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domaine de l'anglore

  • Record du monde de torchage de boutanche ?

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    Le bouchon a sauté un dimanche soir à 19h22. Météo à DVD, ménage à faire, travail le lendemain... Bref, un dimanche soir. Parti comme c'était parti, cela n'allait pas ressembler à une soirée d'arsouillage, même à deux. Circonstances aggravantes. Pourtant, un petit tour en cuisine chasse le blues. Et cette bouteille aussi. Mais, paix à son aîme, elle n'aura jamais connu ma jolie entrée faite de noix de saint-jacques fraîches relevées d'une sauce savagnin-échalotes (la recette se trouve là-dedans) et ça tombe bien, l'accord n'aurait pas été parfait. De toute façon, du fait de sa grrrrrande torchabilité, la bouteille n'a pas dû connaître 19h48 non plus. Elle était vide en moins d'une demi-heure. Qu'on ne se méprenne pas, l'idée n'était absolument pas de boire vite. Mais, sans avoir soif, sans se poser de questions, la quille s'est descendue naturellement, à notre plus grand étonnement, sans y avoir réfléchi. Je suis sûr que ça vous est déjà arrivé : bim, d'un seul coup on se rend compte que la bouteille est vide. Chemin de la Brune 2011, le "petit" rosé (parfois avec des bulles, parfois pas) d'Eric Pfifferling, domaine de l'Anglore. 15 euros chez le caviste, quand on en trouve.
  • Pfifferling dans Libération

    Tavel ou la fraîcheur du nectar du Gard. C'est avec ce titre pas forcément très clair que Libération publie ce matin un joli article sur mon chouchou du Rhône, Eric Pfifferling (domaine de l'Anglore). Déjà qu'on a du mal à trouver ses vins, ça ne va pas aider...

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    Olivier Bertrand revient sur les débuts d'Eric Pfifferling dans la mécanique et l’apiculture. « Les abeilles le sensibilisent à la question des traitements, au goût, aux parfums, à la consistance d’un produit ». Avant qu'une tante propose à Eric de reprendre les quatre hectares de vigne qui appartenaient à un arrière-grand-père et qui étaient laissés à l'abandon. Il sort du raisin pour la coopérative, puis à partir de 2002 pour son propre compte. « Il se sent de nouveau éleveur, travaille du vivant. Il laboure ses vignes, limite les traitements au cuivre et au soufre, se prive de ce dernier dès qu’il peut. Il récolte ensuite le raisin avec le souci de garder le fruit intact ».

    Et côté dégustation, ça dit quoi ? « Chez Pfifferling, dans ce pays trop ensoleillé, cela donne des vins digestes, plein de fruits et de fraîcheur. Avec une trame enchanteresse. [...] Ses vins s’arrachent désormais, il semble lui-même épanoui. […] Il entraîne à présent de jeunes comparses, essaime à nouveau ».

    Ouf ça va, l'article n'en fait pas trop sur sa plus grande réussite : le rosé en A.O.C. Tavel. C'est déjà ça... Sur le web, Libé a réservé l'article aux abonnés.

  • Vendredis du Vin #33 : le côtes-du-rhône qui danse

    A Tain-L'Hermitage, une entreprise s'occupe de concevoir de superbes chocolats pour la dégustation ou la pâtisserie. Son nom fait on ne peut mieux référence à la vallée du Rhône. Et ça tombe plutôt bien : avec leur arôme épicé, les vins des Côtes-du-Rhône se marient parfaitement avec la pâte et la poudre de cacao. Depuis quelque temps pour moi, le chocolat entraîne l'ouverture un côtes-du-rhône. Mais après avoir dit cela, on n'est pas très avancé. Surtout, on peut prouver le contraire à moultes reprises avec moults exemples (et on n'aurait pas complètement tort). Mais là, j'ai un bel exemple sous la main qui va dans mon sens.

    Tout d'abord, retroussons nos manches pour faire un brownie. Ma recette provient des Zétazunis, elle est tout à fait classique. Faites fondre à tout petit feu 100 grammes de beurre avec 125 grammes de chocolat noir (de chez Valrhona, voilà c'est dit). Ajoutez deux oeufs battus au chocolat-beurre et battez bien. Puis 175 grammes de sucre, 70 grammes de farine et 3 cuillères à soupe de cacao en poudre non sucré. Et encore deux grosses poignées d'amandes torréfiées et concassées. Remplissez un moule carré de 20 centimètres de côté et direction le four préchauffé à 180°C pour 30 minutes : c'est cuit quand les bords sont bien croustillants.

    Pour accompagner ce dessert commun, cherchons quelque chose d'hors-du-commun. Et arriver à dénicher le Terre d'Ombres d'Eric Pfifferling (domaine de l'Anglore) est bien plus complexe que de passer une heure en cuisine. J'ai eu la chance de pouvoir me rendre en novembre dernier aux caves Augé pour un tour de France des vins primeurs. Car Terre d'Ombres correspond en fait au "côtes-du-rhône nouveau" (ici le 2010) de l'un des meilleurs vignerons français du moment. Du tout naturel : pas de soufre ajouté, pas de levure ajoutée, pas de sucre ajouté, pas de... RIEN ! De toute façon, c'est fait pour être bu dans la semaine qui suit le 3e jeudi de novembre. Je viens d'en déboucher une il y a trois jours, en février donc : le vin est superbement en place. Un nez explosif de fruits rouges frais à tomber à la renverse, une bouche délicate, un sentiment de reviens-y à chaque gorgée. Fluide, capitoné, épicé, léger, fleuri, poivré, acide... Le vin vient renforcer le chocolat dans son côté sucré, plaisant, régressif qui, lui-même, n'est pas flingué par la force d'un sauternes ou un maury. Alors qu'avec Terre d'Ombres on n'est pas dans la lourdeur, on n'est pas dans le sucre, on n'est pas dans la démonstration bling-bling. Ici, le vin danse.

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  • Soirée vins primeurs

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    Le vin nouveau, on ne le fête pas qu'en novembre. Dimanche soir, c'est par un heureux hasard que nous n'avons débouché que des bouteilles de vin primeur 2010. Un "aligoté nouveau" de Frédéric Cossard encore bien droit malgré un petit côté oxydatif. Acheté aux caves Augé il y a deux mois. Ne cherchez pas, il n'y en a plus, le fût a été vidé le jour même. Suivi du "côtes-du-rhône nouveau" du domaine de l'Anglore (Eric Pfifferling) acheté au même endroit le même jour : celui qui est l'un des plus grands vignerons français livre un vin de grenadine qui se boit parfaitement bien deux mois après la mise en bouteille. Car il faut préciser que ces deux vins ne contiennent pas de soufre puisqu'ils sont censés être bus très rapidement... Il faudrait faire vieillir deux ou trois ans un Anglore nouveau, je suis certain que la surprise serait bonne. Enfin un "muscadet nouveau" de Jo Landron acheté au salon des Vignerons Indépendants et dont j'ai déjà pas mal parlé récemment. Un beau vin dont le côté douceâtre d'il y a quelques semaines (du sucre résiduel ?) s'estompe pour revenir sur quelque chose de bien acide. Très joli tout cela.

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    Ces vins troubles et sans soufre s'apparentent à la véritable définition d'un primeur : un vin nouveau, léger et facile à boire. Ici on est sur le jus de raisin intégral donc forcément un peu désarçonnant. Pas filtré, pas collé, pas sulfité. Résultat trouble avec un peu de dépôt. Mais je rappelle que les marketeurs utilisent désormais ces arguments pour vanter le côté naturel du jus de pomme : trouble avec un peu de dépôt, le jus ne peut être que naturel. Je n'en sais rien concernant le jus de pomme qu'on veut nous faire avaler, mais les vins de ce soir eux étaient vraiment naturels.

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  • L'autre soir, une moussaka

    J'ai tout perdu de la soirée de jeudi dernier, les photos et le long texte que je venais d'écrire.

    Le long texte énumérait les bons vins ouverts : le Vain de Rû de Dominique Andiran dont je parlais déjà ici, le magnifique magnum de la cuvée Manon 2005 de Christophe Peyrus (ah si vous tombez dessus allez-y...), le Cousin Oscar On s'l'arrache (Jean-Marie Rimbert) et évidemment la dernière livraison, 2009, du tavel du domaine de l'Anglore (Eric Pfifferling), un cran au-dessus que le 2008.

    Les photos, comme mon appareil, sont en jachère, jusqu'à ce que je retrouve le maudit câble qui relie ledit appareil à mon ordinateur. D'ici là elles ont le temps de mûrir. Alors patientons jusqu'à ce que je le retrouve.

    Et patientons intelligemment. Pour manger avec tous ces vins, il y avait de la moussaka maison. Comme dans le film Le Casse d'Henri Verneuil où Omar Sharif explique tout l'éventail de la cuisine grecque à Jean-Paul Belmondo...

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    Il suffit de cliquer sur l'image.

    MISE A JOUR : j'ai retrouvé ledit câble. Donc allons-y pour quelques photos des vins cités juste au-dessus.

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