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emile hérédia

  • Nul n'est censé ignorer la Loire

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    Du beau monde chez Augé pour l'énooorme journée Loire mais ce n'est pas non plus la foule des grands jours. Quoi ? Certains Parisiens auraient profité d'un week-end ensoleillé pour quitter la capitale alors que la Loire se jettait dans la Seine ce samedi là ? Ils sont trop cons.

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    Y avait quoi comme quilles ? Reprendre toute la liste serait fastidieux. D'ailleurs après un repas chez Camdeborde, Mathilde et Olivier sont rentrés faire la sieste. Thomas et moi, courageux, avons affronté chenins et cabernets. On n'a pas tout bu, c'était impossible, bien trop de monde. Déjà on a laissé de côté ceux qu'on a déjà bien biberonnés, ceux qu'on connaît bien (Simonutti, Villemade, Olivier Lemasson des Vins Contés). Le reste ? Mention spéciale pour les blancs de René Mosse que je n'avais jamais goûtés et le domaine de Bellivière (Eric Nicolas) même si ce n'est pas donné-donné.

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    Les bouteilles qui sortent du lot : Selves (chenin de Nicolas Carmarans en Auvergne), Le Vin des Poètes d'Emile Hérédia (que l'on boit lui aussi depuis des années) et belle surprise avec les montlouis de Frantz Saumon.

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    Mais ce n'est pas forcément ce que j'ai acheté. Ne voulant pas surcharger le vélib, on y a mis : un Selves, un Sables de Stéphane Bernaudeau. Thomas a ajouté un vouvray des Breton (La Dilettante) et un Boisson Rouge du domaine de Montrieux (Hérédia). J'ai aussi ignoré la Loire en prenant un rosé de Christophe Peyrus (pic-saint-loup). Forcément, ça tanguait un peu, c'était difficile à manoeuvrer. En passant devant l'Elysée, on a eu de la peine pour le grand manitou qui ne sait pas ce qu'est le vin (ni la France à vrai dire) puisqu'il n'en boit pas.

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    Ah oui, tiens je n'ai décrit que 5 bouteilles dans mon carton. Evidemment, il y en avait une sixième et c'est du Gramenon. Du côtes-du-rhône, j'ai encore ignoré la Loire. C'est potentiellement un truc de malade. "Ouais, ils ne font pas trop de pub là-dessus, il n'y en a pas beaucoup..." me dit-on chez Augé.  Résultat : 30 euros la bouteille. C'est quoi ? Des vieilles vignes de syrah ? Une cuvée insolite de pinot noir ? Ou du chenin ? Non, rien à voir avec la Loire ni avec le vin d'ailleurs : une huile d'olive vierge produite par le domaine Gramenon. Pas encore ouverte, donc à suivre.

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  • Le Pré Verre des frères Delacourcelle

    Philippe Delacourcelle est l'un des premiers chefs à avoir marié cuisine française et épices asiatiques. Ce fou de l'Asie a ouvert avec son frère Marc l'un des bistros les plus courus de Paris. Les deux s'éclatent, tentent des alliances improbables donc en rebutent certains. Ici, on n'est pas dans la fusion-food de bas-étage mais dans la cuisine un peu réfléchie, ça change.

    Pour ma part, j'adore leur bistro. La formule de midi est une affaire (13 euros entrée et plat de haute volée, verre de rouge, café). La formule du soir (28,5 euros) permet de partager vraiment leur imagination fertile.

    Et on ne peut pas plaire à tout le monde. On était sept à table ce soir-là. On a senti les hermétiques qui ont sauté sur le cheesecake en dessert pour retrouver leurs marques. On se demande d'ailleurs ce qu'il fait à la carte le cheesecake, il fait tache parmi cette cuisine presqu'asiatique.

    Pour le reste, tout le monde s'accorde à dire que c'est bon, voire très bon. Mais très original donc sans doute trop pour la majorité de la table ce soir-là. C'est comme les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. "Les coups et les douleurs" disait Coluche... Je me comprends.

    C'est à vous de juger, à vous de regarder les photos, de décider d'y aller et de rendre votre verdict. Moi j'adore. Mais ce soir-là je pense ne pas avoir dégusté ça dans de bonnes conditions ni avec les bonnes personnes, je n'ai pas peur de le dire. Il faudrait y retourner le coeur moins détourné par des mines dubitatives et des déclarations trop tranchées.

    Pour accompagner le tout, le Verre des Poètes d'Emile Hérédia, du domaine de Montrieux (23 euros). Un côteaux-du-vendômois tout ce qu'il y a de plus naturel, 100 % pineau d'aunis. Déjà là, ça n'a pas plus à tous les habitués des côtes-du-rhône à 16°. Avec trop peu de lumière, les photos sont un peu floues.

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    Et maintenant deux combinaisons possibles à chaque fois, pour vous faire une idée.

    En entrée, "Hure de cochon grillée, dattes au vinaigre" et "Bortch bouillon de boeuf, betterave et herbes d'ailleurs".

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    En plat, "Cochon de lait fondant et chou croquant aux épices" et "Foie de veau, risotto rouge et sauce tamarin".

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    Et en dessert, j'oublie le cheesecake par ailleurs très bon pour un "Ananas rôti, glace sesame noir" et le "Mendiant de fruits secs, glace curry" pour lequel je me suis entendu dire à l'autre bout de la table : "il a osé !"

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    Alors la glace au curry c'est vraiment très bon. Evidemment très particulier parce qu'on a tellement l'habitude de cette épice dans des plats salés et épicés. Et désolé de vouloir essayer autre chose que pâtes carbonara et fondant au chocolat.

    Le Pré Verre (allez-y !), 8 rue Thénard, 75005 Paris, 01 43 54 59 47.

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