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eric pfifferling

  • Record du monde de torchage de boutanche ?

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    Le bouchon a sauté un dimanche soir à 19h22. Météo à DVD, ménage à faire, travail le lendemain... Bref, un dimanche soir. Parti comme c'était parti, cela n'allait pas ressembler à une soirée d'arsouillage, même à deux. Circonstances aggravantes. Pourtant, un petit tour en cuisine chasse le blues. Et cette bouteille aussi. Mais, paix à son aîme, elle n'aura jamais connu ma jolie entrée faite de noix de saint-jacques fraîches relevées d'une sauce savagnin-échalotes (la recette se trouve là-dedans) et ça tombe bien, l'accord n'aurait pas été parfait. De toute façon, du fait de sa grrrrrande torchabilité, la bouteille n'a pas dû connaître 19h48 non plus. Elle était vide en moins d'une demi-heure. Qu'on ne se méprenne pas, l'idée n'était absolument pas de boire vite. Mais, sans avoir soif, sans se poser de questions, la quille s'est descendue naturellement, à notre plus grand étonnement, sans y avoir réfléchi. Je suis sûr que ça vous est déjà arrivé : bim, d'un seul coup on se rend compte que la bouteille est vide. Chemin de la Brune 2011, le "petit" rosé (parfois avec des bulles, parfois pas) d'Eric Pfifferling, domaine de l'Anglore. 15 euros chez le caviste, quand on en trouve.
  • Trente ans et toutes ses quilles

    Pour le trentième anniversaire d'Olivier, c'est durant tout un week-end que nous avons descendu maintes et maintes quilles, au hasard et souvent. Ou comment Vernon a vu arriver une escadrille de vins naturels (on aurait pu ouvrir une cave). Petite revue des troupes.

    Olivier et moi avons fait livrer une vingtaine de quilles de chez Drappier, ça va donc défiler. Normal donc de commencer le défilé ce vendredi soir avec le Général. Si Jules Chauvet lui fournissait son beaujolais ordinaire, c'est Drappier qui l'approvisionnait en bulles. En hommage, une cuvée Charles de Gaulle (80 % pinot noir, 20 % chardonnay, ici en version 2006) qui existe depuis 1990 : j'ai déjà dit que ce n'était pas du tout une cuvée marketing. Par contre, il parait moins citronné que les autres fois, comme s'il venait d'être dégorgé il n'y a pas si longtemps. Il faudra attendre que les autres bouteilles prennent leurs marques.

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    Un magnum de Au Hasard et Souvent, de Jean-Christophe Comor dont j'ai déjà dit beaucoup de bien ici, tout en expliquant ce que c'était. Servi à bonne température, c'est encore plus terrible que la première fois... Comme si la vigne se levait et pressait elle-même son raisin, avec ses petits bras musclés. Quoi ? Je délire ?

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    Le lendemain midi, pour se remettre les papilles en place, on ressort les vieux dossiers. Voici l'une des bouteilles qui m'a irrésistiblement attiré vers le vin naturel. Le bourgogne à Ligoter (tirage de printemps, 2010) des De Moor. On pourrait le croire parent pauvre des autres grands blancs de la région : non, ça m'excite plus que d'autres bouteilles plus chères et déjà mortes. Indice de torchabilité extrême, mais avec une bouteille pour 10 personnes, ça devient tout de suite plus compliqué...

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    Ce samedi midi, on est vraiment gâté. Le morgon 2007 de Marcel Lapierre, en magnum. Unanimité intergénérationnelle autour de la table. Ai-je encore besoin d'ajouter quelque chose ?

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    Du fin fond de la cave du père d'Olivier, nous avons remonté un roussillon rouge, Mas Crémat 1995. Franchement, on s'attendait à un truc mort de chez mort mais non, ça pulse encore. Plus raide évidemment que les bouteilles débouchées depuis le début du séjour, mais franchement, bonne surprise.

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    Vu qu'on est raisonnable, on est parti se balader. Mais bon, voilà, vers 19h il manque un coup de Drappier. Là on est désormais 15 à table, il faut bien deux magnums de Brut Nature tout simple. Je l'avoue : je le bois depuis au moins cinq ans, dans toutes les occasions, par tous les temps, dans toutes les positions... Jamais il ne m'a semblé aussi fin que ce soir là.

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    Arrive l'une des raretés du week-end. L'Anglore aux Foulards rouges 2005, dégoté tout au fond de la cave du Verre Volé (45 euros le magnum). Si j'ai bien compris, c'est le grenache de l'un qui va chez l'autre pour être vinifié. C'est incroyablement épicé, sur le poivre, le poivron. C'est fin et ça coule dans tout le gosier. Une bouteille bue à son apogée sans doute. Par contre, le gecko fait peur aux filles.

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    Côté digestif, nous retrouvons le Golden Arak de Ramallah en Cisjordanie, même si notre coeur penche plutôt pour l'arak Sabat de Bethléem. Mais ce dernier étant encore plus rare de la Romanée-Conti par nos contrées, on a sorti le cousin. On en reparlera.

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    Avec les cigares du Nicaragua (marque Cumpay, module de taille modeste : je ne suis qu'un débutant) trouvés via Guillaume Tesson, sortons un cognac de la famille Estève. Le Très Vieux Cognac de la Propriété, c'est un assemblage de cognacs de 1950, 1968 et 1970. Je tiens tout cela, bouteilles et conseils, de la bouche de Jacques Estève, rencontré à Paris il y a quelques mois. Un cognac hors du temps, rond, apaisant... Un moment d'exception et ce n'est pas Christian Bétourné qui devrait dire le contraire (enfin, j'espère...)

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    La nuit fut douce. Le lendemain midi, réveil au Quattuor de Drappier. Je pourrais faire mon chieur et asséner la même critique que sur le De Gaulle : on aurait dû l'attendre un peu. Mais on est déjà sur un truc grandiose. Pareil, j'en ai déjà beaucoup parlé : pour plus de détails, c'est ici.

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    Arbalète et Coquelicots, le petit dernier de Jean-Baptiste Sénat (le vigneron naturel qui vient de gagner un 94 chez Parker...). 70 % grenache, 30 % cinsault et une mise en bouteilles un jour "fruit" donnent justement un jus de fruit relevé. A près de 15 autour de la table, ça part vite, vite, vite... (le saumur-champigny en arrière-plan, on ne l'a pas ouvert).

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    Voici un des poids lourds de ce week-end. Quelqu'un l'a-t-il reconnu sur la photo ? Une chose est sûre : c'est du vin naturel (vignes conduites en bio, non filtré, non collé, peu de soufre) mais ça, je ne l'ai appris que le mois dernier. Le producteur ne communique pas trop là-dessus, il préfère parler de l'élevage de 7 ans. Cette bouteille, dans un millésime plus ancien (1997) m'a fait comprendre il y a de cela 9 ans que le vin pouvait être terriblement bon. Etudiants à Toulouse avec Thomas et Olivier, nous sifflions très raisonnablement les cochonneries de Nicolas ou de la supérette d'en-bas. Raisonnablement, car ce n'était pas très bon, on en convenait déjà un peu et donc pas besoin d'en boire des litres. Jusqu'à cette bouteille apportée un soir par Olivier. Tous les trois étions sur le cul et, à partir de ce moment, nous n'avons plus regardé le vin de la même façon.

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    Pour nous c'est un mythe mais c'est aussi un mythe pour beaucoup d'autres buveurs. C'est le Château Musar, ici en version 1999. Oui, il y a 9 ans, c'est un vin libanais qui m'a fait comprendre combien le jus de raisin fermenté pouvait être grandiose. Pour rendre la pareille à Olivier, je lui ai retrouvé une bouteille de Musar. C'est d'ailleurs assez difficile à dénicher, si quelqu'un a des pistes pour en acheter d'autres... Le 1999 est incroyablement frais, le bois n'est pas envahissant, les tannins fondus, la bouche ample, même s'il est plutôt court (ce n'est pas forcément un défaut). C'est un domaine rare.

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    Difficile de passer sur autre chose, alors allons faire un tour de vélo. Jusqu'à l'apéro du dimanche soir et le rully 1er Cru les Margotés (domaine de Bussière) dans sa version 1987. Lui aussi est loin d'être mort, il n'a aucun défaut radical même si évidemment, il a pris un coup de vieux. Servi un peu frais aussi au départ pour voir s'il avait du répondant ensuite : réponse positive.

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    Allez, une beauté. Le tavel 2009 d'Eric Pfifferling apportée par Nico. Autant le dire tout de suite, je considère que c'est l'un des meilleurs vins au monde. Est-il vraiment raisonnable de l'ouvrir quand on est autant à table ? Pourquoi ne pas se la garder pour soi ? Comment ça, faut partager ?

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    Enfin, pour clore le week-end et mes parties de ping-pong perdues, retentons le Quattuor de Drappier. Il est bien plus ouvert qu'à midi, on lui a laissé le temps de se reposer après l'ouverture, ça joue beaucoup. L'un des meilleurs champagnes qui existent.

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  • Jolies bouteilles, sacrées bouteilles

    Sur les bons petits plats de Mari, la dernière version du tavel du grand Eric Pfifferling et le Riberach rouge en 2008. Le premier n'est pas encore tout à fait en place, un peu comme le Chemin de la Brune n'était pas tout à fait dans ses chaussettes il y a quelques mois : à attendre un peu. Et comme tous les ans, il sera l'un des plus grands vins français.

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    Que dire du Riberach ? A la Cave de l'Insolite, j'ai eu la chance de rencontrer le vigneron qui m'a fait goûté ses blancs. Je les avais trouvé absolument superbes, une grande, grande réussite. Mais là, il ne vendait que du rouge. Allons-y pour le rouge. Ici aussi, c'est un très beau vin, déjà bien en place lui. Mais je garde encore le souvenir ému des blancs.

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  • Le rosé qui annonce le rosé

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    A la manière des filles qui criaient Patriiiiiick!!!, Eriiiiiic Pfifferling déchaîne les passions pour son tavel rouge-rosé. Il faut encore attendre quelques semaine avant que la razzia commence. Pire que le premier jour des soldes chez Darty... Pour patienter, prenons le Chemin de la Brune. Un rosé de pressurage direct, classé en vin de france, parfois perlant, parfois pas. Un vin de soif qui se boit sans soif. C'est déjà bien joli mais dans quelques mois le vin sera encore mieux installé dans la bouteille.

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  • Le Rhône avait rendez-vous avec la Seine

    Alsace-Jura-Savoie il y a deux semaines, Rhône aujourd'hui... Aux Caves Augé, ça s'enchaîne.

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    Pas eu le temps de tout goûter mais tout le monde était là. Allez, je les cite tous : La Vieille Julienne (Châteauneuf du Pape), la Ferme Saint Martin (Ventoux/Beaumes), Jean-Michel Stéphan (Côte-Rôtie), Hervé Souhaut de Romaneaux Destezet (Saint Joseph), Thierry Allemand (Cornas), Gérald Oustric du Mazel (Ardèche), Gramenon (Côtes du Rhône), domaine Auguste Clape (Cornas), Dard et Ribo (Crozes/Saint Joseph) et le king, Eric Pfifferling du domaine de l'Anglore (Tavel).

    Mes bras alourdis par le muscadet n'ont pu porter qu'un carton. Une Mémé 2009 de Gramenon que je n'ai jamais goûtée et 5 quilles du vin qui m'a tapé dans l'oeil aujourd'hui, le Chemin de la Brune 2010 de l'Anglore évidemment : autre rosé, encore plus fruité, plus direct, plus léger. Il n'a pas l'A.O.C. Tavel, il n'en est pas loin. Le Tavel 2010, encore un peu fermé, ne sera dispo que vers mai-juin.

    Et dans deux semaines, c'est bojo à gogo ! Qui m'aime me suive !

  • Pfifferling dans Libération

    Tavel ou la fraîcheur du nectar du Gard. C'est avec ce titre pas forcément très clair que Libération publie ce matin un joli article sur mon chouchou du Rhône, Eric Pfifferling (domaine de l'Anglore). Déjà qu'on a du mal à trouver ses vins, ça ne va pas aider...

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    Olivier Bertrand revient sur les débuts d'Eric Pfifferling dans la mécanique et l’apiculture. « Les abeilles le sensibilisent à la question des traitements, au goût, aux parfums, à la consistance d’un produit ». Avant qu'une tante propose à Eric de reprendre les quatre hectares de vigne qui appartenaient à un arrière-grand-père et qui étaient laissés à l'abandon. Il sort du raisin pour la coopérative, puis à partir de 2002 pour son propre compte. « Il se sent de nouveau éleveur, travaille du vivant. Il laboure ses vignes, limite les traitements au cuivre et au soufre, se prive de ce dernier dès qu’il peut. Il récolte ensuite le raisin avec le souci de garder le fruit intact ».

    Et côté dégustation, ça dit quoi ? « Chez Pfifferling, dans ce pays trop ensoleillé, cela donne des vins digestes, plein de fruits et de fraîcheur. Avec une trame enchanteresse. [...] Ses vins s’arrachent désormais, il semble lui-même épanoui. […] Il entraîne à présent de jeunes comparses, essaime à nouveau ».

    Ouf ça va, l'article n'en fait pas trop sur sa plus grande réussite : le rosé en A.O.C. Tavel. C'est déjà ça... Sur le web, Libé a réservé l'article aux abonnés.

  • Vendredis du Vin #33 : le côtes-du-rhône qui danse

    A Tain-L'Hermitage, une entreprise s'occupe de concevoir de superbes chocolats pour la dégustation ou la pâtisserie. Son nom fait on ne peut mieux référence à la vallée du Rhône. Et ça tombe plutôt bien : avec leur arôme épicé, les vins des Côtes-du-Rhône se marient parfaitement avec la pâte et la poudre de cacao. Depuis quelque temps pour moi, le chocolat entraîne l'ouverture un côtes-du-rhône. Mais après avoir dit cela, on n'est pas très avancé. Surtout, on peut prouver le contraire à moultes reprises avec moults exemples (et on n'aurait pas complètement tort). Mais là, j'ai un bel exemple sous la main qui va dans mon sens.

    Tout d'abord, retroussons nos manches pour faire un brownie. Ma recette provient des Zétazunis, elle est tout à fait classique. Faites fondre à tout petit feu 100 grammes de beurre avec 125 grammes de chocolat noir (de chez Valrhona, voilà c'est dit). Ajoutez deux oeufs battus au chocolat-beurre et battez bien. Puis 175 grammes de sucre, 70 grammes de farine et 3 cuillères à soupe de cacao en poudre non sucré. Et encore deux grosses poignées d'amandes torréfiées et concassées. Remplissez un moule carré de 20 centimètres de côté et direction le four préchauffé à 180°C pour 30 minutes : c'est cuit quand les bords sont bien croustillants.

    Pour accompagner ce dessert commun, cherchons quelque chose d'hors-du-commun. Et arriver à dénicher le Terre d'Ombres d'Eric Pfifferling (domaine de l'Anglore) est bien plus complexe que de passer une heure en cuisine. J'ai eu la chance de pouvoir me rendre en novembre dernier aux caves Augé pour un tour de France des vins primeurs. Car Terre d'Ombres correspond en fait au "côtes-du-rhône nouveau" (ici le 2010) de l'un des meilleurs vignerons français du moment. Du tout naturel : pas de soufre ajouté, pas de levure ajoutée, pas de sucre ajouté, pas de... RIEN ! De toute façon, c'est fait pour être bu dans la semaine qui suit le 3e jeudi de novembre. Je viens d'en déboucher une il y a trois jours, en février donc : le vin est superbement en place. Un nez explosif de fruits rouges frais à tomber à la renverse, une bouche délicate, un sentiment de reviens-y à chaque gorgée. Fluide, capitoné, épicé, léger, fleuri, poivré, acide... Le vin vient renforcer le chocolat dans son côté sucré, plaisant, régressif qui, lui-même, n'est pas flingué par la force d'un sauternes ou un maury. Alors qu'avec Terre d'Ombres on n'est pas dans la lourdeur, on n'est pas dans le sucre, on n'est pas dans la démonstration bling-bling. Ici, le vin danse.

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  • Soirée vins primeurs

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    Le vin nouveau, on ne le fête pas qu'en novembre. Dimanche soir, c'est par un heureux hasard que nous n'avons débouché que des bouteilles de vin primeur 2010. Un "aligoté nouveau" de Frédéric Cossard encore bien droit malgré un petit côté oxydatif. Acheté aux caves Augé il y a deux mois. Ne cherchez pas, il n'y en a plus, le fût a été vidé le jour même. Suivi du "côtes-du-rhône nouveau" du domaine de l'Anglore (Eric Pfifferling) acheté au même endroit le même jour : celui qui est l'un des plus grands vignerons français livre un vin de grenadine qui se boit parfaitement bien deux mois après la mise en bouteille. Car il faut préciser que ces deux vins ne contiennent pas de soufre puisqu'ils sont censés être bus très rapidement... Il faudrait faire vieillir deux ou trois ans un Anglore nouveau, je suis certain que la surprise serait bonne. Enfin un "muscadet nouveau" de Jo Landron acheté au salon des Vignerons Indépendants et dont j'ai déjà pas mal parlé récemment. Un beau vin dont le côté douceâtre d'il y a quelques semaines (du sucre résiduel ?) s'estompe pour revenir sur quelque chose de bien acide. Très joli tout cela.

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    Ces vins troubles et sans soufre s'apparentent à la véritable définition d'un primeur : un vin nouveau, léger et facile à boire. Ici on est sur le jus de raisin intégral donc forcément un peu désarçonnant. Pas filtré, pas collé, pas sulfité. Résultat trouble avec un peu de dépôt. Mais je rappelle que les marketeurs utilisent désormais ces arguments pour vanter le côté naturel du jus de pomme : trouble avec un peu de dépôt, le jus ne peut être que naturel. Je n'en sais rien concernant le jus de pomme qu'on veut nous faire avaler, mais les vins de ce soir eux étaient vraiment naturels.

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  • L'autre soir, une moussaka

    J'ai tout perdu de la soirée de jeudi dernier, les photos et le long texte que je venais d'écrire.

    Le long texte énumérait les bons vins ouverts : le Vain de Rû de Dominique Andiran dont je parlais déjà ici, le magnifique magnum de la cuvée Manon 2005 de Christophe Peyrus (ah si vous tombez dessus allez-y...), le Cousin Oscar On s'l'arrache (Jean-Marie Rimbert) et évidemment la dernière livraison, 2009, du tavel du domaine de l'Anglore (Eric Pfifferling), un cran au-dessus que le 2008.

    Les photos, comme mon appareil, sont en jachère, jusqu'à ce que je retrouve le maudit câble qui relie ledit appareil à mon ordinateur. D'ici là elles ont le temps de mûrir. Alors patientons jusqu'à ce que je le retrouve.

    Et patientons intelligemment. Pour manger avec tous ces vins, il y avait de la moussaka maison. Comme dans le film Le Casse d'Henri Verneuil où Omar Sharif explique tout l'éventail de la cuisine grecque à Jean-Paul Belmondo...

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    Il suffit de cliquer sur l'image.

    MISE A JOUR : j'ai retrouvé ledit câble. Donc allons-y pour quelques photos des vins cités juste au-dessus.

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  • Ebrescade 2004 - partie 1

    Ce samedi soir, j'ai voulu faire les choses simples mais un peu originales. Un hachis porc-mentier© (copyright sur le jeu de mots, merci) à base de palette de porc et de vraie purée. Pour exciter un peu le cochon, une star. Marcel Richaud, Cairanne rouge 2004, lieu-dit l'Ebrescade (au Bon Marché, 26 euros). En gros, la meilleure cuvée d'une star des Côtes-du-Rhône.

    Cairanne blanc à midi, Cairanne rouge le soir, merci à ceux qui suivent.

    Degré alcoolique bien élevé (15,5°). Il fut meilleur une fois passé en carafe. Mais pas carafé assez longtemps et servi trop froid. Bam ! Les deux erreurs qui font plonger le sommelier. Le vin était sympa. Mais à voir avec l'un de ces moments de pur extase, de ceux qui m'ont incité à ouvrir ce blog.

    C'était il y a quelques semaines, à Châtillon-sur-Saône, avec Thomas et Olivier. Il faut dire qu'on n'en était pas à la première quille, qu'on avait déjà salué le Beaujolais blanc de Valette et le Tavel de Pfifferling, le meilleur vin du monde. Le Richaud de ce soir-là, c'était un Ebrescade aussi, mais un 2005 (au Verre volé, 26,5O euros). Voilà peut-être aussi pourquoi. Il était extraordinaire. On ne réfléchissait plus au parfum de cuir de Russie ou au sous-bois après la pluie. D'ailleurs, on n'y a jamais réfléchi à ces conneries. On buvait du bonheur partagé. A rivaliser avec ce que l'on peut imaginer des meilleurs vins rouges.

    Pour revenir à mon hachis de samedi soir, c'était de la bouillie. Purée trop liquide. J'ai eu la main trop lourde sur la crème, le beurre, le lait tiède. Le passage au four lui a fait perdre les eaux.

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