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  • Quand la Bourgogne s'amuse dans les Corbières (version 2008)

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    J'avais déjà parlé des infidélités que fait Frédéric Cossard à la Bourgogne. Je récidive avec le Bedeau du Sud 2008 (grenache de l'Aude) bu le même soir que le pommard 2007. Sur le papier et sur l'addition, il n'y a pas photo. La première bouteille apparaît goûteuse, joyeuse, nerveuse ; la seconde plate. Je sais pas ce que j'ai avec les rouges bourguignons de Cossard depuis quelques temps, je n'y arrive plus et ça m'embête.

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    Il faut toujours dénoncer ses dealers : pour le Bedeau du Sud, le mien s'appelle Franck, une fois de plus.

  • Une daurade façon osso-buco

    Cette recette, je l'ai honteusement volée à Pascale Weeks. J'avais l'habitude de suivre son blog dans ma cuisine il y a quelques années, puis j'ai abandonné et maintenant j'y reviens timidement : j'aime bien sa simplicité tout de même assez exigeante. J'y trouvais de bonnes recettes mais aujourd'hui il y a trop de communiqués de presse ou de billets sponsorisés.

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    Cette recette de daurade au four est d'une simplicité presque enfantine. Il suffit de faire une gremolata, le condiment traditionnel de l'osso-bucco en hachant persil et zestes d'agrumes, en ajoutant de l'huile d'olive et en assaisonnant. On badigeonne les filets de poisson  avec ce mélange et on enfourne 20 minutes à 200 degrés. Tout est expliqué dans le détail ici. Je me suis un peu compliqué la tâche en achetant chez un bon poissonnier une vraie daurade grise pêchée en Bretagne (9 euros le kilo) et en levant moi-même les filets. Avec l'arête centrale, la tête et un peu de vin blanc, on prépare un joli fumet pour un futur risotto piscicole.

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    Et on boit quoi ? Je ne suis pas un fanatique des vins gras avec le poisson, surtout avec la tonne d'huile d'olive que j'ai mise dans le plat. Donc un blanc bien acide, un bourgogne aligoté nouveau (2010 donc) mis en bouteille par le grand Frédéric Cossard et acheté la veille aux caves Augé.

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  • Bon anniversaire Olivier !

    Qu'il fut bon le week-end dernier ! En énumérant les quilles, tout le monde va pouvoir s'en rendre compte. Et évidemment, tout n'a pas été bu dans cet ordre ni au cours du même repas.

    - Domaine Tempier, bandol blanc 2007. Un peu sur sa réserve, normal pour un vin du sud dégusté en Normandie. Il ne se sentait pas chez lui. Nous aurions dû l'ouvrir un poil avant.

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    - Hubert de Montille, bourgogne générique, 2001. Soit l'un des derniers millésimes où le père regardait la chose, si mes renseignements sont bons. La grande classe pour un simple bourgogne, dans la force de l'âge.

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    - Champagne Jacques Lassaigne, les Vignes de Montgueux, blanc de blancs. Pas assez ouvert lui non plus, pas carafé comme le dos de la bouteille y incitait. Trop pétillant aussi. Dommage, je suis certain que c'est un grand vigneron. Sans doute le gâteau choco-coco l'a-t-il refroidi.

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    - Un Rully 1er cru 1996 sorti de la cave du père d'Olivier. Une superbe couleur or et un goût fin, pas trop oxydé, m'a fait oublié de noter le nom du domaine.

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    - Bedeau, version magnum 2008, de Frédéric Cossard, domaine de Chassorney. Le "début de gamme" du Chassorney, à tout de même 50 euros le magnum. Encore une fois, ouvert et bu trop tôt. En fin de repas, sur une andouillette, il se révélait un sacré pinot.

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  • La Crémerie, comme toujours

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    Il est où le soleil ? Ben, il est de ce côté-ci de la vitre, à l'intérieur de la Crémerie. Tout de même, ce n'est pas très compliqué. Et ce n'est pas faute d'en avoir parlé souvent. Comme toujours, la fameuse burrata.

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    Et comme toujours le superbe blanc de Frédéric Cossard du domaine de Chassorney. Le St-Romain Combe Bazin, un des derniers 2005 de dispo chez Serge à La Crémerie.

    Ici mention spéciale au trois taramas. Un classique, un au crabe et un troisième au piment d'Espelette (15 euros). Un vrai délice ! C'est fini, je ne mange plus d'autre tarama...

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    Cette fois, petit changement. Avec la sublime prune d'Ente (la phase avant le pruneau) marinée dans je ne sais plus quel alcool, rien de mieux que la chute de reins. Ou La Chute Derain (16 euros) plutôt, pétillant de bourgogne d'une finesse si exceptionnelle qu'on se croirait face à un champagne.

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  • Queue de boeuf façon Marcel Proust

    "Le boeuf froid aux carottes fit son apparition, couché par le Michel-Ange de notre cuisine sur d’énormes cristaux de gelée pareils à des blocs de quartz transparent. [...] Et, en effet, Françoise, surexcitée par l’ambition de réussir pour un invité de marque un dîner enfin semé de difficultés dignes d’elle, s’était donné une peine qu’elle ne prenait plus quand nous étions seuls et avait retrouvé sa manière incomparable de Combray. « Voilà ce qu’on ne peut obtenir au cabaret, je dis dans les meilleurs : une daube de boeuf où la gelée ne sente pas la colle, et où le boeuf ait pris parfum des carottes, c’est admirable ! Permettez-moi d’y revenir », ajouta-t-il en faisant signe qu’il voulait encore de la gelée."

    Plutôt que la madeleine d'A la recherche du temps perdu, mon intérêt se porte sur le boeuf en gelée d'A l'ombre des jeunes filles en fleurs.

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    Joli plat d'été, je le fais alors que l'hiver arrive. Pas très complexe, un poil long à désosser cette foutue queue de boeuf. Mais c'est autre chose que du paleron. L'idée vient d'un livre de recettes liées aux grands écrivains, Room Service, chez Actes Sud. La partie bouffe étant écrite par Yves Camdeborde et la partie écrivains par Sébastien Lapaque. Recettes un peu abruptes, alors que les textes littéraires sont (presque) plus gourmands. Je veux dire que les descriptions de Lapaque donnent faim. On salive des paupiettes à la Gabriel Fouquet rien qu'en lisant quelques lignes sur Antoine Blondin. On n'a qu'une envie, c'est de descendre à la cave avec Rabelais, même si ici il n'est pas question de nourriture solide.

    Cette gelée là n'était pas aussi bien réussie que chez Proust. Un poil trop liquide. Mais l'alliance des saveurs (carottes, poireaux, queue moutardée, pied de veau) est sensationnelle. Je l'ai goûtée chaude hier soir, c'était parfait. Donc on va oublier la gelée, surtout en hiver. Et on fait pareil mais on mange le tout bien chaud, surtout en hiver.

    Et Rabelais alors ? Avec ça on boit quoi bordel ? Un vin nouveau, cépage pinot noir. Celui de l'excellentissime domaine de Chassorney, de Frédéric Cossard, mon domaine chouchou du sud de la Bourgogne. Je n'ai bu que trois vins de chez eux, mais les ai bus souvent et n'ai jamais été déçu. Plus que ça : toujours été charmé. Voici à quoi devrait ressembler la Bourgogne : un fruit de noble lignée dans lequel on croque.

    On croirait une bouteille de limonade à la grenadine. Presque, mais surtout moins sucré. Un côté acide désagréable sur tout vin nouveau, qui s'estompe dans le verre. Un vin de pique-nique.

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    Enfin pour finir ce post-fleuve, je copie Sébastien Lapaque qui cite un très bel autre extrait du livre de Proust. Qui résume l'importance qu'il faudrait tout le temps donner à la qualité de chaque produit, avant de le cuisiner.

    "Comme elle attachait une importance extrême à la qualité intrinsèque des matériaux qui devaient entrer dans la fabrication de son oeuvre, elle allait elle-même aux Halles se faire donner les plus beaux carrés de rumsteck, de jarret de boeuf, de pied de veau, comme Michel-Ange passant huit mois dans les montagnes de Carrare à choisir les blocs de marbre les plus parfaits pour le monument de Jules II".

  • Là, je vous livre (presque) ma planque

    Parfois, je suis sympa. Comme ici : le plus joli resto de Paris, La Crémerie. Avec Olivier, c'est devenu notre cantine. Maintenant, la burrata, on la réserve, sinon on est trop déçu (22 euros pour deux). Ce jour-là, on a abandonné les assiettes de charcuterie (18 euros) pour ce sublime thon de l'île d'Yeu (15 euros).

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    Olivier a bien tenté de demander au gentil patron d'où venaient le frometon et la poiscaille. "De chez des gens qui n'ont pas pignon sur rue". Pas de dessert, on a été sage.

    Sau f sur le vin. Re-Combe Bazin, re-Frédéric Cossard, re-Domaine de Chassorney, re-bourgogne blanc. Comme dimanche dernier (28 euros + 8 de droit de bouchon). Servi un peu froid, mais ça se réchauffe. Parfait avec tout. Le mec ou la nana qui boit ça comprend que le vin est fait avec du raisin. On l'a presque oublié.

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    La Crémerie... Euh non, je donne pas l'adresse. Je la garde.
  • Les deux bouteilles du dimanche soir

    Comme nous étions quatre, comme c'était la saison, l'idée : le risotto aux girolles. Alors pour tout dire, soit les champignons n'étaient pas à la hauteur, soit il vaut mieux le faire avec des cèpes, en tout cas c'était un peu fadasse. Et ce n'est pas ma belle huile de noisettes de l'Huilerie Beaujolaise qui dira le contraire.

    Par contre, question jaja, que du pinard qui tape. Une bouteille bien sombre mais qui se rallume une fois débouchée. Un Drappier Millésime Exception 2002. Heu, c'est du champagne, mais c'est pas non plus du champagne. Oubliée cette sensation de brûlure d'estomac. Avec une betterave crapaudine crue, et une petite crème de lentille, ce fut parfait (pour un dimanche soir).

    Fréd Cossard et son Combe-Bazin 2005 (30 euros chez Lavinia). Au goulot déjà plus clair. C'est comme cela qu'on l'aime la Bourgogne et le bourgogne. Fruité, brut, incisif, tranchant. C'est donc du blanc, AOC Saint-Romain. Mais ça on a presque oublié. Il tend vraiment vers quelque chose de génial ce domaine de Chassorney, à quelques encablures de Meursault et des vignes de Montrachet. Du vin de raisin. Du vin de raison, aussi. Le risotto, même aux girolles, n'était pas à la hauteur.

    Et si je me rappelle bien d'une bouteille ouverte il y a deux ans, peut-être même que sa cuvée Bigotes à quelques euros de moins lui était supérieur : privilège des grands domaines de réussir mieux les petites cuvées.

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