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marcel richaud

  • Pique-nique en forêt, barbecue et Brane-Cantenac 1981

    Quand les anniversaires de certains tombent fin janvier et début février et qu'on désire ardemment faire un pique-nique en forêt en Lorraine, ben il faut le dire crûment : on n'est pas dans la merde. C'était il y a deux semaines, on imagine donc bien la température extérieure... Oh ça va, il suffit de mettre double couche de manteau et de pantalon !

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    L'année dernière pour les 30 ans des uns et des autres, j'avais acheté tout un stock de quilles de 1981 que je n'ai pas fini. Il est temps de le liquider, d'ailleurs on aurait mieux fait de boire ces bouteilles il y a quelques années déjà. 

    Pour les saucisses sur le mini-barbecue, j'ai convoqué Brane-Cantenac 1981. Evidemment, le vin a presque gelé, les gobelets en plastique ne lui ont pas rendu hommage mais de toute façon, un peu à l'image des Ormes de Pez du même millésime, le vin était fané. C'était d'ailleurs le cas avec beaucoup de 1981 ouverts depuis un an. Il faut dire que 1981 est vraiment une année pourrie (et là on ne fait pas de politique) car un bon coup de flotte avant les vendanges, y a pas pire. Les deux seuls qui m'ont un peu transporté furent Cos d'Estournel bu l'année dernière et le pommard du Château de Pommard bu la veille de ce pique-nique et dont je ne retrouve plus la photo.

    Oui, un margaux en forêt avec des saucisses, c'est d'un snob... Je vois plutôt cela comme un genre d'accords mets-vins à la con ou la possibilité de sortir les grands bordeaux de leurs oripeaux habituels. Qu'on se rassure et malgré la photo un peu provocante, on n'a tout de même pas fait chips-paprika-margaux... L'Ebrescade 2008 de Richaud tenait évidemment plus la route, mais cela n'a rien à voir.

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  • L'Hédoniste : pas de tromperie sur la marchandise

    Quand un resto s'appelle L'Hédoniste, il a plutôt intérêt à assurer. Ouvert il y a quelques mois, il est bien connu sur le ouèb pour avoir accueilli les dégustations organisées par Eva et Antonin. C'est d'ailleurs avec eux et d'autres (dont Stéphanie) qu'on s'est mis à table ce vendredi.

    Tataki de thon, cochon rosé, fromages, riz au lait, pastilla sucrée... C'est bigrement réussi, bien bon, parfait dans les cuissons, plutôt joli dans l'assiette, vivifiant dans un quartier misérable question resto mais malheureusement un peu cher (notamment les desserts, 12 euros si ma mémoire ne me fait pas défaut).

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    Evidemment, les grosses attractions de la soirée se présentent sous la forme de flacons en verre de 75 centilitres. Déjà parce que la carte des vins est bien riche et intelligente, et que le boss nous a laissé amener deux quilles. Allez, on commence...

    Pour bien se caler la bouche, le montlouis sec le Rocher des Violettes de Xavier Weisskopf. Assez excitant.

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    J'ai apporté le masieri blanc 2009 de Angiolino Maule, l'homme du vin naturel en Vénétie (bouteille à 14 euros chez RAP à Paris). Un poil décevant par rapport au Pico 2004 bu à Venise. Forcément...

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    Cairanne rouge 2009 de Marcel Richaud. Dans le mille, franc et buvable malgré 15°. Pas une suprise...

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    Montpeyroux 2008 du domaine d'Aupilhac en Languedoc. Plus apre, plus lourd mais on sent une certaine finesse pointer. Ouvert trop tôt et bu trop vite. J'aime vraiment 2008 en Languedoc...

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    Stéphanie a apporté ce vouvray moelleux 2005 de Vigneau-Chevreau. Inconnu au bataillon. D'habitude, j'ai du mal mais là il faut reconnaître que c'est assez top car le sucre semble s'être fondu dans la bouteille. En résulte un jus pas trop lourd. A noter, le nez qui part dans tous les sens...

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    Le patron nous a carafé quelques décilitres d'un vin exceptionnel. Bon, tout le monde n'est pas de mon avis mais pour moi, c'est franchement le vin de la soirée. Cette couleur annonce quoi ? un liquoreux ? Un vin d'Alsace ? Un pouilly-fumé ? Euh... très fumé alors...

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    Et bien non, on ne rigole pas, c'est bien un pouilly-fumé. Alexandre Bain donne envie de se jeter à l'eau : totalement atypique, un nez exceptionnel, une force alcoolique peut-être trop présente, une bouche proche du whisky... Atypique ai-je dit. Je crois que c'est la cuvée domaine, qu'au dessus existe Mademoiselle M... Je pense que je l'M déjà...

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    Enfin, pour l'anniversaire du boss, l'ouverture d'un blanc de noirs de chez Fleury. Le champagne 100 % pinot noir, c'est tout à fait mon truc. Une bulle qui s'estompe vite, un côté vineux, une bouche ample... Tout à fait mon truc, je le répête.

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    Bref, on s'amuse bien...

    L'Hédoniste14 rue Léopold Bellan, 75 002 Paris, 01 40 26 87 33.

  • La Table de Claire : c'est assez clair !

    Le décor nous a tout de suite tapé dans l'oeil. Un petit zinc parisiano-bobo, très 11e arrondissement. Jusque là, pas trop déçus. Ni déboussolés.

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    Le menu à 16 euros (soupe froide d'épinards, hampe grillée et riz rouge, tarte à la banane) roule sans anicroche. Rien à dire, un joli menu de marché. Les plats à la carte me paraissent un poil chers, tous autour de 20 euros pour des portions pas spécialement extravagantes.

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    Dans l'assiette on se sent comme à la maison. Mais est-ce ce qu'on demande à un restaurant ? Je n'arrive pas à répondre à cette question. Gros problème. Nous sommes séduits par le côté familial et les bons produits ; certains pourront malheureusement préférer les choses plus "inventives". Pour résumer en exagérant : on est loin de la cuisine moléculaire (et tant mieux).

    Quant au vin blanc, un verre (cher aussi, 5 euros) pour le Cairanne de Corine Couturier. Le 2008 si ma mémoire est bonne. Cher, ai-je dit... mais que c'est bon. Corinne Couturier, je dois l'avouer, je ne la connaissais pas. Après une petite recherche, il s'avère qu'elle était bien distribuée à Paris avant que Marcel Richaud ne devienne la coqueluche de Paris. Sans doute y a-t-il aussi de la place pour elle...

    La Table de Claire, 30 rue Emile Lepeu, 75011 Paris, 01 43 70 59 84.

  • Bus et approuvés ces jours-ci

    * Cuvée Vain de Rû, un vin blanc de Dominique Andiran, domaine Haut Campagnau, dans le Gers. La trouvaille du moment à un prix désopilant (autour de 6 euros Au Vin à portée de main à Metz et au Vin se livre à Paris). Vin de table donc pas le droit d'inscrire de millésime sur la bouteille : loi stupide que le vigneron contourne en ornant sa bouteille d'un "8002" qu'il suffit d'inverser. Les buveurs de produits chimiques qui en sont restés au Tariquet y retrouveront les mêmes cépages. Ceux qui ont déjà passé cette étape tomberont sur un vin qui présente bien moins d'aspérité, qui est bien plus parfumé, bien mieux élevé que son gros voisin. Bref une vigne que l'on aime vraiment.

    * Cuvée 100 % bourboulenc, un vin blanc de Marcel Richaud, dont on a déjà beaucoup parlé ici. Dégotée au Verre Volé pour 8 euros. Evidemment un vin de table là encore. Un nez floral, une bouche sur le bois ou l'alcool blanc. Très déconcertant. Mais j'ai tout de même fini la bouteille. Une jolie hérésie dans un monde aseptisé qui aime qu'on traverse dans les clous. Comment Richaud en est-il venu à ça ? Si vous avez des infos...

  • Ebrescade 2004 - partie 2

    Ce midi, il faut finir les restes. On repart avec une petite portion de hachis porc-mentier et le fond de l'Ebrescade 2004 de Richaud.

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    De la première, j'en attendais tellement peu que je l'ai faite réchauffer au micro-onde ; en plus, ça lui évite de s'encrasser à celui-là. C'était bon, et moins liquide qu'hier.

    Quant au reste de la bouteille, il était enfin à son top niveau. Sans doute pas équivalent au 2005 bu à Châtillon, mais bien présent, fruité et soyeux, comme tous les vins de Richaud. Le degré alcoolique s'était estompé. Le servir à température ambiante (une toute petite vingtaine de degrés) a beaucoup aidé. La nuit fait plus que porter conseil, elle apporte plus de goût.

  • Ebrescade 2004 - partie 1

    Ce samedi soir, j'ai voulu faire les choses simples mais un peu originales. Un hachis porc-mentier© (copyright sur le jeu de mots, merci) à base de palette de porc et de vraie purée. Pour exciter un peu le cochon, une star. Marcel Richaud, Cairanne rouge 2004, lieu-dit l'Ebrescade (au Bon Marché, 26 euros). En gros, la meilleure cuvée d'une star des Côtes-du-Rhône.

    Cairanne blanc à midi, Cairanne rouge le soir, merci à ceux qui suivent.

    Degré alcoolique bien élevé (15,5°). Il fut meilleur une fois passé en carafe. Mais pas carafé assez longtemps et servi trop froid. Bam ! Les deux erreurs qui font plonger le sommelier. Le vin était sympa. Mais à voir avec l'un de ces moments de pur extase, de ceux qui m'ont incité à ouvrir ce blog.

    C'était il y a quelques semaines, à Châtillon-sur-Saône, avec Thomas et Olivier. Il faut dire qu'on n'en était pas à la première quille, qu'on avait déjà salué le Beaujolais blanc de Valette et le Tavel de Pfifferling, le meilleur vin du monde. Le Richaud de ce soir-là, c'était un Ebrescade aussi, mais un 2005 (au Verre volé, 26,5O euros). Voilà peut-être aussi pourquoi. Il était extraordinaire. On ne réfléchissait plus au parfum de cuir de Russie ou au sous-bois après la pluie. D'ailleurs, on n'y a jamais réfléchi à ces conneries. On buvait du bonheur partagé. A rivaliser avec ce que l'on peut imaginer des meilleurs vins rouges.

    Pour revenir à mon hachis de samedi soir, c'était de la bouillie. Purée trop liquide. J'ai eu la main trop lourde sur la crème, le beurre, le lait tiède. Le passage au four lui a fait perdre les eaux.

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