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  • Beaune : le Comptoir des Tontons travaille les produits bourguignons

    Un trop petit séjour en Bourgogne m'a enfin permis de découvrir THE adresse de Beaune pour les amateurs de miam-miam. Le Comptoir des Tontons est à la fois un sympathique caviste et un vrai restaurant où les bons produits de la région sont mis en avant. On se croirait presque à Paris tant la carte fait dans le nème-droppingue sur la provenance des escargots, des légumes, du fromage : moi ça ne me dérange pas du tout, au contraire. Pourquoi gueuler alors qu'il est élémentaire de nous expliquer d'où provient ce que l'on va manger ?

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    Pour cela, cap sur le menu "Escapade en Bourgogne" à 30 euros. Cinq plats en "petite" portion, comme écrit sur la feuille du jour. Soufflé à l'ami du chambertin, bien foutu même si pour moi le fromage c'est brut. Le petit pot d'à-côté est fulgurant : escargots au jus d'herbe très peu gras, presque croquants, bien assaisonnés. Débarassés de leur habituel beurre, les escargots prennent un parfum champêtre.

    Pour accompagner l'entrée, un verre de chablis Rosette 2009 des De Moor. Tenace, sur l'acide plutôt que le gras trop souvent rencontré dans cette appellation que je ne porte pas spécialement dans mon coeur (oui, on a tous des idées reçues). Mais à sept euros le verre, c'est un peu dommage de charger à ce point la mûle l'addition. Sinon, l'adresse a quelques très belles références naturelles, notamment le gamay de Prieuré-Roch (et moins chères à la bouteille : à 18 euros contre 25 à Paris).

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    Le boeuf bourguignon en "petite" portion est bien présent dans l'assiette. Viande fondante, sauce nappante, légumes frais et croquants : c'est simple, on se régale. Ce plat est-il vraiment préparé avec du vin de Bourgogne ? Difficile à dire après cuisson...

    Dans le verre en tout cas, c'est bien un beaune rouge 2009 de la maison Camille Giroud qui travaille surtout avec le négoce (7 euros là encore). C'est assez charmeur dès la première gorgée, dès le nez même. C'est plutôt classique et j'ai le sentiment d'une extraction un poil poussée. Mais ce que j'ai goûté ne m'a pas laissé indifférent. J'ai d'ailleurs acheté une bouteille de premier cru pour voir ce que ça peut donner. A suivre...

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    Belle tranche de chaource sur du pain d'épeautre, le tout passé au four. On l'imagine mollasson, c'est en fait bien croquant. 

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    Glace vanille avec sirop de cassis surmonté d'un superbe pain d'épice moelleux et corsé. Ce qui parait simple, voire simpliste, est en réalité un dessert plutôt casse-gueule si tu n'as pas les bons ingrédients et la bonne humeur à portée de main.

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    Le Comptoir des Tontons, 22 rue du faubourg Madeleine, 21 200 Beaune, 03 80 24 19 64. 

  • C'est beau l'unanimité de la charcuterie

    Pour fêter le charcutier de génie Eric Humbert (dont on reparlera) réunissons quelques bons vivants. En apéro, il suffit d'un boudin aux truffes (qu'on ne trouve que pendant les fêtes de fin d'année et à Pâques je crois) : juste cuit et tranché. Brut.

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    En plat, toujours le même artisan et sa fameuse tourte lorraine à réchauffer. Seconde fois qu'on la mange cette semaine. A nouveau tout le monde est conquis. C'est beau l'unanimité de la charcuterie.

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    Côté vins, du joli aussi. La cuvée Carabas 2008 (dominante chenin) du domaine de la Garrelière en Touraine aussi réussie que le pétillant Milliard d'Etoiles : "c'est bon" a-t-on entendu. Puis le côte-de-beaune de Jean-Claude Rateau 2008 bien acide, plus tendu et peut-être moins digeste. Quant au pernand-vergelesses rouge 2008 de chez Pavelot, on ne le présente plus : la quintessence d'un vrai bourgogne.

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    L'affaire s'est corsée autour de la quetsche 1974. Distillée maison évidemment. Le bouchon un peu vieux a explosé quand on y a introduit le tire-bouchon. Thomas sait comment faire : il suffit d'avoir un filtre à café à portée de main (rappelez-vous, c'est le truc qui servait à faire du café-lavasse avant Nespresso...) et de transvaser d'un récipient à l'autre avant de le remettre dans une bouteille propre.

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    A la différence du bouchon, la quetsche un peu rude a gardé son fruité et une sacrée fraîcheur.

  • Beaune : l'Auberge bourguignonne ou le charme discret de la province

    Le charme discret de la bourgeoisie peut parfois être assez exotique. Ainsi l'Auberge Bourguignonne, qui d'ailleurs figure en bonne place dans le Michelin. C'est aussi  pour cela qu'on l'a choisie : on n'a pas l'habitude du Michelin, on fuit plutôt ses recommandations. Mais ce soir, inversons nos habitudes et jouons le truc à fond. Ici, on n'est pas dans un restaurant étoilé, mais une valeur sûre selon le petit livre rouge.

    Tuons le suspens : c'est un bon restaurant. Pas génial, pas mauvais mais pas moyen non plus. Bon. C'est déjà ça et c'est de plus en plus rare. Bon mais très classique.

    Bien sûr question vin, ça tangue sérieusement. Je n'ai pas vu d'extraordinaire référence mais beaucoup de choses trop classiques. Décidément, c'est un adjectif qui revient beaucoup ce soir. Direction le Château de Meursault et son savigny-les-beaune 2005. Il met du temps à s'ouvrir et d'ailleurs il ne s'est peut-être jamais vraiment ouvert. A 35 euros la bouteille, c'est dur. A force de boire du vin dit naturel, on oublie que le vin peut être terne. Pas mauvais non plus, mais il ne donne pas envie de disserter toute la nuit.

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    La carte est clairement orientée terroir, dans son exécution la plus classique (encore). Mais d'un autre côté, ça tombe bien, on est là pour ça, on sait à quoi s'attendre. Va donc pour les deux menus, le 19,50 et le 20 euros. En entrée, les oeufs en meurette (cuits dans le vin rouge) et feuilleté d'escargots (viennent-ils encore de Bourgogne ?). Assez goûtu tout ça.

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    Les plats sont plus décevants du genre passe-partout. Boeuf bourguignon (réalisé avec du plat-de-côtes, le morceau le moins cher : forcément sous la dent ce n'est pas aussi fondant qu'attendu) et fricassé de volailles sans grand intérêt.

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    Par contre, le plateau de fromage du menu le plus cher vaut son pesant d'arachides. Pour les fromages du coin : l'époisses bien sûr mais aussi les moins connus ami du chambertin et délice de pommard. On a plein de lait, on a plein de vin, on va faire des fromages pour accompagner ns vins : j'adore ce genre d'équation. Le délice de pommard (au son de moutarde, on le voit au premier plan) du fromager Alain Hess est une pure merveille, triple crème de lait de vache pasteurisé. J'en reparlerai.

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    Le dessert, une poire au cassis rend l'affaire assez sympathique pour qui, comme moi, aime finir sur une note acide.

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    L'Auberge bourguignonne, 4 Place Madeleine, 21 200 Beaune, 03 80 22 23 53.

  • Beaune : l'Auberge bourguignonne ou le charme discret de la province

    Le charme discret de la bourgeoisie peut parfois être assez exotique. Ainsi l'Auberge Bourguignonne, qui d'ailleurs figure en bonne place dans le Michelin. C'est aussi  pour cela qu'on l'a choisie : on n'a pas l'habitude du Michelin, on fuit plutôt ses recommandations. Mais ce soir, inversons nos habitudes et jouons le truc à fond. Ici, on n'est pas dans un restaurant étoilé, mais une valeur sûre selon le petit livre rouge.

    Tuons le suspens : c'est un bon restaurant. Pas génial, pas mauvais mais pas moyen non plus. Bon. C'est déjà ça et c'est de plus en plus rare. Bon mais très classique.

    Bien sûr question vin, ça tangue sérieusement. Je n'ai pas vu d'extraordinaire référence mais beaucoup de choses trop classiques. Décidément, c'est un adjectif qui revient beaucoup ce soir. Direction le Château de Meursault et son savigny-les-beaune 2005. Il met du temps à s'ouvrir et d'ailleurs il ne s'est peut-être jamais vraiment ouvert. A 35 euros la bouteille, c'est dur. A force de boire du vin dit naturel, on oublie que le vin peut être terne. Pas mauvais non plus, mais il ne donne pas envie de disserter toute la nuit.

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    La carte est clairement orientée terroir, dans son exécution la plus classique (encore). Mais d'un autre côté, ça tombe bien, on est là pour ça, on sait à quoi s'attendre. Va donc pour les deux menus, le 19,50 et le 20 euros. En entrée, les oeufs en meurette (cuits dans le vin rouge) et feuilleté d'escargots (viennent-ils encore de Bourgogne ?). Assez goûtu tout ça.

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    Les plats sont plus décevants du genre passe-partout. Boeuf bourguignon (réalisé avec du plat-de-côtes, le morceau le moins cher : forcément sous la dent ce n'est pas aussi fondant qu'attendu) et fricassé de volailles sans grand intérêt.

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    Par contre, le plateau de fromage du menu le plus cher vaut son pesant d'arachides. Pour les fromages du coin : l'époisses bien sûr mais aussi les moins connus ami du chambertin et délice de pommard. On a plein de lait, on a plein de vin, on va faire des fromages pour accompagner ns vins : j'adore ce genre d'équation. Le délice de pommard (au son de moutarde, on le voit au premier plan) du fromager Alain Hess est une pure merveille, triple crème de lait de vache pasteurisé. J'en reparlerai.

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    Le dessert, une poire au cassis rend l'affaire assez sympathique pour qui, comme moi, aime finir sur une note acide.

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    L'Auberge bourguignonne, 4 Place Madeleine, 21 200 Beaune, 03 80 22 23 53.

  • Beaune : un joyau dans son jus, l'Hôtel Le Foch


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    On s'attendait à un boui-boui mal fichu. On arrive dans une superbe salle, un bar généreux avec ses habitués qui se connaissent et se parlent. L'exemple type du bistro qui remplit une fonction sociale. En plus, le petit blanc du comptoir se boit bien et les conversations s'enchaînent autour des formidables affiches et objets chinés par le patron. S'il revendait tout à une brocante parisienne bobo, il ferait fortune.

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    D'accord le confort des chambres est assez sommaire (pas de porte - juste un rideau - entre salle de bain et chambre), mais c'est propre, pas cher (45 euros la nuit), central (à 5 minutes à pied des Hospices) et très accueillant.
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    Hôtel Le Foch, 24 boulevard Foch, 21200 Beaune, 03 80 24 05 65
  • A suivre : une petite virée en Bourgogne

    Quelques lignes sur le délice de Pommard du fromager Alain Hess, l'Auberge Bourguignonne, l'hôtel Le Foch à Beaune, la véloroute entre Beaune et Santenay, le marché sous les Halles de Dijon, David Zuddas, les cavistes naturels de Dijon ... Tout cela à suivre bientôt, le temps de récupérer quelques photos et de griffonner quelques éléments.

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    Et de faire un peu de rangement : remettre les visites d'oaût chez les vignerons de Bourgogne à leur place, parler un peu de Bordeaux et lister les bouteilles bues en ce début de rentrée. Bref, du travail.

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