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foulards rouges

  • Les vins nouveaux de 2011 ont fait leur Pâques

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    Traditionnellement, on dit que les dix crus du Beaujolais doivent "faire leur Pâques". C'est-à-dire qu'il faut attendre que les fêtes chrétiennes de la mi-avril soient passées pour que les vins puissent être appréciés à leur juste valeur. Mais pourquoi ne pas faire de même pour le beaujolais nouveau et pour le vin nouveau en général ?
     
    Cette semaine, j'ouvre deux vins de 2011 qui étaient disponibles sur le marché dès le troisième jeudi de novembre de l'année dernière. Je simplifie : mon beaujolais nouveau, je l'ai conservé quelques mois. Autre précision : il n'y a pas de soufre ajouté dans ces deux quilles puisqu'elles sont généralement sifflées dans les deux mois après la mise en bouteille. Et ajoutons encore que nous sommes en présence de vignerons extrêmement consciencieux.
     
    A ma gauche, le charmant beaujolpif nouveau d'Isabelle et Bruno Perraud (domaine des Côtes de la Molière) baptisé Brut de Cuve. A ma droite Octobre, le vin nouveau des Foulards Rouges de Jean-François Nicq (Roussillon). Nos deux amis ont superbement bien passé l'hiver et le début du printemps, rien à redire. Nez exhubérant, bouche fruitée et jus présent pour le premier ; nez un peu effacé mais le vin s'avère terriblement glouglou pour le second. Moralité : n'hésitez pas à conserver un peu vos bons vins nouveaux.
     
    L'idée m'était venue d'une bouteille de Pfifferling orpheline puis débouchée presque un an après la mise. Quelle joie se fut.
  • Accord mets/vins "à la con" n°4 : que boire avec le chocolat ?

    Jouons avec les accords mets/vin "à la con" !

    Avec le chocolat, ma réponse va être rapide. Alors que tout le monde ne jure désormais que par le maury dont un certain Mas nous abreuve, je propose de faire pareil mais encore une fois, en enlevant le sucre. Restons donc dans le coin, gardons donc le même cépage et voyons ce que peuvent faire de jeunes grenaches du sud du Roussillon avec un carré de chocolat de haute volée. Le sucre ne vient pas casser l'amertume du carré et au contraire, il apporte un joli panier de fruits rouges. Mon chocolat, c'est ainsi que je l'aime. 

    Pourquoi pas les jolis primeurs du domaine des Foulards Rouges ? En grenache, comme en syrah d'ailleurs, ça le fait...

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  • Les jolis vins de la Crémerie

    Mon amour pour cette adresse ne se dément pas, surtout que cela faisait bien un an que je n'y avais pas foutu les pieds. 

    Serge commence à nous ouvrir un truc super pâle et qui pétille. C'est quoi ? Le 2010 des Foulards Rouges, cuvée La Soif du Mal. C'est incroyablement fin, rafraichissant car ça cisaille le palais. Qui aurait pu croire à l'aveugle que ce genre de jus poussait dans le Roussillon, au pied du massif des Albères ?

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    Suit la syrah d'Hervé Souhaut (Romaneaux-Destezet), la syrah pure et digeste telle que je me la figure et que je ne la trouve que très rarement.

     

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    Bref, un retour gagnant.

  • Quand Antonin casse certains de nos rêves...

    Notre cher Guide nous a convié chez lui un soir de juillet. Dans le XIIe arrondissement de Paris dorment de belles quilles chouchoutées par Antonin. A la fin de la lecture de l'article, certains penseront peut-être à aller y faire un fric-frac : je donne l'adresse, le code et l'étage au plus offrant...

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    Thème de la soirée, le rouge. Avec plein de rouges. Sept bouteilles patientent sagement devant les yeux impatients d'Emilie, Eva, Samia, Stéphanie, Frédéric, Laurent et moi.

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    Première bouteille. Nez et bouche très légers : une macération carbonique ? Un beaujolais ? Non, plus lourd, plus d'alcool. Pas un pinot non plus. Léger, poivré et plus généralement épicé, j'ai même noté "cacao". Puisqu'Antonin nous demande de mettre des notes, allons-y : 15/20 soit un vin particulièrement bon et savoureux selon la typologie Vindicateur. C'est quoi, c'est quoi ? Premier cri d'orfraie de la soirée : j'ai été incapable de reconnaître un domaine que je connais pourtant très bien, Les Foulards Rouges de Jean-François Nicq. Cuvée Glaneuses, 70 % grenache, 30 % syrah. Voilà que ça commence bien cette dégustation... Prix caviste : 13 euros.

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    Deuxième bouteille. Là, j'en suis sûr, le nez est caractéristique d'un vin naturel. En bouche, quelques tannins adoucis et une première impression : "c'est super bon !" On n'est pas plus avancé... Je crois deviner un Languedoc. En tout cas, il vaut bien ses 16,5. Entre le très bon vin et le vin délicieux. Alors ? C'est un corbières naturel, l'Alternapif 2008 du domaine Les Sabots d'Hélène (Alban Michel). Antonin adore et il a raison. Prix caviste : une dizaine d'euros.

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    Ouh là, là, tout ce vin naturel ce soir... Troisième bouteille. Oui, j'ai entraperçu l'étiquette au moment du service. Mais pour moi, ça se devine très fortement au nez et à la bouche : c'est un pinot noir bourguignon. C'est trop léger, ça s'arrête net mais j'adore ça. Alors zou, 16. Regoûté une heure après, il a perdu de son intérêt, une partie de son fruit s'est évaporé. Allez, 15. Vin particulièrement bon. Là, je me dis aïe, car j'ai vu l'étiquette et c'est Henri Gouges aux commandes. Tu me diras, 15/20 pour un bourgogne générique c'est pas si mal. Quoi ? Comment ça c'est pas un générique ? C'est un nuits-saint-georges ? Ah ben merde alors... Quoi ? C'est un Premier cru ? Tu déconnes ? Quoi ? C'est le Premier cru les Saint-Georges 2004 ? Ah ben merde de chez merde, parce que franchement c'est beaucoup trop court pour une appellation aussi prestigieuse. Parfois la dégustation à l'aveugle, ça ne pardonne pas. Parfois... Prix caviste, aïe : 80 euros.

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    Quatrième bouteille. Whaou... Fin, long et de très beaux amers. On est encore en Bourgogne mais c'est clairement quelques crans au-dessus. On dirait bien que ça vaut 17 (vin délicieux, complexe et très charmeur à la fois), voire 18 (grand vin, excellent et mémorable) une heure plus tard tellement on gagne en complexité. Allez dis Antonin, c'est quoi ? Rien de moins que le latricières-chambertin du domaine Trapet, version 2006. Alors là, merci... Mais fallait nous dire qu'on allait boire des trucs comme ça ce soir : on se serait lavé, on aurait repassé nos chemises ou mis un tailleur. Trève de plaisanterie, c'est exquis. Prix caviste : 80 euros, rien à voir avec le précédent.

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    Cinquième bouteille. Et ouais, après le Trapet, on n'en est qu'à la cinquième bouteille, ça promet. Alors là, c'est boum-boum : un nez absolument hallucinant, je ne sais pas si j'en ai déjà rencontré de tels. C'est un nez à la Usain Bolt : on n'arrive pas à le suivre. Et ça part dans tous les sens, ça évoque plein de choses, de parfums, d'arbres... La bouche a donc du mal à suivre : ce qui est sûr, c'est que le goût est plus rude (élevage) que précédemment. Va pour 16,5. Regoûté une heure plus tard, il a terriblement grandi : la bouche est incroyablement longue, mais aussi massive. Se révèle un très, très grand vin, de ceux qu'on ne boit pas tous les jours évidemment. Avec la complexité folle du nez, je l'avoue, j'ai mis 19 (vin exceptionnel, expression rare et géniale de son appellation). La Grande Rue 2002 du domaine Lamarche, un des grands noms de Bourgogne. Nouveau cri à l'évocation de ce climat aussi mythique... Prix caviste : un peu plus de 150 euros.

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    Qu'il est bien situé ce climat La Grande Rue : on ne le voit pas bien sur la photo, mais c'est entre La Tâche et La Romanée-Conti. Sympas les voisins...
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    Sixième bouteille. Urgh... C'est quoi ça ? Antonin, t'es pas cool : tu nous excites avec des bouteilles incroyables et là, tu nous fais dégringoler de plusieurs étages. Les palabres commencent : bouchon défectueux ? Amertume classique ? Problème de conservation ? Pourtant, on sent qu'il pourrait y avoir un truc pas mal dans le verre. Ah non, c'est la sève... C'est âpre au possible. Après le précédent, il rame sévère. Je relis mes notes : j'ai mis 14 (vin tout juste bon) avec cette phrase "ça vaut 10 euros". Petit problème : c'est le château Haut-Brion 2002. Des cris effarouchés dans l'assistance, des injures, des poings levés, des "mais-c'est-quoi-ce-cirque", des "mais-tu-t'es-fait-refiler-une-bouteille-contrefaite", on commence à fomenter des révolutions, on en vient à se poser des questions sur l'avenir de nos blogs ou le sens de la vie plus généralement... Cette bouteille sans intérêt relève du mythe que nous voulions tous goûter, au moins une fois dans notre vie : tout de même, Haut-Brion, ça fait rêver un minimum. On aurait aimé adorer, dire que c'est génial, que c'est une apparition divine... Mais on ne va pas faire semblant. Et même, on a l'impression d'avoir été dépossédé d'un joli rêve. Ah bien sûr, on sait que ces grands crus ne valent pas forcément les euros nécessaires à leur achat ; mais qu'un grand vin puisse être aussi petit... On le savait déjà, on en est désormais sûr grâce à l'observation empirique : mieux vaut se concentrer sur les "petits" vins qui, eux, ont vraiment le potentiel des grands. Et comme quoi, il n'y a pas que le vin naturel qui puisse tourner au pré-vinaigre. Prix caviste : autour de 350 euros. Si, si...

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    Septième et dernière bouteille. Forcément, on a un peu peur. Tiens, ça aussi c'est Bordeaux. Oui mais lequel ? Antonin ne nous ayant pas servi de pipi de chat pour finir, c'est forcément Laffite, Mouton ou Petrus. C'est assez bon, mais d'un classicisme extrême : 15,5 et je vais même monter jusqu'à 16 (très bon vin). Gagné ! C'est Mouton-Rothschild 2002 ! Franchement ça va, mais ce n'est ni à la hauteur de la réputation de Mouton, ni à la hauteur de son prix (400-500 euros). Pareil, on ne va pas faire semblant. Déception moindre que pour la bouteille précédente, mais déception là aussi.

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    On est totalement désarçonné par la différence abyssale entre la réputation des domaines et la réalité des breuvages. Nous faisons les comptes. Le gagnant de la soirée est bourguignon : La Grande Rue 2002 de Lamarche avec 16,75/20 de note moyenne (sans doute grâce à mon 19). Il bat d'une courte tête le latricières-chambertin de Trapet (16,62). Sur le podium, un vin naturel ! L'Alternapif arrive troisième et décroche 15,96 pas très loin des Foulards Rouges ex-aequo avec Mouton-Rothschild 2002 (15,92). Le résultat est à peine croyable... Le nuits-saint-georges Premier cru d'Henri Gouges arrive péniblement à 15... Et la surprise de la soirée n'est en fait qu'une confirmation : Haut-Brion 2002 ferme la marche avec 14,63...

    Conclusion. Ils n'ont pas l'air cons les grands crus avec leurs notes pourries et leurs prix qui correspondent au loyer mensuel d'un studio parisien. Bien évidemment, tout cela n'est que subjectif, notamment le système des notes. Mais on ne peut pas nier le fait qu'il se dégage quelque chose de cette dégustation. A l'aveugle, les grands crus se font exploser par des vins à 10 euros. Le plaisir (quand il y en a) n'est certes pas le même, les consommateurs non plus et je ne plaide pas pour que les vignerons fassent exclusivement des vins à 10 euros. Par contre, certains devraient se poser des questions.

    Même si je suis persuadé de la justesse de cette dégustation, je sens que les critiques ne vont pas tarder à fleurir. Je les devance :

    - "Qui sont ces jeunes cons à qui on a servi du caviar à la louche ?" Nous étions sept : des filles, des hommes, des mecs en chemises, d'autres en ticheurte, des filles en tailleur, des brunes, une blonde, des types pas rasés, des vingtenaires, des trentenaires... Et tous, nous sommes d'accord avec le verdict final. Personne ne s'est écrié "Haut-Brion, c'est du génie en bouteille !"

    - "Vos palais sont trop jeunes, vous n'avez pas compris ces vins !" Jeunes ou expérimentés, les palais n'aiment pas le vin qui sent la sève ou la rafle à plein nez. Pour le vinaigre, voyez du côté de Banyuls, pas de Bordeaux.

    - "Il aurait encore fallu attendre ces vins !" Et puis quoi encore ? Y en a marre de cette rengaine... Un bon vin, c'est bon jeune, c'est bon vieux. Il y a des primeurs de bordeaux qui sont exceptionnels quand on les goûte au fût. Alors si 9 ans après le pinard n'est pas près, ne comptez pas sur moi pour poireauter.

    - "Vous êtes tombés sur un Haut-Brion défectueux". Peut-être. Ce qui voudrait dire que pour Mouton ou Gouges, c'est pareil ? Et que les deux vins naturels (notés à leur juste niveau) étaient normaux ? Les bouteilles ont été bien conservées et bien ouvertes, on n'a pas fait n'importe quoi non plus.

    - "De toute façon, vous préférez la Bourgogne !" Réponse personnelle : oui ! Et de loin ! On trouve encore des nuances et une complexité qui n'existent pas (plus ?) vraiment à Bordeaux.

    - "Et puis vous êtes de jeunes bobos parisiens... C'est normal, vous préférez le vin naturel". Oui, sans doute. Mais j'aime aussi la Romanée-Conti ou La Grande Rue de Lamarche, surtout dans un millésime comme ça. N'oublions pas que le vin, c'est aussi du plaisir.

    - ... si vous avez d'autres critiques, je suis tout ouï.

    Dernière chose : on n'a pas condamné définitivement ces grands crus inabordables. Un jour ou l'autre, on les goûtera à nouveau. Mais ça fait un peu mal au postérieur... Reste à remercier Antonin pour nous avoir ouvert sa cave personnelle et pour avoir contribué à la formation de nos goûts. Promis, on t'en veut pas d'avoir casser un ou deux de nos rêves viniques...

  • La soirée aux pinards introuvables

    Chez Olivier, tout commence par du blanc. Celui du Casot du Mailloles, le 2009 laissé à l'abandon toute une saison dans mon appart. Le "No Sulfites" a bien survécu : il est taquin même s'il manque un peu de peps. Dans les bons jours, c'est assurément le meilleur blanc du monde. Ne cherchez pas, cette bouteille n'existe pas (ou alors, prenez votre temps). Celle-là arriva directement de Banyuls l'année dernière.

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    La star de ce soir est une autre bouteille. Un ovni, objet vinicole non identifié. Après l'avoir repéré chez Jérôme Leroy, j'ai dû mener ma propre enquête. Je peux le révéler ce soir, la piste m'a mené au Vin au Vert, à Paris.

    Voici la cuvée Au Hasard et Souvent. Je vais essayer d'expliquer les choses clairement. Le vigneron n'est autre que Jean-Christophe Comor du domaine Les Terres Promises dans le Var. C'est le papa de l'Antidote, d'Analepse ou d'Apostrophe. Bref, un de mes vignerons fétiches. Au Hasard et souvent, c'est un magnum artisanal : le nom de la cuvée est écrit à la main.

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    C'est un objet rare, il n'en pousse que 400 magnums par an. Celui là porte le numéro 358. C'est quoi ? Du rouge. Du gros qui tache ? Non, pas vraiment. C'est comme si le Beaujolais s'était décalé de quelques centaines de kilomètres vers sud. Et pour cause : les plus vieux carignans du domaine travaillés en macération carbonique associés à des mourvèdres élevés de manière plus traditionnelle, dans un foudre de 18 hectolitres. Dit comme ça, ça ne ressemble à rien.

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    Il faut donc le boire pour le croire. C'est un jus exquis. Nous l'avons un peu assomé de fraîcheur à l'ouverture : il faisait si chaud dehors que nous voulions nous désaltérer. Mais au fur et à mesure de la soirée, il se stabilise et acquiert la gueule d'un vin surprenant. Un jus de fruit relevé. Une mâche incroyable, un vrai nectar qui coule rapidement : les termes sont un peu antinomiques, mais ça me fait penser à ça. Autour de la table, un invité s'écrit "quelle belle surprise !". C'est surtout un jus qui soude l'amitié : je ne sais plus qui disait ça des vins de Comor, mais je trouve la phrase fort à propos. C'est exactement le genre de vins que j'aime. De l'entrée au dessert, c'est un régal que l'on sert.

    Le nom de la cuvée est un hommage au journal de Sébastien Lapaque, publié chez Actes Sud l'année dernière. Le jour où on a bu ce vin, il faisait bien trop chaud, je le répète. On va vite le regoûter en scandant quelques phrases de Sébastien. A suivre donc.

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    En "dessert", cette cuvée inconnue des Foulards Rouges. Jean-François Nicq a sorti d'on-ne-sait-où ce 100 % grenache primeur à l'automne 2010 (j'imagine...). C'est désormais assagi même si on devine le côté rugueux derrière. Un style différent du précédent évidemment, mais je trouve que le côté groseille marche bien avec le dessert. C'est Franck Bayard qui m'a donné les infos sur cette cuvée complètement inconnue.

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    Blanc du Casot, Au Hasard et Souvent, 100 % grenache primeur des Foulards Rouges : une chose est sûre, on n'est pas allé les chercher chez Carrefour ni chez Leclerc.
  • Soirée raclette, on racle tout

    Pour sa pendaison de crémaillère, Manu nous a fait mettre le cap sur Sainte-Marie-aux-Chênes. Frontière Moselle/Meurthe-et-Moselle. On n'a pas salopé les murs, on n'a pas chié dans ses bottes et on n'a pas vomi par terre. Pourtant on avait beaucoup mangé. Et bien. Et je dis pas ça parce que Manu lira ce post. De toute façon une raclette, c'est bon. Même au lendemain d'une tartiflette.

    J'avais ramené un des magnums de riesling de Binner acheté au Salon des Vignerons indépendants. Qu'on n'a pas bu. Manu, j'espère que tu ne l'as pas fait gelé sur la terrasse...

    Puisque je te tiens, ton champagne c'était quoi ? Je crois que toute la tablée a bien apprécié, on n'avait pas l'impression de boire du Perrier, ce qui est le plus grand problème du champagne.

    Un peu de blanc, un Orvieto, joli vin d'une jolie ville italienne. Que la raclette écrase. Mais quel vin n'est pas écrasé par la raclette ?

    Avec le dessert, je m'étais trimballé le pétillant/frizzante/perlant Maria Bonita des Foulards rouges. Même avec un coup dans le nez, il s'ouvre bien.

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    Et il se boit bien aussi. J'ai déjà dit tout l'amour que je porte à ce vin dans cette note.

    Là encore évidemment, il se goûtait bien. Une sacrée régularité dans ce vin, c'est agréable. J'aurais prendre en photo son côté troublard, ce sera pour la prochaine.

    Ce fut une bien belle soirée.

  • A revoir, à reboire

    Il faut beaucoup se tromper pour avoir raison une seule fois. Pareil pour les bouteilles, il faut en tester beaucoup pour tomber sur un canon. Certaines ne laissent pas un souvenir impérissable. Sans doute mal dégusté, mauvaise bouteille, mauvaise humeur. Plein de raisons. C'était, souvenons-nous, le cas de la bière Cantillon. C'est le cas aussi de ces deux quilles-là.

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    * Cuvée Zéro de Conduite, du domaine des Foulards Rouges. Un vendanges tardives de muscat petit grain dans le Roussillon (12 euros). Ces vins sont sucrés, bien trop pour les boire tout seul. un joli vin à reprendre avec un dessert qui en a.

    * Jacquère, domaine Dupasquier. Ce blanc de Savoie, cépage Jacquère, est ce qu'on appelle un vin blanc, voire transparent. Goûté avec la sublime tartiflette, version Bruno Doucet de La Régalade. Accord parfait sans doute, mais il manquait un peu de longueur au vin. Je sais que c'est sans doute l'un des meilleurs domaines de la région. Il faut que je goûte les autres cuvées.

  • Perlant ? frizzante ? pétillant ? Dissertez... moi je le bois !

    Ce fut la révélation de mon retour d'Alger. Je comptais beaucoup dessus. J'avais attendu Olivier et Manu qui passait son concours le lendemain. Donc attention, on ne boit pas beaucoup, et que des bonnes choses. Ce sera plus facile de se lever tôt et d'avoir la tête reposée.

    On a commencé avec un Morgon de Lapierre. C'est le genre de vins qu'on oublie, tellement il fait partie de la famille. Il est là, il ne parle pas beaucoup avec des olives (oui je sais, c'est la cata l'alliance vin-olives), mais on lui servirait presque à boire à lui aussi. Puis avec le risotto aux cèpes un malbec argentin ramené par Manu. Pas con comme idée en fait. Si on considère que le malbec est le cépage des vins de Cahors et que le cèpe tire ses origines de par là en-bas, on peut penser qu'on est plutôt raccord question terroir... Ok, c'est un peu tiré par les cheveux.

    Puis vint ma star, celle à laquelle j'ai pensée toute la semaine de l'autre côté de la Méditerrannée. On m'avait dit "Attention, c'est plutôt un truc de dessert because les sucres résiduels". J'avais répondu "Ouais, ou un vin de fin d'après-midi, de lever de sieste, de goûter". C'est donc la cuvée Maria Bonita des Foulards Rouges, alliance muscat-macabeu (14,5 euros à la Crémerie, mon dealer).

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    Capsule + bouchon. Aucune effervescence. L'arnaque ? Non, en fait il est très peu pétillant, la bulle très fine qui s'ouvre une fois dans le verre. Je vais pas faire le dégustateur à deux balles, car c'est pas l'objet de ce blog. Mais franchement, une douceur, une suavité qui renvoient nombre de champagnes, nombre de liquoreux dans les 22. Pour un dessert, pour un goûter, à 3h du matin, après l'amour (ou avant, voire pendant), ce vin est une évidence.

     

  • Deux autres tests, mais pas dans le coup

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    Avant de partir une semaine en Algérie, j'ai fait des réserves. Une cuvée "Glaneurs" 2008 des Foulards Rouges, alors que je cherchais le "Glaneuses". Et le Chinon rouge 2007, un peu jeune, des Lenoir, dont on me parle tellement. Dans les deux cas, je n'ai pas été subjugué sur le moment. Pensais-je trop à la ville blanche pour boire du rouge ? La vie est dure, mais il va falloir essayer à nouveau.

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