Avertir le modérateur

morgon

  • Le morgon de Michel Guignier (1)

    P1190752.JPG

    Grâce à Antonin, on s'est procuré à prix propriété un peu de morgon 2010 (cuvée "à l'ancienne") de chez Michel Guignier (les Améthystes). Ouvert un midi, il est un peu rêche. Le soir, le fruit s'est ouvert et ça coule bien. Je mise beaucoup sur les magnums de 2009... A suivre.

  • Le Troquet pour les mendiants

    IMG_1688.JPG

    J'escomptais y faire un repas extra mais j'avoue qu'on était un poil déçu en sortant du Troquet avec Manu. Non pas que ce ne soit pas bon ou qu'il n'y ait pas de très bonnes idées, mais le plat est vraiment léger. En entrée, les saucissons d'Ospital rendent les hommes heureux

    IMG_1690.JPG

    Mais ce sont les joues de porc qui déçoivent. En tant que spécialiste autoproclamé des joues de porc, j'imaginais apprendre quelque chose, trouver une épice, un goût, une technique, une association. Et là, rien. Une sauce à peine réduite avec quelques pois chiches, c'est chiche.

    IMG_1692.JPG
    Côté vins par contre, coexistent de très belles choses et d'autres moins exceptionnelles. On a donc tapé dans les très belles choses : sancerre 2008 de Paul Prieur bien sympathique et le mythique morgon MMIX (2009) cuvée Marcel Lapierre., un peu en retrait ce soir, trop chaud sans doute. Une chose à noter : par rapport à de nombreux autres restaurants, le Troquet ne matraque pas l'amateur de vin. Le Lapierre est à 47 euros pour un prix caviste parisien à plus de 30.
    IMG_1693.JPG
    IMG_1694.JPG

    Notons encore que les desserts assez terribles sauvent le repas. Face à moi, le clafoutis a une sacrée gueule.

    IMG_1699.JPG

    Mon riz au lait aux fruits mendiants frôle l'exceptionnel dans l'idée et la réalisation. Non seulement c'est bon mais il y a de l'Histoire et une tradition derrière, celle des fruits secs que l'on rattache aux ordres monacaux mendiants (avant le concile de Trente) : la figue pour la robe grise du franciscain, l'amande pour le fominicain, la noisette pour le carme et le raisin pour l'augustin. Un très beau plat.

    IMG_1702.JPG

    Le Troquet, 21 rue François Bonvin, 75 015 Paris, 01 45 66 89 00.

  • Sébastien Lapaque évoque Marcel Lapierre

    Et c'est ce soir à 19h tapantes, en la belle librairie L'Arbre à Lettres, rue Boulard. A quelques coups de griffes du Lion de Denfert, face à la Cave des Papilles et non loin de la boucherie d'Hugo Desnoyer. Joli périmètre.

    Lapaque.jpg

  • Du soufre et du sans soufre : un petit exemple

    Un exemple n'a jamais valeur d'affirmation mais simplement d'illustration. Je ne suis pas un ayatollah du vin sans soufre, j'aime goûter la différence.

    L'exemple du jour concerne une fois de plus Marcel Lapierre et son morgon dans sa version 2009. Il y a quelques semaines chez Yves Camdeborde, j'ai goûté le "sans soufre ajouté" comme il faudrait dire. Je parlais d'un vin qui avait peut-être un peu de mal à s'ouvrir mais qui s'avérait "évident".

    IMG_0430.JPG

    Ce midi avec Julien, place à la version "légèrement sulfitée". En effet, le vin sans soufre doit être conservé à moins de 14°C pour éviter toute déviance. Et on sait très bien que la chaîne du froid peut être rompue. En sulfitant (mais bien moins que la moyenne des autres vignerons), le domaine Lapierre permet à ses vins de voyager plus facilement. Ils peuvent être vendus à des cavistes qui n'ont pas forcément les moyens de conserver ce genre de bouteilles. Et surtout ils peuvent être achetés par des clients qui rencontrent souvent le même souci.

    IMG_0429.JPG

    Version "légèrement sulfitée" donc (17 euros chez Cavavin Oberkampf). Si Julien a apprécié, je suis bien plus réservé. J'ai retrouvé l'aspect fruité et gouleyant, ce côté "évident", mais pas avec la même intensité et pas aussi rapidement. Cette bouteille met encore plus de temps à s'ouvrir, 2009 étant vraiment un millésime à part. En conclusion : même si mon choix impose un certaine discipline, il se porte ici et sans contestation possible sur le sans soufre.

  • Où trouver les vins de Marcel Lapierre à Paris ?

    Cette fin de semaine clôt un bien triste moment pour les amateurs de vins naturels. La disparition de Marcel Lapierre nous rappelle cette phrase de Sébastien Lapaque (en exergue de ce blog depuis son lancement) : "Plus jamais nous ne boirons aussi jeunes".

    Alors profitons de chaque moment pour déboucher des quilles et précipitons-nous justement sur les vins de Marcel Lapierre. A Paris, on en trouve relativement facilement. Voici quelques adresses où j'en ai vus, achetés et bus ces dernières semaines. La liste n'est évidemment pas exhaustive... Tout d'abord les caves Augé et la Grande Epicerie de Paris (c'est-à-dire le Bon Marché où le morgon est à 15,50 euros, sans doute le prix le plus bas de la ville). Mais aussi quelques boutiques un peu plus planquées comme Cavavin Oberkampf (en photo). Pour en boire au restaurant, direction le Comptoir du Relais de Camdeborde.

    IMG_0657.JPG
    En bon Lorrain, je n'oublie pas Metz et La Vigne d'Adam qui en propose aussi sur table ou à emporter. Plus d'infos sur le site du domaine Marcel Lapierre.
  • Siné intronise le roi du morgon

    On sait tous que Siné a dessiné l'étiquette de la cuvée Raisins Gaulois de Marcel Lapierre. Par contre, on a quelque peu oublié cet extrait pourtant culte d'un vieux numéro de Groland MagZine où le dessinateur lève son verre en l'honneur du roi du morgon.

    La vidéo est visible en streaming sur le site du domaine Marcel Lapierre. Il suffit de cliquer sur l'étiquette...

    degustation.jpg

    Merci à Nicolas Esprime de nous avoir retrouvé cette vidéo.

  • Joli échange autour de Marcel Lapierre sur Europe1

    Mercredi 13 au soir, Pierre-Louis Basse est revenu sur la mort de Marcel Lapierre avec Sébastien Lapaque au cours de l'émission Bienvenue chez Basse sur Europe1. Un bel échange sur l'homme, le goût de ses vins et leur côté "intellectuel".

    Je retiens deux formules. "Marcel Lapierre était un homme d'hier et d'après-demain" (Lapaque) et "Lorsqu'on a goûté le morgon de Lapierre, on est un autre homme" (Basse).

    A retrouver sur

    europe1.jpg

    à partir de 59"40.

  • Marcel Lapierre, un révolutionnaire

    Tout comme Jacques Berthomeau, retrouvons sur notre étagère le livre que Sébastien Lapaque a consacré à Marcel Lapierre ("Chez Marcel Lapierre", éditions Stock, 2003).

    Lorsque j'essaye de me souvenir quel jour, quel mois ou quelle année j'ai découvert le morgon de Marcel Lapierre, j'ai autant de mal que lorsque je m'interroge sur ma rencontre avec les livres de Balzac, de Bernanos ou de Simenon. Je crois que j'ai toujours connu Illusion perdues, Les Grands Cimetières sous la lune et Le Bourgmestre de Furnes. Même sensation avec le vin de Marcel Lapierre. Je n'arrive plus à me figurer qu'il fut un temps où je n'avais jamais dégusté ses morgons, avec leur robe de belle intensité, leur nez pur et aromatique, leurs tanins soyeux, leur bouche longue et souple... Il s'est effacé de ma mémoire. Je n'arrive pas à me souvenir de l'époque où je tenais la landonne de Guigal, le saint-estèphe de Haut-Marbuzet et les bourgognes de Jadot pour de grands vins... Je l'ai refoulée. C'était un temps où j'ignorais qu'il existait des viticulteurs qui labouraient leur terre, qui n'utilisaient ni pesticides ni produits de synthèse et produisaient de beaux vins grâce à une vinification sans soufre. [...] J'ai découvert que Marcel Lapierre n'était pas le dernier vigneron à travailler à l'ancienne, comme les gazettes l'écrivent quelques fois, mais le premier à avoir appliqué à la lettre les prescriptions de Jules Chauvet, vrai père de la viticulture moderne. Celles-ci, que je dirai, ont été à l'origine d'une véritable révolution dans le vignoble français - le meilleur restant à venir. Car rien n'est jamais perdu pour toujours.

  • Le morgon continuera de couler dans mes veines

    Je ne crois jamais aux nouvelles trop tristes. Marcel Lapierre est mort : non, c'est impossible. D'ailleurs je préfère utiliser le conditionnel : Marcel Lapierre serait mort. Comme ça, j'ai encore l'espoir que quelqu'un va se lever et nous annoncer que c'est juste une très mauvaise blague.

    Marcel Lapierre, c'est un peu le Johnny Hallyday du vin naturel : le boss, le patron, le taulier... Imaginez la mort de Johnny et vous comprendrez.

    Si je n'ai pas eu la chance de le connaître vraiment, je l'ai croisé plusieurs fois aux Vignes d'Adam ou chez Augé. Ce blog lui doit beaucoup : si le morgon coule dans mes veines, c'est évidemment grâce à ses vins. Ironie du sort, hier soir je buvais le Raisin Gaulois 2009. Comme tous les fous de vin naturel, ma peine est immense.

    IMG_0656.JPG

    BourgogneLive et Olif nous ont appris la nouvelle par deux jolis hommages. Divers témoignages sur Facebook aussi, sur Twitter aussi.

  • Le Bistrot Paul Bert aime le morgon

    Le morgon de Jean Foillard, je ne sais pas pourquoi mais je n'y suis jamais vraiment arrivé. Là je vais déclencher une bronca. Pourtant désormais pas mal de restos en proposent, on en voit même dans les boui-bouis qui viennent de se convertir au vin naturel et tous adorent. Peut-être suis-je trop braqué sur Karim Vionnet ou Marcel Lapierre. Peut-être que certains de ces restos ou bars ne font pas l'effort de bien conserver ces vins : les vins naturels doivent être gardés à moins de 14°C. Il est probable que souvent ce ne soit pas le cas, ce qui donne un vin passé voire vinaigré.

    Au Bistrot Paul Bert, rien de la sorte. J'ai donc un peu changé d'avis ce soir en goûtant un superbe morgon 2008 bien dans le fruit et plutôt long en bouche. Un vin bien ouvert... Il faudrait demander à tout commerce qui sert du vin naturel de le respecteur un peu plus.

    Ah oui, donc on est ce soir chez Paul Bert. Rien que pour le menu à 34 euros (entrée, plat, dessert). Ce qui change un peu des admirables menus de midi (16 euros) goûtés une fois ici et une autre fois là.

    IMG_0478.JPG

    Le menu à 34 euros envoie du bon. Tartare de mulet avec une huile d'olive saisissante : on pourrait presque dire qu'elle fait le plat à elle toute seule. Une chose est sûre, on la sauce.

    IMG_0475.JPG

    En  face de moi, l'omelette aux cèpes. Je n'y ai pas goûté, mais ça fait clairement envie.

    IMG_0480.JPG

    Arrive le gros morceau, l'entrecôte. Et là, je me suis dit que j'avais le mauvais choix. Sans doute n'avons-nous jamais mangé une aussi bonne viande à Paris.... Sauf chez Azabu, mais c'est complètement différent. Noisettée, fondante, vigoureuse, viandarde. Un délice. Sur le menu, est bien précisée le mode de cuisson à choisir  : "bleu, saignant ou mal cuit". Ici, saignant. Ouf, on a évité la rage du chef...

    IMG_0482.JPG

    Et que dire des frites qui l'accompagnaient... La photo, pour une fois, parle toute seule.

    IMG_0484.JPG

    Pour ma part, c'était donc un agneau rosé et ses petits légumes. Délicieux et surtout parfaitement cuit. J'ai tout mangé, même si l'estomac avait un peu de mal, c'est assez copieux. Autre souci : la viande d'à-côté me faisait du rentre-dedans, mais j'ai résisté, j'ai fini l'agneau.

    IMG_0486.JPG

    Pour le dessert, cap sur les bulles. You are so bubbly du couple Chaussard, pétillant naturel rosé composé de plein de cépages. Un côté cidré, brut sans être trop sucré. Il s'agissait de titiller un peu le palais, c'était parfait.

    IMG_0491.JPG
    IMG_0489.JPG

    D'un côté, le soufflé au chocolat bien mousseux.

    IMG_0493.JPG

    De l'autre, la tarte à la mirabelle croustillante et tout simplement lorraine. Ce qui fait que cette cuisine ne peut que me parler...

    IMG_0495.JPG

    Bistrot Paul Bert, 18 rue Paul Bert, 75011 Paris, 01 43 72 24 01.

  • Le beaujolais 2009 est arrivé

    IMG_0440.JPG

    Le morgon 2009 de Marcel Lapierre est évidememnt un régal. Goûté une après-midi à la terrasse du Comptoir du Relais (36 euros) avec Thomas et Olivier, il met un peut de temps à s'ouvrir. On se prend à dire qu'un peu de cave ne lui ferait pas de mal. Ce qui ne peut pas être complètement faux de toute façon... Puis évidemment encore, il s'ouvre dans le verre et coule de manière évidente. Un vin évident (pour ceux qui n'auraient pas compris)...

    IMG_0442.JPG
  • Ma découverte de ce début d'année : Karim Vionnet

    Il est des trucs que beaucoup connaissent et dont tu n'as jamais entendu parlé. Un peu con quand tu t'en rends compte, mais mieux vaut tard que jamais. Enfin, quand je dis tout le monde... Karim Vionnet n'en est pas non plus à marchander son beaujolpif avec Auchan. Donc quand je dis tout le monde le connaît, je vais un peu vite. Dans le milieu ce n'est plus un inconnu, mais ce n'est pas non plus Georges Duboeuf et ses horribles liquides (je n'ose les appeler vins).

    C'est encore une fois aux Caves de l'Insolite, et son boss Michel, que le miracle arriva. "Vous voulez goûter un truc les jeunes ?" nous fit-il vendredi dernier à Olivier et moi. Un petit beaujolais villages, produit à Villié-Morgon. Du fruit, du fruit, du fruit. 12° et un peu de fruit aussi.

    P20-01-10_19.31.JPG

    Entre Renoir et Alger, à côté de Jean Echenoz et de Bernanos, il est à sa place en ce début d'année. Dans l'air du temps.

    C'est un vin superbe. Avec du raisin. Point. Je crois que la dose de soufre à l'embouteillage, c'est 1 mg/litre. Autant dire rien. Donc ça ne s'invente pas. Si tous les beaujolais étaient comme ça, l'idée reçue sur ce vignoble changerait. Et ça commence à changer, heureusement. Grâce notamment à des mecs comme Karim dont je ne louerai jamais assez la qualité des quilles.

    Et 10 euros seulement. Certains diront que ça fait cher le jus de raisin. Comparez avec les Duboeuf et on en reparle.

    En rab, cette vidéo faite par le critique de L'Express, François-Régis Gaudry, sur l'arrivée du beaujolais nouveau 2008. L'homme qiu parle, et qui parle notamment de Vionnet, est Rodoplhe Paquin, chef gourmand du non moins gourmand Repaire de Cartouche. Cliquez sur le logo.

    express (1).jpg
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu