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andré beaufort

  • Beaufort, j'adore

    Non je ne parle pas du fromage des alpages. Mais du champagne André Beaufort, à Ambonnay. Je porte haut les couleurs de Drappier comme on l'aura compris, mais c'est Beaufort qui me tape dans l'oeil à chaque bouchon qui saute.

    J'en avais acheté 3 bouteilles à la dégustation champagne aux caves Augé l'hiver dernier. Vingt-trois euros la quille, j'en ris encore. Quand on connaît le prix du Moët et Glandon ou de la Veuve Poignet (pardon, Cliquot)... J'en ai ouverte une à Metz, on m'a demandé si je n'avais pas coupé mon champagne à la truffe. Si, si ai-je répondu. C'est vrai que le côté champignoné de ce champagne (allitération ?) m'excite beaucoup : dit comme cela, les buveurs pourraient être rebutés. Mais vous testerez, vous m'approuverez. Ce goût est plutôt synonyme d'une certaine finesse.

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    A chaque fois il s'agissait de la cuvée "élaborée par Saint-Jean Baptiste", section "réserve", maternité Polisy. Ce qui ne veut sans doute pas dire grand-chose. Une fois dans le verre, on se rend bien compte qu'il ne faut pas s'en servir pour baptiser qui que ce soit. Simplement le boire, retrouver le goût d'un champagne qui envoie, qui balance. Et à un prix ridicule (bis).

    En Champagne, les Beaufort sont les pionniers d'une viticulture saine. Depuis 1971, oui 1971, vous avez bien lu, ils font l'impasse sur les produits de synthèse. Avec tout ce que cela implique comme réflexion sur les méthodes de culture et de vinification. Evidemment ce surplus de travail à la vigne se ressent dans le verre.

    PS : je reviendrai plus tard sur le côtes-du-rhône Haut-Musiel Tralamont. A goûter une nouvelle fois.

  • Dimanche midi liquide

    Lors d'un petit repas du dimanche en famille, lorsqu'on n'a pas trouvé de champagne de vigneron, un ami conseillait de se rabattre sur Bollinger. Et puis quoi ? Un petit test ne fait pas de mal, je n'y avais jamais goûté (34 euros chez Vénus Vins à Metz, une grosse poignée d'euros de plus à Paris). Encore une fois, il faut attendre quelques minutes que les bulles aient fini de s'exciter pour laisser entrevoir un joli vin au caractère assez fin. Dommage qu'il soit presque deux fois plus cher qu'un extraordinaire André Beaufort (dont on devrait reparler d'ici peu) mais qu'on ne trouve pas partout.

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    Pour doper le gigot, je me suis dit qu'il fallait inaugurer la saison du rosé. Désirant me retaper toute la gamme de Jean-Christophe Comor que j'ai tant aimé à la Crémerie il y a de cela quelques années, j'ai dégoté une bouteille de sa cuvée L'Apostrophe (9 euros aux Caves de l'Insolite). Très pâle, j'adore. Même si j'adore aussi les très rouges comme ceux de Pfifferling. Donc très pâle là, un poil encore sur la réserve normal pour un 2009 dégusté en mars - mais un beau vin prometteur pour cet été, à un prix dérisoire pour un si beau travail de vigneron (et d'intello). La preuve, il a vite été vidé.

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    Enfin, une note absolue. Pas de la vodka, merci. Non, de l'eau-de-vie de lie-de-vin (SGN 1998) de chez Binner. Une folie quand on y réfléchit vraiment. Le paradis des eaux de vie quand on l'a eu une fois en bouche. Le genre de choses qui nous fait dire "après ça, je ne boirai plus d'eau-de-vie", comme on dit "je ne boirai plus de champagne après Selosse". Un alcool à 40° fruité comme un raisin de grand cru. J'en avais déjà bu une rasade à Noël, après un plus gros repas, ce qui ne m'avait pas mis dans les meilleures dispositions. Ce dimanche par contre, cette bouteille était fulgurante. J'en ai abusé sans doute, mais que celui qui n'a jamais abusé de Binner me jette la première bouteille...

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