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  • Le Grunge Tasting avec Didier Michaud, l'underground du Médoc

    Cette semaine, nous passons au crible les 6 vignerons rebelles invités au Grunge Tasting le 12 décembre.

    Pour élaborer les vins du Château Planquette, Didier Michaud cultive 1,70 hectare de vignes (principalement du cabernet-sauvignon et du merlot, additionnés de petit verdot) sur les communes de Saint-Yzans-de-Médoc et Couquèques dans le nord du Médoc.

    Didier michaud.jpg

    Peux-tu nous parler de ton travail dans les vignes ?

    Je veux faire le vin que j'aime : sincère et sans compromis. Les rendements ? Bas, 30 hectolitres par hectare. L'agriculture raisonnée ? Même les bios ne sont pas toujours raisonnables... Le bio justement ? Comme ouvrier agricole, j'ai remué pas mal de bidons à tête de mort dans ma vie. Chez moi, je ne pourrais pas regarder un client dans les yeux si je savais qu'il y a ce genre de truc dans son verre, même en infime quantité. Mais cette mention va perdre en grande partie le peu de sens qui lui restait quand le vin va rentrer dans la réglementation européenne très peu contraignante car elle autorise l'oenologie corrective. Donc pas sûr que je continue à la revendiquer. La biodynamie ? Je ne pratique pas. Le soufre ? C'est un vaste débat. Il y a pas mal de de blabla ; mais pour faire court, je ne me l'interdis pas. J'ai 2 milligrammes par litre de SO2 total sur le 2008 mis en bouteille après pas loin de trois ans d'élevage en barriques. Et je mets toujours mes analyses en ligne. Le vin naturel ? On y a catalogué mes vins à l'insu de mon plein gré !

    Pour toi, l'underground du Médoc, le vin c'est un truc de rebelle ?

    Dans le rebelle il y a souvent un côté provoc', ce n'est pas mon cas. Mais on se retrouve catalogué comme tel quand on veut bosser propre et honnête : je trouve ça étrange.

    Peux-tu nous présenter une des cuvées que tu vas nous faire goûter au Grunge Tasting le 12 décembre ?

    Je n'aime pas parler de mes vins, je trouve ça égocentrique... Il y aura du 2008, le seul millésime que j'ai en ce moment à la vente : il a été mis en bouteille au mois de juillet. Il y aura aussi quelques bouteilles de 2003 classé en vin de table. Ce sont deux années complètement opposées : j'aime bien déstabiliser !

  • Du Médoc mais pas de photo

    Nous avons débouché le médoc acheté au Bon Marché. J'en avais déjà parlé dans cette note. Je rafraîchis les mémoires. Il s'agit d'un Château Tour-Haut-Cassancru bourgeois, 2003 (17 euros). Sur le romazava, ce superbe pot-au-feu malgache aux feuilles et fleurs de brèdes mafane, il est totalement flingué. Mais tout vin serait flingué par un tel plat. Non pas que l'assiette soit épicée, mais un picotement caractéristique des papilles (qui vient des brèdes) empêche de se concentrer sur tout liquide qui l'accompagnerait. A Madagascar on se fait pas chier, on le mange avec de la bière.

    Sur le plateau de fromages, le médoc peut enfin se révéler. Il est extra, concentré mais digeste. En tout cas pour les amateurs. Mais voilà, c'est pas pour moi. Le bordeaux, je n'y arrive pas. Hormis un ou deux (autres) producteurs. C'est plus fort que moi. Désolé.

  • Deux infos d'hier

    * Deux gourdes achetées au Bon Marché. Un médoc. Que quoi ? Ca faisait bien dix ans que j'avais plus acheté de médoc. J'avais même oublié que ça existait. Celui-là est chaudement recommandé par le joli hors-série de Marianne, écrit par Eric Conan et Périco Légasse (celui qui reçoit les bafouilles de Jean-Pierre Treiber). Château Tour-Haut-Cassan, cru bourgeois, 2003 (17 euros). Des mots comme ça (médoc, cru bourgeois) qui laissent supposer qu'on va boire du liquide de refroidissement... Mais non, paraît-il que ce "bordeaux de paysan" explose tout. On verra. J'y ai ajouté un bourgogne générique rouge 2007, Maison Deux Montille (18 euros). A savoir une entreprise qui ne connaît pas la crise, cette petite affaire de négoce que les enfants d'Hubert ont monté. Déquillée demain avec Olivier ? Sans doute, si on arrive à l'extraire de la journée de la sécurité intérieure. Faudra qu'il en dise plus sur cette mascarade hortefionne...

    * Enfin un reportage d'Envoyé Spécial qui mérite de s'y attarder. Diffusé jeudi 1er décembre, "le vin est-il encore un produit naturel ?" Bien sûr, on joue le petit producteur de vin naturel contre le gros industriel. Comme tous les reportages sur la malbouffe, on n'a plus envie de se nourrir après avoir éteint la télé. Mais, et c'est souvent l'objet de ce blog, il faut reconnaître la supériorité gustative de nombre de vins naturels sur des vins classiques (et, en tout cas, sur l'immense majorité des vins de supermarché). Donc même si les ficelles médiatiques sont parfois un peu grosses, comment ne pas être d'accord avec les propos des dégustateurs privilégiés à La Robe et le Palais (75001), au tout début du reportage ? On peut encore le visionner sur le site de France2. En espérant que le lien court encore. Je mettrai ce reportage en ligne, ici, quand quelqu'un l'aura enfin piraté.

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