Avertir le modérateur

caves augé

  • Nul n'est censé ignorer la Loire

    P1190367.JPG

    Du beau monde chez Augé pour l'énooorme journée Loire mais ce n'est pas non plus la foule des grands jours. Quoi ? Certains Parisiens auraient profité d'un week-end ensoleillé pour quitter la capitale alors que la Loire se jettait dans la Seine ce samedi là ? Ils sont trop cons.

    P1190366.JPG

    Y avait quoi comme quilles ? Reprendre toute la liste serait fastidieux. D'ailleurs après un repas chez Camdeborde, Mathilde et Olivier sont rentrés faire la sieste. Thomas et moi, courageux, avons affronté chenins et cabernets. On n'a pas tout bu, c'était impossible, bien trop de monde. Déjà on a laissé de côté ceux qu'on a déjà bien biberonnés, ceux qu'on connaît bien (Simonutti, Villemade, Olivier Lemasson des Vins Contés). Le reste ? Mention spéciale pour les blancs de René Mosse que je n'avais jamais goûtés et le domaine de Bellivière (Eric Nicolas) même si ce n'est pas donné-donné.

    P1190361.JPG

    Les bouteilles qui sortent du lot : Selves (chenin de Nicolas Carmarans en Auvergne), Le Vin des Poètes d'Emile Hérédia (que l'on boit lui aussi depuis des années) et belle surprise avec les montlouis de Frantz Saumon.

    IMG_2249.JPG

    Mais ce n'est pas forcément ce que j'ai acheté. Ne voulant pas surcharger le vélib, on y a mis : un Selves, un Sables de Stéphane Bernaudeau. Thomas a ajouté un vouvray des Breton (La Dilettante) et un Boisson Rouge du domaine de Montrieux (Hérédia). J'ai aussi ignoré la Loire en prenant un rosé de Christophe Peyrus (pic-saint-loup). Forcément, ça tanguait un peu, c'était difficile à manoeuvrer. En passant devant l'Elysée, on a eu de la peine pour le grand manitou qui ne sait pas ce qu'est le vin (ni la France à vrai dire) puisqu'il n'en boit pas.

    IMG_2250.JPG

    Ah oui, tiens je n'ai décrit que 5 bouteilles dans mon carton. Evidemment, il y en avait une sixième et c'est du Gramenon. Du côtes-du-rhône, j'ai encore ignoré la Loire. C'est potentiellement un truc de malade. "Ouais, ils ne font pas trop de pub là-dessus, il n'y en a pas beaucoup..." me dit-on chez Augé.  Résultat : 30 euros la bouteille. C'est quoi ? Des vieilles vignes de syrah ? Une cuvée insolite de pinot noir ? Ou du chenin ? Non, rien à voir avec la Loire ni avec le vin d'ailleurs : une huile d'olive vierge produite par le domaine Gramenon. Pas encore ouverte, donc à suivre.

    IMG_2252.JPG
  • Le madiran nécessite du temps

    Chez Augé, une incongruité : le madiran 1997 du domaine Pichard (7 euros) dort dans les casiers en bois depuis quelques années déjà. Dernièrement j'ai fait ce petit investissement. J'y ai mis 48 heures à finir la boutanche. Le premier jour, écrasant. Le second, délicat. Le troisième, digeste. Ce n'est pas un grand cru, on arrive sans doute trop tard mais selon les jours, c'est un rouge qui peut plaire au plus grand nombre.

    IMG_2067.JPG
  • Le beaujolais sur la côte

    Jusqu'au week-end dernier, je n'avais jamais ouvert de beaujolais de Christophe Pacalet, un neveu de Marcel Lapierre. Son côte-de-brouilly est incroyablement représentatif de ce terroir. Car un côte-de-brouilly, c'est un côte-de-brouilly. Ce n'est pas un brouilly, ce n'est pas un fleurie, ce n'est pas... Bref... Au risque d'être redondant, il me faut une fois de plus crier mon amour pour ce genre de vins, un amour évidemment renforcé par l'utilisation parcimonieuse du soufre, pour produire un vin à 100 % sur le fruit, un vin qu'on ait envie de boire. Tiens, je vais tenter de réunir toutes les petites soeurs. Chez Augé, entre 10 et 13 euros la boutanche.

    IMG_1818.JPG
  • Alsace-Jura-Savoie chez Augé

    Petit tour rapide cet après-midi à la dégustation "Gla, Gla" aux Caves Augé. Tout le monde est là : Binner, Dupasquier, Schueller... J'ai un peu palabré au sujet des rieslings d'André Ostertag (le cru Fronholz assez terrible et la vendange tardive gewurtztraminer Fronholz à se réconcilier avec les VT) et de la gamme de Ganevat que je n'avais bue (chardonnays époustouflants, savagnin 2005 encore un peu lourd, vin jaune extrêmement fin). Mon état physique ne m'a pas permis plus. Prochain rendez-vous dans deux semaines avec le Rhône.

  • La Bourgogne au naturel

    Samedi, les vignerons naturels de Bourgogne et les fanatiques de leurs bouteilles avaient rendez-vous chez Augé. Petit compte-rendu succint.

    IMG_0941.JPG

    Pour résumer, Olivier et moi avons été subjugués par les blancs plutôt que par les rouges dont les derniers millésimes nécessitent un peu de cave sans doute. Nous avons goûté les 2007, 2008 et 2009. Le chablis d'Alice et Olivier de Moor est vraiment au top en 2008 je trouve (en version "Chitry", "L'Humeur du Temps" très accessible ou "Rosette" meilleur mais plus exigeant). La gamme de Claude Maréchal nous a aussi bien plu : de l'aligoté sublime jusqu'au royal pommard.

    Celui qui a confirmé tout le bien qu'on pensait de lui, c'est le domaine Luc et Lise Pavelot. Chez Olivier, nous avions vidé deux bouteilles de pernand-vergelesses rouge 2008, un bon bourgogne bien taillé. Chez Augé, le PV blanc 2009 est absolument superbe, déjà prêt à boire. Le corton-charlemagne 2007 est une merveille, sans doute l'un de mes blancs préférés, mais si rare. Un vraie réussite ici, profond et buvable ; que de belles qualités. En rouge, je suis passé direct au corton, grand vin lui aussi, à laisser mûrir.

    IMG_0943.JPG

    Nous avons retrouvé un de nos chouchous, Dominique Derain. On avait bu son gevrey-chambertin ou son saint-aubin Le Ban. Nous les avons goûté à nouveau émerveillés. Et lorsque s'est approché le saint-aubin blanc le 2008 1er Cru En Remilly, nous avons littéralement décollé. Ce n'est pas possible que le même cépage chardonnay puisse à la fois enfanter de vulgaires vins (difficiles même à pisser) et des joyaux comme celui que nous avons entre les mains... Il ne peut y avoir qu'un grand artiste derrière ce vin.

    IMG_0947.JPG

    Il a ensuite fallu reprendre le travail, il a donc fallu s'arrêter là. Sauf que ni Olivier ni moi ne pouvons passer à côté de Chassorney. Un nom magique pour nous tellement nous en avons descendues de ses bouteilles. Et elle ne sont pas toutes racontées ici... Magistrale finale donc que de conclure avec une petite horizontale de Frédéric Cossard. Grâce à sa femme, nous avons goûté les superbes Bigotes, Bedeau et saint-romains. Olivier et moi sommes les défenseurs (et surtout les buveurs) les plus acharnés du saint-romain combe-bazin blanc ; le 2009 nous a semblé tout à fait à la hauteur du mythique 2005. Avant de prendre rendez-vous pour une visite l'été prochain, nous avons goûté au petit négoce de Cossard. Il faut dire que ce genre de puligny, volnay ou chassagne-montrachet ne ressemble pas à quelque chose de classique. Peut-on même parler de négoce quand les vignes sont suivies voire cultivées depuis de longues années par le vigneron qui achète sur pieds avant de vinifier lui-même ? Olivier et moi gardons un souvenir ému du puligny, un vin immense.

    IMG_0951.JPG
  • Le tour de France des vins nouveaux

    C'est bien l'amateur de morgon qui le répète : il n'y a pas que le beaujolais nouveau dans la vie. Loire, Rhône, Bourgogne... tous ont droit à leurs vins primeurs. Si vous n'en êtes pas persuadés, direction les caves Augé où cinq grands vignerons font boire leurs 2010. Grouillez-vous, ça boit jusqu'à épuisement des stocks. Soit bien avant 19h, heure officielle de la fermeture.

    Comment ça marche ? Cette nuit, Jean Foillard (Beaujolais), Noëlla Morantin (Loire)Jean-François Nicq (Roussillon), Fréd Cossard (Bourgogne) et Eric Pfifferling (Rhône) ont tracté leur tonneau de 200 litres jusqu'au boulevard Haussmann. Depuis 11h, on goûte le vin au cul du fût (ici l'Octobre Rouge 100 % syrah de Jean-François Nicq des Foulards Rouges) et on le met aussi en bouteille directement, pour le vendre.

    IMG_0914.JPG
    IMG_0904.JPG

    Chacun goûte ce qu'il veut, dans l'ordre qu'il veut. Allez, on partage la trouvaille : c'est le 100 % grenache de l'Anglore d'Eric Pfifferling, sans doute l'un des meilleurs vignerons en France actuellement. Quelle couleur...

    IMG_0916.JPG

    Entrons dans le vif du sujet avec quelques commentaires. A savoir : tous les vins tournent autour de la dizaine d'euros, 8 pour l'aligoté.

    * Le bourgogne aligoté primeur de Fréd Cossard (domaine de Chassorney) : acide, frais, rare. "On ne fait qu'une barrique... et tout le monde en veut. On vend tout en une journée et c'est fini" assume Cossard.

    P1160894.JPG

    * le gamay primeur 2010 de Noëlla Morantin. Une belle surprise. Souriant à l'image de la vigneronne.

    * le beaujolais nouveau 2010 de Jean Foillard. On le voit chez tous les bons cavistes mais pour ma part je le trouve nettement en-dessous des vins classiques de Foillard, nettement en-dessous de ses vins élevés plus longtemps. Ainsi le morgon 2008 m'avait ravi au Bistrot Paul Bert.

    * Octobre Rouge de Jean-François Nicq des Foulards Rouges. Une belle surprise car l'année dernière je l'avais trouvé en retrait. On est vraiment sur le fruit, avec une finale plus ample qu'attendu.

    * Terre d'Ombre 2010, le primeur d'Eric Pfifferling de l'Anglore. Est-il encore besoin de répéter mon amour pour ce bonbon de grenache ?

    P1160896.JPG

    Résultat : dans mon petit carton, 3 Cossard et 3 Pfifferling. H-E-U-R-E-U-X ! Et j'ai pris la même chose pour Olivier qui va me remercier éternellement.

    P1160899.JPG
  • Où trouver les vins de Marcel Lapierre à Paris ?

    Cette fin de semaine clôt un bien triste moment pour les amateurs de vins naturels. La disparition de Marcel Lapierre nous rappelle cette phrase de Sébastien Lapaque (en exergue de ce blog depuis son lancement) : "Plus jamais nous ne boirons aussi jeunes".

    Alors profitons de chaque moment pour déboucher des quilles et précipitons-nous justement sur les vins de Marcel Lapierre. A Paris, on en trouve relativement facilement. Voici quelques adresses où j'en ai vus, achetés et bus ces dernières semaines. La liste n'est évidemment pas exhaustive... Tout d'abord les caves Augé et la Grande Epicerie de Paris (c'est-à-dire le Bon Marché où le morgon est à 15,50 euros, sans doute le prix le plus bas de la ville). Mais aussi quelques boutiques un peu plus planquées comme Cavavin Oberkampf (en photo). Pour en boire au restaurant, direction le Comptoir du Relais de Camdeborde.

    IMG_0657.JPG
    En bon Lorrain, je n'oublie pas Metz et La Vigne d'Adam qui en propose aussi sur table ou à emporter. Plus d'infos sur le site du domaine Marcel Lapierre.
  • Petite info dégustation

    Si mon info est bonne, les caves Augé (75 008) organisent le samedi 10 juillet une dégustation bulles (hors champagne). L'occasion de croiser les pétillants de Loire comme ceux d'Hervé Villemade que j'aime tant et même la bière Cantillon. On en reparle donc très bientôt.

  • Sibardise = gourmandise

    Ce n'est pas un grand vin, mais un jaja de soif presque noble. Par la Sibardise, ici 2006, Fréd Cossard du domaine de Chassorney étiquette Marc Sibard des caves Augé, lui donne l'immortalité. Une cuvée spéciale pour une cave spéciale.

    P11-04-10_20.42.JPG

    Moi j'aime. C'est du bourgogne passe-tout-grain. Moi j'aime. C'est fait par un tailleur sur mesure. Moi j'aime. C'est même pas 8 euros la bouteille. Moi j'aime. C'est aux caves Augé. Moi j'aime.

    Et comme dit l'étiquette : "Indice de torchabilité 100/100"

  • Languedoc et son ami Roussillon chez Augé

    Avec Olivier, le coeur nous en disait ce samedi. On a filé une petite heure aux caves Augé, goûter les mises de 2009 et quelques cuvées antérieures. Grand bien nous en a pris sous le soleil d'avril.

    P10-04-10_16.41.JPG

    Domaine du Possible (Loïc Roure), Le Temps des Cerises (Axel Prüfer), Bruno Duchêne... Les connaisseurs comprendront qu'on s'est bien amusé.

    Mon coup de coeur va aux vins du Casot des Mailloles (Ghislaine Manier et Alain Castex) notamment leur vin blanc de grenache, le Blanc du Casot. A tout de même 35 euros la bouteille. Mais à ce prix-là, c'est du jamais bu pour cette région. Les vignobles sont autant en pente que mon gosier : difficile à travailler, la vigne va chercher loin cette perfection.

    PS : pour les envieux, le calendrier des prochaines dégustations aux caves Augé se trouve ici.

  • Selosse, c'est le boss

    La journée a extraordinairement bien continué. Olivier est arrivé à la maison, Jacques Selosse sous le bras. On l'avait acheté après la dégustation de champagne aux Caves Augé et la rencontre avec Anselme Selosse, aujourd'hui aux commandes du domaine.

    P08-01-10_18.54.JPG

    C'était l'apéro d'avant-Comptoir du Relais. Le before. En réalité, le pré-before car on est allé boire un petit blanc au vrai Avant-Comptoir. A lire dans la note juste au-dessus.

    Anselme Selosse est le boss du chardonnay, dans la côte des Blancs, juste en-dessous de Reims. La figure devenue incontournable. Rien qu'au nez on comprend pourquoi. On dirait un Puligny-Montrachet, un grand vin de Bourgogne. Ce n'est plus du champagne, c'est un grand cru bourguignon.

    Aux Caves Augé, nous avons opté pour l'extra-brut, la cuvée V.O. pour version originale (plus de 70 euros). Une bulle tellement fine qu'elle semble s'évaporer dans ses grands verres. Verres à bourgogne d'ailleurs, on en est si proche des grands blancs.

    P08-01-10_18.10.JPG

    Drappier garde évidemment nos faveurs pour ses fantastiques jus de pinot noir ; c'est vraiment ce que nous aimons. Mais après Selosse, on rend les armes. On ne boit plus de champagne. Peut-être qu'on ne boit plus rien du tout d'ailleurs. C'est hors catégorie, du genre à ne faire ça qu'une fois par an, et encore. Pour garder ce côté rare. Sinon le reste parait trop fade. Un moment d'exception qui doit le rester.

  • Selosse, le boss et Drappier, mon préféré

    Bien sûr, on avait les pieds gelés.

    Bien sûr, le champagne était trop frais.

    Bien sûr, on s'est (re)tapé la verticale Drappier. Avec Charline, aussi pétillante que les vins de de son papa.

    Bien sûr, on s'est tapé la verticale Vouette et Sorbée. Avec Bertrand Gautherot qui racontait son percheron qu'il a choisi polonais.

    P19-12-09_15.44.JPG

    Bien sûr, on s'est tapé la verticale Selosse. Enfin, ce qui était dispo. Anselme Selosse a sorti le VO, l'Initial, le millésimé 1999 et l'extraordinaire liqueur de champagne qu'il ne vend pas aux particuliers.

    P19-12-09_16.24[01].JPG

    Bien sûr, c'était aux caves Augé.

    Euh... ah oui, on a aussi goûté le champagne Beaufort. Mieux vaut attendre un peu avant de le boire pour le 2005. Et un vrai régal en réserve 2006. C'est d'ailleurs lui que j'ai choisi. Déjà pour son rapport qualité/prix inégalable (23 euros). Et pour son caractère inédit, tellement loin des pétillants à la "Moët-et-Glandon", comme dirait Gautherot. J'en ai pris trois et n'attends que de le regoûter.

    Euh... en fait, Olivier sera d'accord j'en suis sûr, je crois qu'il y a aussi tous les Selosse que je rêve de regoûter.

  • Le beaujolais, vite fait

    Comme chaque année et comme beaucoup d'autres, j'ai gouté le beaujolais nouveau 2009. Dire qu'il est bon ou mauvais est aussi con que de dire que, cette année, les pommes sont bonnes ou mauvaises. Tout dépend de la nana ou du mec qui a travaillé le produit. Celui que j'ai goûté ce soir avec Olivier, aux Caves Augé, était bon, fruité, assez concentré.

    Par contre, il faut juste rappeler quelque chose. On oublie de dire que le troisième jeudi de novembre correspond au lancement officiel de TOUS les vins primeurs. Or, la fédé du beaujolais s'est débrouillée pour faire croire à tout le monde que ce jour-là il ne fallait boire que du beaujolais.

    Donc aujourd'hui, nous avons aussi goûté un vin de Loire primeur. Le "vin nouveau" des frères Puzelat, aux Montils, près de Cheverny. Sa folle richesse pour un simple primeur confirme que le Clos du Tue-Boeuf est actuellement un des cinq meilleurs domaines de France.
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu