Avertir le modérateur

metz

  • Plappevignes : de parfaits vignerons tiennent salon à côté de Metz

    C'est à Sébastien Lapaque que je chipe cet amer constat que faisait déjà Pline l'Ancien dans le livre XIV de son Histoire naturelle : "notre époque a connu peu d'exemples de parfaits vignerons". C'est pourquoi il faut les mettre en avant.

    Côté miam-miam à Metz, les Lorrains sont gâtés : un joli marché couvert, les charcuteries d'Eric Humbert, Cantino et plein d'autres réjouissances à découvrir. Et côté vins ? C'est un peu le désert depuis la fermeture d'un caviste engagé. Seul résiste François Adam en proche banlieue.

    Le patron du très bon restaurant La Vigne d'Adam (j'en ai parlé ici et ) vend dans sa cave attenante les jolis vins qu'il sert à table. Pour mieux les faire connaître et mieux les partager, il a fait le pari de monter un salon du vin. Comme ça, à partir de rien d'existant. Il a appelé les vignerons qui ont vite répondu présents. Aidé par quelques bénévoles, il a façonné Plappevignes qui se tient le week-end prochain dans la salle des fêtes de son petit village, Plappeville, à 5 kilomètres de Metz. Moi, j'ai déjà mon billet de train.

    Sans titre.jpg

    Une première chose qui est fondamentale : les estomacs ne vont pas crier famine puisque c'est Cantino qui s'occupe de la popote... Et ça, ça dépote mon pote. On pourra aussi s'y procurer les créations de Rémy Bousquet.

    D'accord, mais qu'est-ce qu'on va y boire ? Des vignerons du coin ? Oui, mais il n'y en a qu'un : Pascal Oury, le seul représentant de l'A.O.C. Moselle sur le salon. Alors il va sans doute y avoir plein d'Alsaciens vu que ce n'est pas loin ? Non, il ne s'agit pas d'un salon d'amateurs monté avec des copains vignerons qui habitent 200 bornes à la ronde.

    On va boire quoi alors ??! Des noms bien connus ici : le domaine de Montgilet (en Anjou), les beaujolais du domaine Lapierre et du Château-Cambon ainsi que les grands vins d'Henri Milan (Provence). Hé ouais... Rien que ça. On n'est pas vraiment dans la catégorie petits joueurs.

    Nous sommes aussi impatients de retrouver Philippe Gimel à Saint-Jean-du-Barroux (Rhône), les Clos des Boutes de Sylvain Boutée (Costières-de-Nîmes), Stéphane Aladame et Capitain-Gagnerot (Bourgogne), Frédéric Sigonneau du domaine de l'R (Chinon), Rijckaert (à la fois dans le Jura et vers Mâcon), le domaine de Cazaban (Aude) et La Badiane (Provence). 

    Ne passons pas à côté de ceux que nous ne connaissons pas et qui vont sans doute nous ravir. Château Cornélie (Médoc), domaine du Plo notre-Dame (Minervois), Mas d'Espanetdomaine de l'Ermitage du Pic, château de Joncquièresdomaine d'Erianedomaine Rocaudy (Languedoc), domaine Coudoulis (Gard), Morando Silvio (Piémont, Italie), Prunier Bonheur, Phillippe Garrey, domaine des Roches (Bourgogne), domaine des Balmettes, domaine des Mathouans (Roussillon), château de Gaudou (Cahors), la Chapelle de Loyse (Beaujolais) et les champagnes Hénin Delouvin.

    Il faut saluer le travail de François : je suis vraiment impressionné par le panel de vignerons qu'il a pu réunir. C'est peut-être l'aune d'une aire vinique nouvelle en Moselle

    Plappevignes, Salon de Vignerons. Samedi 26 et dimanche 27 novembre de 10h à 19h à la salle des Fêtes de Plappeville. C'est 6 euros l'entrée mais 1 euro est reversé à l'association Noël de Joie.

    Et concernant les saillies de Pline l'Ancien qui sont encore d'actualité, on y reviendra bientôt.

  • Sébastien P., un caviste engagé obligé de fermer sa boutique

    Je connais Sébastien P. depuis l'ouverture de sa cave-épicerie située en banlieue de Metz il y a un an et demi environ. Avec La Vigne d'Adam et Cantino, il est de ceux qui ont contribué à dépoussiérer Metz dans le domaine des commerces de bouche : il faut dire que depuis l'ouverture du centre Pompidou, ça grignote et ça glougloute de mieux en mieux dans cette jolie ville.

    P1190449.JPG

    Chez Sébastien transpire une approche du vin qui tranche avec ce qui se faisait à Metz jusqu'alors : déjà, et je ne peux que m'en réjouir, la sélection est clairement orientée vins naturels. Mais sans en faire des caisses, sans vraiment communiquer dessus, comme si cela était... naturel ! A cela, il ajoute un petit côté "événementiel" en proposant des dégustations à domicile ou des casse-croûtes oenologiques dans sa boutique le samedi matin. Son but ? Fidéliser des clients certes, mais aussi faire découvrir les vins qu'il aime au plus grand nombre. Il y a une sorte de mission civilisatrice inhérente au métier de caviste indépendant qui perpétue le vin dans sa dimension historique, géographique, géologique, climatique... Il est le relais des vignerons, celui qui les fait vivre, représentant d'un commerce qu'on espère le plus vertueux possible. Dans sa cave, la table d'hôtes ou les canapés vintage ajoutent à la convivialité du lieu : on reste debout ou on s'assoit, on boit un coup, on échange avec les autres clients, on déconne souvent, le tout sur une musique choisie... Chez Sébastien, on ne fait pas qu'échanger des liquides contre du liquide. Et à Metz, c'est nouveau : les cavistes à la papa sont ringardisés et de toute façon leurs bouteilles, hormis quelques unes chez Vénus Vins, ne faisaient pas envie. A l'inverse, Sébastien trouve une seconde vie au mauzac de Plageoles une fois vidé...

    P1190454.JPG

    Encore faut-il que les clients adhèrent au projet. Aux premiers mois sans salaire succèdent les mois où Sébastien ne se verse qu'une indemnité de stagiaire tout en mettant les comptes dans le rouge. Oui, c'est bel et bien la crise et les banquiers frileux ne veulent plus mettre de l'huile dans les rouages. Le lieu est-il mal situé ? C'est sûr que dans cette banlieue de Metz, entre un kebab et une pizzéria, cette grande avenue en voit passer des voitures. Encore faut-il qu'elles s'arrêtent. D'accord, c'est pratique pour les clients fidèles qui peuvent remplir le coffre aisément... Mais sur cette route qui mène à une grande zone commerciale, on est loin, bien loin, du centre ville.

    P1190441.JPG

    Il faut donc du cran pour tenir, pour remplir cette mission au prix de beaucoup de travail. Et de souffrance sans doute aussi. Les problèmes s'accumulant et l'horizon ne se débouchant pas, il faut savoir s'arrêter à temps. Mieux vaut fermer boutique maintenant plutôt que dans quelques mois, quand la situation aura empiré et que les conséquences financières seront bien plus lourdes. Sébastien a donc pris la décision ô combien difficile de fermer Le Vin à Portée de Main d'ici au début de l'été et il s'y tient avec dignité. Chez lui, le stock de bouteilles diminue à vue d'oeil. Bien sûr, avec son passé de sommelier, il n'aura pas beaucoup de mal à retrouver un bon poste dans un bel établissement qu'il va vouloir faire évoluer dans un sens "naturel".

    P1190459a.jpg

    On ne va donc pas rejouer l'affaire Olivier B. ; d'ailleurs Sébastien n'a plus beaucoup de quilles à écouler. C'est juste un témoignage : cette histoire est symptomatique des temps qui courent. On ne prend plus son temps pour aller chez l'artisan du coin de la rue, le caviste, le boucher ou le boulanger. On fait son pain soi-même avec plus ou moins de réussite, tout le monde croit que le boeuf se limite désormais à une entrecôte sous vide et le vin s'achète en la grande distribution. Sébastien : "Que les cavistes indépendants soient en concurrence avec des chaînes comme Nicolas, on l'accepte. Qu'on soit en concurrence avec la grande distribution, on l'accepte. Mais qu'est-ce qu'on peut faire quand nos concurrents se nomment Décathlon ou Apple ? En ce moment, tout le monde achète un vélo ou un iPhone. Forcément il ne reste plus beaucoup d'argent pour le reste". Au lieu d'être vertueux et noble, le commerce qui cartonne aujourd'hui est laid, vulgaire et court-termiste. Des histoires semblables à celle de Sébastien j'en ai déjà entendues à Paris de la part de gens qui ont une longue expérience et une grosse réputation.

    S'il y a une part de raisons conjoncturelles dans l'affaire, le problème est éminemment politique, au sens large c'est-à-dire noble. Un bon caviste est dépositaire d'un savoir-faire, c'est un acteur du lien social et un fournisseur de souvenirs. C'est aussi la transmission d'un héritage. L'Etat pourrait peut-être prendre ça en compte, lui qui est si prompt à dicter des lois "protectrices" dans tout domaine. Mais au lieu de réfléchir aux problèmes majeurs et à la transmission (d'un savoir, d'une méthode de travail, d'un patrimoine), le petit manitou préfère voir les échéances à court terme (sa réélection) en dressant une partie de la France contre l'autre.

    C'est, parait-il, Léopold Sédar Senghor qui avait lancé cette phrase devenue proverbe : "quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle". Quand c'est un caviste qui met la clé sous la porte, c'est une succession de bons moments (passés et à venir) qui passe à l'as. Et ça, franchement, ça fait chier tout le monde.

  • Metz : servir de la charcuterie nulle est un crime imprescriptible

    Pour diverses raisons que je ne nommerai pas, nous nous sommes attablés dans ce restaurant de Metz. Un classique, assiette campagnarde, c'est-à-dire du lourd : cochonailles, terrine, pommes de terre rôties. Oh, ce n'est pas très cher (heureusement) mais le niveau est au ras des pâquerettes. Sur une planche de charcuterie, c'est vraiment très facile de tout rater : la terrine maison qui effectivement était maison tant elle a un souci de texture et de goût, les saucissons qui ressemblent à de la semelle, les pommes de terre totalement absentes, la feuille de salade et la ciboulette sorties d'on ne sait où... Oui, rater une telle assiette, aligner des morceaux de cochon de supermarché, c'est très facile. A Metz, royaume de la charcuterie, patrie d'Eric Humbert, où il ne reste plus qu'une poissonnerie en centre-ville, c'est absolument criminel. Et pourtant l'endroit fait bar à vin (références si peu chères que ça en est suspect, comme ce savigny 2000 à 18 euros) en tentant de donner dans le classieux. Comme dirait l'autre, il faudrait revenir aux fondamentaux.

    IMG_2270.JPG
    Lien permanent Imprimer Catégories : Beurk ! 0 commentaire
  • Comment je convertis (facilement) la Lorraine à Olivier B.

    Au moment où toute la bloglouglou picole du ventoux à Paris, je me suis retiré en Lorraine pour fêter les 30 ans de ce coquin de Manu qui n'a rien trouvé de mieux que naître un 1er février. Qu'importe... Laissons les buveurs de la capitale à leurs mondanités et prenons notre bâton de pèlerin. Oui, j'ai décidé de convertir la Lorraine à Olivier B.

    Manu nous convie à un before chez lui, à la veille du grand repas de mardi soir. Et vlam ! sur la table je pose mon Olivier B. à 20h04 pile. Les Amidyves rouge 2007. Je raconte un peu l'affaire et on goûte. Réaction unanime, tout le monde adhère. "Ah ouais c'est vraiment bon". Au moment où Paris boit, Metz trinque aussi.

    IMG_1471.JPG
  • Metz : chez Thierry Saveurs et Cuisine

    Autant le dire tout de suite, c'est un des restaurants les plus en vue de Metz. Il faut souvent réserver le midi pour avoir une table. Atmosphère feutrée et réunion de notables. Le souci, c'est que le menu du jour en semaine (23 euros pour E+P+D) n'a pas fait grosse impression parmi les trois convives. Manu et Hélène l'ont choisi : soupe et plat relativement bons sans être à grimper au rideau. Le problème provient de la panna cotta immangeable. D'ailleurs, ils n'ont pas fini leur assiette à cause de cette texture grumeleuse très, très lourde. Pourtant une panna cotta, ce n'est vraiment pas difficile : on en reparlera.

    Ayant senti venir le coup, je prends juste un plat (et une assiette de fromage assez chère) : les bouchées à la reine "lorraines" et "comme autrefois" avec ris de veau et crêtes de coq et tout le tintouin. Sur l'assiette ça part dans tous les sens avec la bouchée déjà recouverte de reine et de la sauce en rab' dans le saucier... Mais dans la bouche, c'est franc et assez savoureux. Bref, un sentiment mitigé en claquant la porte. Ah oui, question vins on a affaire à du sur-extrait, de la tisane de parquet, du bien souffré avec la part belle aux vins du Nouveau Monde mais l'espèce de pinot gris argentin se laissait boire. A trois sans abuser, on a évité le mal de crâne de justesse.

    IMG_1251.JPG
    IMG_1252.JPG

    Juste en face, je préfère (et de loin) Cantino avec son cappuccino de truffes ou son brie aux truffes. Mais bon, on n'y mange pas que de la truffe...

  • Le ventre de Metz

    1.JPG

    Le marché couvert de Metz est une institution. Pour l'intérieur et l'extérieur le samedi matin, mais aussi pour le seul intérieur toute la semaine. En forme de U, il fait penser à un mini-Versailles : commencé avant la Révolution, il ne sera terminé qu'un siècle plus tard. Bâti avec la pierre de Jaumont caractéristique de la ville, le marché correspond au ventre de Metz.

    2.JPG

    Ainsi la maison Nicolas. Rien à voir avec le vin : c'est une boucherie très courue. Le Pudlo et le Routard lui décernent souvent leurs récompenses respectives. A lui seul, Nicolas représente un petit quart de la surface du bâtiment. La grande diversité des produits (nécessaire à choucroute, gibiers en saison, morceaux de viande assez introuvables) et la politique de prix bas font s'allonger les files d'attente chaque matin.

    4.JPG
    5.JPG

    D'autres boucheries, charcuteries ou volaillers évoluent dans le marché couvert. Souvent les prix plus élevés que chez Nicolas sont proportionnels à la qualité des produits. Mais pas toujours : chez le fromager, le superbe Délice de Pommard d'Alain Hess culmine à 7 euros, soit deux fois plus qu'à Beaune... On trouve aussi des primeurs, une épicerie fine et deux petits coins où se restaurer comme le Bar à Soupes ou Chez Mauricette (qui ne suscitent de ma part aucun intérêt particulier). On découvre aussi LA poissonnerie du centre-ville, oui la seule : Schaller. Metz, capitale de région comptant plus de 100 000 habitants, ne compte en son centre qu'une seule poissonerie. Ah ça, si vous cherchez une charcuterie, aucun souci... à chaque coin de rue.

    6.JPG

    Et pour ceux qui ont faim mais pas de plan de la ville, c'est tout simple : rendez-vous au pied de la cathédrale.

    3.JPG
  • Metz : le Pampre d'Or répond toujours présent

    J'y étais l'été dernier, j'y retourne avec Thomas et Olivier. Rien n'a changé ; seul le menu du midi a pris deux euros de plus. La cuisine de marché, c'est comme la vie : irrégulier. Y a des hauts, y a des milieux et y a des bas. J'avoue que le menu de l'été dernier m'avait plus impressionné. Ceci dit, c'est toujours bien bon. Petites entrées de saison (crème de potiron, mousse de chevreuil, bouchée aux fines herbes) puis paleron de boeuf vraiment bien troussé.

    IMG_1130.JPG
    IMG_1133.JPG

    Question vin, on n'a pas fait de folie. Le givry de Remoissenet cuvée Le Préféré du Roi Henri IV. 35 euros sur table tout de même. Chose intéressante, un 2004. Je fais d'habitude peu de cas des vins de négociants : celui-ci ne déroge pas à la règle. Agréable, sans plus. Je ne m'en souviens plus en fait et ce n'est évidemment pas un compliment.

    IMG_1135.JPG

    Pour finir, une tarte aux pommes : jolie mais relativement anodine. J'avoue que je suis vraiment dur avec les desserts dans les restos...

    IMG_1137.JPG

    Le Pampre d'Or, 31 place de Chambre, 57000 Metz, 03 87 74 12 46.

  • Cantino 2 : le retour

    IMGP0932.JPG

    Quand on aime une adresse et qu'on a peu l'occasion d'y aller, il faut foncer. Chez Cantino on y était il y a quelques jours et là on y retourne... Et alors ? Il suffit de prendre autre chose. Autre chose à boire : un crozes-hermitage blanc 2009 de chez Fayolle. Servi (comme toujours) trop froid à mon goût, il est bien sec et gras mais court en bouche je trouve. Je ne sais pas ce que j'ai, je dois avoir la grippe et d'ailleurs je tousse comme papy, j'ai l'impression que les vins que je bois en ce moment manquent un peu de longueur.

    IMGP0934.JPG

    Et autre chose à manger. J'ai insisté pour que Thomas prenne les superbes pommes de terre à la truffe, il a préféré l'escabèche de foie gras. Pas si con.

    IMGP0941.JPG

    Salade de confit de canard. Et moi j'ai bien pris autre chose : le saumon gravlax. Un poil grassouille mais bon aujourd'hui le saumon... Avec une marinade bien pensée et l'huile qui l'accompagne assez ébouriffante.

    IMGP0942.JPG

    Et puis allez on se lâche sur le dessert : un brie truffé. Rien à redire. Les prix dans les mêmes eaux que la dernière fois.

    IMGP0945.JPG

    Cantino, 8 rue des Piques , 57 000 Metz, 03 87 36 19 01.

  • Petit luxe anti-crise #8 à Metz : la pâtisserie allégée mais gourmande

    Les petits luxes anti-crise ? Des produits d'exception ou des bouteilles hors du commun pour une poignée d'euros. Plus d'infos sur ce lien.

    IMGP0967.JPG

    Moi non plus je ne n'y croyais pas trop : c'est connu, un gâteau au fromage blanc 0 % ça ne peut pas être bon. Mais ici on est dans le hors norme. La texture n'a rien à voir avec ces masses habituellement lourdes, pâteuses et plombées. Dans l'assiette arrive un nuage. Le secret ? J'ai parié que le pâtissier n'utilisait pas de jaune d'oeuf. Pas du tout. Le fromage est juste battu bien plus longtemps que d'ordinaire. Léger et léger.

    IMG_1059.JPG

    Autour de 3 euros la part pour avoir le droit à quelques myrtilles par-dessus.

    Pâtisserie Buttner, sans doute la meilleure de Metz. 18 en Fournirue, 57 000 Metz, 03 87 36 07 05.

  • Le Cantino à Metz : bien plus qu'une cantine

    La vitalité actuelle de Metz provient sans nul doute de l'ouverture du Centre Pompidou. En ce qui concerne l'assiette, la bouffée d'air frais vient de Cantino. Lorsqu'il était un pur-bar-à-vins-cave-à-grignoter j'aimais déjà bien cet endroit, bien planqué dans une petite rue au pied de la cathédrale. Aujourd'hui il a gagné en standing. Le chef à l'aise connaît son répertoire, ça fait du bien de manger dans des endroits droits comme ici.

    IMG_1033.JPG

    Les vins proviennent de La Vigne d'Adam où on mange vraiment très bien. Aujourd'hui, j'ai une petite réserve sur le chablis ; mais il faut dire que je crois que je n'aime pas ça le chablis. Hormis celui du couple De Moor. Le saint-joseph 2008 de Stéphane Montez (domaine du Monteillet), tannique mais déjà bien ouvert, un régal.

    IMG_1032.JPG

    Salade tiède de confit de canard (9 euros). Tout à fait sympathique.

    IMG_1041.JPG

    Et puis la grosse claque (15 euros). Cette poêlée de pommes de terres rattes surmontées d'un cappuccino à la truffe. J'adore cette alliance de la rusticité et de la finesse. Fondant, crémeux et surtout pas lourd : c'est parfaitement exécuté. Si bon que mon estomac ne demande pas de dessert.

    IMG_1042.JPG
    IMG_1044.JPG

    Cantino, 8 rue des Piques , 57 000 Metz, 03 87 36 19 01.

  • Metz : le Pampre d'Or brille

    Dans une ville où j'ai passé près de vingt ans de ma vie, subsistent des restaurants où je n'ai jamais mis les pieds. Normal. Car le Pampre d'Or, c'est à 300 mètres de chez moi : bien trop proche pour me donner la sensation de voyager un peu. Et pourtant...

    Déjà, la place de Chambre toute rénovée depuis un ou deux ans m'enchante désormais sans ses voitures. Et de la table, on ne peut rêver meilleur point vue sur notre bijou, l'imposante cathédrale.

    P24-06-10_12.02[01].JPG

    Et bijoux aussi dans l'assiette pour ce menu de midi à 23 euros. Avec les petites verrines, la mode a encore frappé. Mais passons. Le plat, le vin, le dessert, le café. Avec les mignardises, la mode a encore frappé. Mais passons.

    Ce sont surtout les superbes plats qui nous ont tapé dans l'oeil : croustillants de pieds de porc sauce gribiche (qui ne prend pas le client pour un porc) et blanquette de veau (qui ne prend pas le client pour un veau). J'ai rarement si bien mangé à Metz.

    P24-06-10_12.34.JPG

    Mais comme toujours quand le vin est compris dans le menu, il ne fallait pas s'attendre à quelque chose de grandiose. Le serveur annonce un petit sauvignon de Loire. Etant donné la chaleur, il tenait remarquablement la route.

    Le Pampre d'Or, 31 place de Chambre, 57000 Metz, 03 87 74 12 46.

  • "Vous voulez fumer ?"

    Dès que la patronne du bouge pose cette question "Vous voulez fumer ?", on comprend que dans ce coin de province on ne regarde pas trop sur les textes de loi qui enquiquinent les clients réguliers. Surtout quand il fait - 2°C dehors et que la cigarette par ce temps expose surtout à un gros rhume. Dans ce petit bar de Metz, planqué parce que haut en couleur (ou l'inverse ?), l'humeur est à la copinerie entre habitués ou jeunots égarés. Très loin des cafés aseptisés et de leurs chaises en rotin qui poussent par milliers dans la tête de je ne sais quel architecte de terrasse.

    P02-01-10_18.31.JPG

    L'internaute geek remarquera avec intérêt ma technique de floutage plus qu'artisanale.

    Lien permanent Imprimer Catégories : Clin d'oeil 0 commentaire
  • La future locomotive de l'AOC Moselle

    De prime abord, ça peut ne pas faire rêver si on a en tête Condrieu, Mersault ou Vouvray. Mais si on pense un peu aux rieslings allemands, on comprend bien qu'il y a du potentiel le long de la Moselle française. Dans un à deux ans, le savoir-faire d'une pincée de vignerons, je n'ose dire une poignée tant ils sont peu nombreux, sera reconnue par l'INAO. On ne rigole pas, c'est important, ça aide toujours. Au moins au début.

    Le nom choisi devrait être celui d'AOC Moselle, alors qu'on tergiverse encore car certains préfèrent AOC Côtes-de-Moselle. Le problème vient aussi d'Allemagne et puisque la même Moselle y coule, il faut négocier.

    Ce samedi, tout cela nous a été expliqué nonchalamment par le responsable du Château de Vaux, sans doute les vins les plus représentatifs de ce qui peut se faire dans ce coin de Lorraine.

    P02-01-10_16.27[01].JPG

    Je ne vais pas faire de compte-rendu exhaustif de la dégustation. Seulement dresser quelques tendances puisque des débouchages de quilles de ce domaine égaieront 2010 et j'en ferai part ici.

    Avant-tout se pose un gros problème. Ni à la cave, ni sur le site internet, on ne parle de la "philosophie" de la maison. On ne sait pas comment la maison travaille, si c'est sans soufre, si c'est à coups d'engrais, si c'est à coups de soupe d'orties, si c'est à coups de pesticides...

    En gros, je pense que les rouges (exclusivement du pinot noir) ne sont pas à la hauteur. Même la plus grande cuvée tarifée 23 euros départ cave est une aberration par rapport à ce qui se fait en Bourgogne - et je ne parle même pas de la Loire.

    La force du Château de Vaux réside dans la palette de ses blancs. A bulles (sec, extra-sec), d'entrée de gamme (les fameuses Gryphées 7 euros, blanc bien sec qui devrait être le fleuron de l'AOC Moselle), des cuvées plus soignées (vieillies en fût de chêne - sur le papier ça donne pas envie mais dans la bouche, Septentrion est LA réussite du domaine), demi-sec (le fruité est vraiment très agréable) et carrément liquoreux (sucre trop agressif pour des sans-sucre comme moi).

    C'est déjà un vignoble reconnu dans la région, c'est l'un des seuls, ça aide. Il va sans doute l'être encore plus. Alors si vous avez envie de spéculer en achetant les dernières bouteilles classés VDQS, libre à vous. Mais dites surtout au patron de sourire aux gens.

    P02-01-10_17.02.JPG

    Château de Vaux, 4 place Saint-Rémy, 57130 Vaux. www.chateaudevaux.com

  • Jusqu'au trognon

    C'est la cuvée Bulles (gamay, pinot noir, pineau d'aunis) qui donne un petnat, un pétillant naturel ambré, presque rosé (12 euros aux Caves de l'Insolite, mais clairement il n'y en aura pas pour tout le monde). Hervé Villemade, du domaine du Moulin, est sans doute l'un des plus grands vignerons de ce début de siècle.

    P30-12-09_18.26.JPG

    Le premier soir il était sur sa réserve, celui débouché le lendemain était incroyable de fruité de croquant, de douceur, de bulles fines. Bien plus féminin qu'un champagne, un cidre fait avec du raisin.

  • C'est beau une ville la nuit

    P24-12-09_22.50[01].JPG

    Metz, un soir d'un jour de Noël.

    Lien permanent Imprimer Catégories : Clin d'oeil 0 commentaire
  • Après Noël le 18, voici Noël le 23

    On ne se lasse pas de fêter Noël en avance. Cette fois à Metz aux Vignes d'Adam. On va tenter de lister en images les faits marquants de la soirée.

    Déjà Audrey attendant sa purée...

    P23-12-09_20.35.JPG

    ...puis des plats goûtus et bien travaillés (entre 15 et 25 euros)...
    P23-12-09_20.34.JPG

    ...la fameuse purée (ah non, c'était la première fournée, donc pas celle qu'attend Audrey)...
    P23-12-09_20.35[04].JPG

    ...un Guilhem du domaine Terre Inconnue (millésime oublié, mais pas les 14° qui passent tout de même très bien), 38 euros à la carte (coeff multiplicateur de 2,5). Vite vidée à quatre, la bouteille se sent seule...
    P23-12-09_20.35[02].JPG

    ...là, juste sur la gauche à côté de nous dînait Marcel Lapierre. Pas en bouteille, le vrai, THE star...
    P23-12-09_20.35[03].JPG

    Ah non ça ce sont les lampadaires en fait, fait avec des troncs d'arbre. Logiquement, c'est un truc que je n'aime pas. Mais bizarrement ici ça marchait. Et puis il y a aussi les jolis desserts (une dizaine d'euros). Rarement nougat glacé m'avait fait si forte impression.
    P23-12-09_21.34.JPG

    Bref et ça se voit, le chef est en cuisine et aime ça. Il est content d'être là et semble vouloir faire partager un truc. Le décor un peu hôpitalier mais assez hospitalier tranche avec l'extérieur classique de maison lorraine.

    Dans l'assiette, il y a de bons produits, des idées pour les mettre en valeur, une ligne directrice et pas d'écarts par rapport à la saison. Une jolie carte du pif qui aimerait davantage s'engouffrer vers les vins naturels (faut pas hésiter !). Bien sûr quelques points à revoir comme le grand intérêt de Manu et d'Audrey pour les tables voisines... Mais à l'impossible nul n'est tenu. Un des meilleurs restos de Metz sans nul doute.

    La Vigne d'Adam, 50 rue Général de Gaulle, 57050 Plappeville, 03 87 30 36 68.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu