Avertir le modérateur

azabu

  • Le Bistrot Paul Bert aime le morgon

    Le morgon de Jean Foillard, je ne sais pas pourquoi mais je n'y suis jamais vraiment arrivé. Là je vais déclencher une bronca. Pourtant désormais pas mal de restos en proposent, on en voit même dans les boui-bouis qui viennent de se convertir au vin naturel et tous adorent. Peut-être suis-je trop braqué sur Karim Vionnet ou Marcel Lapierre. Peut-être que certains de ces restos ou bars ne font pas l'effort de bien conserver ces vins : les vins naturels doivent être gardés à moins de 14°C. Il est probable que souvent ce ne soit pas le cas, ce qui donne un vin passé voire vinaigré.

    Au Bistrot Paul Bert, rien de la sorte. J'ai donc un peu changé d'avis ce soir en goûtant un superbe morgon 2008 bien dans le fruit et plutôt long en bouche. Un vin bien ouvert... Il faudrait demander à tout commerce qui sert du vin naturel de le respecteur un peu plus.

    Ah oui, donc on est ce soir chez Paul Bert. Rien que pour le menu à 34 euros (entrée, plat, dessert). Ce qui change un peu des admirables menus de midi (16 euros) goûtés une fois ici et une autre fois là.

    IMG_0478.JPG

    Le menu à 34 euros envoie du bon. Tartare de mulet avec une huile d'olive saisissante : on pourrait presque dire qu'elle fait le plat à elle toute seule. Une chose est sûre, on la sauce.

    IMG_0475.JPG

    En  face de moi, l'omelette aux cèpes. Je n'y ai pas goûté, mais ça fait clairement envie.

    IMG_0480.JPG

    Arrive le gros morceau, l'entrecôte. Et là, je me suis dit que j'avais le mauvais choix. Sans doute n'avons-nous jamais mangé une aussi bonne viande à Paris.... Sauf chez Azabu, mais c'est complètement différent. Noisettée, fondante, vigoureuse, viandarde. Un délice. Sur le menu, est bien précisée le mode de cuisson à choisir  : "bleu, saignant ou mal cuit". Ici, saignant. Ouf, on a évité la rage du chef...

    IMG_0482.JPG

    Et que dire des frites qui l'accompagnaient... La photo, pour une fois, parle toute seule.

    IMG_0484.JPG

    Pour ma part, c'était donc un agneau rosé et ses petits légumes. Délicieux et surtout parfaitement cuit. J'ai tout mangé, même si l'estomac avait un peu de mal, c'est assez copieux. Autre souci : la viande d'à-côté me faisait du rentre-dedans, mais j'ai résisté, j'ai fini l'agneau.

    IMG_0486.JPG

    Pour le dessert, cap sur les bulles. You are so bubbly du couple Chaussard, pétillant naturel rosé composé de plein de cépages. Un côté cidré, brut sans être trop sucré. Il s'agissait de titiller un peu le palais, c'était parfait.

    IMG_0491.JPG
    IMG_0489.JPG

    D'un côté, le soufflé au chocolat bien mousseux.

    IMG_0493.JPG

    De l'autre, la tarte à la mirabelle croustillante et tout simplement lorraine. Ce qui fait que cette cuisine ne peut que me parler...

    IMG_0495.JPG

    Bistrot Paul Bert, 18 rue Paul Bert, 75011 Paris, 01 43 72 24 01.

  • Azabu : la plancha japonaise qui décolle

    On va la jouer direct. Chez Azabu, c'est bon. Point. D'ailleurs, c'est fou le nombre de très bons restaurants que l'on fait en ce moment. Et pas donnés d'ailleurs. Ah c'est pour cela que mon banquier m'appelle plus souvent ?...

    Direct, comme la plaque chaude (teppanyaki) devant lequel on avait réservé. Pensez à demander cette table (celle à droite, contre le mur, face au chef d'orchestre).

    P14-05-10_19.30.JPG

    Direct comme le menu à 39 euros, le soir.

    Direct comme ce verre de saké (8 euros, un sacré direct aussi dans le porte-monnaie). Je ne reviendrai pas sur la différence entre saké japonais et liquide vaisselle chinois, il y a des maisons pour cela.

    Direct comme ce plat désormais mythique pour mon palais. Des racines de lotus au fromage et copeaux de bonite séchée (à la manière des okonomiyaki pour qui connaît). C'est tout con en réalité, c'est 12 euros à la carte, c'est adéquat pour un déjeûner et, évidemment, ça ne fait pas envie au premier coup d'oeil. Mais vous aimez les pommes de terre non ? Donc vous aimerez les racines de lotus...

    En bouche, la cuisson se révèle plus que parfaite et le plat vivant : la bonite s'agite. Incroyable. Trouvez moi tel frétillement à Paris dans un resto français...

    P14-05-10_19.51[01].JPG

    Direct aussi comme ce morceau de boeuf wagyu (supplément 10 euros, boum !) qui va finir dans mon assiette puis dans mon estomac. Une viande grasse au parfum envoûtant. Le genre de viande qui nous fait oublier les saloperies ingurgitées depuis des années. Le gras bien disséminé dans les muscle flatte les papilles. Facile ? Non pas tant que cela. J'ai failli dire au cuisinier-cuiseur d'arrêter, que ma viande était assez cuite...

    P14-05-10_20.06.JPG
    P14-05-10_20.08.JPG

    Grand bien m'a fait de ne rien dire, de laisser le maître oeuvrer. Ah ce boeuf... Il faut y goûter pour comprendre combien ce genre de gras est bon, combien la viande c'est bon. C'était un message de la fédé des bouchers.

    S'ils ne viennent pas directement de Kobé (le prix s'en trouverait multiplié et la patronne m'a dit que de toute façon son importation est interdite - pourquoi ?), les boeufs de race japonaise wagyu sont choyés en Espagne : massés et nourris à la bière. Le rêve non ?

    Côté bibine, optez pour le saké chaud, une vingtaine d'euros les 50 cl : vous m'en direz des nouvelles.

    Azabu, 3 rue André Mazet, 75006 Paris, 01 46 33 72 05.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu