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paris

  • Que se passe-t-il au restaurant Le Nansouty ?

    Jeudi soir, c'était ma toute première fois au restaurant Le Nansouty, dans le XVIIIe arrondissement, presque en bas de chez moi. Fort d'une jolie réputation dans le milieu du vin naturel, le restaurant affiche souvent complet, les belles bouteilles en évidence.

    Sauf qu'elles sont toutes vides. Et que la carte des vins est désormais inexistante. J'avais envie de ce Château Massereau 2004 facturé à prix d'ami (24 euros) mais rupture de stock. Idem pour presque tous les autres vins. "Attendez, je vais voir ce qui me reste" lance sans souci la serveuse avant de revenir avec des petites fiches grifonnées, sur lesquelles plein de vins ne sont plus disponibles non plus. Lorsqu'un cru est enfin buvable, on s'enquiert du nom du vigneron : la serveuse ne sait pas nous renseigner. J'aperçois une syrah bio d'Ardèche et me dis que ça ne peut pas être foncièrement mauvais. Banco, une très jolie bouteille de La Ferme des Sept Lunes. Bref, on respire un peu.

    Question miam-miam, c'est assez cher et ça ne vole pas très haut. Le croustillant de saint-nectaire facturé 9 euros s'avère fourré aux tomates (nous sommes mi-janvier) et arrive accompagné de tomates cerises (nous sommes toujours mi-janvier). La cocotte de joue de cochon (16 euros) est agréable ; il faut dire qu'il fait si froid dehors... La panna cotta aux citrons (verts et jaunes ?) est sympathique, c'est plutôt une bonne idée mais le coulis de framboises Picard où il reste des framboises congelées, me calme à nouveau (7 euros).

    Bref, un repas râté et pas donné que seul le vin sauve. Lorsqu'on demande à la serveuse pourquoi tant de tâtonnement, au niveau des bouteilles notamment, elle nous annonce que c'est normal, que le restaurant est mis en gérance à partir de février et qu'on solde un peu les stocks. Espérons que le nouveau gérant reprenne vite les choses en main...

    Le Nansouty, 35 rue Ramey, 75 018 Paris, 01 42 52 58 87.

  • Ribouldingue, conservatoire du bon goût

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    Surtout, surtout, n'oublions pas que nous sommes au pied de Notre-Dame-de-Paris. En se penchant un peu, on doit même apercevoir les tours. C'est-à-dire que nous dînons dans un quartier sacrifié sur l'autel du tourisme. Et c'est ici que Ribouldingue perpétue une tradition, celle du bon goût. Situation, décor, accueil, vins, plats, digestifs, convivialité et sensation d'être bienheureux en sortant : c'est le restaurant français tel que nous le rêvons.

    Et oui, dans mon premier paragraphe, je n'ai pas parlé de la spécialité des lieux. Je considère que, plutôt que d'être enfermé dans une catégorie bien particulière, Ribouldingue est avant tout un très bon restaurant. Point. Quand il sert des asperges, un coeur de rumsteck et le pain perdu, on se régale. En parallèle, comme un clin d'oeil malicieux à la gastronomie et comme un clin d'oeil malicieux à l'histoire de ce quartier où des vendeurs ambulants offraient ce genre de plats, Ribouldingue fait aussi dans les abats. Il en est même, là aussi, le conservatoire. Conservatoire de tous ces morceaux bizarres qui ont mauvaise réputation et pourtant si bon goût. Mais qu'on ne s'y méprenne pas : entre des plats classiques et d'autres plus... originaux, tout le monde y trouve son compte. Raison de plus pour franchir le seuil. 

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    Commençons par boire un coup. Une petite claque, il faut le dire : un bourgogne grand-ordinaire blanc (pinot beurot et chardonnay) 2007 du domaine Pierre Naigeon, lieu-dit En Auvonne. Un nez euphorisant et une bouche très classe. Ni Olivier ni moi ne connaissions le domaine et pourtant nous croyions bien connaître Gevrey... C'est superbe, une vrai découverte.

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    Evidemment, et malgré ma longue introduction, nous laissons de côté les plats classiques pour nous jeter sur les spécialités tripières. Amuse-bouche à base de pressé de tête. Miam.

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    Olivier a eu la bonne idée de s'intéresser aux os à moëlle. J'ai goûté ce gras sur du pain grillé... Fondant, ample, tendu, c'est un retour au sein maternel.

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    Pour ceux qui n'ont pas abandonné la lecture de cet article, voici l'un des plats mythiques de la maison. Dites-moi où manger ailleurs qu'ici une salade aux tétines de vache légèrement croustillantes ? Tu aimes les chips ? Ben tu aimes la tétine de vache ! Nul besoin de me coller un pistolet contre la tempe pour l'avouer : j'aime ça parce que c'est bon. Tu prends le pis, tu me le tranches fin, tu me le poches et tu me le fais revenir à la poêle. Merveilleux.

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    On avait envie d'un coup de rouge, l'Arbois (cépage trousseau) 2008 cuvée Les Bérangères de chez Puffeney. Et ça glisse, ça glisse, ça glisse... 

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    Le clin d'oeil, on le décèle ici aussi. Le magnifique ris de veau poché puis fini à la poêle est aussi croustillant en dehors que moelleux en dedans. L'ingéniosité, c'est cette petite purée de pois chiches qui libanise le plat. L'alliance est aussi inattendue que délicieuse. 

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    Le saint-marcellin voudrait fuir. Fort heureusement, on lui fait sa fête avant.

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    Baba au rhum.

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    Et surtout glace à la chartreuse, merveilleusement vanillée et fondante.

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    Donc forcément, pour faire couler le tout, une chartreuse V.E.P. verte. Je ne connais pas meilleur médicament.

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    Et en cadeau, l'affiche dans les toilettes.

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    Ribouldingue, 10 rue St Julien Le Pauvre, 75 005 Paris, 01 46 33 98 80. Entrée, plat, dessert à 34 euros. Et en face, ne manquez pas la magnifique église Saint-Julien-Le-Pauvre dédié au culte catholique melkite.

  • La plus belle boulangerie de Paris

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    Dans L'Express, Michael Steinberger cite Steven Kaplan, historien du pain qui considère que15 % des boulangeries françaises font du bon pain. Je pense que la réalité est encore en-dessous. En tout cas, à Paris on n'a pas trop de souci, il suffit de bien connaître. Ainsi la boulangerie qui monte, qui monte. Du Pain et des Idées. Et un décor aussi.
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    Alors que ma préférence va ici au Pain des Amis, un extraordinaire campagne, leurs baguettes sont régulièrement primées à gauche, à droite, dans des concours certes marketinguement intéressants mais dont on se fout en réalité.

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    Mais regardez-moi ces viennoiseries. Escargot pralinées, citron-nougatine, pistache-chocolat et les plus beaux chaussons aux pommes du monde.

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    Du Pain et des Idées, 34 rue Yves Toudic, 75 010 Paris, 01 42 40 44 52.

  • Un flan sur le pavé parisien

    Quand il pleut et qu'on aborde le mois de février, l'âme a besoin de se rassurer. C'est l'époque des pots-au-feu, des gibiers, du lièvre à la royale. De passage à la Librairie Gourmande (pour changer), la rue du Mail m'ouvre les bras et me conduit directement au Panetier, rue des Petits-Pères, un coin perdu du IIe arrondissement.

    Une soudaine envie de flan bombé sur le milieu me déleste de 2,10 euros. Dans le top des flans de Paris, il n'est pas mal classé : 11e ou 12e selon le Figaroscope si je me souviens bien. Dur, dur de bosser au Figaroscope se dit-on souvent avec Olivier. Passer sa vie à tester les mojitos, les Paris-Brest ou les flans...

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    Rien bu avec. Dommage. Un gewurztraminer léger aurait fait digérer ce flan oeufé. On sent bien la poule qui est derrière tout ça. On n'est pas sur le fruit ici, mais plutôt sur l'oeuf. Un peu lourdaud mais heureusement peu sucré : ainsi le ventre ne subit pas si longtemps cette sensation de trop-plein. Artisanal et frais, le flan se décolle facilement de la pâte et n'est pas replié sur lui-même. De plus en plus rare.

    Au Panetier, 10 rue des Petits-Pères, 75002 Paris, 01 42 60 90 23. Le Figaroscope adore aussi son jambon-beurre.

  • Mon bistro préféré, quelque part dans les cieux

    Rue de Saintonge, la plus branchée du quartier le plus branché de Paris. Un irréductible et irrésistible Gaulois m'a plus que tapé dans l'oeil. Le Bougnat qu'il s'appelle le bougre. N'y allez pas. Ni pour son décor, ni pour son café, ni pour ses plats ouvriers du midi. Laissez-le moi. Merci.

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