Avertir le modérateur

cuvée monica

  • A Paris, la boutique où trouver les vins de Gérard Depardieu s'appelle... "Vin et Luxe" !

    Artère large, grise et bruyante, la rue Réaumur n'avait sans doute pas besoin de cela. Pourtant, c'est toujours bien de pouvoir saluer l'ouverture d'une nouvelle enseigne et qui plus est, un caviste-bar à vin.

    Premier hic : celui-ci est bizarrement baptisé Vin et Luxe. Pardon ? Si, si, tu as bien lu. D'où sort ce nom ? Et pourquoi ces caractères chinois sur la devanture ? Sous le numéro de téléphone, on voit bien l'inscription "vin de Gérard Depardieu". Pas de pluriel, juste le singulier. Allez, j'entre.

    photo 1.JPG

    Tel Big Brother, le visage de Gérard Depardieu est partout. En vitrine, dans les cadres, sur les bouteilles. Ce visage n'est pas celui de "l'acteur" des merveilleuses Valseuses. Non, c'est un Depardieu qui joue au vigneron. En listant les quilles exposées, c'est l'évidence : ce lieu ne vend que les vins de notre Gégé national russe. C'est-à-dire les vins des domaines dans lesquels l'acteur a investi. En plus de la Loire (château de Tigné, autour de 13 euros) ou de diverses cuvées classées en pays d'oc, je retrouve des bouteilles bues en Algérie, comme la cuvée Monica. Seules exceptions : quelques quilles de supermarché, Smith Haut Lafitte et autres joyeusetés.

    photo 2.JPG

    Pendant que mon oeil s'égare, le gérant agence le lieu aseptisé, en disposant des bouquets de fleurs, chacun orné d'une étiquette en chinois. A quoi rime ce mélange des genres ? Est-ce la boutique de l'exportateur asiatique des vins de Depardieu ? Le décor, l'ambiance de bar à cravatés et les bouteilles présentées m'entraînent à la paresse intellectuelle. Après tout, moi je m'en fous un peu ; je le trouve sympathique Depardieu, notamment quand il parle au FigMag. Alors je laisse à d'autres le soin de chroniquer Vin et Luxe.

  • C'est de la daube. Effectivement.

    Et de la bonne. Car je n'ai pas suivi la recette officielle du grand Yves Camdeborde. "Daube de joue de boeuf au vin rouge et ses coquillettes". Ici, ces dernières sont bio. Marrant.

    La première fois, j'avais fait exactement comme rédigé dans le bouquin de recettes du maître. Résultat, sauce trop nappante, rien à voir avec ce morceau de paradis goûté un samedi béni au Comptoir du Relais. Mais ce soir, ça allait déjà mieux, ça s'en approchait. Evidemment et heureusement, ce n'était pas encore ça. Y a comme qui dirait un gouffre entre lui et moi. Heureusement bis. Mais je progresse.

    IMG_1068.JPG

    Quant au vin... Pas celui qui servait de sauce à la daube. Celui là était parfait, le Pape Noir (en rouge), cette cuvée du Verre Volé, 7 euros qui ne sont jamais volés. Non, on a bu celui que j'avais ramené d'Algérie. La fameuse Cuvée Monica. Coteaux de Tlemcen. "Le top du top de l'Algérie" m'avait-on dit. Le verdict est dur : aucun intérêt. 13,5°C : j'imagine le soufre, le mal au crâne le lendemain quand on en abuse. Et je connais ça. Mais pourtant il semble léger, trop facile à descendre. La finale en bouche n'existe pas, on ne sent pas passer ce vin. "Il a l'air de rien, ben il est rien" : l'une des meilleures répliques de Coluche. Ce vin, c'est une comédie romantique à la fin débile, un gâteau plein de crème qui ne tient pas ses promesses. Qu'on oublie aussi vite qu'on l'ingurgite.

    Mais la soirée était heureuse. Au menu Alger, ses lieux inoubliables et ses mauvais restos. Paris, ses arnaqueurs et ses gens hors du commun. Et les plans pour le week-end prochain ou les considérations sur le métier. La vie quoi... et qui s'écoule, sereine.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu