17 juillet 2011
Trente ans et toutes ses quilles
Pour le trentième anniversaire d'Olivier, c'est durant tout un week-end que nous avons descendu maintes et maintes quilles, au hasard et souvent. Ou comment Vernon a vu arriver une escadrille de vins naturels (on aurait pu ouvrir une cave). Petite revue des troupes.
Olivier et moi avons fait livrer une vingtaine de quilles de chez Drappier, ça va donc défiler. Normal donc de commencer le défilé ce vendredi soir avec le Général. Si Jules Chauvet lui fournissait son beaujolais ordinaire, c'est Drappier qui l'approvisionnait en bulles. En hommage, une cuvée Charles de Gaulle (80 % pinot noir, 20 % chardonnay, ici en version 2006) qui existe depuis 1990 : j'ai déjà dit que ce n'était pas du tout une cuvée marketing. Par contre, il parait moins citronné que les autres fois, comme s'il venait d'être dégorgé il n'y a pas si longtemps. Il faudra attendre que les autres bouteilles prennent leurs marques.
Un magnum de Au Hasard et Souvent, de Jean-Christophe Comor dont j'ai déjà dit beaucoup de bien ici, tout en expliquant ce que c'était. Servi à bonne température, c'est encore plus terrible que la première fois... Comme si la vigne se levait et pressait elle-même son raisin, avec ses petits bras musclés. Quoi ? Je délire ?
Le lendemain midi, pour se remettre les papilles en place, on ressort les vieux dossiers. Voici l'une des bouteilles qui m'a irrésistiblement attiré vers le vin naturel. Le bourgogne à Ligoter (tirage de printemps, 2010) des De Moor. On pourrait le croire parent pauvre des autres grands blancs de la région : non, ça m'excite plus que d'autres bouteilles plus chères et déjà mortes. Indice de torchabilité extrême, mais avec une bouteille pour 10 personnes, ça devient tout de suite plus compliqué...
Ce samedi midi, on est vraiment gâté. Le morgon 2007 de Marcel Lapierre, en magnum. Unanimité intergénérationnelle autour de la table. Ai-je encore besoin d'ajouter quelque chose ?
Du fin fond de la cave du père d'Olivier, nous avons remonté un roussillon rouge, Mas Crémat 1995. Franchement, on s'attendait à un truc mort de chez mort mais non, ça pulse encore. Plus raide évidemment que les bouteilles débouchées depuis le début du séjour, mais franchement, bonne surprise.
Vu qu'on est raisonnable, on est parti se balader. Mais bon, voilà, vers 19h il manque un coup de Drappier. Là on est désormais 15 à table, il faut bien deux magnums de Brut Nature tout simple. Je l'avoue : je le bois depuis au moins cinq ans, dans toutes les occasions, par tous les temps, dans toutes les positions... Jamais il ne m'a semblé aussi fin que ce soir là.
Arrive l'une des raretés du week-end. L'Anglore aux Foulards rouges 2005, dégoté tout au fond de la cave du Verre Volé (45 euros le magnum). Si j'ai bien compris, c'est le grenache de l'un qui va chez l'autre pour être vinifié. C'est incroyablement épicé, sur le poivre, le poivron. C'est fin et ça coule dans tout le gosier. Une bouteille bue à son apogée sans doute. Par contre, le gecko fait peur aux filles.
Côté digestif, nous retrouvons le Golden Arak de Ramallah en Cisjordanie, même si notre coeur penche plutôt pour l'arak Sabat de Bethléem. Mais ce dernier étant encore plus rare de la Romanée-Conti par nos contrées, on a sorti le cousin. On en reparlera.
Avec les cigares du Nicaragua (marque Cumpay, module de taille modeste : je ne suis qu'un débutant) trouvés via Guillaume Tesson, sortons un cognac de la famille Estève. Le Très Vieux Cognac de la Propriété, c'est un assemblage de cognacs de 1950, 1968 et 1970. Je tiens tout cela, bouteilles et conseils, de la bouche de Jacques Estève, rencontré à Paris il y a quelques mois. Un cognac hors du temps, rond, apaisant... Un moment d'exception et ce n'est pas Christian Bétourné qui devrait dire le contraire (enfin, j'espère...)
La nuit fut douce. Le lendemain midi, réveil au Quattuor de Drappier. Je pourrais faire mon chieur et asséner la même critique que sur le De Gaulle : on aurait dû l'attendre un peu. Mais on est déjà sur un truc grandiose. Pareil, j'en ai déjà beaucoup parlé : pour plus de détails, c'est ici.
Arbalète et Coquelicots, le petit dernier de Jean-Baptiste Sénat (le vigneron naturel qui vient de gagner un 94 chez Parker...). 70 % grenache, 30 % cinsault et une mise en bouteilles un jour "fruit" donnent justement un jus de fruit relevé. A près de 15 autour de la table, ça part vite, vite, vite... (le saumur-champigny en arrière-plan, on ne l'a pas ouvert).
Voici un des poids lourds de ce week-end. Quelqu'un l'a-t-il reconnu sur la photo ? Une chose est sûre : c'est du vin naturel (vignes conduites en bio, non filtré, non collé, peu de soufre) mais ça, je ne l'ai appris que le mois dernier. Le producteur ne communique pas trop là-dessus, il préfère parler de l'élevage de 7 ans. Cette bouteille, dans un millésime plus ancien (1997) m'a fait comprendre il y a de cela 9 ans que le vin pouvait être terriblement bon. Etudiants à Toulouse avec Thomas et Olivier, nous sifflions très raisonnablement les cochonneries de Nicolas ou de la supérette d'en-bas. Raisonnablement, car ce n'était pas très bon, on en convenait déjà un peu et donc pas besoin d'en boire des litres. Jusqu'à cette bouteille apportée un soir par Olivier. Tous les trois étions sur le cul et, à partir de ce moment, nous n'avons plus regardé le vin de la même façon.
Pour nous c'est un mythe mais c'est aussi un mythe pour beaucoup d'autres buveurs. C'est le Château Musar, ici en version 1999. Oui, il y a 9 ans, c'est un vin libanais qui m'a fait comprendre combien le jus de raisin fermenté pouvait être grandiose. Pour rendre la pareille à Olivier, je lui ai retrouvé une bouteille de Musar. C'est d'ailleurs assez difficile à dénicher, si quelqu'un a des pistes pour en acheter d'autres... Le 1999 est incroyablement frais, le bois n'est pas envahissant, les tannins fondus, la bouche ample, même s'il est plutôt court (ce n'est pas forcément un défaut). C'est un domaine rare.
Difficile de passer sur autre chose, alors allons faire un tour de vélo. Jusqu'à l'apéro du dimanche soir et le rully 1er Cru les Margotés (domaine de Bussière) dans sa version 1987. Lui aussi est loin d'être mort, il n'a aucun défaut radical même si évidemment, il a pris un coup de vieux. Servi un peu frais aussi au départ pour voir s'il avait du répondant ensuite : réponse positive.
Allez, une beauté. Le tavel 2009 d'Eric Pfifferling apportée par Nico. Autant le dire tout de suite, je considère que c'est l'un des meilleurs vins au monde. Est-il vraiment raisonnable de l'ouvrir quand on est autant à table ? Pourquoi ne pas se la garder pour soi ? Comment ça, faut partager ?
Enfin, pour clore le week-end et mes parties de ping-pong perdues, retentons le Quattuor de Drappier. Il est bien plus ouvert qu'à midi, on lui a laissé le temps de se reposer après l'ouverture, ça joue beaucoup. L'un des meilleurs champagnes qui existent.
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11 mars 2011
Le Troquet pour les mendiants
J'escomptais y faire un repas extra mais j'avoue qu'on était un poil déçu en sortant du Troquet avec Manu. Non pas que ce ne soit pas bon ou qu'il n'y ait pas de très bonnes idées, mais le plat est vraiment léger. En entrée, les saucissons d'Ospital rendent les hommes heureux
Mais ce sont les joues de porc qui déçoivent. En tant que spécialiste autoproclamé des joues de porc, j'imaginais apprendre quelque chose, trouver une épice, un goût, une technique, une association. Et là, rien. Une sauce à peine réduite avec quelques pois chiches, c'est chiche.
Notons encore que les desserts assez terribles sauvent le repas. Face à moi, le clafoutis a une sacrée gueule.
Mon riz au lait aux fruits mendiants frôle l'exceptionnel dans l'idée et la réalisation. Non seulement c'est bon mais il y a de l'Histoire et une tradition derrière, celle des fruits secs que l'on rattache aux ordres monacaux mendiants (avant le concile de Trente) : la figue pour la robe grise du franciscain, l'amande pour le fominicain, la noisette pour le carme et le raisin pour l'augustin. Un très beau plat.
Le Troquet, 21 rue François Bonvin, 75 015 Paris, 01 45 66 89 00.
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18 novembre 2010
Quand c'est bon, c'est Cambon
C'est le petit négoce du regretté Marcel Lapierre. C'est en tout point extra. A La Bonne Franquette, à Montmartre, nous avons été invité à goûter quelques beaujonouvo naturels. Cambon relègue les autres bien, bien loin... Mais est-ce une suprise ? Sans doute pas. Foillard m'a semblé bien meilleur qu'à midi, Lapalu sur la réserve. Quand à celui de Chermette, je n'arrive décidément pas à me passionner pour lui.
Par contre, nous avons goûté les 2009 de Jean-Claude Lapalu, notamment le brouilly et le beaujolais villages le "rang du merle" : un ravissement et une sacré puissance. Il faudra en retrouver.
Ce soir-là, Olivier et moi avons papoté avec le grand vigneron alsacien Seppi Landmann. Rendez-vous est pris pour une visite à Soultzmatt, sans doute en décembre.
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04 novembre 2010
Sébastien Lapaque évoque Marcel Lapierre
Et c'est ce soir à 19h tapantes, en la belle librairie L'Arbre à Lettres, rue Boulard. A quelques coups de griffes du Lion de Denfert, face à la Cave des Papilles et non loin de la boucherie d'Hugo Desnoyer. Joli périmètre.

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22 octobre 2010
Du soufre et du sans soufre : un petit exemple
Un exemple n'a jamais valeur d'affirmation mais simplement d'illustration. Je ne suis pas un ayatollah du vin sans soufre, j'aime goûter la différence.
L'exemple du jour concerne une fois de plus Marcel Lapierre et son morgon dans sa version 2009. Il y a quelques semaines chez Yves Camdeborde, j'ai goûté le "sans soufre ajouté" comme il faudrait dire. Je parlais d'un vin qui avait peut-être un peu de mal à s'ouvrir mais qui s'avérait "évident".
Ce midi avec Julien, place à la version "légèrement sulfitée". En effet, le vin sans soufre doit être conservé à moins de 14°C pour éviter toute déviance. Et on sait très bien que la chaîne du froid peut être rompue. En sulfitant (mais bien moins que la moyenne des autres vignerons), le domaine Lapierre permet à ses vins de voyager plus facilement. Ils peuvent être vendus à des cavistes qui n'ont pas forcément les moyens de conserver ce genre de bouteilles. Et surtout ils peuvent être achetés par des clients qui rencontrent souvent le même souci.
Version "légèrement sulfitée" donc (17 euros chez Cavavin Oberkampf). Si Julien a apprécié, je suis bien plus réservé. J'ai retrouvé l'aspect fruité et gouleyant, ce côté "évident", mais pas avec la même intensité et pas aussi rapidement. Cette bouteille met encore plus de temps à s'ouvrir, 2009 étant vraiment un millésime à part. En conclusion : même si mon choix impose un certaine discipline, il se porte ici et sans contestation possible sur le sans soufre.
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18 octobre 2010
Jamais déçu par Karim Vionnet
Pour le côté parfumé, délicat et digeste, vive le Vin de KaV ! L'admirable chiroubles 2008 de Karim Vionnet (14 euros à la Cave des Papilles). Je ne pense pas qu'il m'en voudra si je dis qu'il est l'un des fils spirituel de Marcel Lapierre... Son nectar présent, fleuri, subtil supporte le meilleur des qualificatifs : agréable. C'est-à-dire qu'une gorgée en appelle une autre. Mais bordel, c'est ça le vrai beaujolais ! Ce n'est pas compliqué tout de même... Cela fait tout juste quelques mois que j'ai bu ma première quille de Vionnet et j'ose l'avouer : je préfère ses vins à tous les autres du coin ! Quand l'élève dépasse le maître... à mon goût, en tout cas.
P.S. : sur cette vidéo que j'ai honteusement volée à mtk1999, Karim Vionnet nous parle du primeur 2010 (le "beaujolais nouveau" qui arrivera le mois prochain). Sous-titré en japonais...
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15 octobre 2010
Où trouver les vins de Marcel Lapierre à Paris ?
Cette fin de semaine clôt un bien triste moment pour les amateurs de vins naturels. La disparition de Marcel Lapierre nous rappelle cette phrase de Sébastien Lapaque (en exergue de ce blog depuis son lancement) : "Plus jamais nous ne boirons aussi jeunes".
Alors profitons de chaque moment pour déboucher des quilles et précipitons-nous justement sur les vins de Marcel Lapierre. A Paris, on en trouve relativement facilement. Voici quelques adresses où j'en ai vus, achetés et bus ces dernières semaines. La liste n'est évidemment pas exhaustive... Tout d'abord les caves Augé et la Grande Epicerie de Paris (c'est-à-dire le Bon Marché où le morgon est à 15,50 euros, sans doute le prix le plus bas de la ville). Mais aussi quelques boutiques un peu plus planquées comme Cavavin Oberkampf (en photo). Pour en boire au restaurant, direction le Comptoir du Relais de Camdeborde.
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14 octobre 2010
Siné intronise le roi du morgon
On sait tous que Siné a dessiné l'étiquette de la cuvée Raisins Gaulois de Marcel Lapierre. Par contre, on a quelque peu oublié cet extrait pourtant culte d'un vieux numéro de Groland MagZine où le dessinateur lève son verre en l'honneur du roi du morgon.
La vidéo est visible en streaming sur le site du domaine Marcel Lapierre. Il suffit de cliquer sur l'étiquette...
Merci à Nicolas Esprime de nous avoir retrouvé cette vidéo.
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Joli échange autour de Marcel Lapierre sur Europe1
Mercredi 13 au soir, Pierre-Louis Basse est revenu sur la mort de Marcel Lapierre avec Sébastien Lapaque au cours de l'émission Bienvenue chez Basse sur Europe1. Un bel échange sur l'homme, le goût de ses vins et leur côté "intellectuel".
Je retiens deux formules. "Marcel Lapierre était un homme d'hier et d'après-demain" (Lapaque) et "Lorsqu'on a goûté le morgon de Lapierre, on est un autre homme" (Basse).
A retrouver sur
à partir de 59"40.
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11 octobre 2010
Marcel Lapierre, un révolutionnaire
Tout comme Jacques Berthomeau, retrouvons sur notre étagère le livre que Sébastien Lapaque a consacré à Marcel Lapierre ("Chez Marcel Lapierre", éditions Stock, 2003).
Lorsque j'essaye de me souvenir quel jour, quel mois ou quelle année j'ai découvert le morgon de Marcel Lapierre, j'ai autant de mal que lorsque je m'interroge sur ma rencontre avec les livres de Balzac, de Bernanos ou de Simenon. Je crois que j'ai toujours connu Illusion perdues, Les Grands Cimetières sous la lune et Le Bourgmestre de Furnes. Même sensation avec le vin de Marcel Lapierre. Je n'arrive plus à me figurer qu'il fut un temps où je n'avais jamais dégusté ses morgons, avec leur robe de belle intensité, leur nez pur et aromatique, leurs tanins soyeux, leur bouche longue et souple... Il s'est effacé de ma mémoire. Je n'arrive pas à me souvenir de l'époque où je tenais la landonne de Guigal, le saint-estèphe de Haut-Marbuzet et les bourgognes de Jadot pour de grands vins... Je l'ai refoulée. C'était un temps où j'ignorais qu'il existait des viticulteurs qui labouraient leur terre, qui n'utilisaient ni pesticides ni produits de synthèse et produisaient de beaux vins grâce à une vinification sans soufre. [...] J'ai découvert que Marcel Lapierre n'était pas le dernier vigneron à travailler à l'ancienne, comme les gazettes l'écrivent quelques fois, mais le premier à avoir appliqué à la lettre les prescriptions de Jules Chauvet, vrai père de la viticulture moderne. Celles-ci, que je dirai, ont été à l'origine d'une véritable révolution dans le vignoble français - le meilleur restant à venir. Car rien n'est jamais perdu pour toujours.
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Le morgon continuera de couler dans mes veines
Je ne crois jamais aux nouvelles trop tristes. Marcel Lapierre est mort : non, c'est impossible. D'ailleurs je préfère utiliser le conditionnel : Marcel Lapierre serait mort. Comme ça, j'ai encore l'espoir que quelqu'un va se lever et nous annoncer que c'est juste une très mauvaise blague.
Marcel Lapierre, c'est un peu le Johnny Hallyday du vin naturel : le boss, le patron, le taulier... Imaginez la mort de Johnny et vous comprendrez.
Si je n'ai pas eu la chance de le connaître vraiment, je l'ai croisé plusieurs fois aux Vignes d'Adam ou chez Augé. Ce blog lui doit beaucoup : si le morgon coule dans mes veines, c'est évidemment grâce à ses vins. Ironie du sort, hier soir je buvais le Raisin Gaulois 2009. Comme tous les fous de vin naturel, ma peine est immense.
BourgogneLive et Olif nous ont appris la nouvelle par deux jolis hommages. Divers témoignages sur Facebook aussi, sur Twitter aussi.
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15 septembre 2010
Le beaujolais 2009 est arrivé
Le morgon 2009 de Marcel Lapierre est évidememnt un régal. Goûté une après-midi à la terrasse du Comptoir du Relais (36 euros) avec Thomas et les deux Olive, il met un peut de temps à s'ouvrir. On se prend à dire qu'un peu de cave ne lui ferait pas de mal. Ce qui ne peut pas être complètement faux de toute façon... Puis évidemment encore, il s'ouvre dans le verre et coule de manière évidente. Un vin évident (pour ceux qui n'auraient pas compris)...
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23 décembre 2009
Après Noël le 18, voici Noël le 23
On ne se lasse pas de fêter Noël en avance. Cette fois à Metz aux Vignes d'Adam. On va tenter de lister en images les faits marquants de la soirée.
Déjà Audrey attendant sa purée...
...puis des plats goûtus et bien travaillés (entre 15 et 25 euros)...
...la fameuse purée (ah non, c'était la première fournée, donc pas celle qu'attend Audrey)...
...un Guilhem du domaine Terre Inconnue (millésime oublié, mais pas les 14° qui passent tout de même très bien), 38 euros à la carte (coeff multiplicateur de 2,5). Vite vidée à quatre, la bouteille se sent seule...
...là, juste sur la gauche à côté de nous dînait Marcel Lapierre. Pas en bouteille, le vrai, THE star...
Ah non ça ce sont les lampadaires en fait, fait avec des troncs d'arbre. Logiquement, c'est un truc que je n'aime pas. Mais bizarrement ici ça marchait. Et puis il y a aussi les jolis desserts (une dizaine d'euros). Rarement nougat glacé m'avait fait si forte impression.
Bref et ça se voit, le chef est en cuisine et aime ça. Il est content d'être là et semble vouloir faire partager un truc. Le décor un peu hôpitalier mais assez hospitalier tranche avec l'extérieur classique de maison lorraine.
Dans l'assiette, il y a de bons produits, des idées pour les mettre en valeur, une ligne directrice et pas d'écarts par rapport à la saison. Une jolie carte du pif qui aimerait davantage s'engouffrer vers les vins naturels (faut pas hésiter !). Bien sûr quelques points à revoir comme le grand intérêt de Manu et d'Audrey pour les tables voisines... Mais à l'impossible nul n'est tenu. Un des meilleurs restos de Metz sans nul doute.
La Vigne d'Adam, 50 rue Général de Gaulle, 57050 Plappeville, 03 87 30 36 68.
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22 octobre 2009
Un vin naturel, c'est quoi bordel ?
«Ce n'est pas à nous d'écrire vin bio sur les étiquettes, c'est aux autres d'indiquer vin chimique», s'amusait un jour Jean-Claude Chanudet à propos du beaujolais qu'il produit avec Marcel Lapierre au Château Cambon.
C'est la conclusion d'un très bel article de Sébastien Lapaque, dans le Figaro, en avril dernier. Il explique de manière concise ce qu'est un (vrai) vin.
C'est ici sur le site du Figaro, et ça prend 2 minutes et 07 secondes pour changer sa vision du vin.
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