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marc pesnot

  • Vendredis du Vin n°37 : le gâteau au vin blanc

    Manger et boire... On est en terrain connu pour ces 37e Vendredis du Vin ! Merci à Nathalie Merceron, blogueuse sur Saveur Passion de nous avoir soufflé ce thème. Le manger, le boire : on va essayer d'associer les deux. Et quoi d'autre que mon gâteau favori pour le petit-déjeuner... D'ailleurs, ce matin encore, il trônait sur la table avant qu'Olive ne s'en saisisse pour rassasier ses collègues.

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    Un gâteau certes, une tronche de cake d'ailleurs. Oui mais dans un genre un peu particulier puisque lui-même associe le boire et le manger : c'est un gâteau au vin blanc. Pas de beurre, un peu d'huile, une belle masse de farine, de la levure, des oeufs, du sucre. Et 25 cl de vin blanc (la recette détaillée est ici). Quel vin blanc ? Plutôt sec parce qu'on ajoute beaucoup de sucre par la suite. Je serais assez porté vers le muscadet ou tout simplement des fonds de bouteilles, pour éviter de gaspiller ce qui reste après une soirée avec la bloglouglou. En tout cas, il faut suivre ce théorème de la cuisine au vin qui vaut pour les coqs au gevrey, les poulardes au jaune, les daubes, etc : ne jamais cuisiner avec un vin qu'on ne voudrait pas boire. Bien sûr, je ne vais pas faire mon gâteau au Saint-Romain Combe Bazin 2005 de Frédéric Cossard ; mais à l'inverse, je ne choisis pas un pinard de supermarché à deux balles (de toute façon, je n'en achète pas).

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    N'en déplaise à certains, aucune chance de finir bourré après avoir abusé de ce gâteau. Après 40 minutes au four à 180°C, il ne doit pas rester grand-chose des molécules d'alcool. Par contre, la cuisine se remplit d'un parfum d'antan assez sympathique. Comme il faut toujours citer ses sources et puisque je ne suis évidemment pas l'inventeur génial de cette recette, rendons hommage à Bruno Doucet, le chef de la Régalade à Paris. A chaque fois que ce nom me revient à l'esprit, je me dis qu'il faut vraiment que j'y retourne.

    Et avec ça on boit quoi ? Si on le mange le matin, ça sera du café. Mais si c'est pour le goûter ? Faut-il boire le même vin qui a servi à faire le gâteau ? Bof... Le ton sur ton, c'est souvent lasssant. Un moelleux ? Un vin doux ? Un liquoreux ? Non, je tenterais bien un vin de copain acide, pour contrebalancer le côté sucré (le ton sur ton, c'est souvent lassant - bis). Le gâteau est humide, grassouillet et un peu sucré. Prenons un muscadet là encore ! Sec, tranchant et minéral. La Bohème (cuvée Equinoxe, sans soufre) de Marc Pesnot par exemple, qui aurait très bien pu servir d'ingrédient pour le gâteau. Mais vu que ce "vin naturel sans intervention vulgaire" est difficile à trouver et très bon, on le boit !

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  • La recette pour bien commencer le week-end

    Réunissez 5 amis autour de la table (même une table basse pourrie de chez Casto qui n'a jamais vu un arbre de sa vie). Apportez quelques flûtes et quelques verres Inao tout simples (on ne va pas trop se la raconter non plus). Deux burratas de la coopé italienne du coin, quelques cochonnailles et quelques desserts signé Conticini (amenés en vélib, donc un peu en purée). Et on envoie la cavalerie.

    Tarlant Zéro. Fin, beurré, brioché. Très, très belle bouteille à 25 euros prix caviste. Evidemment, la tablée connaissant mieux Drappier, elle a plus l'habitude de s'exciter sur les 100 % pinot noir (prix propriété) que sur les "un tiers/un tiers/un tiers" (les deux pinots et le chardonnay).

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    La Bohème "équinoxe" de Marc Pesnot. Déjà bu l'autre jour, ce muscadet est vidé à une vitesse sidérante.

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    La vedette de la soirée, sans contestation possible. Le gamay 2007 (classé en bourgogne-grand-ordinaire) du domaine Prieuré-Roch. Dénichée chez Vivant et emportée à la maison. Pour dire la vérité, j'aurais mieux fait de jouer à l'égoïste et de la garder pour moi mais d'un autre côté, les bouteilles comme ça faut les partager ! Le gamay pinote comme une star, on retrouve le côté fumé du Clos des Corvées 1999, en moins complexe. Quoique... Cette bouteille met une claque à beaucoup de volnays ou de pommards de supermarchés ou de mauvais cavistes. Même si ce n'est pas le même cépage que les villages célèbres, la Bourgogne est là et bien là.

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    Belle bouteille aussi, découverte par Thomas. Jours de vigne du domaine de Cabazan en Côtes de Lastours. Par rapport au précédent, on aurait pu croire à un vin lourd, charpenté, vanillé : on est plutôt sur le fruit, sur une matière pas trop envahissante. Bien !

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    Pour conclure, pour accompagner le dessert, voici un grand vin d'Alsace. Gewurztraminer Kaefferkopf Vendanges tardives 2003 de chez Binner. Autant le dire tout de suite, nous détestons d'habitude les VT. Et nous pesons nos mots : c'est lourd, sucré, pâteux, sucré, sans goût, sucré, on vomit tout le lendemain etc. Et c'est sucré aussi. Mais rien de tout ça ici. Comme le modère Thomas, on s'y attendait, on connait Binner, on sait que c'est bon. Hé ouais... Au nez et en bouche, c'est un vin de litchi bien tendu, pas trop sur le sucre. Car on a quoi ? Un millésime de canicule, un immense terroir de granite et grès carbonatés (aujourd'hui classé en Grand Cru), un vignoble avec de l'herbe et sans engrais, une vendange manuelle en octobre, des raisins confits par le soleil, une fermentation en foudres de chêne centenaires sans levure ni chaptalisation et enfin, très peu de filtration. C'est la recette d'une bonne VT.

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  • Petit luxe anti-crise #18 : un "vin naturel, sans intervention vulgaire"

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.
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    Marc Pesnot a le sens de la formule pour nous faire saliver. Ici le soufre, c'est juste avant la mise en bouteille et c'est autour de 20 mg/L, soit 10 fois moins que la limite autorisée et autant dire, pas grand-chose. (Bon, j'avoue que je ne comprend pas un truc : je croyais que équinoxe, c'était zéro soufre...). Ce qui fait qu'à l'ouverture, ça perle, ça frizzante, ça bubulle quoi... On secoue un peu, on laisse reposer. Une heure après, on est en présence d'un muscadet rare, très rare. Huit euros et des brouettes au Verre Volé.

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