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collioure

  • Collioure : les vins du domaine de la Tour Vieille

    Le domaine de la Tour Vieille nous a été chaudement recommandé par plusieurs personnes. Arrivés à Collioure, on passe boire un petit coup de blanc sec, les Canadells (grenache gris, grenache blanc, macabeu et vermentino, puis faibles rendements et élevage long). Dur mais, ma foi, bien sympathique.

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    Les éloges portaient plutôt sur le Vin de Méditation, un banyuls (VDN, vin doux naturel) réalisé en solera. Chaque année depuis 1952, on ajoute le nouveau millésime au précédent : le vieux vin éduque le plus jeune. Un véritable phénomène culturel. On nous avait sorti les plus grands qualificatifs : "vin fabuleux", "vin anti suicide"... Nous avons monté quelques marches pour prendre un peu de hauteur et surplomber la petite ville.

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    On débouche la bouteille et là, grosse déception. Oui, c'est bon, très bon mais on est loin d'être subjugué. Le sucre est fondu pour laisser place à une grande finesse, on est heureux d'être là, le vin aussi. Mais on n'est loin d'être subjugué. Hélène, Thomas et moi sommes d'accord.

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    On redescend. Peut-être qu'au niveau de la mer ça sera mieux. Surtout ça nous permettra de mieux voir la couleur du nectar, un joli tabac très classe. Ah, c'est très beau dans le verre. Bon, il y a une forte lumière jaune, faut dire. A la lumière naturelle, c'est plutôt un rouge ocre nuancé. Dans tous les cas, on est bien, on boit un très bon vin. Mais toujours pas subjugué.

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    Bouchée puis réouverte et finie à Paris avec des fous de vins. Oui, on est en toujours à dire que c'est bon, très bon. Mais qu'on n'est pas dans le vin "anti suicide". Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Peut-être n'avons nous pas les clés pour l'apprécier à sa juste valeur : mais là, nous sommes 8 à l'avoir goûté... (50 euros les 50 cl, prix domaine).

  • Collioure : sur la plage abandonnée

    A partir de 23 heures, il suffit de dépasser un restaurant haut perché, Le Neptune, et d'aller se planquer dans une petite crique. Il n'y a plus personne, il fait nuit noire. Héléne a fait les yeux doux à Cocoliberis pour qu'ils nous prêtent un seau avec des glaçons. Laissons quelques minutes au Quattuor de Drappier (quatre cépages blancs dont trois oubliés) pour se refroidir et on embraye.

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    Jamais cette bouteille ne nous a fait tant d'effet. Face à nous, Collioure a entendu des refrains d'Adamo expliquant que la neige qui tombe est synonyme de tragédie ou des couplets d'Eddy Mitchell vantant les grandes prairies. Ne comprenant pas le sens caché des choses, quelques voisins ont gueulé.

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  • Collioure : la seule faute du 5ème Péché, servir le vin trop froid

    Le hasard fait bien les choses. Quelques jours avant de dîner au 5ème Péché, à Collioure, je discutais avec un vigneron qui pestait contre le fait que ce restaurant servait le vin bien trop froid. Il menaçait même d'en retirer ses vins : j'étais donc prévenu. Le gros problème avec le vin naturel, c'est qu'il faut le conserver bien au frais. Quand on n'a pas de cave, direction le réfrigérateur. Forcément, blanc comme rouge se retrouvent glacés. A la maison ça passe, au resto c'est bien embêtant. Impossible de prendre tout de suite la mesure d'un vin. De plus, ce soir-là nous ne savions pas tout à fait ce que nous allions boire : nous avons d'abord commandé le rouge, puis rétropédalage : pourquoi pas un coup de blanc avant ? Tant mieux : ainsi, le rouge sera à bonne température. Enfin, on le croyait...

    Côté blanc, comme l'année dernière, le Coume Marie de la Préceptorie de Centernach. 2010, un millésime de plus que l'an passé. Jolis grenaches blancs, totalement annihiliés par la température de service. Même l'étiquette en a pris un coup...

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    Pour l'accompagner, le menu du chef à 34 euros très orienté poissons. On ne peut pas lui en vouloir. Tataki de thon à la betterave et aux oeufs de saumon : un peu surchargé, ça n'en est pas moins délicieux.

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    Tentons le rouge avec le poisson. Et alors ? On a envie de rouge ce soir. En tapant dans les vins naturels, on est sûr de ne pas avoir quelque chose de trop lourd. Direction la Pascole 2009 de Bruno Duchêne (40 euros). Bien souple, bien coulant, mais là encore même réchauffé, le vin semble avoir les jambes engourdis.

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    Côté plat, un cabillaud dans sa sauce japonaise. Hum, ok, la photo est floue. Et le cabillaud ? Mouais... Mais par contre, nous tombons de la chaise en goûtant cette sauce brune. Quelle vivacité, quelle fulgurance, c'est extraordinaire. On tente de décoder : ça sent le homard, le gingembre et la citronnelle. De suite, nous alpaguons la serveuse et la pressons de questions. "Oui, c'est exactement ça !" Nous avons le tiercé dans l'ordre. Le cabillaud est presque superflu : en soupe, ç'aurait été presque plus percutant !

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    Enfin en dessert, une nouvelle fois, une grosse claque : la crème catalane aux artichauts. Evident, quel bel adjectif que ce mot "évident" pour un plat que personne n'attendait... L'artichaut se cache en dessous de la crème.

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    Le 5e PéchéMasashi Iijima, 18 Rue de la Fraternité, 66 190 Collioure, 04 68 98 09 76.

  • Collioure : Cocoliberis toujours bien présent

    Tout comme l'année dernière, Cocoliberis se distingue par la fraîcheur de ses poissons. Pêche fraiche, locale ou plus éloignée : on s'en régale. Bonite et limande. Un peu trop de choses, trop d'artifices sur l'assiette : le bon poisson se suffit à lui seul, arrêtez d'encombrer nos estomacs.

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    Et avant cela, nous avons picoré quelques anchois et boquerones (anchois cuits dans le vinaigre) qui avaient une sacrée belle gueule.

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    Côté vin, là par contre ça pêche, mais dans l'autre sens du terme. Le domaine Picquemal, cuvée Terres Grillées, ne laisse pas un souvenir impérissable.

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    Face à la mer et à tout Collioure, c'est une de mes adresses fétiches.

    Cocoliberis, 20 rue Jean Bart, 66190 Collioure, 04 68 54 63 15.

  • En attendant Collioure

    Départ ce soir pour Collioure. C'est marrant combien ce bled suscite l'enthousiasme chez toute personne avec qui j'en parle. Bon, rien qu'à voir le programme, on comprend pourquoi... Miam-miam au 5ème Péché, sur la terrasse d'un joli resto de poissons ou au Xadic Del Mar à Banyuls, coucou au domaine de la Tour Vieille, au Traginer ou au Casot des Mailloles, quelques anchois, un coup de vinaigre, une bière sur la plage, une bouteille secrète dans mes bagages... Et si quelqu'un a d'autres adresses, je suis preneur.

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  • Banyuls : des vins de messe et de dessert

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    Sur un pan de mur de la rue Dugommier...

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  • Collioure : pour les anchois, cherchez le Christ

    Les deux derniers artisans producteurs de l'anchois de Collioure gardent aujourd'hui une petite auréole toute mystique dans l'imaginaire des gourmets. Parce q'ils sont les derniers donc... Et sans doute parce qu'ils se situent sur le Carrefour du Christ. Parfois on a Carrefour du 14 Juillet, Carrefour du Général de Gaulle... Ici c'est Carrefour du Christ avec l'arrêt de bus idoine.
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    Pourquoi Carrefour du Christ d'ailleurs ? Je ne sais pas. A cause de l'église réformée en son milieu ?
    Toujours est-il que le bleu ciel de Desclaux règne ici en maître.
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    Puis que je trouve leurs anchois au sel ou au vinaigre à Paris, je n'ai pas chargé inutilement la valise déjà pleine à craquer. J'ai juste ramené une petite anchoïade (3 euros) destinée à embaumer l'haleine des convives lors d'un prochain apéro. Vu que je ne l'ai pas ouverte, c'est de la pure supposition...
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    De chez Desclaux, il suffit de passer le point pour aller chez Roque, l'autre dernier producteur artisanal d'anchois du coin. C'est la grosse maison rose. Rien acheté non plus hormis quelques conserves de terrines de fruits de mer qui venaient... de l'île d'Yeu mais que Roque distribue aussi. Le problème fondamental étant la conservation des anchois avant le retour à Paris : le produit tout fait, au sel ou au vinaigre, se garde plutôt au frais...
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    Les deux maisons proposent des visites non-guidées de la préparation des anchois, avec un petit film chez Desclaux. Toujours passionnant avant de goûter.

    Anchois Desclaux, route départementale 914, 66190 Collioure, 04 68 82 05 25.
    Anchois Roque, 17 route d'Argelès, 66190 Collioure, 04 68 98 01 08.

    P.S. : Bizarre, bizarre... Les sites internet sont réalisés sur le même modèle... Des infos là-dessus ? Rapprochement numérique entre les deux familles ?

  • Collioure : de l'art d'accommoder Paul le Poulpe

    Toutes ces conneries footballistiques autour du faux prophète Paul le Poulpe n'ont fait qu'aiguiser mon appétit pour une bonne salade de poulpe. Restait à choisir le bon décor.

    Chose faite à Collioure, chez Cocoliberis. Sans doute un jeu de mots, car Caucoliberis n'est autre que le nom romain de la ville. Direction la terrasse blindée (pas comme sur la photo) avec vue sur tout Collioure.

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    Dans ce petit resto de bord de mer se disant spécialisé dans la pêche du jour, la pareillade royale (grande assiette de poissons, 28 euros) ou les couteaux (12 euros) faisaient plutôt envie...

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    Mais le poulpe (12 euros) m'a rattrapé. Bien cuit, il est loin du caoutchouc auquel on a souvent droit.

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    Carte des vins sans grand intérêt. Résultat : pas un grand resto certes, mais un moment agréable dans un cadre superbe et sans le coup de matraque habituel sur l'addition (pour ce genre d'endroit merveilleusement situé).

    Cocoliberis, 20 rue Jean Bart, 66190 Collioure, 04 68 54 63 15.

  • Collioure : alerte au saucisson savoyard

    Ah, les marchés du sud de la France, l'été durant...

    "Il est beau mon saucisson... Et en plus madame, c'est du saucisson artisanal. Je vous en mets combien ?" On s'imagine déjà le beau sifflard pyrénéen au pique-nique de ce midi.

    A 46 euros le kilo (vous avez bien lu, pas de faute de frappe), on tâte et on observe. Et on soulève le petit fil qui pendouille avec l'étiquette qui précise "Fabriqué en Savoie". Sans doute est-il très bon (sic) mais on l'attendait plutôt du coin...

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