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atmosphères

  • Eric Callcut, la Loire dans le Jura

    Chez Vivant l'autre soir, j'ai vu passer une bouteille couleur papier jauni à l'écriture colorée. Je n'en avais encore jamais vue en vrai, mais je l'ai tout de suite reconnue. Eric Callcut. Un vigneron qui appartient désormais à la légende : il a passé quelques années sur les bords de Loire à vinifier beaucoup de chenin et quelques autres cépages. Aujourd'hui il est donné en Israël ou en Haute-Loire, moi je n'en sais rien : Christian Authier qui lui consacre son dernier ouvrage "Boire pour se souvenir" en sait peut-être plus. En tout cas, ses vins sont vraiment très rares.

    Sauf chez Vivant donc. D'ailleurs la tablée qui la sifflait ne l'a pas finie. Je m'approche de Pierre Jancou et lui dit qu'il m'en faut une, coûte que coûte. Voici donc la dernière cuvée d'Eric Callcut. 1998. Bouchon de cire verte, aucune inscription qui puisse m'indiquer la cuvée. Si quelqu'un a des infos...

    On l'ouvre chez Olivier. A sa fenêtre, en cet fin d'après-midi bien chaude, difficile de percevoir vraiment sa couleur. Si je tourne la bouteille vers les Champs-Elysées c'est un peu or. Si je me tourne vers la porte Maillot, c'est plus ocre : normal, le soleil se couche.

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    En bouche, ça dit quoi ? C'est fichtrement condensé mais sans être lourd. Aucune déviance, aucun problème de conservation, le vin apparaît vraiment net. Mais incroyablement oxydé : oui, certains vont dire que c'est une déviance, pas moi et je ne vais pas entrer dans le débat. Bref à l'aveugle, c'est un vin du Jura. Dis comme ça, elle parait difficile à boire ; dans la réalité, cette bouteille est un délice, la minéralité est tout à fait là. C'est sauvage, ça ne ressemble à rien (et tant mieux) et c'est enveloppant. J'ai trouvé un mot pour ce vin : la félicité.

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    Difficile pour les bouteilles qui suivaient de soutenir la cadence. L'Atmosphères de Jo Landron (bu avant Callcut pour s'exciter les papilles), le champagne Mailly cuvée L'Intemporelle (avec laquelle je n'ai malheureusement pas accroché... mais bon, après Callcut...) et le gaillac Bois Moisset 2009 de Sylvie Ledran et Philippe Maffre, on en reparlera).

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    Enfin un petit whisky de Michel Couvreur, le très joli Overaged. Dans les jolis verres d'Olivier (achetés à la Maison du Whisky), tout est ramené vers le nez : le jus est sublimé.

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  • Le plat presque détox du 26 au soir

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    Quand tout le monde est parti et que la fête est finie, je recherche toujours quelque chose de rassurant et de léger. Atmosphères de Jo Landron, un petit pétillant cousin du muscadet (déjà bu ici et surtout présenté dans le détail là) qui se marie parfaitement avec des pâtes à la poutargue. Il suffit de cuire quelques bonnes pâtes, de râper la poutargue par-dessus (l'une des meilleures, la poutargue Memmi à 100 euros le kilo chez mon traiteur grec) et de rajouter un peu de crème fraîche parce que bon, c'est encore un peu les fêtes...

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  • La Cave à Montreuil : mouais...

    A l'époque, c'était considéré comme le meilleur restaurant de Montreuil. Depuis, la gentrification (l'arrivée des bobos pour simplifier) encore plus poussée a fait fleurir d'autres adresses encore plus haut-de-gamme. Force est de constater que la majorité de l'assiette est bonne (16 euros le moindre plat tout de même). Ainsi le bar entier de Franckie ou ma bavette. Seulement les légumes de l'un paraissaient sortir du congélo et le gratin dauphinois de l'autre ne semblait pas tout à fait catholique. Côté cave, les prix des bouteilles un peu élevé : 13 euros pour Atmosphères de Jo Landron, alors qu'elle est à 10 au centre de Paris, à la Cave des Papilles. Donc sentiment mitigé.

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    La Cave est Restaurant, 45 rue de Paris, 93 100 Montreuil sous bois, 01 42 87 09 48.

  • Petit luxe anti-crise #6 : le muscadet qui pétille

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

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    Bon d'accord. A proprement parler, ce n'est pas un muscadet. Souvent dans les titres on simplifie. Pour être clair, il s'agit d'un pétillant méthode traditionnelle produit par un des rois du muscadet, Jo Landron qui vinifie évidemment dans le 21. L'homme de l'Amphibolite Nature et du Fief du Breil. Cette cuvée-là s'appelle Atmosphères. Je l'ai goûtée il y a quelques jours, j'y suis revenu très vite. On est sur de la folle blanche (80 %) et du pinot noir (20 %). Ce qui signifie acidité et force, le tout sur des vignes de 10 à 30 ans. Vinifié sans abus de soufre.

    Après ces considérations de mec qui fait semblant de s'y connaître, entrons dans le coeur du truc. Je l'ai servi hier soir en apéro. "Ah tiens du champagne un dimanche soir !" me dit-on quand j'ouvre la bouteille. Oui, dans le geste tout y est : la collerette à enlever, le bouchon qui saute, le jus qui arrose. En bouche, sans savoir de quoi il s'agit, on peut aussi se faire avoir. Bien sûr, il n'a pas la longueur et la complexité de certains champagnes (heureusement d'ailleurs). Mais par rapport aux mauvaises bulles de grande distribution, il est clairement un cran au-dessus. "Même que je préfèrerais ça au champagne !". Et un cran en-dessous question prix : 7 euros chez le producteur. Oui, 7 euros.

    Le seul souci, c'est qu'il n'y a que 12 000 bouteilles par année. Il faut les trouver. Jusqu'à ce soir au salon des Vignerons indépendants Porte de Versailles à Paris. Ou à la Cave des Papilles, pour quelques euros de plus.

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