Avertir le modérateur

domaine des griottes

  • Vivant, acte II

    Après le dîner de la semaine dernière, retour chez Vivant avec Olivier cette fois. La Berkel de 20 ans d'âge trône toujours sur le comptoir...

    IMG_2084.JPG

    ...et les saucissons patientent au plafond.

    IMG_2085.JPG

    Pour se mettre en jambe, comme à l'accoutumée, cap sur le trebbiano d'Emilie-Romagne, l'apéritif perlant (frizzante) qui fait son chemin de sites en blogs (4 euros le verre). C'est le petit blanc qui fait voler en éclats nos idées préconcues sur le vin italien, celui qui ferait mal au crâne car on y fait pisser la vigne... C'est vrai qu'en Italie on fait très souvent du très mauvais vin. Rassurons-nous, en France c'est exactement la même chose, voire pire. Ici, c'est tout l'inverse. Levons le voile sur le contenant. Jancou me présente la bouteille tant célébrée : le vigneron s'appelle Vittorio Graziano et il se situe à Castelvetro di Modena entre Modène et Bologne. Son vin IGT Emilia "Ripa del Bucamante" est promis à devenir la star de la future cave de Vivant.

    IMG_2083.JPG

    Le mur du fond a été peint en noir, il attend qu'on vienne y inscrire l'interminable liste des vins en cave. Pour l'instant, seule une petite ardoise renseigne le client sur quelques références. Mais il ne faut pas hésiter à demander directement au boss de dénicher une quille insolite, ce qu'Olivier et moi avons fait pour accompagner notre plat. Il est revenu de la cave avec une vieille connaissance : Claude Courtois, dans un millésime plus très récent : le Plume d'Ange 2004.

    IMG_2099.JPG

    Jancou nous regarde et lance "Ah ben ça, c'est pas du pipi de chat..." Ni de la pierre à fusil : c'est-à-dire qu'on n'est pas du tout sur les arômes désormais typiques du (mauvais) sauvignon. On est ici sur un vin riche qui a de la classe, sans aucune lourdeur ni mauvaise acidité : le sauvignon peut donner des choses incroyables qui perdurent dans le temps. Rappel : c'est produit en SologneCourtois fait d'autres vins blancs terribles. Sur l'addition, cette bouteille ne sera facturée que 25 euros.

    IMG_2097.JPG
    A noter que quelques Or Norme de Courtois (100 % sauvignon typé Jura) sommeillent aussi en cave.

    Avec Plume d'Ange, un osso bucco sur son lit de risotto. Olivier se tartine la moëlle, goûte la viande, tâte le riz avant de s'extasier. "Je n'ai jamais mangé un osso bucco aussi extra". Le risotto entouré d'un peu d'huile d'olive est à tomber. Son secret ? Le bouillon qui vient cuire le riz est réalisé avec un ingrédient dont la destination habituelle est plutôt la poubelle que la casserole : les croûtes de parmesan.

    IMG_2094.JPG

    Comme si on n'en avait pas eu assez, re-parmesan. Cette fois, pas de croûte mais un fromage élevé 36 mois avec du miel et du poivre de Sarawak (Bornéo).

    IMG_2100.JPG

    Une bouteille de blanc à la main et toujours désireux de faire partager ses amours liquides ou solides, Jancou se penche vers nous et verse gracieusement encore un peu d'or dans les verres. "Goûtez-moi ça et dites-moi ce que c'est." Le piège, la belle affaire... On se dit qu'il doit y avoir de la Loire là-dedans avant de partir pour l'Italie, connaissant la carte du tendre du patron. Le nez très fruité pourrait faire penser à un pinot gris de Vénétie ou à un vieux muscat sec, la bouche étant plus puissante que ce qu'on se représente de la Loire. Evidemment, ce n'est pas ça et évidemment, notre langue est donnée au chat. C'est Originel 2002 (menu pineau) de Julien Courtois, l'un des fils de Claude. Des rendements de 20 hectos à l'hectare font un vin extrêment subtil et complexe.

    IMG_2104.JPG

    Voguons vers le dessert. Laissons carte blanche au chef. Il arrive avec le pétillant d'Andrea Calek dont on avait apprécié la Babiole à Noël dernier. Cette cuvée-là, c'est Blonde.

    IMG_2105.JPG

    C'est étourdissant, léger. Une bouteille pour la sieste, l'été dans le hamac.

    IMG_2108.JPG

    Face à elle... roulements de tambour. Voici Caroline (du nom de la jument), le jus liquoreux du domaine des Griottes sans ajout de soufre... Ce qui est plutôt casse-gueule pour les liquoreux et qui explique le prix élevé de la bouteille. C'est déroutant par rapport à tout ce qu'on a bu ce soir car bien plus sirupeux, sucré, concentré mais attention, ça reste vraiment très équilibré. Si tous les liquoreux étaient faits comme ça, on éviterait quelques barres dans la tête le lendemain. C'est un travail d'orfèvre qu'il faudrait regoûter pour lui seul et pas forcément en fin de soirée.

    IMG_2111.JPG

    Il faut bien manger donc Olivier s'entiche de l'ananas-mangue-menthe poivrée.

    IMG_2109.JPG

    Je me tourne vers la crema fritta, un dessert italien traditionnel. Un genre de crème patissière bien plus farinée, puis cuite, puis frite avec une chantilly à la fleur d'oranger. Miam, miam.

    IMG_2110.JPG
    Et voilà... L'addition nous amène autour de 60 euros par tête, avec un verre en apéro, une petite planche de salaisons, la Plume d'Ange, l'osso bucco, le parmesan (les verres de Julien Courtois, c'est pour la maison), le verre de Blonde (ou de Caroline) et le dessert. Mais de cette cuisine, on s'en souvient... N'est-ce pas le plus important ?
  • Les emplettes du mardi chez Crus et Découvertes

    P1190242.JPG

    Cela faisait quelques semaines que je n'avais pas fait de petits luxes anti-crise, je répare un peu ce manque aujourd'hui. Avec 4 bouteilles à moins de 10 euros, 36 euros les 4 pour être précis. Mes pas fatigués m'ont conduit au hasard vers la rue Paul-Bert cet après-midi et je suis entré chez Crus et Découvertes. Je l'atteins rarement, m'arrêtant à l'Insolite : à chaque fois c'est pareil je fais des découvertes de crus.

    - Sauvageonne, domaine des Griottes. Le sauvignon du domaine, peut-être le vin le plus cher du lot, 10 euros. "Bien minéral" selon Mickael, talentueux caviste.

    - Fable 2009, Le Raisin et l'Ange, Gilles Azzoni. "Dominante syrah avec un peu de grenache, plus dur, on mange avec".

    - Hommage à Robert 2009, toujours Gilles Azzoni. "Encore un peu tendu car jeune mais tout de même assez glouglou, pas aussi évolué et évolutif que le 2006"

    - le cheverny blanc 2010 de Hervé Villemade. "Croquant, ça va être bien pour ce printemps".

    Ouais, faudrait juste qu'il revienne le printemps. Et qu'il ne soit pas aussi triste que chez Hugues...

    Crus Et Découvertes, 7 rue Paul Bert, 75011 Paris.

  • A la Crémerie pour s'en jeter un...

    Je n'avais jamais testé les apéros de la Crémerie, c'est désormais fait après la soutenance de Dédé. Rapidement un truc à grignoter (10 euros la planche de saucisson, le fromage de chèvre...) et ce qu'on veut à boire. Ici le Moussaillon du domaine des Griottes, un pétillant de cette belle Loire avec un poil de sucre résiduel. Car Dédé et Stéph veulent un truc sucré. J'arrive à ramener le curseur sur "rond" et je décrête que je ne pourrai pas boire en apéro un truc plus sucré que ce Moussaillon. Evidemment, ça a plu à tout le monde, les filles ont cru à du cidre... sauf qu'à 12 degrés, il tourne bien plus vite la tête. La saucisse est extra, même avec du vrai-faux cidre.

    1.JPG
  • Petit apéro d'anniversaire

    Ce qu'il y a d'emmerdant avec les soirées anniversaire, c'est qu'on sort des bouteilles sympas qui, chacune prise indépendamment de l'autre, mériterait son petit commentaire. Sauf que le lendemain, les mélanges aidant, on a comme qui dirait oublié la subtilité de telle ou telle. Reste l'énumération quand il s'agit de descendre les cadavres au vide-ordures.

    P18-04-10_16.20[01].JPG

    Une petite trilogie de Ludwig Bindernagel. Le crémant du Jura extra-brut Délire des Lyres un peu sur la réserve, le QV d'étoiles en Pesus 2005 reste ma découverte de l'année et le Pinot Noir 2006 est excellent. Pas de surprise.

    P18-04-10_16.21.JPG

    Le vouvray de Catherine et Pierre Breton, tant pétillant que tranquille, a eu pas mal de succès. Pas de surprise.

    P18-04-10_16.21[01].JPG

    La Petite Gâterie du domaine des Griottes en Anjou (disponible chez Crus et Découvertes, rue Paul Bert 75 011). Petit bonheur gustatif et portatif. Y a du dépôt, c'est pas filtré. La soirée était bien, on en a mis plein l'étiquette. Pas de surprise.

    P18-04-10_16.22.JPG

    Le bordeaux de paysans. La Vrille Têtue bordeaux supérieur 2006 relégué en vin de table. Pourquoi ? ... En tout cas pour 7 euros au Vin se livre (75 012), un d-é-l-i-c-e ! Vous reprendrez bien un coup de bordeaux ? Oui, pour une fois.

    Puis les quelques autres bouteilles de blanc sont plutôt passées à la trappe de l'oubli. Une deuxième chance un autre jour ?

  • Navine aux maquereaux

    Juste avant de partir au Cambodge, un petit plat. Des maquereaux aux poireaux. Avec un petit coup de Navine, du domaine des Griottes dont j'ai déjà parlé ici, c'est-à-dire il y a quelques notes.

    Le plus rigolo dans le maquereau, c'est de le vider soi-même. Puis on peut en faire une nature morte. Vraiment morte.

    P21-02-10_18.51[01].JPG

    Oui c'est beurk. Mais c'est moins cher que ces énormes filets sortis de je ne sais où, le goût de la poiscaille y est plus présent et pour finir, vider un poisson n'est pas compliqué. Et le meilleur du maquereau on le retrouve dans l'assiette. Avec un bon coup de moutarde, un mini-zeste de citron, du gros sel, un coup de vinaigre balsamique blanc. Et au four. A table. Avec Navine par-dessus, un régal.

    P21-02-10_20.47.JPG

    Domaine des Griottes, de Patrick Desplats et Sébastien Dervieux http://griottes.over-blog.com/

  • Et plus que l'air marin, la douceur angevine

    Aparté.

    J'avoue ne pas y avoir vraiment cru en la dégoupillant. Et bam ! Comme une bonne farce qui saute au visage. Avec Olivier, nous l'avions ouverte comme ça, cette bouteille, presque sans y penser mais pour fêter l'achat de billets d'avion pour Jérusalem en mai prochain. Emportés ailleurs par cette perspective, oubliant presque le vin. Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage. Nous ne l'avons pas encore fait ce beau voyage, mais c'est plein d'usage et raison que nous avons bu ce litron. D'ailleurs fermenté quelque part dans le "Loir gaulois" .

    <mce:script

    Nous avons retrouvé notre chenin (ah, ah) grâce à elle. Grâce à Navine. Je ne sais pas qui c'est ou ce que c'est. C'est juste une quille du domaine des Griottes de Patrick Desplats et Sébastien Dervieux, à Saint-Rambert-du-Lattay dans le 49. Olivier et moi sommes tombés à genoux devant du chenin si bien mis (en bouteille). Un parfum d'une pureté perdue à cause des années qui passent et celui de l'innocence regagnée par les papilles. "Un cataclysme" selon ma pomme. "Divin" selon Olivier. L'un n'empêche pas l'autre. Ces choses-là n'ont pas de prix. Le sien est dérisoire pour un si grand moment : 20 euros aux Caves de l'Insolite. Il a ouvert la soirée ; elle ne pouvait que bien se dérouler.

    Voici le post sur le reste de la soirée, une fois l'aparté terminé et Navine malheureusement vidée. Revenons à des choses plus terre à terre. Quoique.

    Après le repas de midi, il fallait faire léger. Beaujolais donc. Puis pizzas croquantes et jolis gâteaux. Aïe. D'accord le régime sera pour demain. Mais qui a eu cette idée folle de la pizza pomme de terre-truffe ? La réponse se situe en bas de la maison : la superbe pizzeria Al Taglio. Où Olivier Papillon vend des pizzas de poids et au poids. La pomme de terre-truffe représente un peu un idéal entre la rusticité et le raffinement, les pauvres et les riches. Alliance contre-nature mais naturelle en bouche. Je vous invite tous à y goûter. Quand en plus la pâte est d'une telle qualité, on oublie le prix au kilo de ladite pizza (plus de 30 euros).

    P13-02-10_21.50[01].JPG

    Pour le dessert, c'est Philippe Conticini qui a officié. L'inventeur de la verrine aujourd'hui tant copiée est-il à son apogée ? Sa Pâtisserie des Rêves rassemble tout ce que tout le monde aime : des classiques revisités devenus si gourmands. Ici la tarte tatin. Ah désolé, il n'en reste presque plus.

    P13-02-10_22.45[02].JPG

    Et selon la saison, selon le mois plus précisément, Conticini s'attaque à la tarte aux fruits et au fraisier. En février, le fruit à l'honneur : l'ananas. Un délice un peu vanillé englouti trop rapidement. Quant au fraisier, notre génie a substitué le pomelo rose aux fraises pas du tout de saison. Avec une petite coque de chocolat blanc. Un nuage. Un vrai nuage.

    P13-02-10_22.39[02].JPG

    François-Régis Gaudry, de L'Express, a tourné deux vidéos d'anthologie avec Philippe Conticini. La première présente quelques-uns de ses chefs-d'oeuvre. La seconde est une digression sur la tarte tatin elle seule. A voir et à saliver sur ce site.

    Le Domaine des Griottes, pour la belle Navine

    Pizzeria Al Taglio, 2bis Rue Neuve Popincourt, 75 011 Paris, 01 43 38 12 00.

    Philippe Conticini et la Pâtisserie des Rêves

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu