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caves de l'insolite

  • Mon caviste fait à becqueter

    Puisqu'un autre Guillaume a trouvé, cette fois je peux le dire : la Cave de l'Insolite, rue de la Folie-Méricourt, fait désormais à manger. Et ça me parle tout à fait. Euh, attends... Plus que ça : c'est mon truc ! Petite burrata qui se descend bien, fameux boudin aux topinambours et pêches, assiette de fromage exemplaire. Les vins ? Bien sûr, il y en a partout et ça tourne tout le temps. C'est ma planque hors-du-temps.

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    Le bleu de Termignon (fromage exceptionnel mais en voie de disparition, comme le thon rouge, les baleines, les tigres...) m'a laissé le cul par terre, bien plus que celui de chez Boursault.
  • Ludwig a encore frappé

    Aux Caves de l'Insolite, on s'ouvre un crémant du Jura 2007 Délire des Lyres du maître Ludwig Bindernagel. Elevé sur lattes deux ans, tu vois le truc... Après 10 minutes dans le verre, la bulle se fait discrète et la bouche finement taillée. Le crémant extra existe, je l'ai rencontré... 14 euros prix caviste. Tout est bon chez Ludwig, ceci est un appel : il me tarde de le rencontrer.

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  • Cette bouteille est sous-estimée

    De Ludwig Bindernagel, je nomme la QV d'Etoiles en Pesus 2005.

    Le domaine les Chais du Vieux Bourg m'enchante. Je me prosterne devant cette bouteille de Jura et un si beau travail d'artisan. J'en demande des quintaux. J'en boirais à la barrique directement.

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    Si je ne me trompe pas il s'agit d'un assemblage de 70 % de chardonnay et le reste de savagnin. 14° pour mettre le tout en avant. Un nez immensément complexe à rendre accroc, une bouche un poil oxydée, des fruits secs, de la pomme je ne sais pas, j'adore. Une folle complexité : ce qui fait les meilleurs vins, j'ai vraiment l'impression de me répéter, tant pis. Car c'est si bon ! Avec une poêlée de Saint-Jacques ou une volaille de Bresse. Ou tel quel.

    Une dernière chose, le prix : 18 euros aux Caves de l'Insolite. La dernière fois, j'ai dit à Michel que la bouteille en valait le double.

    www.bindernagel.fr

  • Et plus que l'air marin, la douceur angevine

    Aparté.

    J'avoue ne pas y avoir vraiment cru en la dégoupillant. Et bam ! Comme une bonne farce qui saute au visage. Avec Olivier, nous l'avions ouverte comme ça, cette bouteille, presque sans y penser mais pour fêter l'achat de billets d'avion pour Jérusalem en mai prochain. Emportés ailleurs par cette perspective, oubliant presque le vin. Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage. Nous ne l'avons pas encore fait ce beau voyage, mais c'est plein d'usage et raison que nous avons bu ce litron. D'ailleurs fermenté quelque part dans le "Loir gaulois" .

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    Nous avons retrouvé notre chenin (ah, ah) grâce à elle. Grâce à Navine. Je ne sais pas qui c'est ou ce que c'est. C'est juste une quille du domaine des Griottes de Patrick Desplats et Sébastien Dervieux, à Saint-Rambert-du-Lattay dans le 49. Olivier et moi sommes tombés à genoux devant du chenin si bien mis (en bouteille). Un parfum d'une pureté perdue à cause des années qui passent et celui de l'innocence regagnée par les papilles. "Un cataclysme" selon ma pomme. "Divin" selon Olivier. L'un n'empêche pas l'autre. Ces choses-là n'ont pas de prix. Le sien est dérisoire pour un si grand moment : 20 euros aux Caves de l'Insolite. Il a ouvert la soirée ; elle ne pouvait que bien se dérouler.

    Voici le post sur le reste de la soirée, une fois l'aparté terminé et Navine malheureusement vidée. Revenons à des choses plus terre à terre. Quoique.

    Après le repas de midi, il fallait faire léger. Beaujolais donc. Puis pizzas croquantes et jolis gâteaux. Aïe. D'accord le régime sera pour demain. Mais qui a eu cette idée folle de la pizza pomme de terre-truffe ? La réponse se situe en bas de la maison : la superbe pizzeria Al Taglio. Où Olivier Papillon vend des pizzas de poids et au poids. La pomme de terre-truffe représente un peu un idéal entre la rusticité et le raffinement, les pauvres et les riches. Alliance contre-nature mais naturelle en bouche. Je vous invite tous à y goûter. Quand en plus la pâte est d'une telle qualité, on oublie le prix au kilo de ladite pizza (plus de 30 euros).

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    Pour le dessert, c'est Philippe Conticini qui a officié. L'inventeur de la verrine aujourd'hui tant copiée est-il à son apogée ? Sa Pâtisserie des Rêves rassemble tout ce que tout le monde aime : des classiques revisités devenus si gourmands. Ici la tarte tatin. Ah désolé, il n'en reste presque plus.

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    Et selon la saison, selon le mois plus précisément, Conticini s'attaque à la tarte aux fruits et au fraisier. En février, le fruit à l'honneur : l'ananas. Un délice un peu vanillé englouti trop rapidement. Quant au fraisier, notre génie a substitué le pomelo rose aux fraises pas du tout de saison. Avec une petite coque de chocolat blanc. Un nuage. Un vrai nuage.

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    François-Régis Gaudry, de L'Express, a tourné deux vidéos d'anthologie avec Philippe Conticini. La première présente quelques-uns de ses chefs-d'oeuvre. La seconde est une digression sur la tarte tatin elle seule. A voir et à saliver sur ce site.

    Le Domaine des Griottes, pour la belle Navine

    Pizzeria Al Taglio, 2bis Rue Neuve Popincourt, 75 011 Paris, 01 43 38 12 00.

    Philippe Conticini et la Pâtisserie des Rêves

  • Ceci n'est pas du rosé (ni du mochejolais nouveau)

    Je pense beaucoup de bien de Karim Vionnet, je l'ai déjà dit. C'est par ici. Quand on le passe près d'une source de lumière, il se transforme en rosé. Dans le verre, on arrête les bêtises, on boit. Ah... cette quille de beaujolais villages, ici du 2008, vinifié sans soufre. Donc à ne pas laisser pourrir sur la plage arrière de la bagnole, à conserver bien au frais. Quelques dégustateurs habitués du champagne le reconnaissent : "c'est vrai qu'il est bon !" ou "ben tiens, et pour un beaujolais en plus..." Je ne vais évidemment pas faire un laïus sur la différence entre le mochejolais nouveau et ce genre de bouteille. Juste tenter de faire comprendre ce séisme. Ici le nez est tout seul attiré par un tremblement de terre de fruit. En bouche on se prend les répliques. Et l'oesophage dit merci. Un parfum au plus proche du jus de raisin : c'est l'idée que je me fais du vin. Tout simplement.

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    Dispo en ce moment aux Caves de l'Insolite, à Paris et j'espère ailleurs en France. Pour un modique billet de 65.5957 francs (soit 10 euros tout rond).

  • Ma découverte de ce début d'année : Karim Vionnet

    Il est des trucs que beaucoup connaissent et dont tu n'as jamais entendu parlé. Un peu con quand tu t'en rends compte, mais mieux vaut tard que jamais. Enfin, quand je dis tout le monde... Karim Vionnet n'en est pas non plus à marchander son beaujolpif avec Auchan. Donc quand je dis tout le monde le connaît, je vais un peu vite. Dans le milieu ce n'est plus un inconnu, mais ce n'est pas non plus Georges Duboeuf et ses horribles liquides (je n'ose les appeler vins).

    C'est encore une fois aux Caves de l'Insolite, et son boss Michel, que le miracle arriva. "Vous voulez goûter un truc les jeunes ?" nous fit-il vendredi dernier à Olivier et moi. Un petit beaujolais villages, produit à Villié-Morgon. Du fruit, du fruit, du fruit. 12° et un peu de fruit aussi.

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    Entre Renoir et Alger, à côté de Jean Echenoz et de Bernanos, il est à sa place en ce début d'année. Dans l'air du temps.

    C'est un vin superbe. Avec du raisin. Point. Je crois que la dose de soufre à l'embouteillage, c'est 1 mg/litre. Autant dire rien. Donc ça ne s'invente pas. Si tous les beaujolais étaient comme ça, l'idée reçue sur ce vignoble changerait. Et ça commence à changer, heureusement. Grâce notamment à des mecs comme Karim dont je ne louerai jamais assez la qualité des quilles.

    Et 10 euros seulement. Certains diront que ça fait cher le jus de raisin. Comparez avec les Duboeuf et on en reparle.

    En rab, cette vidéo faite par le critique de L'Express, François-Régis Gaudry, sur l'arrivée du beaujolais nouveau 2008. L'homme qiu parle, et qui parle notamment de Vionnet, est Rodoplhe Paquin, chef gourmand du non moins gourmand Repaire de Cartouche. Cliquez sur le logo.

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