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noël

  • Préparatifs du repas de Noël

    Ce matin, lever tôt. Sur le pont pour préparer le petit faux repas de Noël de ce soir. Direction l'arrondissement des riches, le VIIe pour les fromages de Barthélemy. C'est le fournisseur de l'Elysée : tiens ils ne sont pas si cons que ça à l'Elysée en fait... La minuscule boutique regorge de fromages de toute la France qui semblent vraiment bien affinés. La foule dès 9h30 ne permet pas de choisir sereinement. Un pont-l'évêque, un maroilles et un selles-sur-cher. A siffler, on a déjà prévu le sauvignon de voile de Béatrice et Michel Augé (acheté 15 euros la demi-bouteille hier chez Michel, aux Caves de l'Insolite). Un sauvignon typé Jura mais typé Loire aussi. Un ovni : objet viticole non identifié

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    Pour le dessert, il suffit de sortir de la fromagerie de prendre à gauche puis à gauche pour aller chez Philippe Conticini à la Pâtisserie des Rêves. Un saint-honoré et un mont-blanc. Tout était déjà commandé et payé lorsque je suis tombé en extase devant sa version de la forêt-noire... en forme de cerise. Promis, on goûtera ça la semaine prochaine.

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    Avec le dessert, j'ai retrouvé cette bouteille achetée il y a au moins cinq ans. La poussière s'est accumulée. Le souci, c'est que je savais pas (trop) ce que c'était... Oui, un vin de paille mais maintenant faut décrypter.

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    Pour commencer, rien qu'à observer la bouteille on voit que c'est un blanc. C'est un vin du pays dénommé Osterreich qui n'est autre que l'Autriche. La famille fait du vin depuis 1650 et ce millésime est 1997. Jusque là ok... Après il faut faire quelques recherches. Strohwein signifie donc vin de paille. Le cépage : furmint (un des plants du tokaji hongrois).

    Là ça se corse. Ried Ruster ? Vin de la région de Rust (au sud de Vienne, près de la frontière hongroise), ça j'ai compris. Mais Ried ? un cépage autochtone ? Neusiedlersee-Hügelland semble être l'AOC (Prädikatswein). Et la maison qui vinifie cela s'appelle Landauer. Bon je tâtonne... Pour comprendre un peu mieux, il suffisait d'aller sur le site de l'importateur Dionis et de s'enivrer de la prose de Jean-François Ragot que je me permets de citer.

    "Peu d’œnophiles, mêmes éclairés savent que c’est à Rust dans le Burgenland autrichien qu’est produit un des plus grands, peut-être le plus grand vin liquoreux au monde, issu de la pourriture noble ou botrytis cinerea. La petite ville de Rust est située à 60 kilomètres au sud-est de Vienne, sur les confins austro-hongrois, dans un paysage qui rejette loin tous les clichés que l’on peut rapporter un jour d’un voyage dans l’ouest de l’Autriche. Nous sommes ici au cœur de l’Europe Centrale, à l’orée de la grande plaine, au bord d’un lac « invraisemblable » : le Neusiedlersee.

    Imaginez quelques instants une espèce peu courante : un lac de steppe de 300 kilomètres carrrés de 7 à 15 kilomètres de large, de 36 kilomètres de longueur, mais d’une profondeur n’excédant pas 1 à 1,5 mètres. Ces conditions géographiques si particulières (nous sommes ici au point le plus chaud de toute l’Europe Centrale : l’ensoleillement dépasse 2 000 heures par an et les précipitations sont en moyenne de 700 millimètres) sont génératrices d’un fabuleux micro-climat permettant d’obtenir de la pourriture noble peu ou prou jusqu’à 7 à 8 fois par décade… Un record du monde !

    Bien qu’il y ait un « air de famille » indiscutable entre ce dernier et le Tokaji, la différence réside dans le fait qu’à Rust, ce sont des grappes de raisins « frais » non botrytisées , qui sont ajoutées et assemblées aux grappes complètement confites par la pourriture noble, ceci afin de faciliter le démarrage de la fermentation. Ce sont des vins de très longue garde et la variété des cépages utilisés fait de chacun d’entre eux une authentique rareté et donc un véritable joyau œnologique." Et encore plus d'explication ici.

    J'ai hâte d'être à ce soir pour goûter ça.

  • La bûche Agapé de Pierre Hermé

    Je suis assez content que ce blog ne soit jamais (ou alors très très très rarement) un copié-collé de communiqués de presse. Pour ce qui est de la bûche Agapé de Pierre Hermé, on va faire une exception tant la liste d'ingrédients est difficile à retenir : "pain d’épices moelleux, confit de fruits acidulés (pruneaux, figues et abricots séchés, cerises, gingembre et citrons confits, amandes et pistaches), crème mousseline au citron".

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    L'assiette en plastique ne fait pas vraiment envie et la voir ainsi découpée rend la chose moins sexy que les photos sur catalogue. Mais faut pas se leurrer, une bûche c'est fait pour être découpée. Et d'ailleurs ça n'enlève rien au point principal : c'est vraiment très bon. Le confit de fruits secs avec le citron... Bûche avalée au travail avec Popo. J'ajoute que ça avait une autre gueule et bien plus de prestance que le palet grisâtre (bûche Mimma) de chez Fauchon goûté la veille.

  • C'est beau une ville la nuit

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    Metz, un soir d'un jour de Noël.

    Lien permanent Imprimer Catégories : Clin d'oeil 0 commentaire
  • Après Noël le 18, voici Noël le 23

    On ne se lasse pas de fêter Noël en avance. Cette fois à Metz aux Vignes d'Adam. On va tenter de lister en images les faits marquants de la soirée.

    Déjà Audrey attendant sa purée...

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    ...puis des plats goûtus et bien travaillés (entre 15 et 25 euros)...
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    ...la fameuse purée (ah non, c'était la première fournée, donc pas celle qu'attend Audrey)...
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    ...un Guilhem du domaine Terre Inconnue (millésime oublié, mais pas les 14° qui passent tout de même très bien), 38 euros à la carte (coeff multiplicateur de 2,5). Vite vidée à quatre, la bouteille se sent seule...
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    ...là, juste sur la gauche à côté de nous dînait Marcel Lapierre. Pas en bouteille, le vrai, THE star...
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    Ah non ça ce sont les lampadaires en fait, fait avec des troncs d'arbre. Logiquement, c'est un truc que je n'aime pas. Mais bizarrement ici ça marchait. Et puis il y a aussi les jolis desserts (une dizaine d'euros). Rarement nougat glacé m'avait fait si forte impression.
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    Bref et ça se voit, le chef est en cuisine et aime ça. Il est content d'être là et semble vouloir faire partager un truc. Le décor un peu hôpitalier mais assez hospitalier tranche avec l'extérieur classique de maison lorraine.

    Dans l'assiette, il y a de bons produits, des idées pour les mettre en valeur, une ligne directrice et pas d'écarts par rapport à la saison. Une jolie carte du pif qui aimerait davantage s'engouffrer vers les vins naturels (faut pas hésiter !). Bien sûr quelques points à revoir comme le grand intérêt de Manu et d'Audrey pour les tables voisines... Mais à l'impossible nul n'est tenu. Un des meilleurs restos de Metz sans nul doute.

    La Vigne d'Adam, 50 rue Général de Gaulle, 57050 Plappeville, 03 87 30 36 68.

  • Le noter pour l'oublier

    Ce resto-là on l'oublie. Juste avant les fêtes il avait ce côté arbre de Noël trop gras. Dans le décor et dans l'assiette.

    Pourtant, les produits Micouleau nous étaient familiers à l'époque de nos chères études à Toulouse. Peut-être ne supportent-ils pas le voyage à Paris. Ou alors avons-nous effectivement grandi...

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    Aux produits du Sud-Ouest, restaurant Micouleau, 86 rue Saint-Dominique, 75 007 Paris.

    Lien permanent Imprimer Catégories : Beurk ! 0 commentaire
  • Noël le 18 décembre

    On fête la fête une semaine avant l'heure. L'occasion de s'échanger quelques cadeaux, de manger de bons petits trucs et d'en boire de tout aussi bons.

    T'as eu quoi pour Noël ? Une superbe étiquette de bouteille de vin, fin XIXe, représentant "Le Vin de Monsieur" et spécifiant bien la teneur en alcool : "XI°". Comme l'arrondissement. Ma boule à thé, même un peu design, faisait pâle figure.

    Puis on a enchaîné sur les huîtres Gillardeau. Avec le Corbières blanc de la Treille Muscate (11 euros). Le vin a mis du temps à s'ouvrir. C'était un 2008, il n'avait pas les attributs du millésime qui me reste encore en bouche, mais dont j'ai oublié la date. Le 2006 je crois. Le 2007 étant lui un poil trop visqueux. Le 2008 me paraît déjà un peu oxydé. Il me reste trois autres quilles pour m'en convaincre. En tout cas l'alliance avec les huîtres était parfaite. Le seul souci (mais en est-ce un ?) c'est que les Gillardeau étaient vraiment au top. Le vin semble fade à côté. Alors que seul il en impose bien.

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    Suivent foie gras, époisses et fourme d'Ambert. Bref parfait avec un petit liquoreux me direz-vous. Mais tout le monde sait que je ne porte pas dans mon coeur le monbazillac ou le sauternes. Mais je sauve le jurançon. Là j'avais opté pour un ovni en demi-bouteille (11 euros au producteur). Une tuerie qui s'accorde avec tout et mieux, qui sublime tout.

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    Il s'agit d'un Blanc de Noir 2001 de chez Binner, Cuvée Excellence. Là il faut s'expliquer.
    - Vin d'Alsace
    - Cépage pinot noir, le cépage des grands bourgognes et des quelques alsaces rouges
    - Sauf que celui-là était vignifié en blanc, sans les peaux de raisins en quelque sorte
    - Et en surmaturité
    = un pinot noir blanc moelleux.

    Bref un vin hors du commun. Par sa rareté, par son originalité, par la mentalité du vigneron qui ose. Et par son goût indéfinissable, à s'enfiler à la petite cuillère.

    Avec le foie gras et ma petite confiture mangue-vanille (recette de Christine Ferber, Alsacienne elle-aussi), ce fut un mélange évident. Mais encore plus sublimant avec le coulant de l'époisses. Un véritable accord de maître. De ceux que doivent rechercher les grands chefs.

    Encore une chose. La couleur de ce vin. Je l'ai mis sur la page d'un livre pour faire ressortir la couleur de l'ambre. J'aurais même dit orange, le vin du Modem, le vin de Bayrou.

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    Le livre en question a le tort d'être le dernier opus de Tariq Ramadan. En pleine discussion sur l'identité nationale, je me suis dit qu'associer ce livre à ce vin ne pouvait qu'élever le débat. Sans doute respecte-t-il son identité alsacienne (pinot noir, surmaturité) mais son côté déviant le rend un peu à part. Une jolie voix dissonante.

    Qui allait parfaitement aussi avec le dessert, un Ispahan de Pierre Hermé. Le meilleur dessert du monde sans chocolat.

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