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20 mars 2011

Le cheverny a la cote

Lors du repas de midi, ouverture du cheverny de Villemade dans sa toute dernière mouture, la 2010. La tablée est conquise à l'unanimité et ne se prive pas pour le dire. What else ?

11:40 Publié dans Loire (nul n'est censé l'ignorer) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cheverny, hervé villemade, loire | | |  Facebook

15 mars 2011

Les emplettes du mardi chez Crus et Découvertes

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Cela faisait quelques semaines que je n'avais pas fait de petits luxes anti-crise, je répare un peu ce manque aujourd'hui. Avec 4 bouteilles à moins de 10 euros, 36 euros les 4 pour être précis. Mes pas fatigués m'ont conduit au hasard vers la rue Paul-Bert cet après-midi et je suis entré chez Crus et Découvertes. Je l'atteins rarement, m'arrêtant à l'Insolite : à chaque fois c'est pareil je fais des découvertes de crus.

- Sauvageonne, domaine des Griottes. Le sauvignon du domaine, peut-être le vin le plus cher du lot, 10 euros. "Bien minéral" selon Mickael, talentueux caviste.

- Fable 2009, Le Raisin et l'Ange, Gilles Azzoni. "Dominante syrah avec un peu de grenache, plus dur, on mange avec".

- Hommage à Robert 2009, toujours Gilles Azzoni. "Encore un peu tendu car jeune mais tout de même assez glouglou, pas aussi évolué et évolutif que le 2006"

- le cheverny blanc 2010 de Hervé Villemade. "Croquant, ça va être bien pour ce printemps".

Ouais, faudrait juste qu'il revienne le printemps. Et qu'il ne soit pas aussi triste que chez Hugues...

Crus Et Découvertes, 7 rue Paul Bert, 75011 Paris.

15 août 2010

Le cheverny à la cocaïne

Les dégustations de la bande des Quatre correspondent aux débouchonnages et décapsulages effectués durant le week-end du 15 août...

J'avais déjà mentionné ici tout le bien que je pensais du cheverny rouge 2009 d'Hervé Villemade. Quelle belle année, même dans cette petite cuvée.

Je n'avais jamais évoqué son blanc. Puissance aromatique, fruité, précision = envoûtant. Ces dernières semaines, nous en avons descendu une dizaine de bouteilles. Un régal sans doute additionné d'un peu de cocaïne : sinon je ne vois pas pourquoi nous sommes accros...

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Verdict de la bande des Quatre : un jour on se tapera une horizontale de tout Villemade. Et les blancs, et les rouges, et les àbulles... Tout !

18:58 Publié dans Entre copains | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hervé villemade, cheverny | | |  Facebook

06 août 2010

Le cheverny qui embaume la pièce

Je n'ai pas fait la remarque pour éviter que tout le monde dise par approbation "oui c'est bon" ou par opposition "non c'est pas top". Mais le cheverny de Villemade, le rouge 2009, cuvée de base mi-gamay mi-pinot, parfume le salon dès le bouchon ôté. Du fruit, du fruit, du fruit. Plus besoin de photophore, d'encens ou je ne sais quoi d'autre.

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Le vin se boit tout seul, sans effort, aux dires de Julien. J'avais tout de même convoqué un plat de lasagnes aux courgettes et aubergines. Avec une sauce tomate, volée au magazine Saveurs, qui fait la différence : faire confire dans de l'huile d'olive ail et échalottes. Y découper en petits morceaux et avec tout leur jus trois tomates épluchées. Ajouter un trait de vinaigre de La Guinelle au pistil de safran : c'est la touche perso qui relève le plat. Et ajouter 20 cl de crème liquide avant de faire mijoter dix bonnes minutes.

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Si tout le monde a bien aimé, je suis sceptique encore. Un peu trop mouillé donc pas assez compact.

22:42 Publié dans Loire (nul n'est censé l'ignorer) | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hervé villemade, cheverny | | |  Facebook

06 février 2010

Que de cadavres qui ont bien vécu

Saucisse, blanquette, fromage, panacotta. Et le reste est "litre et rature", comme disait Antoine Blondin. Mais le lendemain au réveil, Judith et son amoureux partis, ça fait du verre qui s'empile le long du mur.

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Le champagne Deutz en apéro était assez fin. Pas trop l'habitude de ces bulles markétées mais certaines sont tout de même à sauver (plus de 30 euros la bouteilles chez Carrefour-rien ou Auchan-pas-d'honneur). J'ai enchéri à nouveau avec le beaujolais villages 2008 de Karim Vionnet. J'en ai déjà tant parlé, je me tais.

Un cheverny rouge 2008 cuvée de base (10 euros aux Caves de l'Insolite) d'Hervé Villemade : mon autre découverte du moment. Villemade, je suis accroc à ses blancs. Peut-être avais-je peur de tenter les rouges ? Au Bistrot Paul Bert, on s'en souvient que j'avais pris un petit verre. Moi en tout cas je m'en souviens. Profond, mûr, chargé d'amour qu'il est ce vin. La Loire dans le gosier. Là ce soir, directement la bouteille et le magnum pour bientôt.

Continuons avec des choses plus chargées. Comme le P'tit Piaf du domaine de l'Ausseil, à 7 euros seulement. Un vin de pays des côtes catalanes, à base de merlot. Rond, capiteux, fort. Très fort. Trop fort.

Il fallait finir sur une note plus fine. Je l'ai trouvée en Allemagne. Cette petite quille du Dr. Loosen qui vinifie parmi les meilleurs rieslings du monde. Ici un Erdener Treppchen Riesling Auslese en 2007 (13 euros la demi-bouteille dans les caves des frères Loosen). Celui que la revue Wine Enthusiast classait 45e meilleur vin du monde... Ah, ces classements idiots et sans intérêt. Pour simplifier, un vin d'une minéralité absolue pour un vendanges tardives si éloigné des confitures bas de gamme que produit malheureusement souvent l'Alsace. Un vin qui marque. A re-boire, et surtout pas en fin de repas mais à 16h, avec le goûter pour encore plus en profiter.

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05 février 2010

Le temps perdu retrouvé

Les bonnes choses sont les plus évidentes. Seulement on ne les voit pas toujours et souvent on les oublie. Pourquoi le Bistrot Paul Bert était-il passé à la trappe ? Quatre ans que je voulais y aller. Et rien. Jamais. Ah ça, des restos à l'autre bout de la capitale, on en a fait. Mais pourquoi jamais le Paul Bert ? Parce que j'ai habité à côté et que je rechigne à manger en bas de la rue ? Véridique mais pas suffisant comme explication.

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Cette adresse depuis longtemps mise sur un piédestal (par moi-même et sans y être allé) tient presque du mythe. Il faut un énième détour lors d'une énième balade dans Paris pour se retrouver face à cette devanture. Et sauter le pas. Enfin. Ce qui est sûr, c'est que ce sera forcément le choc dans l'assiette. Si c'est bon, c'est l'état de grâce : de toute façon je le savais, je suis fort, je m'aime. Si c'est raté, c'est une catastrophe. Comme un Père Noël qui n'existerait pas.

Bon allez je lâche le morceau. Avec le Paul Bert, choix 1 évidemment, l'état de grâce. Ce petit déjeuner à la dérobade, pris par pure gourmandise, se révèle un moment grandiose. "Crescendo" a dit Julien. Pas faux.

La crème de chou-fleur et sa tranche de lomo (une charcuterie ibérique : en gros, du filet mignon fumé). Aérien. Et je m'y connais en crèmes de chou-fleur, je les ai toutes ratées...

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Le vin rouge, c'est bingo. Le cheverny rouge de Villemade. Celui que je n'avais jamais goûté. Un parfum très puissant pour un vin si léger, un fruit rouge si mûr, si présent. Encore... Ah non, faut aller bosser. Bon d'accord. Mais euuuh... Gigot d'agneau rosé et fondant. Avec de grosses gousses d'ail qui parfument le plat sans flinguer le palais. Une subtilité rare pour ce classique et pour un vendredi midi.

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Puis allez, on n'est pas bégueule, on zappe la panacotta pour les profiteroles. "Attention, c'est la vraie recette, insiste la petite serveuse. On ne met pas de glace à la vanille dedans. Mais un genre de crème fouettée, un peu à l'image de celle dans le Paris-Brest sans le côté praliné. C'est ça la vraie recette". Ce qui s'annonçait comme un Himalaya de saccharose se change en un dessert léger, doux et peu sucré. Hormis le chocolat qui le nappait. Une vraie bonne suprise, un vrai bon dessert.

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Crescendo effectivement, puisque les profiteroles envahissent le palais. Mais du début à la fin, on sent l'envie de bien faire. De faire bon. C'est d'ailleurs ce qui manque à tant de restos : vouloir faire bon. Ici j'avoue ma faiblesse pour ces plats du patrimoine français, pour cette salle rétro bien découpée et ces prix dignes. J'y retourne très vite. Une référence.

Bistrot Paul Bert, 18 Rue Paul Bert, 75011 Paris, 01 43 72 24 01. Ai-je besoin de préciser qu'il faut réserver le soir ? Au déjeuner, arriver avant 12h30. Superbe carte de vins naturels, mais plutôt pour le soir. Ou alors c'est sieste après.

16:13 Publié dans Bonnes adresses parisiennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bistrot paul bert, julien, hervé villemade, cheverny | | |  Facebook

27 janvier 2010

Ispahan-sur-Loire

Dîner avec Olivier et Thomas, chez Olivier. J'ai oublié de prendre les photos du champagne Drappier et du Cheverny de Michel Gendrier. D'un autre côté, les valeurs sûres n'ont pas besoin de clichés.

J'ai même oublié de prendre des photos de l'Ispahan. Le gâteau signé Pierre Hermé (c'est d'ailleurs bizarre de signer ses propres gâteaux... D'un autre côté, l'Ispahan est tellement copié) a rapidement quitté les assiettes pour les estomacs.

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D'ailleurs le problème de l'Ispahan, c'est qu'il est si furtif sur la table qu'on n'a jamais le temps de le prendre en photo. Un peu pareil avec ce qu'on buvait à ce moment-là. La photo est donc assez rare car on voit encore des fonds de Pow Blop Wizz traînant dans les verres. Un pétillant rosé (ah bon ? ça se voit tant que ça ?) de Loire en hommage à Gainsbourg (10 euros au Verre Volé).

Olivier Lemasson, des Vins Contés à Candé-sur-Beauvron (41), n'a pas mis de fraises Tagada dans ses cuves. Ni de colorant, ni de sirop de glucose. Juste du raisin, promis. Une sucrosité légère pour un fruité intense. Dans le milieu, on l'appelle le "bonbon du Loir-et-Cher".

Mon Olivier a lui soumis sa rigoureuse interprétation des débats actuels touchant au vin. "Moi je préfère le terme de vin naturel, car il renvoie à la notion de patrimoine viticole et donc historique de la France". Comment être en désaccord ?

Devant tout ce raffinement, le trajet du retour en métro paraît bien vulgaire. Comme ces affiches. Non pas pour les dessins marrants rajoutés au crayon, mais pour leurs affreux titres et jeux de mots balourds. C'est ça le théâtre aujourd'hui ? Buvons un coup pour oublier.

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19 novembre 2009

Le beaujolais, vite fait

Comme chaque année et comme beaucoup d'autres, j'ai gouté le beaujolais nouveau 2009. Dire qu'il est bon ou mauvais est aussi con que de dire que, cette année, les pommes sont bonnes ou mauvaises. Tout dépend de la nana ou du mec qui a travaillé le produit. Celui que j'ai goûté ce soir avec Olivier, aux Caves Augé, était bon, fruité, assez concentré.

Par contre, il faut juste rappeler quelque chose. On oublie de dire que le troisième jeudi de novembre correspond au lancement officiel de TOUS les vins primeurs. Or, la fédé du beaujolais s'est débrouillée pour faire croire à tout le monde que ce jour-là il ne fallait boire que du beaujolais.

Donc aujourd'hui, nous avons aussi goûté un vin de Loire primeur. Le "vin nouveau" des frères Puzelat, aux Montils, près de Cheverny. Sa folle richesse pour un simple primeur confirme que le Clos du Tue-Boeuf est actuellement un des cinq meilleurs domaines de France.

10 octobre 2009

A combien de mètres des Champs-Elysées ?

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Ce soir, chez Olivier, ce fut une bonne soirée. On était trois, mais ses parents nous on aidés. Il y avait cette terrine de canard, et du saucisson, de chez Divay, rue Poncelet.

Il y avait ces deux fines de Cheverny, fermentées par l'homme à qui Jean-François Deniau avait confié des raisins, Michel Gendrier. Il y avait les Deux Montille, bourgogne rouge ci-dessous nommé.

On a refait le monde ; problèmes de privilégiés s'il en est. Bref, une bonne soirée. Bon, c'est sans intérêt ces rimes en "é".

Tout a commencé sur un joli blanc de Cheverny, puis son frérot en rouge. Gendrier fait du vrai beau travail, en bio, en biodynamie même. Pourquoi on ne le trouve pas ailleurs qu'à la Cave du Moulin Vieux, rue de la Butte-aux-Cailles dans le XIIIe ? C'est le mystère du mois d'octobre.

Quant au bourgogne, je trouve qu'on reste un peu sur sa soif. Normal, on voit Montille sur l'étiquette ; on s'attend au vin du siècle.  D'un autre côté, avec un négoce de cette qualité, on attend vraiment au tournant le "vrai" domaine.

Et puis je ne vais pas non plus raconter toute la soirée, vous n'aviez qu'à être là.

 
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