Avertir le modérateur

cairanne

  • La Table de Claire : c'est assez clair !

    Le décor nous a tout de suite tapé dans l'oeil. Un petit zinc parisiano-bobo, très 11e arrondissement. Jusque là, pas trop déçus. Ni déboussolés.

    P11-06-10_12.37[02].JPG

    Le menu à 16 euros (soupe froide d'épinards, hampe grillée et riz rouge, tarte à la banane) roule sans anicroche. Rien à dire, un joli menu de marché. Les plats à la carte me paraissent un poil chers, tous autour de 20 euros pour des portions pas spécialement extravagantes.

    P11-06-10_13.05.JPG

    Dans l'assiette on se sent comme à la maison. Mais est-ce ce qu'on demande à un restaurant ? Je n'arrive pas à répondre à cette question. Gros problème. Nous sommes séduits par le côté familial et les bons produits ; certains pourront malheureusement préférer les choses plus "inventives". Pour résumer en exagérant : on est loin de la cuisine moléculaire (et tant mieux).

    Quant au vin blanc, un verre (cher aussi, 5 euros) pour le Cairanne de Corine Couturier. Le 2008 si ma mémoire est bonne. Cher, ai-je dit... mais que c'est bon. Corinne Couturier, je dois l'avouer, je ne la connaissais pas. Après une petite recherche, il s'avère qu'elle était bien distribuée à Paris avant que Marcel Richaud ne devienne la coqueluche de Paris. Sans doute y a-t-il aussi de la place pour elle...

    La Table de Claire, 30 rue Emile Lepeu, 75011 Paris, 01 43 70 59 84.

  • Ebrescade 2004 - partie 2

    Ce midi, il faut finir les restes. On repart avec une petite portion de hachis porc-mentier et le fond de l'Ebrescade 2004 de Richaud.

    Richaud 2.JPG

    De la première, j'en attendais tellement peu que je l'ai faite réchauffer au micro-onde ; en plus, ça lui évite de s'encrasser à celui-là. C'était bon, et moins liquide qu'hier.

    Quant au reste de la bouteille, il était enfin à son top niveau. Sans doute pas équivalent au 2005 bu à Châtillon, mais bien présent, fruité et soyeux, comme tous les vins de Richaud. Le degré alcoolique s'était estompé. Le servir à température ambiante (une toute petite vingtaine de degrés) a beaucoup aidé. La nuit fait plus que porter conseil, elle apporte plus de goût.

  • Ebrescade 2004 - partie 1

    Ce samedi soir, j'ai voulu faire les choses simples mais un peu originales. Un hachis porc-mentier© (copyright sur le jeu de mots, merci) à base de palette de porc et de vraie purée. Pour exciter un peu le cochon, une star. Marcel Richaud, Cairanne rouge 2004, lieu-dit l'Ebrescade (au Bon Marché, 26 euros). En gros, la meilleure cuvée d'une star des Côtes-du-Rhône.

    Cairanne blanc à midi, Cairanne rouge le soir, merci à ceux qui suivent.

    Degré alcoolique bien élevé (15,5°). Il fut meilleur une fois passé en carafe. Mais pas carafé assez longtemps et servi trop froid. Bam ! Les deux erreurs qui font plonger le sommelier. Le vin était sympa. Mais à voir avec l'un de ces moments de pur extase, de ceux qui m'ont incité à ouvrir ce blog.

    C'était il y a quelques semaines, à Châtillon-sur-Saône, avec Thomas et Olivier. Il faut dire qu'on n'en était pas à la première quille, qu'on avait déjà salué le Beaujolais blanc de Valette et le Tavel de Pfifferling, le meilleur vin du monde. Le Richaud de ce soir-là, c'était un Ebrescade aussi, mais un 2005 (au Verre volé, 26,5O euros). Voilà peut-être aussi pourquoi. Il était extraordinaire. On ne réfléchissait plus au parfum de cuir de Russie ou au sous-bois après la pluie. D'ailleurs, on n'y a jamais réfléchi à ces conneries. On buvait du bonheur partagé. A rivaliser avec ce que l'on peut imaginer des meilleurs vins rouges.

    Pour revenir à mon hachis de samedi soir, c'était de la bouillie. Purée trop liquide. J'ai eu la main trop lourde sur la crème, le beurre, le lait tiède. Le passage au four lui a fait perdre les eaux.

    richaud 1.JPG

  • Cot-cot, glou-glou

    Samedi midi, déjeuner aux Cocottes avec ma poulette. Le bistrot design de Christian Constant. Déjà longtemps qu'il me faisait les yeux doux celui-là. Je l'avais pas oublié, le papa des papes Camdeborde, Jégo, Thierry Breton (non, pas l'ex-ministre...) et tous ces doux noms qui sentent le ris de veau aux girolles. J'ai faim.

    Le resto doit être bien classé dans le GDRJ (Guide du routard japonais), car ils sont là en masse. Des gens de bon goût, vous dis-je... Avec une poignée de papis et mamies du 7ème, 12h30 sonne et c'est déjà complet. Note au benêt : arriver tôt.

    Constant.JPG

    Alors oui, c'est bon. Et ça tombe bien, c'est ce qu'on demande à un resto. Et pour le quartier (grosso modo au pied de la Tour Eiffel), c'est pas cher, si je compare aux escrocs des alentours. 15 euros la cocotte du jour, le poulet au citron-gingembre, ou 16 la daurade au fenouil. Ah, ce fenouil compoté. Monsieur Constant, si vous lisez ces lignes, merci de laisser la recette dans les commentaires.

    Question jaja, la carte ne brille pas par ses prix bas. Mais les fillettes semblent attirantes, comme dirait Roman Polanski. D'ailleurs, on en trouve encore beaucoup des fillettes à Paris ? Faudrait que je mène l'enquête. Prix : 20 euros les 50 cl, donc, pour du Cairanne blanc. Le vigneron ? Pas précisé. Ou alors j'ai oublié. Mais il y a des mots comme ça, comme Cairanne blanc, qui se suffisent. On a l'impression de gagner au loto sans avoir joué. Au premier verre, on se dit qu'on a eu raison sur toute la ligne. Avec l'entrée, le jambon ibaïona de chez Ospital (toujours les mêmes, ça devient lassant, 12 euros). Avec les plats. Et la dernière gorgée qui vient se faufiler avant la fabuleuse tarte au chocolat copyrightée (8 euros). Bref, un repas comme on en recherche sur ce blog : le bon vin au bon endroit pour un bon moment.

    Les Cocottes de Christian Constant, 135 rue Saint-Dominique, 75007 Paris. 01 45 50 10 31. Pas de réservation, venir tôt je me répète !

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu