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chez michel

  • Chez Michel : le Paris-Brest, mais pas seulement...

    Certaines adresses défraient la chronique (aujourd'hui, on utiliserait cet horrible mot "buzz"), puis on les oublie. Moi j'y vais plutôt quand justement, on les a oubliées. D'où un peu de retard à l'allumage, souvent.

    Chez Michel par exemple, un bistro breton qui en impose. On résume vite pour ceux qui n'ont pas suivi : Thierry Breton, qui est vraiment breton, copain de Camdeborde, lui aussi porte-étendard de la bistronomie, fait Paris-Brest en courant et Paris-Brest en gâteau (sans doute le plus renommé de la capitale). On va l'évacuer tout de suite, puisque c'est ce que tout le monde attend. Oui, commençons par le dessert, ça changera.

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    C'est extrêmement bien réalisé, fondant et léger. C'est beau, c'en est même sexy. Mais il faut dire que celui de Conticini a quelque peu dynamité le genre. Chacun fera son choix entre la gourmandise folle et le classicisme parfaitement réalisé. Notons ici qu'on est plutôt sur les arômes de torréfaction que sur le sucre, ce qui va très bien avec ce qui suit...

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    Le livre de cave de Chez Michel est extrêmement jouissif. Le Blanc du Casot 2001 (Casot des Mailloles, Alain Castex) à un peu plus de 40 euros sur table ! Hormis le fait que cette bouteille est introuvable, n'oublions pas que les derniers millésimes chez un caviste parisien tournent autour de 35 euros. A quelques pièces de plus au resto pour un millésime un peu ancien, c'est une aubaine.

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    Seule une oxydation renforcée pourrait nous faire croire qu'il a subi les affres du temps. Mais la fraîcheur est là. Et le côté glouglou aussi malgré 14,5°. C'est un grand vin caméléon, qui accompagne le repas de l'entrée jusqu'au Paris-Brest. Oui, soyons hérétiques jusqu'au bout.

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    Tartare d'huîtres de Part-Ar-Coum. Là aussi, c'est jouissif.

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    Le pigeonneau de Paul Renaud cuit en cocotte repose sur une échine Ibaïona. C'est ça, la cuisine : un produit magnifique, un cuisinier sachant cuire et un condiment. On ne peut pas tricher. Quelle assiette !

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    Quelques fromages de Bretagne bien appétissants.

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    Pour dire la vérité, en ce qui concerne Chez Michel, je n'ai pas eu de retard à l'allumage. J'y suis allé, il y a bien 3 ou 4 ans, en plein buzz donc, avant que la carte n'évolue. Du menu à 30 euros et des brouettes de l'époque, je ne me souviens plus très bien. La table ne m'avait pas fait autant d'effet que ce soir.

    Mais côté prix aujourd'hui, on est passé à 50 euros par personne pour ce repas de ce soir (hors vin, bien entendu). Malgré tout ce que je viens de dire plus haut, j'avoue que c'est un peu cher (hors vin, bien entendu - bis). Bien sûr, je me suis régalé, la cuisine est impeccable et non seulement je n'ai plus faim en sortant, mais je suis gavé, mon ventre va exploser. Faut dire que je me suis lâché sur le fromage. Cependant, la pilule passe mal, ces 50 euros sont un peu difficile à digérer. On n'est pas chez Camdeborde à Odéon où pour un prix équivalent, c'est la totale. Peut-être y en a-t-il trop dans l'assiette. Si on m'avait enlevé le fromage du ventre et de l'addition, j'aurais été plus serein, je pense. Mais quelles assiettes...

    Pour remédier à ce souci du prix, il faudra tester Casimir, l'annexe, la porte à côté.

    Chez Michel, 10 Rue de Belzunce, 75 010 Paris, 01 44 53 06 20.

  • Cot-cot, glou-glou

    Samedi midi, déjeuner aux Cocottes avec ma poulette. Le bistrot design de Christian Constant. Déjà longtemps qu'il me faisait les yeux doux celui-là. Je l'avais pas oublié, le papa des papes Camdeborde, Jégo, Thierry Breton (non, pas l'ex-ministre...) et tous ces doux noms qui sentent le ris de veau aux girolles. J'ai faim.

    Le resto doit être bien classé dans le GDRJ (Guide du routard japonais), car ils sont là en masse. Des gens de bon goût, vous dis-je... Avec une poignée de papis et mamies du 7ème, 12h30 sonne et c'est déjà complet. Note au benêt : arriver tôt.

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    Alors oui, c'est bon. Et ça tombe bien, c'est ce qu'on demande à un resto. Et pour le quartier (grosso modo au pied de la Tour Eiffel), c'est pas cher, si je compare aux escrocs des alentours. 15 euros la cocotte du jour, le poulet au citron-gingembre, ou 16 la daurade au fenouil. Ah, ce fenouil compoté. Monsieur Constant, si vous lisez ces lignes, merci de laisser la recette dans les commentaires.

    Question jaja, la carte ne brille pas par ses prix bas. Mais les fillettes semblent attirantes, comme dirait Roman Polanski. D'ailleurs, on en trouve encore beaucoup des fillettes à Paris ? Faudrait que je mène l'enquête. Prix : 20 euros les 50 cl, donc, pour du Cairanne blanc. Le vigneron ? Pas précisé. Ou alors j'ai oublié. Mais il y a des mots comme ça, comme Cairanne blanc, qui se suffisent. On a l'impression de gagner au loto sans avoir joué. Au premier verre, on se dit qu'on a eu raison sur toute la ligne. Avec l'entrée, le jambon ibaïona de chez Ospital (toujours les mêmes, ça devient lassant, 12 euros). Avec les plats. Et la dernière gorgée qui vient se faufiler avant la fabuleuse tarte au chocolat copyrightée (8 euros). Bref, un repas comme on en recherche sur ce blog : le bon vin au bon endroit pour un bon moment.

    Les Cocottes de Christian Constant, 135 rue Saint-Dominique, 75007 Paris. 01 45 50 10 31. Pas de réservation, venir tôt je me répète !

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