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grenache

  • Quand la Bourgogne s'amuse dans les Corbières

    Frédéric Cossard ne s'occupe pas que des vignes du Chassorney, à Saint-Romain, ni que de ses pommard et puligny de compét'. Quand il a soif de raisin sudiste, il s'en va chercher du raisin dans les Corbières et nous rapporte La Boîte du Gros Siam, comme ici en 2007. Un pur grenache vinifié à la Cossard... ça donne quoi ?

    Une bouteille d'exception ! Le 2007 a une couleur déjà assez évoluée, sombre au centre et avec des reflets presque œil-de-perdrix. Un nez dévastateur, sur le fruit, une bouche classe avec une finale amère, presque torréfiée. On n'est pas sur la même griotte (caractéristique du grenache) qu'à Banyuls par exemple : on sent le sol pauvre, mais les tanins doux et en somme de la retenue. Au fur et à mesure on gagne en amertume (en fait, c'est à cause de la nourriture assez grasse avec laquelle on l'accompagne) et en groseille aussi, on dirait : oserais-je dire que ça pinote ? A l'aveugle, on serait évidemment complètement paumé. C'est surtout incroyablement léger et digeste pour un "Gros".

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    Le seul problème de cette bouteille, c'est qu'il faut mettre la main dessus. Allez, je suis sympa, je dis où j'ai trouvé la mienne : chez VinNouveau et pour 10 euros, une paille pour un tel mastodonte !

  • Yo ! Yo !

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    Le domaine s'appelle Yoyo, mais on ne joue pas avec. La vigneronne s'appelle Laurence Manya et avec sa Tranchée, le grenache souple et gouleyant prend l'allure d'un beaujolais corsé. A Banyuls, Manu nous avait recommandé cette bouteille pour l'apéro. En suivant la voie tracée par le Casot des Mailloles, les quilles deviennent de plus en plus excitantes dans ce finistère.

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  • Grenache blanc, mon amour

    Les Vins de France un peu subversifs cachent leur millésime sur le bouchon. C'était le cas hier pour le Quartz de Claude Courtois, c'est aussi le cas pour le Tir à Blanc (grenache blanc, macabeu) du Casot des Mailloles. On s'arrange comme on peut avec la loi.

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    Ce Tir à Blanc (2009), je l'ai bu plusieurs fois : l'été dernier à Banyuls avec Alain et Ghislaine alors qu'il était tout juste mis en bouteille (il était encore "vert"), une fois rentré à Paris tirant plus sur le grenache et aujourd'hui. Acide mais rond en fin de bouche, en quelque sorte mûr. Evolué, civilisé. Le Casot des Mailloles, c'est sans doute mon domaine préféré. Pas de soufre, des cuvées en blanc parfaites, des rouges explosifs et surtout un couple de vignerons hors du commun.

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    Avec ça, on mange quoi ? On dit toujours qu'il y a certaines règles dans les accords mets-vins : le rouge avec le fromage, le sauternes avec le foie gras et autres conneries dans le genre. On oublie le plus essentiel : merci de ne pas flinguer le bon vin avec un MacDo. Quand le vin est bon, il faut avant tout que le mets le soit aussi, bref qu'on ait envie de manger. C'est la règle n°1 non ? Alors ce soir, comme je n'ai pas envie de cuisiner un bar à la sauge et yuzukosho, on décide d'aller prendre une bonne pizza chez Al Taglio (qui les vend tout de même assez cher alors qu'on n'est tout de même pas chez William Ledeuil non plus). Pas très compliqué, c'est juste en-dessous de chez nous. Pour ceux qui ne suivent pas, c'est une pizzeria qui vend ses focaccie à la coupe.

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    Je m'excite tout de suite sur la pomme de terre-truffes mais il n'y en a plus qu'un seul morceau qu'un gros c*** nous pique. On me sussure : "asperges-truffe". Ouais, balance... Bien plus fin qu'avec la pomme de terre évidemment, mais j'aime ce côté rustique. En tout cas, c'est impecc avec le blanc acide : qui a dit que l'enfer des someliers était pavé d'asperges et de petits pois ?
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    Mention spéciale aussi pour la focaccia crème de potiron, pancetta, scamorza. J'ai faim.

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  • Dans la catégorie "pinard introuvable"

    Dans les Misérables, Victor Hugo enjoignait les bourgeois à "laisser la peur du rouge aux bêtes à cornes". Ce serait un trop beau cadeau fait aux bovins, tant il est difficile de dégoter cette cuvée La Peur du Rouge. Moi je l'ai trouvée à la Cave des Papilles (même pas 15 euros) où il y en avait même des magnums. Mais peu.

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    Les grenaches du Temps des Cerises d'Axel Prüfer sont bien connus des amateurs de vin naturels. Toutes ses cuvées politiques en rouge racontent un peu d'histoire. Mais il y a aussi un peu de blanc, un truc de ouf tout naturel. Un peu de bubulles encore, un parfum je dirais euh... strident, piquant. Si quelqu'un a une info sur le(s) cépage(s), moi aucune. Je n'ai pas l'impression d'avoir retrouvé le grenache blanc (si ?). Un jus de franc-tireur comme on les aime et qui se mérite.

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  • Le vendredi, c'est maki

    En plus des dessins, Franckie fait dans le maki. On aurait pu gueuler, dire que certains n'aiment pas le poisson cru, dire que ça risque de devenir lassant à la longue. Et bien non, on n'a rien dit de tout cela car on ne l'a pas pensé...

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    Et quand on a dégusté les premiers, on était drôlement content. Bu avec : le grenache blanc du Haut-Musiel (15 euros aux Grandes Caves). J'a-d-o-r-e ! Je ne cesse de le répêter. Et ce soir, visiblement je n'étais pas le seul à a-do-r-e-r !

  • Axel Prüfer et ses grenaches

    Grenache. Un mot qui donne soif. Raison de plus si ce sont les vins étonnamment légers de Axel Prüfer. Avec une finale qui prend son temps avant de s'estomper. Un grand vin de copains.

    L'homme a quitté sa RDA natale pour le Languedoc. Son histoire, son domaine Le Temps des Cerises et cette cuvée Les Lendemains qui chantent (14 euros au Verre Volé) le classent forcément sur l'échiquier politique. Fou des vins de Prüfer le radical, Sébastien Lapaque qui rappelons-le sévit au Figaro écrit : "Buvons ses vins avant qu'il ne demande l'asile politique à Cuba." Promis.

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  • Le Laouzil, c'est qui, c'est quoi ?

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    Je cherche un petit rouge du Languedoc-Roussillon pour boire à Noël parce que mon oncle Gaston adore. Donc je goûte, je défriche le terrain. J'avais déjà bu du Thierry Navarre. Il vinifie déjà un muscat extraordinaire et remet en bouteille des cépages oubliés comme le ribeyrenc. Ici, sa cuvée de base au nom bizarre, Le Laouzil. Un assemblage de pas mal de cépages (à dominante grenache et carignan) goûtu, croquant. A 8,90 euros la bouteille (au Verre Volé), c'est peut-être pas assez cher pour Noël ? C'est pas ça le souci. En fait, j'ai déjà un truc en tête, à deux euros près : La Nine, de Jean-Baptiste Sénat. A suivre donc.

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