honteux ou comme si des puissances extérieures au bon goût nous occupaient. Souvent le passant qui n'est pas dans la confidence passe devant Ronceret en regardant à peine la vitrine. Faut dire que ce coin de la place Voltaire est bien achalandé question barbacque avec pas moins de 4 boucheries-charcuteries sur quelques dizaines de mètres (dont une chevaline de l'autre côté de la place). 

    Pourtant, notre charcutier-traiteur est assez réputé, mais pas très médiatique. Médailles pas en toc et diplômes obtenus à la force des bras ornent les murs. A l'intérieur, on quitte Paris pour une auberge de province rassurante. Je n'ai pas encore goûté les plats cuisinés ; dans une telle boutique, je m'intéresse plus à la charcuterie qu'au traiteur. Jambon à l'os, jambon fumé, andouille, andouillette... Et surtout les pâtés et le fromage de tête maison (moins de 20 euros le kilo, soit quelques euros la belle tranche). On voit d'ailleurs que toute la tête est là, avec la belle ligne blanche formée par l'oreille.

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    Voici une belle maison qui prépare elle-même ses terrines. On ne se contente pas de prendre le camion frigorifique direction Rungis et une fois revenu à la maison, d'ouvrir le plastique. Il y a un vrai travail d'artisan, voire d'artiste. Une adresse rare.

    Ronceret, 138 rue de la Roquette, 75 011 Paris, 01 43 79 71 19.

  • Petit luxe anti-crise #18 : un "vin naturel, sans intervention vulgaire"

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.
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    Marc Pesnot a le sens de la formule pour nous faire saliver. Ici le soufre, c'est juste avant la mise en bouteille et c'est autour de 20 mg/L, soit 10 fois moins que la limite autorisée et autant dire, pas grand-chose. (Bon, j'avoue que je ne comprend pas un truc : je croyais que équinoxe, c'était zéro soufre...). Ce qui fait qu'à l'ouverture, ça perle, ça frizzante, ça bubulle quoi... On secoue un peu, on laisse reposer. Une heure après, on est en présence d'un muscadet rare, très rare. Huit euros et des brouettes au Verre Volé.

  • Petit luxe anti-crise #17 : le café, c'est un peu comme le vin

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien. Encore un petit luxe consacré au café... Sans doute est-ce parce que je me lève tôt en ce moment que j'ai besoin de carburant...

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    Chez Verlet on peut acheter son café et le ramener à la maison, mais on peut aussi boire des grands crus voire des cafés hors du commun (3,80 euros l'expresso). L'autre jour, je me suis organisé mon petit match perso, et rien à voir avec le foot ni le catch... En haut, le Blue Mountain de Jamaïque. On ne présente plus ce poids lourd, sans doute le cru le plus célèbre au monde.

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    En bas, le Kopi Luwak, d'Indonésie, dont les journaux font leurs choux gras : c'est le café le plus cher du monde à cause de sa rareté et d'un processus de récolte très particulier. Les grains de café sont d'abord avalés et... évacués par une petite civette très friande de cette gourmandise : reste à (re)cueillir les excréments, à laver les grains et à les torréfier comme pour un café classique.
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    Alors verdict ? Déjà, comme tous les cafés de cette enseigne, ça n'a rien à voir avec le petit noir qu'on croyait connaître... L'analogie avec le vin saute à la bouche : comme pour la vigne, il est désormais acquis que, pour le café, existent de superbes terroirs et des grands crus tout à fait exceptionnels. Et à coup sûr, ces deux-là font partie de cette catégorie.

    Le Blue Mountain est puissant, corsé, boisé. Le Kopi Luwak fait plutôt penser à des fruits rouges, avec une belle acidité tout en conservant ce côté fruité. Après deux gorgées, on pense irrémédiablement à l'opposition bordeaux-bourgogne. Pour l'amateur de pinot noir que je suis, c'est évidemment l'indonésien qui me transporte.

    Cafés Verlet, 256 rue Saint-Honoré, 75 001 Paris, 01 42 60 67 39.

  • Petit luxe anti-crise #16 : il est bon ton café, gringo

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    Il y a bien un mois que je n'avais plus fait de petits luxes. Allez, on se reprend...

    Donc oui mon café, il est bon tu m'étonnes. Je le prends chez l'un des derniers torréfacteurs de la capitale, dénicheur de grands crus qui plus est. Eric Duchaussoy des Cafés Verlet fait le job dont je rêve : parcourir la planète à la recherche d'un super produit. Il les propose en grains, moulus gros, moulus moyen ou moulus fin. Ce jour-là pour 8,50 euros, j'ai choisi la Birmanie (le Chaung Gwe) pour son côté épicé et citronné.

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    Mis à chauffer dans la petite cafetière italienne ramenée de Venise, franchement ça change du Nespresso...

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  • Petit luxe anti-crise #15 : le camembert de Sarkozy, Chirac, Mitterrand, VGE, Pompidou...

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    La rue de Grenelle est malheureusement plus célèbre pour ses accords que pour le fromager Barthélémy, même si l'Elysée s'y fournit depuis plusieurs décennies. Pour une fois, on ne peut pas donner tort aux présidents successifs. Le camembert du Cotentin (A.O.C. évidemment, donc au lait cru) est un mythe, son prix aussi (7 euros). Je l'ai transporté dans mes valises à Noël dernier et trimballé dans les rames du TGV qui doivent encore en garder l'odeur.

  • Petit luxe anti-crise #13 : une sauce soja chez Workshop Issé

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    Hier dimanche, cours de cuisine japonaise dans les cuisines du super resto Zen. Au menu : l'art et la manière de travailler miso (pâte de soja fermenté), mirin (un genre de saké doux utilisé essentiellement en cuisine) et shôyu (la fameuse "sauce soja"). Au sujet de la sauce soja justement, revenons sur la question qu'a posée une blonde au début du cours : "ah oui, c'est comme la sauce soja sucrée avec les sushis ?" Le regard énervé et la réponse du cuisinier japonais ont coupé court à toute discussion. "Non, au Japon, ça n'existe pas la sauce soja sucrée !". Sous-entendu : ce sont encore les Chinois déguisés en Japonais, ceux qui vendent de mauvais sushis, qui vous ont fait gober ça. Et le saké ne fait pas 40°. Et il n'y a jamais de filles à poil dans les verres nippons.

    Tout cela m'a donné envie de déboucher une sauce soja achetée il y a deux semaines chez Workshop Issé (un tout petit peu moins de 10 euros les 20 centilitres). Parfumée au yuzu, elle a enchanté ma soupe de carottes de dimanche midi. Une finesse qui n'a rien à voir avec Kikkoman et je ne parle même pas de Suzi-Wan ou des autres marques de la grande distribution. Je me souviens que Franckie avait reçu un joli cadeau provenant du même endroit : un shôyu non pasteurisé. Miam miam... Workshop Issé est une adresse rare pour connaisseurs : le patron est un fou de bouffe et de vin. Je me souviens d'une dégustation de saké avant d'enchaîner sur une dégustation de sauces soja justement, tout en parlant du "révolutionnaireWilliam Ledeuil. Par contre, le portefeuille doit être bien accroché car selon les produits, on est dans le luxe, du petit au très grand.

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    Workshop Issé, deux adresses désormais à Paris, la meilleure restant celle de la rue Saint-Augustin. Evidemment on peut acheter sur internet, mais c'est moins jouissif. Dans la même famille c'est-à-dire dans le groupe Issé, existe la superbe cantine Momonoki.

  • Petit luxe anti-crise #12 : une bouteille de côtes-du-ventoux

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    Ce traditionnel petit luxe anti-crise du lundi n'est pas du luxe et s'annonce véritablement anti-crise : il s'agit de tenter d'aider un vigneron à sortir de la panade. C'est toujours d'Olivier B. dont on parle ; j'ai à mon tour raconté toute l'histoire hier et tout le web du vin bruisse de l'affaire. Pour les Parisiens, il suffit d'un billet de 10 euros pour commander une bouteille auprès d'Eva. Le côtes-du-ventoux 2007 syrah-grenache titre à 15° mais on lui en donnerait facilement deux de moins tant il coule joyeusement. Soyeux, rond et puissant, un beau vin de cet appendice des côtes-du-rhône. Et un soutien de poids à un vigneron.

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    Et pour ceux qui commencent à railler les vinternautes qui se mobilisent pour Olivier B. je dirais ceci. Vous avez peur du feu de paille, d'une mobilisation sans lendemain ? Moi aussi. Mais cela aura au moins eu le mérite (pour combien de temps, je ne sais pas) de faire un peu respirer Olivier B. Et cela aura surtout eu le mérite de faire parler de lui, pour que son nom soit désormais bien connu de Google ; sans doute cela n'amène-t-il pas directement des commandes par cartons de 12 mais aujourd'hui c'est une nécessité. Une autre critique qui revient : pourquoi lui et pas un autre ? Là aussi, ça peut paraître fondé. Au moment où la blogosphère du vin commençait à se perdre en débat stérile sur sa propre utilité, quelques bloggeurs qui connaissaient Olivier B. ont été touchés par la tournure de son entreprise. Et c'est tant mieux : en réalité, mieux vaut l'aider lui que n'aider personne et continuer à palabrer. Et comme le suggère Franck avec Diaspowine, il faut mettre en place une sorte de veille pour aider, pour faire parler de tous les vignerons qui rencontrent des problèmes. On ne va sans doute pas régler grand-chose à la crise du vin mais on peut au moins essayer. Le Français râleur enterre trop vite certaines initiatives. A mon tour de poser une question : si la blogosphère du vin ne le fait pas, qui le fera ? La R.V.F. ? Enfin, moi ce que j'en dis de tout ça... Je suis juste là pour boire un coup et tenir ce journal de bord qu'est Du Morgon Dans les Veines pour quelques lecteurs et surtout pour moi-même. Alors si parfois on peut relayer un message ou aider quelqu'un, pourquoi on se priverait ? Et d'ailleurs qu'a-t-elle fait de si particulier la blogosphère du vin ? Elle a parlé de la situation complexe de ce vigneron, elle a acheté quelques-unes de ses bouteilles et elle a griffonné quelques mots sur ses blogs. C'est-à-dire que la bloglouglou, elle a seulement fait son job.

  • Petit luxe anti-crise #11 : le tarama au wasabi de Petrossian

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

    Pour tout le monde, Petrossian signifie caviar. A Noël, j'ai dépensé plus de 30 euros pour 20 grammes de caviarcube, la nouvelle trouvaille de Petrossian. Le but à ce que j'ai compris est de rendre le caviar plus accessible (sic) en cassant son image de produit de luxe (re-sic) réservé aux papis et mamies du 7ème arrondissement. Le caviarcube est en réalité du caviar pressé compacté à la César avant d'être taillé en carrés. Un peu comme des apéricubes de caviar. Ces dés de 1 gramme chacun font un sacré effet sur la table auprès des néophytes qui trouvent le goût assez fin. Pas faux, c'est le côté caviar, c'est le côté Petrossian aussi. Mais il y a une odeur assez prononcée de pâte de poisson plutôt salée. Dans son catalogue, Petrossian met en garde et explique ce goût original pour du caviar. Car il faut avouer que ce n'est pas aussi plaisant qu'un vrai caviar en grains (sans qu'il soit pour autant de la meilleure extraction). Malheureusement, on n'en goûte pas tous les jours non plus, ce qui permettrait de bien comparer. Donc sentiment mitigé sur le caviarcube, à qui il vaut mieux ajouter quelques euros pour avoir 30 grammes de vrai caviar.

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    Mais ce n'est pas l'idée du jour. Là où les 30 grammes de caviar valent 50 euros dans le meilleur des cas, je leur préfère les oeufs de cabillaud de la même boutique, c'est-à-dire du tarama de chez Petrossian. Ce pot agrémenté d'oeufs de poissons volants (10 %) et de wasabi pour relever le tout m'a scotché, Mari et Franckie pareillement. Je ne suis pas partisan de ces alliances un peu trop tendances, mais franchement là "c'est une tuerie..." Essayé sur du pain au levain, il aurait mérité quelque chose de plus neutre. Comme par exemple, des lamelles d'oeuf dur. Oeuf sur oeuf, ça fait thon sur thon (euh... ton sur ton).

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    Pour les amoureux de la mer, on trouve ces jolies boîtes à la boutique prout-prout du côté de La Tour-Maubourg ou aux Galeries Lafayette (déjà un peu moins prout-prout) sur le stand Petrossian (et non le corner, car il n'est pas dans l'angle). C'est d'ailleurs là que je l'ai acheté vendredi, le lieu est tout de même plus facile d'accès. Le prix ? Bon, c'est un petit luxe évidemment, soit 9,5 euros les 100 grammes. Soit près de 100 euros le kilo : ah oui, tout de suite, on comprend mieux. Pour cette petite quantité, on est juste en-dessous des 10 euros. Mission remplie, même chez Petrossian. Je n'ai jamais bu de Pur Sang de Didier Dagueneau, mais je me dis qu'il collerait bien avec ce tarama.

  • Petit luxe anti-crise #10 : une chartreuse V.E.P. verte

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    Là, on est vraiment dans un luxe très petit, à savoir 3 centilitres. Mais alors, on est vraiment dans le luxe. Une chartreuse verte V.E.P. c'est-à-dire une chartreuse verte tel qu'on la connaît mais vieillie très longtemps. De l'alcool, du sucre et 130 plantes pour une recette secrète et un Vieillissement Exceptionnellement Prolongé. Je ne goûte pas particulièrement les chartreuses de base il faut l'avouer : mais la V.E.P. verte, j'en suis amoureux fou depuis un superbe dîner avec Olivier chez le grand Alfred. Un digestif hors-du-commun.

    Dégotée en mignonnette à 5,5 euros l'unité à Strasbourg, chez le caviste Au Millésime, 7 Rue du Temple Neuf, 03 88 22 30 20. Mais il suffit d'avoir sous la main un bon caviste...

  • Petit luxe anti-crise #9 : une tablette Patrick Roger

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    Quand on aime le chocolat, on n'a pas besoin de choses trop sophistiquées. Juste ne tablette de chez Patrick Roger au lait et amandes. Je crois que les photos parlent d'elles-mêmes non ?

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    (6 euros pour cette version, oui ce n'est pas donné, c'est un petit luxe).

  • Petit luxe anti-crise #8 à Metz : la pâtisserie allégée mais gourmande

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    Moi non plus je ne n'y croyais pas trop : c'est connu, un gâteau au fromage blanc 0 % ça ne peut pas être bon. Mais ici on est dans le hors norme. La texture n'a rien à voir avec ces masses habituellement lourdes, pâteuses et plombées. Dans l'assiette arrive un nuage. Le secret ? J'ai parié que le pâtissier n'utilisait pas de jaune d'oeuf. Pas du tout. Le fromage est juste battu bien plus longtemps que d'ordinaire. Léger et léger.

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    Autour de 3 euros la part pour avoir le droit à quelques myrtilles par-dessus.

    Pâtisserie Buttner, sans doute la meilleure de Metz. 18 en Fournirue, 57 000 Metz, 03 87 36 07 05.

  • Petit luxe anti-crise #7 : une huile de tournesol à déguster

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    Laurent Cazottes ne fait pas que dans le fruit ou dans les plantes. Les tournesols sur son domaine, il les transforme en une huile majestueuse. "Il faut goûter ça pour retrouver le bon goût du tournesol que l'industrie agro-alimentaire nous a volé" explique-t-il. En effet, on croque dans la graine parfumée, dans l'oléagineux de premier choix. J'interdis qu'on l'utilise en cuisson : comme tout bon produit, elle doit arriver brute pour couronner une bonne salade. Huit euros jusqu'à ce soir au salon Saveurs porte de Champerret ou sur le site du producteur.

  • Petit luxe anti-crise #6 : le muscadet qui pétille

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    Bon d'accord. A proprement parler, ce n'est pas un muscadet. Souvent dans les titres on simplifie. Pour être clair, il s'agit d'un pétillant méthode traditionnelle produit par un des rois du muscadet, Jo Landron qui vinifie évidemment dans le 21. L'homme de l'Amphibolite Nature et du Fief du Breil. Cette cuvée-là s'appelle Atmosphères. Je l'ai goûtée il y a quelques jours, j'y suis revenu très vite. On est sur de la folle blanche (80 %) et du pinot noir (20 %). Ce qui signifie acidité et force, le tout sur des vignes de 10 à 30 ans. Vinifié sans abus de soufre.

    Après ces considérations de mec qui fait semblant de s'y connaître, entrons dans le coeur du truc. Je l'ai servi hier soir en apéro. "Ah tiens du champagne un dimanche soir !" me dit-on quand j'ouvre la bouteille. Oui, dans le geste tout y est : la collerette à enlever, le bouchon qui saute, le jus qui arrose. En bouche, sans savoir de quoi il s'agit, on peut aussi se faire avoir. Bien sûr, il n'a pas la longueur et la complexité de certains champagnes (heureusement d'ailleurs). Mais par rapport aux mauvaises bulles de grande distribution, il est clairement un cran au-dessus. "Même que je préfèrerais ça au champagne !". Et un cran en-dessous question prix : 7 euros chez le producteur. Oui, 7 euros.

    Le seul souci, c'est qu'il n'y a que 12 000 bouteilles par année. Il faut les trouver. Jusqu'à ce soir au salon des Vignerons indépendants Porte de Versailles à Paris. Ou à la Cave des Papilles, pour quelques euros de plus.

  • Petit luxe anti-crise #5 : les marrons glacés de La Mère de Famille

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    Je le dis tout de suite : je n'aime pas ça. Ou alors en brisure dans un faux tiramisu ou dans un gâteau au chocolat amélioré. Mais d'autres adorent les marrons glacés.

    Par contre, ce que j'aime bien moi dans cette confiserie, c'est qu'elle a une saison bien définie. De novembre à janvier en gros. Pas question de trouver un marron glacé digne de ce nom en avril : le composant principal ne se cueille qu'à l'automne. Donc dès que les mois raccourcissent, direction la superbe confiserie La Mère de Famille pour mater celui qui est considéré comme le meilleur marron glacé de la capitale (selon les classements assez intelligents du Figaroscope).

    Il y a quelques années, je crois me souvenir qu'ils affichaient le prix au kilo ; sans doute jugé prohibitif, on n'a plus droit qu'au prix aux 100 grammes. Comme si ça changeait quelque chose, comme si mentalement ça passait mieux. Alors que c'est peut-être pire. On tourne autour de 10 euros désormais. Les 100 grammes oui. Ce qui fait que la petite perle revient à quelque chose comme 2,5 euros. Il faut dire que partout ailleurs le prix est aussi très élevé, le marron glacé reposant sur une qualité et un processus de fabrication traditionnel complexe et les deux se paient. Chaque automne, je n'en achète qu'un seul ; moi je n'aime toujours pas ça.

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    A La Mère de Famille, 35 rue du Faubourg Montmartre, 75 009 Paris, 01 47 70 83 69.
  • Petit luxe anti-crise #4 : boire un beaujolais nouveau avant la date officielle

    Le beaujolais nouveau 2010 existe, je l'ai rencontré. C'était samedi 13 novembre, bien avant le jeudi 18, jour où il va débouler sur les comptoirs. A la différence du 2009 plus lourd, il est déjà facilement accessible, voluptueux, léger, fruité, gouleyant. Pas forcément grandiose mais rafraîchissant. De toute façon, on ne lui en demande pas plus. Mais attention : j'ai choisi un véritable vigneron qui travaille de manière artisanale et naturelle. Loin des trucs imbuvables à 3 euros la bouteille, j'ai mis 8 euros dans ce premier beaujolais nouveau de l'année. Et il les valait. Une belle entrée en matière.

    Le petit luxe du jour, c'est donc ce sentiment égoïste d'appartenir à l'élite du pinard. Egoïste, pas tout à fait : autour de la table samedi, nous étions quelques amis à boire avant la date officielle. Depuis 1985, la date légale de mise en vente des vins nouveaux correspond au troisième jeudi de novembre. Interdiction est faite par les services des douanes d'en écouler avant ce jour. Pour éviter de mettre mon dealer dans la panade, je vais garder pour moi la provenance de ce joli cadeau.

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  • Petit luxe anti-crise #3 : les copeaux de bonite séchée

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    C'est à Nara, ancienne capitale du Japon au VIIIe siècle, que j'ai découvert il y a quelques années les okonomiyaki. Le jeune cuisinier faisait cuire avec dextérité un plat entre la crêpe et l'omelette, garnie avec ce qu'on veut. Ce qui revient souvent par contre, ce sont les copeaux de bonite séchée  ajoutés en toute fin de cuisson. Puisqu'ils sont très très fin, ils se mettent à danser sous l'effet de la chaleur. A frétiller, à chanter. Quand le restaurateur joue le côté théâtral, le client est ébahi. On a l'impression de manger quelque chose d'encore vivant.

    Mais de quoi s'agit-il ? La bonite est un poisson assez gros, de plusieurs kilos, à rapprocher du thon. Mais elle n'est pas aussi menacée que son cousin rouge. Les Japonais l'utilisent râpé (katsuobushi : les copeaux de bonite) dans l'un des fondamentaux de leur gastronomie, le dashi, c'est-à-dire le bouillon qui sert à préparer entre autres la soupe miso. On en trouve aussi comme garniture dans les sandwichs japonais, les onigri (pour les goûter direction Naniwa-Ya, rue Sainte-Anne, à Paris). A l'ouverture du sachet, le goût de poisson est très fort mais il s'atténue lorsqu'on le cuisine

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    Revenu justement de la rue Sainte-Anne avec un petit paquet de 25 grammes (environ 2,50 euros), je décide de l'associer avec un oeuf au plat. Pour donner à ce dernier un goût fumé. Même avec la dose énorme que j'ai balancée, ce n'était ni extrêmement salé ni trop fort en goût. Il faut par contre que la surface de l'omelette soit chaude, voire cuite, pour que les copeaux s'agitent. Je ne suis pas certain que cela fonctionne avec des oeufs bien baveux.

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    Le lendemain midi, je me suis dit qu'une vidéo expliquerait mieux la chose. J'ai pris un oeuf battu cette fois. Et quand il était bien chaud, plouf une poignée de copeaux de bonite. Ah tout le cholestérol que je m'envoie pour ce blog...

    La bonne solution serait plutôt de faire une belle omelette pour deux à l'ancienne, de retourner une moitié sur l'autre et de saupoudrer de copeaux la partie que l'on vient de replier. Ainsi on a tout : une omelette cuite, le coeur encore baveux et les copeaux qui dansent sur le dessus.

    En vente chez K-Mart, 8 rue Sainte-Anne, 75 001 Paris, 01 58 62 48 74. Et puis ça change de Kioko.

  • Petit luxe anti-crise #2 : les légumes de Joël Thiébault

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

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    Joël Thiébault. Voici un homme souvent cité sur les cartes des restaurants ou les blogs. J'arrive sans doute après la bataille, mais quel aliment est plus représentatif des petits luxes anti-crise que ses légumes extraordinaires ? Ce maraîcher établi dans les Yvelines fournit les grandes tables parisiennes, des étoilées classiques aux nouvelles branchées. C'est in d'avoir du Thiébault au menu, mais c'est surtout très bon quand le légume est bien cuisiné : ainsi la carotte-betterave de La Gazzetta. Variétés rares ou presque inconnues, légumes affriolants et étonnants, couleurs aguicheuses ou surannées, notre homme ne fait pas dans la mode : les légumes ne sont pas forcément bio ou modifiés pour aller dans le sens du vent (même si beaucoup de professionnels des métiers de bouche tentent de le récupérer). Au contraire. Joël Thiébault, c'est une sorte de conservatoire de la table.

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    Pour le commun des mortels comme moi, et c'est là que ça devient intéressant, Joël Thiébault vend aussi ses légumes sur les marchés (ou par correspondance). J'étais au métro Iéna il y a deux semaines avec mon petit cabas : je suis ressorti soulagé de 10 euros (la limite que je me suis fixée pour les petits luxes anti-crise) mais surchargé d'une énorme botte de carottes (oranges, jaunes, blanches), des radis multicolores (les radis cerise sont extra, les jaunes assez piquants), une livre de pommes de terre rattes et une livre de pommes de terre vitelottes. Sans oublier les superbes navets jaunes boule d'or.

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    Puisque ce ne sont pas du tout les mêmes légumes que ceux de la grande distribution, le prix au kilo n'a rien à voir non plus... Et encore : la botte de carotte est vraiment énorme et une seule pièce suffit à concocter une purée pour deux. Evidemment les prix ne sont pas tous aussi serrés que pour les carottes, du fait de la rareté et de la qualité de certaines pièces. Question originalité, je suis plutôt resté dans les clous. J'aurais pu me laisser tenter par la belle panoplie d'herbes aromatiques assez introuvables comme les feuilles de moutarde. Ou les petites aubergines, les betteraves rigolotes, les blettes multicolores, les choux-fleurs violets...

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    Joël Thiébault, de 8h à 13h les mardis et vendredis sur le marché de la rue Gros. Et les mercredis et samedis sur celui de l'avenue du Président-Wilson. Tous deux dans le 16e arrondissement de Paris.

  • Petit luxe anti crise #1 : une burrata aux figues

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.
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    Pour simplifier, disons que la burrata est une grosse mozzarella au coeur crémeux. Pour compliquer les choses, disons qu'il s'agit d'un fromage au lait de vache originaire des Pouilles, le talon de la botte italienne : son enveloppe extérieure assez rigide rappelle effectivement la mozzarella et son coeur renferme une crème fromagère absolument exceptionnelle.

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    Son prix ne va pas grever le budget du mois : 5 euros et c'est pour deux personnes. Ensuite, il suffit de quelques filets d'une bonne huile d'olive, de poivre en grains concassés avec le dos d'une cuillère, de gros sel et de quelques tranches de pain de campagne pour tartiner la burrata. Autre "gros" poste de dépense : les figues. Rendons à César ce qui lui appartient : j'ai piqué l'idée au Café de la Nouvelle Mairie. Deux figues bio à couper en lamelles fines : 1 euro.

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    Ne pas oublier de sortir la burrata du réfrigérateur au moins 45 minutes avant dégustation sinon elle serait trop compacte et pas assez crémeuse. Et d'ailleurs pour expliquer le coeur crémeux aux convives, fendez la boule blanche en deux avec bon couteau avant de servir.

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    La burrata entre bien dans la catégorie des petits luxes anti-crise : produit d'exception peu onéreux, elle est aussi largement inconnue. Faites le test autour de vous, demandez ce qu'est une burrata. Hormis les fous de fromages italiens et les habitués de La Crémerie (là où je l'ai découverte), personne ne saura répondre.

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    Remontons la filière, de la vache à l'assiette. Cette burrata onctueuse vient d'une laiterie de Putignano, au sud de Bari en Italie donc. Le distributeur, dont la jolie vache orne l'emballage, se cache à Itri, un bled sur la Via Appia à mi-chemin entre Rome et Naples. Et le produit, nous l'achètons à la coopérative italienne Latte Cisternino à Paris. J'ai déjà essayé la burrata d'autres traiteurs italiens bien plus chers : le résultat n'a jamais été aussi savoureux. Sans doute les très bonnes fromageries en proposent-elles aussi, selon les arrivages.

    Coopérative italienne Latte Cisternino, plusieurs adresses à Paris dans les V, IX et XIe arrondissements.

  • Petits luxes anti-crise : kézako ?

    Pour oublier brièvement les soucis du quotidien, rien de mieux qu'ouvrir une bouteille hors du commun ou manger un plat d'exception. C'est ce que je vais essayer de faire partager chaque semaine en mettant à l'honneur ces petits luxes anti-crise qui ravissent les papilles sans percer le porte-monnaie. Disons 10 euros au grand maximum (et le plus souvent moins).

    Comment ça marche ? Chaque lundi, un petit post vient mettre à l'honneur un comestible qui rend heureux et qui coûte tout juste une poignée d'euros. Car à "luxe" reste accolé l'adjectif "petit" : je le répète, on ne va pas se ruiner.

    Un exemple ? Quoi mieux que le chocolat pour réconforter ? D'ailleurs en ce moment il est partout, dans tous les magazines, sur toutes les vitrines. La faute à l'ouverture du salon du Chocolat à Paris. Pour mes petits luxes anti-crise, je ne vais pas vous dire "allez acheter un kilo des merveilles que confectionne Patrick Roger !" ; il vous en coûterait une centaine d'euros. Pourquoi ne pas se faire simplement plaisir avec deux ou trois petits chocolats de dix grammes chacun dont le souvenir sera quasi mythique.

    Mais au fait... le luxe c'est quoi ? Avant tout on peut parler gros sous comme Louis Vuitton qui vend de la toile cirée au prix du caviar. Le luxe = quelque chose de très très cher. Peut-être... mais pas que. Le luxe, c'est aussi avoir une idée qui sort de l'ordinaire : marier tel aliment de qualité avec tel autre de toute aussi bonne qualité, trouver des produits singuliers, dégoter la petite bouteille qui illuminera la table...

    Maintenant, va falloir s'y tenir chaque lundi. La liste exhaustive des petits luxes anti-crise qui se complétera semaine après semaine est à retrouver en cliquant sur ce lien.

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