Avertir le modérateur

morey-coffinet

  • Le navarin d'agneau automnal et son chassagne-montrachet adéquat

    De noble extraction, le chassagne-montrachet m'a toujours paru être un vin de mi-saison, c'est-à-dire de printemps ou d'automne. Ni d'été, ni d'hiver : un vin du temps qui se met à changer. Passionné par la Bourgogne et par ses blancs, c'est évidemment une des mes appellations favorites : quand la Bourgogne virevolte pour produire les meilleurs blancs du monde. C'est le cas de Morey-Coffinet par exemple, pour ne citer qu'un des vignerons rencontrés cet été.

    En mars-avril, la belle acidité du chassagne tout jeune (de l'année précédente... même si d'aucuns diront qu'il est trop vert) se marie avec un navarin d'agneau et ses légumes nouveaux croquants.

    Mais pourquoi pas la version automnale ? Ca tombe bien, c'est de saison. Avec les bas morceaux goûteux (collier, selle), quelques dés de céleri et une crème aux noisettes avec de vraies noisettes. Un filet d'huile de noisette par-dessus. Et des pâtes semi-complètes. Un plat réconfortant.

    IMG_0365.JPG

    Dans ce cas, le chassagne-montrachet aura besoin de quelques années de maturité. Pas besoin d'en prendre un vieux, juste un moins jeune qui commence à s'ouvrir : ici le 2006 de Jean-Marc Boillot emballe bien la bête et le palais (45 euros - 40 % chez Lavinia, c'était les soldes).

    IMG_0359.JPG
  • La bande des Quatre proclame l'ouverture du chassagne

    Les dégustations de la bande des Quatre correspondent aux débouchonnages et décapsulages effectués durant le week-end du 15 août...

    Nous quémandions tellement un vieux millésime, mais Thibault Morey-Coffinet n'avait plus rien. Il a fini par aller faire un tour dans sa "réserve" pour en sortir un 2006 (tu parles d'un vieux millésime...) et nous a offert cette bouteille. Un chassagne-montrachet 1er cru les Farendes.

    Nous n'avons pas pu nous en empêcher : il a fallu l'ouvrir le même week-end. Une finesse rare, déjà moins vert que les 2008 goûtés au domaine. Plus la température du verre s'élève, plus les arômes se révèlent : cela semble être un théorème des blancs de Bourgogne.

    IMG_0232.JPG

    Verdict de la bande des Quatre : on y retourne quand ? J'en veux encore...

  • Chassagne-Montrachet : visite à Morey-Coffinet

    Si la bande des Quatre a sorti tant de bouteilles le week-end du 15 août, c'est que nous sommes allés rencontrer quelques vignerons.

    Premier arrêt en Bourgogne, 10 heures à Chassagne-Montrachet. Tous les matins devraient être comme celui-là : calme et promis à de belles choses.

    La dégustation dans les caves, ça a de la gueule mais c'est aussi pour épater le client. Normal. Je n'ai pas de religion sur les conditions de dégustation des vins d'un domaine, que tout soit léché, mis en scène ou se déroule dans un joyeux bordel. Tant qu'on ne me passe pas du Usher dans les oreilles.

    IMG_0158.JPG

    Morey-Coffinet a l'avantage d'avoir bien mûri. Depuis quelques années, c'est un des domaines reconnus en Bourgogne. Et pourtant les prix, commençons par là, sont loin de côtoyer la stratosphère. Un chassagne 1er cru se négocie entre 27 et 33 euros selon le climat.

    Pour ce qui est des blancs, nous n'avons pas pu goûter la Dent de Chien (un des terroirs particuliers de Chassagne) dont tout le monde dit tellement de bien. Mais nous avons tout de même acheté une bouteille. A laisser dormir en cave. Tous les vins goûtés l'ont été dans le millésime en 2008 sauf le premier.

    Encore une dernière précision : à l'image de ce blog, il ne s'agit pas de véritable compte-rendu de dégustation. Je ne me lance jamais à la recherche du cuir de Russie ketchupé reniflé dans un sous-bois d'aubépines après la pluie de mars. Ce sont simplement quelques notes et impressions sur le coefficient de buvabilité du vin, répondant à la seule question qui m'intéresse : est-ce que ça me plait ?

    * Le bourgogne simple, générique, régional, chardonnay (comme vous voudrez) en 2009, acide comme je l'aime et déjà bien prêt à boire. Ma mère à qui j'ai envoyé une bouteille ne jure plus que par lui. A 7 euros, c'est l'affaire des affaire. A côté, le chassagne villages sur la retenue fait moins d'effet. Passons donc directement aux chassagnes 1er cru.

    Romanée : un délice.

    * Caillerêts : bizarrement un peu plus fumé

    * Farendes (les plus vieilles parcelles si j'ai bien noté) : superbe nez qui laisse augurer du meilleur. Plus léger en bouche. A conserver en cave. Le gentil vigneron nous avait aussi fait cadeau d'un 2006, ouvert très vite après. Un joli nectar.

    * En Remilly : plus fumé encore et par là plus pointu.

    * Blanchot : un délice bis.

    * Bâtard-Montrachet : le grand cru cru, le grand monsieur de la maison. Une complexité hors norme, mais il faudra attendre cinq ans encore. Le prix à payer pour un rêve presque accessible (70 euros).

    IMG_0162.JPG

    Concernant les rouges, le bourgogne générique 2009 est un peu plus fermé et nécessite, comme dans la majorité des bouteilles jeunes, un passage en cave. Les chassagnes 1er cru (en rouge donc) nous ont fait forte impression. Evidemment, on n'a pas la complexité des pommards ou des chambertins. Mais une vraie curiosité, vendue deux fois moins cher.

    Conclusion : ce domaine englobe tout Chassagne-Montrachet et offre les bouteilles parmi les moins chers de l'appellation à mon avis. Morey-Coffinet tient une belle palette de blancs pour introduire à la complexité de la Bourgogne. Pour comprendre la Bourgogne. Pour comprendre enfin que dans un même millésime, ici 2008, les climats En Remilly, Farendes,... avec leurs différences de sols, d'ensoleillement ou de pente font des vins extraordinairement différents avec le même raisin.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu