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au bon marché

  • Du Médoc mais pas de photo

    Nous avons débouché le médoc acheté au Bon Marché. J'en avais déjà parlé dans cette note. Je rafraîchis les mémoires. Il s'agit d'un Château Tour-Haut-Cassancru bourgeois, 2003 (17 euros). Sur le romazava, ce superbe pot-au-feu malgache aux feuilles et fleurs de brèdes mafane, il est totalement flingué. Mais tout vin serait flingué par un tel plat. Non pas que l'assiette soit épicée, mais un picotement caractéristique des papilles (qui vient des brèdes) empêche de se concentrer sur tout liquide qui l'accompagnerait. A Madagascar on se fait pas chier, on le mange avec de la bière.

    Sur le plateau de fromages, le médoc peut enfin se révéler. Il est extra, concentré mais digeste. En tout cas pour les amateurs. Mais voilà, c'est pas pour moi. Le bordeaux, je n'y arrive pas. Hormis un ou deux (autres) producteurs. C'est plus fort que moi. Désolé.

  • Comment bien entamer la semaine

    Pour tromper l'ennui du dimanche après-midi, j'avais fait une soupe de potimarron. Sympa, veloutée, attirante. Mais bon, le-dit légume aurait passé trop de temps à gamberger dans le frigo, cet ennemi du vivant. Seul, sans personne à qui parler, il a verdi. Et pour les papilles, ça s'est révélé pas du tout aux pommes. Mais bon.

    J'ai pris les devant, sorti les sardines au citron et au muscadet, de la conserverie la Belle Iloise, à Quiberon, achetée chez G. Detou, mon dealer. Le fumet était bien différent, heureusement. Logiquement, j'ai sorti un vin très sec, en accord avec le muscadet, m ais pas du tout adéquat question terroir. Résultat : un blanc du côté de Gaillac (8,70 euros au Bon Marché). Un Causse Marines, les Greilles 2007, situé à Vieux, dans le 81. Un vignoble bio, où la mention "contient sulfites" n'apparaît pas. La morale de l'affaire ? Demain, pas de mal au crâne.

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    Au dos de la bouteille, à l'instar de la femme enceinte qui boit de l'alcool, il y a une tête de furet barrée d'un gros trait noir. A quoi cela fait-il allusion ? Help !

    Ces quatre sardines de belle facture ont bien supporté l'alliance Quiberon-Gaillac (500 km à vol d'oiseau), car le Gaillac a fait son travail, malgré cette circonstance aggravante qu'était la télé allumée sur la sixième chaîne. Un dîner marrant le dimanche soir. Un pied de nez à la grisaille du lundi. Et c'est ça qui compte.

    Note au benêt : oui, le Bon Marché, dans le 7e arrondissement de Paris, c'est cher. Voire très cher. Voire très, très, très cher. Normal, c'est un autre monde. Sauf pour le pinard. Il y a toujours 1 à 2 euros de moins, voire beaucoup plus en période de promotion, par rapport à tous les cavistes de la capitale. Le bon plan du moment.

  • Ebrescade 2004 - partie 1

    Ce samedi soir, j'ai voulu faire les choses simples mais un peu originales. Un hachis porc-mentier© (copyright sur le jeu de mots, merci) à base de palette de porc et de vraie purée. Pour exciter un peu le cochon, une star. Marcel Richaud, Cairanne rouge 2004, lieu-dit l'Ebrescade (au Bon Marché, 26 euros). En gros, la meilleure cuvée d'une star des Côtes-du-Rhône.

    Cairanne blanc à midi, Cairanne rouge le soir, merci à ceux qui suivent.

    Degré alcoolique bien élevé (15,5°). Il fut meilleur une fois passé en carafe. Mais pas carafé assez longtemps et servi trop froid. Bam ! Les deux erreurs qui font plonger le sommelier. Le vin était sympa. Mais à voir avec l'un de ces moments de pur extase, de ceux qui m'ont incité à ouvrir ce blog.

    C'était il y a quelques semaines, à Châtillon-sur-Saône, avec Thomas et Olivier. Il faut dire qu'on n'en était pas à la première quille, qu'on avait déjà salué le Beaujolais blanc de Valette et le Tavel de Pfifferling, le meilleur vin du monde. Le Richaud de ce soir-là, c'était un Ebrescade aussi, mais un 2005 (au Verre volé, 26,5O euros). Voilà peut-être aussi pourquoi. Il était extraordinaire. On ne réfléchissait plus au parfum de cuir de Russie ou au sous-bois après la pluie. D'ailleurs, on n'y a jamais réfléchi à ces conneries. On buvait du bonheur partagé. A rivaliser avec ce que l'on peut imaginer des meilleurs vins rouges.

    Pour revenir à mon hachis de samedi soir, c'était de la bouillie. Purée trop liquide. J'ai eu la main trop lourde sur la crème, le beurre, le lait tiède. Le passage au four lui a fait perdre les eaux.

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