Avertir le modérateur

chardonnay

  • Mon Jaja, c'est Ganevat

    Ce soir-là, nous avons vérifié que le blog VinPlaisir porte bien son nom. Il y a quelques semaines, le généreux blogueur Cyril nous a convié chez Jaja, l'adresse du très sympathique Julien Fouin, qui porte haut les couleurs du miam et du glou, que ce soit dans ses livres ou chez Glou. Et aujourd'hui chez Jaja donc.

    Cyril a convoqué Eva, Antonin et quelques autres pour un repas un peu particulier contre une petite obole. Il a sorti de sa cave l'intégralité des vins goûtés à l'aveugle. De son côté, Julien Fouin, qui connait les quilles, s'est atelé à trouver l'assiette adéquate.

    1.JPG

    Evidemment, lors d'une dégustation à l'aveugle, on la ramène moins. Surtout lors de l'apéro, quand les papilles sont encore fraîches et que Cyril nous sert deux bombes de fruits. On s'y perd un peu, mais Antonin a trouvé. Cuvée J'en veux !!! (2009 et 2010) de Fanfan Ganevat, assemblage d'une bonne quinzaine de cépages rouges jurassiens assez rares. Ganevat a l'habitude de dire que cette cuvée remplace la bouteille d'eau au pied du lit. Interdit aux moins de 18 ans.

    3.JPG

    Pour les accompagner, la saucisse sèche d'Emmanuel Chavassieux.

    2.JPG

    Qu'est-ce qui se cache là-dedans... ? J'aurais parié sur du bourgogne, précisément quelque chose vers Mâcon. Sur le cépage, on est bon. Sur le reste... 

    4.JPG

    C'est le Grandes Teppes vieilles vignes 2009 de Ganevat encore. On est bien sur un chardonnay très classe. Et vu qu'on est dans le Jura, il faut préciser : ouillé.

    8.JPG

    DSC01178.JPG

    Cyril nous sert un second blanc avant d'attaquer le plat. Les Chalasses Marnes Bleues 2009 : c'est un savagnin ouillé, loin des caricatures jurassiennes. Ganevat toujours. Une bien belle bouteille.

    6.JPG

    DSC01175.JPG

    Le chef apporte une superbe entrée qui se marie à merveille avec le chardo bien sûr, mais la fraîcheur du savagnin lui sied très bien aussi. Ravioles crevettes bio de Nouvelle-Calédonie et homard breton, bisque de homard.

    5.JPG

    Et maintenant ? Bon, on veut pas tirer de plan sur la comète mais ça sent le dîner tout-Ganevat !

    7.JPG

    Gagné ! Les Chamois du Paradis 2004, autre chardonnay ouillé de Ganevat. En face, une volaille jaune farcie aux morilles, compotée de fenouil et jus de viande. A tomber.

    9.JPG

    Autour d'un bout de comté, un nouveau savagnin. Toujours ouillé, toujours Ganevat. La particularité : un passage de 11 ans en barrique. Oui, vous avez bien lu, 11 ans. Evidemment, on pense aux arômes d'un vin jaune. Mais l'ouillage réussit la prouesse (malgré les 11 ans) de garder une sacrée fraîcheur. Les Vignes de mon Père 2000.

    10.JPG

    Enfin, la rareté parmi les raretés. Sul Q... 2004. 60 litres à tout casser, des vieux cépages jurassiens, vendangés en surmaturité (comme une sélection de grains nobles) le 9 décembre 2004 par Ganevat. Sans soufre ajouté, ni collage, ni filtration. Le taux de sucre est parait-il énorme dans la bouteille, nous dit Cyril. Logiquement, il devrait te gâter le palais ; évidemment, c'est tout le contraire, c'est aérien, quelque part entre le miel et les agrumes. 

    13.JPG

    Vraiment, pour le dessert on est gâté. Dans l'assiette, une poire pochée à la verveine et son sorbet au lait d’amande. C'est sans nul doute mon dessert de ce premier semestre 2012 : la glace (réalisée avec le fameux pacojet) est sidérante. Elle prend presque le pas sur le vin. Crémeuse mais parfumée, subtile mais puissante.

    12.JPG

    Mais d'où est parti ce rassemblement de blogueurs autour d'une bonne table et d'accords mets/vins choisis ? Le prétexte du repas (et donc celui de ce billet) n'est autre que la 47e édition des vendredis du vin. L'idée était de faire se rencontrer les blogueurs et de partager un bon repas. Une si riche trouvaille ne pouvait venir que d'un seul homme, Patrick Böttcher, véritable chef d'orchestre du bon goût, que ce soit à Bruxelles ou ailleurs.

  • Deux vins de l'Aveyron dégustés sur zone

    Retrouvant quelques proches du côté de Livinhac-le-Haut, dans l'Aveyron, j'ai débouché deux quilles naturelles du coin.

    A ma gauche, Selves de Nicolas Carmarans, déjà bue ici. Envoûtante, légère comme une feuille, alanguie sur l'herbe. Un chenin de l'Aveyron... Si, si, ça existe. Qu'en adviendra-t-il dans quelques mois ou années quand la minime sucrosité aura fondue ? Un délice hors norme, pour sûr.

    A madroite, L'Amusette 2009 de Patrick Rols. La claque du soir, selon l'avis de tout le monde. C'est du chardonnay cette fois, avec un belle oxydation qui fait inévitablement penser aux vins du Jura. Malgré ce qui pourrait être considérer comme un défaut par les (n)oenologues (ils pourraient parler de lourdeur en bouche pour du chardonnay), ici les dégustateurs, pas habitués pour un sou au vin dit naturel, trouvent bien dommage que la petite soeur ne soit pas du voyage. Car c'est absolument superbe.

    Ces deux vins ne ressemblent à rien de connu, c'est aussi pour cela que les dix personnes qui ont partagé de petits verres ont adoré.

    IMG_8133.JPG

  • Radiographie personnelle des vins du mariage princier

    Pour faire rêver madame Michu, l'AFP nous a sorti le menu du mariage princier. Au moins ils jouent la transparence : je n'ai pas vu de telle liste pour Kate et William. Pour Charlene et Albert, le repas a été concocté par Alain Ducasse : tiens, il est revenu en cuisine ? Cerise sur le rocher, on a même eu droit au pedigree des vins dégustés ce soir-là. En faisant quelques recherches, notamment sur Vindicateur, le site qui offre une synthèse pondérée de différentes sources (avis de professionnels et d'amateurs), on va voir ce que valent les quilles ouvertes samedi dernier. Attention, c'est totalement subjectif (voire de mauvaise foi) car je n'ai pas goûté ces vins. D'un autre côté, si je les avais goûté, mon propos aurait été tout autant subjectif...

    1 / Pour les beaux yeux de Charlene, on commence avec un blanc d'Afrique du sud sur la petite entrée composée de légumes, tomatolive et mulet mariné. La cuvée Anaïs 2009 de Vins d'Orrance. C'est un genre de label, marque, négoce... dirigée par un Français, Christophe Durand qui a déménagé au Cap en 1995. Ici le chardonnay provient de deux vignobles, l'un de Constantia, l'autre de Franschhoek. C'est un "vin classique" : c'est pas moi qui le dit, c'est le communiqué de presse. Cela doit valoir une vingtaine d'euros la quille. Quoi ? Vindicateur n'en parle pas ? Ben nous non plus, alors. Dommage.

    2 / Avec le petit épeautre et ses légumes primeur au pistou, on sort un vin de Bellet. La cuvée Le Clos 2009 du Clos Saint Vincent est un 100 % rolle. Le domaine est cultivé en biodynamie : a-t-on choisi ce vin pour montrer qu'on est dans le vent ? Pas sûr, car cette cuvée dans différents millésimes est notée autour de 15 sur Vindicateur ("vin particulièrement bon, savoureux") : on l'a choisi parce que c'est bon. Une vingtaine d'euros la bouteille.

    3 / Avec la marmite de poissons locaux dans leur bouillon safrané... un vin rouge ! Un pari assez osé car relativement peu classique ; mais le vin en question est assez léger, parait-il. La cuvée Baron G du Château de Bellet en version 2008 (40% folle noire, 40% braquet, 20% grenache). Noté autour de 16 sur Vindicateur ("très bon vin, immédiatement remarquable"). Une vingtaine d'euros la boutanche. En fait, j'aurais bien aimé y participer à ce mariage, ça devait être pas mal du tout...

    4 / Sur la coupe de fruits rouge, un Yquem 1996. Là franchement, c'est un peu bof. Même moi, avec mon budget serré, je vais mieux traiter trois de mes potes autour d'un barbecue cet été dans les Vosges : je vais leur ouvrir le 1997 (en demi-bouteille, certes). Et là, franchement, rien à voir. La cote du 1996 sur iDealwine s'élève à 221 pour grimper jusqu'à 291 pour le 1997. Chez Vindicateur, Yquem 1996 atteint évidemment une belle note : 18,8 (à quelques points du "vin exceptionnel, expression rare et géniale de son appellation"). Mais pas autant que mon 1997 qui grimpe lui à 19,7 (à 3 dixièmes de la perfection, du "vin fabuleux, nectar-plus-ultra, quelques gouttes de dieu tombées sur terre"). Et en plus la principauté aurait fait des économies si elle avait consulté Vindicateur : le 1997 est 50 euros moins cher que le 1996. Moralité : Albert devrait parcourir un peu la bloglouglou avant d'acheter son pinard.

    5 / Avec le gâteau de mariage, une coupe de champagne Perrier-Jouët, cuvée Belle Epoque 2002. J'ai déjà bu cette cuvée mais pas en 2002 : je n'en garde aucun véritable souvenir. Chez Vindicateur, ça tourne autour de 15. Franchement, pour un mariage princier, on aurait pu s'attendre à autre chose qu'à un 15. Ce n'est pas très excitant tout ça. Et on est à 120 euros la bouteille. Le plus embêtant dans l'afafire, c'est qu'une palette de ce champagne a été dérobée entre Epernay et Monaco dans la nuit du 23 au 24 juin. Souci supplémentaire, elle ne comprenait pas 156 bouteilles comme habituellement, mais 288... Une mini affaire d'Etat.

    On récapitule ? Un résultat mi-figue, mi-raisin. Hormis la première bouteille, choix de courtoisie envers la mariée, on ne peut nier le réel effort pour consommer local. D'ailleurs, ça se retrouve aussi dans l'assiette, notamment dans le choix des poissons : pour ceux que ça intéresse, tout le menu est détaillé ici. Saluons aussi la prise de risque avec le bellet rouge, sachant que l'imaginaire collectif a fait sien le théorème "sur le poisson, du blanc !". Et en plus, le vin semble bien bon. Pour le reste... Chassez le bling-bling, il revient au goulot : en plus d'être attendues, les bouteilles accompagnant le dessert me semblent mal choisies : sans doute trop jeunes, trop tape-à-l'oeil par rapport au reste et pas forcément dans le bon millésime. Oui, c'est facile de critiquer. Et s'ils avaient donné dans les grands bordeaux ou les champagnes hors de prix, on leur serait tombé dessus comme la vérole sur le bas clergé.

  • Twitter va enfin servir à quelque chose de sympa

    Le 6 mai, de 20h à 22h, le Twitterstan va s'enflammer pour le chardonnay.

    La règle est sympa : vous organisez vous-même votre dégustation avec votre bouteille de chardonnay à portée de main et vous commentez le tout sur Twitter. En prenant bien soin de coller #chardonnay dans le tweet.

    Pour plus d'info, c'est ici.

    Et pour retrouver Du Morgon dans les veines sur Twitter, direction http://twitter.com/GuillaumeNB

    Lien permanent Imprimer Catégories : Clin d'oeil 0 commentaire
  • Cette bouteille est sous-estimée

    De Ludwig Bindernagel, je nomme la QV d'Etoiles en Pesus 2005.

    Le domaine les Chais du Vieux Bourg m'enchante. Je me prosterne devant cette bouteille de Jura et un si beau travail d'artisan. J'en demande des quintaux. J'en boirais à la barrique directement.

    P06-04-10_20.07[02].JPG

    Si je ne me trompe pas il s'agit d'un assemblage de 70 % de chardonnay et le reste de savagnin. 14° pour mettre le tout en avant. Un nez immensément complexe à rendre accroc, une bouche un poil oxydée, des fruits secs, de la pomme je ne sais pas, j'adore. Une folle complexité : ce qui fait les meilleurs vins, j'ai vraiment l'impression de me répéter, tant pis. Car c'est si bon ! Avec une poêlée de Saint-Jacques ou une volaille de Bresse. Ou tel quel.

    Une dernière chose, le prix : 18 euros aux Caves de l'Insolite. La dernière fois, j'ai dit à Michel que la bouteille en valait le double.

    www.bindernagel.fr

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu