Avertir le modérateur

glou

  • Troyes : la merveilleuse cave à manger Aux Crieurs de Vin

    1.JPG

    Aux Crieurs de Vin, c'est l'une des premières caves à vins naturels et caves à manger ouvertes dans notre cher pays. Quelques mois avant le Verre Volé parait-il, donc ça ne rigole pas. Le principe est le même que dans beaucoup d'endroits, d'ailleurs il a souvent été copié : une partie caviste et une partie resto avec des produits bien troussés. Vous pouvez choisir votre bouteille dans la cave et y ajouter seulement 6 euros de droits de bouchon (et pas un coefficient multiplicateur de 2 ou 3 voire plus)...

    2.JPG

    La sélection de vins au verre est très pointue. Du P'tit Jo de la Roche Buissière à un joli collioure de Bruno Duchêne. De 2 à 6 euros, oui vous avez bien lu, on est loin de certains prix parisiens.

    Vu qu'on est dans la zone, on fait aussi du champagne de l'Aube au verre. Ce qui nous permet de goûter les nouveaux venus qui vont sans doute cartonner. A ma gauche, Marie Courtin avec sa cuvée Résonance (un 100 % pinot noir non dosé avec un léger gût de noisette, enivrant et très classe) et à ma droite Sève, le rosé de saignée d'Olivier Horiot (un nez de fraise mais en bouche des fruits rouges et mûrs, légèrement oxydés ou en tout cas un goût de noix qui serait top avec du fromage et une finale sur grenadine amère, très amère). La découverte de ce séjour troyen !

    3.JPG

    En entrée, un beau bloc de terrine maison. 

    4.JPG

    Et un tartare de boeuf de Pâques de l'Aubrac. C'est une tradition du plateau, où on élève des boeufs spécialement pour Pâques. Ils se mangent 15 jours avant les fêtes ou dans le mois qui suit. Tradionnellement, on ne mangeait du boeuf qu'à Pâques, fin de Carême oblige. Et il faut dire qu'on ne pouvait pas se permettre de la viande toute l'année. Alors, on le choyait, on préparait la bête pour la mi-avril. L'appellation semble bien contrôlée, il s'agit de boeuf (et pas de vache) fermier voire bio, de race Aubrac, élevé 3 ans. Autant dire que dans l'assiette comme en bouche, ça fond et on fond... Magnifique sauce à l'estragon pour accompagner.

    5.JPG

    Rebelote avec le plat, un pavé de boeuf de Pâques. 

    8.JPG

    Et on boit quoi ? 

    * Le Glou 2009 de Jean Delobre (ferme des Sept-Lunes). Je vous présente la syrah glouglou d'Ardèche, c'est magnifique.

    * Les Racines 2008 de Claude Courtois. Pas de mots pour qualifier ce vin magique. Si complexe qu'on a du mal à retrouver les parfums contenus dans le verre.

    * Bien Luné 2009 de Terre des Chardons, un peu en retrait.

    Plateau de fromages du roi troyen de la chose, Ozérée. Très joli époisses qui voulait se barrer de la planche.

    9.JPG

    Avec le fromage, on s'enfile le collioure blanc baptisé Vall Pompo. C'est du 2010 et c'est du Bruno Duchêne (on a tout bu au verre ce soir). C'est bien tendu, même s'il s'avère moins acide que le Blanc du Casot. Il est parfait avec le fromage de chèvre et s'avère plus que parfait avec la tome de Savoie. Quant à l'époisses, il faut avoir fini son verre avant que de croquer dedans, on n'en doute pas.

    10.JPG

    Faut bien un peu de sucre avant de rentrer se coucher, alors tarte au chocolat qui se tient très bien. 

    11.JPG

    On s'est lâché sur les plats, on s'est lâché sur les vins au verre (avec notamment deux coupes de champ'). L'addition est montée, mais c'est péniblement qu'elle a atteint 70 euros... Un cadeau. 

    Si certaines caves à manger ou autres restaurants ont copié le concept, ils devraient maintenant copié la qualité et les prix. C'est l'endroit qu'il me faut en bas de chez moi.

    Aux Crieurs de Vin, resaurant-caviste, 4 place Jean-Jaurès, 10 000 Troyes, 03 25 40 01 01.

     

  • Retour chez Glou

    C'est ma troisième ou quatrième fois dans ce resto, et bizarrement je n'ai pas publié beaucoup le concernant. C'est bon, pas donné-donné, mais ça a une sacrée belle gueule. Comme l'assiette de bellota, à une quinzaine d'euros.

    IMG_1886.JPG

    L'onglet aux petits légumes et wasabi manque un peu de peps.

    IMG_1891.JPG

    Manu et Laurent semblent avoir été convaincus par le burger de l'Aubrac, plat le plus cher de la carte (23 euros) mais aussi celui que toutes les tablées choisissent.

    IMG_1892.JPG

    Le cheesecake (8 euros) a enfin la tronche, le goût, l'âme d'un cheesecake. Hormis chez Zen, les cheesecakes m'ont toujours cassé les pieds au resto. Là, c'est autre chose...

    IMG_1894.JPG

    Bon, parlons un peu vins tout de même avec une jolie (demi) surprise. En choisissant ce vin du Larzac, pas le moins cher de la carte mais surtout pas le plus cher, je savais qu'on tapait juste puisque je connaissais la réputation de cette cuvée L'Infidèle du Mas Cal Demoura version 2008. Difficile au début, mais après le passage de la jolie carafe, il fait vraiment partie des plus beaux languedocs jamais ouverts. La table d'à-côté ne sait pas quoi boire, nous pose des questions et finalement nous copie : ils sont autant conquis.

    IMG_1889.JPG

    Le Mas Cal Demoura est aux Vignerons indépendants. A suivre...

  • Chez Glou, les filles ont de la poitrine (de porc)

    Depuis que l'adresse est ouverte, j'ai dû y aller au moins trois fois. Et je n'en ai jamais parlé. On va réparer de suite cette erreur. Voici donc Glou, joli resto ouvert par le très bon Julien Fouin, ex-rédacteur en chef de Régal. Quand il était à la tête de ce magazine, ce dernier était passionnant. Aujourd'hui je l'achète toujours mais je n'ai jamais retrouvé la même verve, les mêmes superbes reportages, les mêmes bonnes idées...

    2.JPG

    Chez Glou, il faut demander la table à l'étage, devant la fenêtre pour manger face au musée Picasso. Ou alors on s'y prend à la bourre comme ce soir là et on se retrouve sur la table d'hôtes. Pas mal non plus en fait, convivial. Question vins, de jolis choix un peu pointus et assez originaux avec des bouteilles qu'on trouve très très difficilement ailleurs. Ainsi ce Gavi (vin de Ligure, pas très loin d'Asti dans le Piémont, 30 euros) de la Cascina Degli Ulivi. Version 2006, 100 % cortese (cépage du coin), tout en bio, sans sulfite ajouté. Odeur de terre au nez en bouche qui finit par s'évaporer pour laisser un côté ample de très grande tenue. J'aime, je like, comme on dit sur Facebook. Choisi par Olivier, le vin m'a fait grosse impression.

    2 (6).JPG

    Il a été très vite bu et aussi vite remplacé par l'un des rouges les moins chers de la cartes (20 euros) le Hého de Serge Bâtard (domaine Les Hautes Noëlles) à Saint-Léger-les-Vignes dans le coin du muscadet. Evidemment pas aussi expressif que le précédent, mais un joli vin bien fait qui après aération finit par être présent à table (cabernet-franc, grolleau et un poil de gamay). Une jolie découverte aussi.

    2 (4).JPG

    On a un peu mangé tout de même (de 15 à 22 euros le plat je crois). Les filles ce soir-là avaient une sacrée poitrine (de porc) dans l'assiette, en face des rigatone à la truffe blanche (ouh les coquins) et moi j'ai foncé dans le tartare. Bon, bien frais mais sans plus. Je suis nostalgique de celui des Fines Gueules dans le IIe, qui lui en avait de la gueule. J'adore Glou, mais je dois bien me rendre à l'évidence : les viandes sont un cran en-dessous des autres produits (huîtres, thon fumé, jambon, rigatone aaaahhh, reblochon fermier à 8 euros... et vins).

    2 (3).JPG
    2 (2).JPG
    IMG_1499 3.JPG
    Glou, 101 rue Vieille du Temple, 75003 Paris, 01 42 74 44 32.
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu